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d'Isabelle de Bentzmann-Laduguie



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Et comme tout explorateur qui tient son livre de bord, j’inscris en peinture chaque étape de mon voyage… Celui-ci est essentiellement spirituel et sensoriel…dans le silence…sans discours et sans traduction.

Pour comprendre ce type de peinture, il faut donc entrer dedans comme on entre dans une musique…et se laisser porter par elle, sans chercher à la répertorier…

En effet, j’explore le monde, non pas dans ses apparences physiques, mais dans son essence…cet élan vital qui l’anime…son souffle… C’est cette réalité que j’essaie de mettre en formes et en couleurs, même si je sais que celle-ci n’a pas de dimension et reste un écho insaisissable…Pour l’exprimer, j’ai donc choisi la souplesse des lignes, qui donne à la peinture, comme à toute chose, une puissance due à l’irrémédiabilité et à l’éternité de ses mouvements. Ceux-ci peuvent ainsi se déployer dans l’espace et le temps…d’autant plus que je n’encadre pas le support, qui se donne alors comme parcours, traversée ou… piste de décollage…  Ainsi libérée, ma peinture peut se révéler au regard qui l’interroge, avant de se perpétuer dans ses pensées et croître, comme ce souffle de vie, vers l’éternité…qui n’est autre qu’un état de plénitude…

Parfois, il est vrai, alors que je joue avec les couleurs et les formes, une histoire s’esquisse, tissée par la mémoire qui agit presque à son insu…mais même si cette histoire a sa propre nécessité, elle ne doit rester qu’un prétexte…un mirage… En effet, je préfère une peinture libre et légère, capable de se prêter à un regard, puis à un autre…sans jamais s’imposer à lui…car elle n’a rien à prouver, elle naît seulement d’une volonté de communication, et non d’information…


 Isabelle







    ...L'acte de peindre est comme une ouverture amoureuse à ce qui vient...

    Et l'œuvre apparaît au travers de l'artiste sans que celui-ci n'intervienne outre mesure.

    Je ramasse, je cueille, j'accueille, un souffle, une couleur, un brin d'herbe, un petit rien oublié.

    Le Mystère est partout...

    Entre métal rouillé et coquillages, morceaux d'étoffes et verres polis, un visage quelquefois se dessine...

    Tout est prétexte à rappeler que la beauté se trouve là où on ne l'attend pas.

Isabelle