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Quo Vadis? L'Église Catholique

Quo Vadis? Église Catholique

Axiomes pour un christianisme postmoderne:

  • Pour toute l'humanité, la conduite morale dans toutes sphères de l'activité humaine, publique aussi bien que privée, devrait être basée sur la Règle d'Or, qui a été acceptée par toutes les communautés de foi du monde, et pas sur des prohibitions et des commandes.
  • Le nouveau apostolat des Eglises Chrétiennes devrait avoir comme règle de conduite d'assister les gens à faire le bien et éviter le mal, à réaliser les Huit Béatitudes de Jésus Christ dans leur vie de chaque jour, et à ne pas convertir les gens en des chrétiens-de-catéchisme.
  • Mondialisation : évolution du monde de diversité à uniformité et unité est la seule façon de l'avenir pour le monde des humains. Aussi pour les communautés religieuses il n'y a aucun autre moyen qu’un rapprochement progressif pour arriver à l'uniformité et à l'unité finale.
  •  Les produits dans la terre et dans les mers ne sont pas la propriété exclusive des pays qui sont au dessus ou proches mais la possession de tous les habitants de la terre. Ceci devrait être constitué juridiquement et internationalement.

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Le monde politique, économique et financier sont sur un chemin vers un monde unifié de plus en plus en collaboration, sous des gouvernements démocratiques. Les problèmes qui surviennent encore sont des signes d’une période de transition qui pourrait encore durer un certain temps, mais qui conduira irréversiblement vers l’unification finale du monde humain avec un gouvernement et une langue mondiales.

Également, pour le monde religieux, il n’y a pas d’autre chemin, un processus qui se développe visiblement à une allure plus lente. L‘Église Catholique est appelée à jouer un rôle de précurseur. Ce rôle est déjà visible dans ses activités dans le mouvement du dialogue interreligieux.

Il ne sera possible à l’Église d’exercer ce rôle que quand les dirigeants y parviennent à re-traduire les vérités de foi en des mots qui sont acceptables pour l’homme postmoderne, et aussi pour les autres communautés de foi. Pour autant que j’ai pu le constater, ce n’est que Professeur Jan W. Stoop, aussi Médecin d’Enfants, des Pays Bas, qui s’est prononcé publiquement pour la nécessité d’une re-translation des vérités de foi comme p.e. le péché mortel dans son livre « Darwin, liefde en God » (aussi art. dans TERTIO du 6 Juin 2011). Ce qu’il dit et écrit, correspond pour 100% avec ce que j’ai essayé de d’exposer ici.

Le nouveau Catéchisme de l’Église Catholique, avec son édition corrigée de 1997, est apparu en 1993 après plusieures années d’étude d’évêques et de théologiens, et serait soi-disant aussi un résultat du Deuxième Concile Vatican. Dans le texte d’introduction, il est dit que : Le Catéchisme  veut être un catéchisme mondial et contient toute la doctrine du Deuxième Concile Vatican (1962-1965). Nonobstant les changes dans l’interprétation de beaucoup de vérités de foi après la GM II, on ne retrouve pas beaucoup de ces changements rénovatrices dans les 2865 articles, étalés sur plus de 700 pages. La description et la définition des vérités de foi montrent que les chefs du Vatican, nonobstant les rénovations proposées par le Concile, restent encrés dans la même manière de pensée d’il y a 60 ans ! Comme information, je cite seulement le texte sur le péché originel :

Art.389 La doctrine du péché originel est pour ainsi dire " le revers " de la Bonne Nouvelle que Jésus est le Sauveur de tous les hommes, que tous ont besoin du salut et que le salut est offert à tous grâce au Christ. L’Église, qui a le sens du Christ (cf. 1 Co 2, 16), sait bien qu’on ne peut pas toucher à la révélation du péché originel sans porter atteinte au mystère du Christ.

390 Le récit de la chute (Gn 3) utilise un langage imagé, mais il affirme un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l’histoire de l’homme (cf. GS 13, § 1). La Révélation nous donne la certitude de foi que  toute l’histoire humaine est marquée par la faute originelle librement commise par nos premiers parents

397 L’homme, tenté par le diable, a laissé mourir dans son cœur la confiance envers son créateur (cf. Gn 3, 1-11) et, en abusant de sa liberté, a désobéi au commandement de Dieu. C’est en cela qu’a consisté le premier péché de l’homme (cf. Rm 5, 19).  Tout péché, par la suite, sera une désobéissance à Dieu et un manque de confiance en sa bonté.

399 L’Écriture montre les conséquences dramatiques de cette première désobéissance. Adam et Eve perdent immédiatement la grâce de la sainteté originelle (cf. Rm 3, 23). Ils ont peur de ce Dieu (cf. Gn 3, 9-10) dont ils ont conçu une fausse image, celle d’un Dieu jaloux de ses prérogatives (cf. Gn 3, 5).

408Les conséquences du péché originel et de tous les péchés personnels des hommes confèrent au monde dans son ensemble une condition pécheresse, qui peut être désignée par l’expression de Saint Jean : "le péché du monde " (Jn 1, 29

411 La tradition chrétienne voit dans ce passage une annonce du "nouvel Adam" (cf. 1 Co 15, 21-22. 45) qui, par son " obéissance jusqu’à la mort de la Croix " (Ph 2, 8) répare en surabondance la désobéissance d’Adam (cf. Rm 5, 19-20). Par ailleurs, de nombreux Pères et docteurs de l’Église voient dans la femme annoncée dans le "protoévangile" la mère du Christ, Marie, comme "nouvelle Eve". Elle a été celle qui, la première et d’une manière unique, a bénéficié de la victoire sur le péché remportée par le Christ: elle a été préservée de toute souillure du péché originel (cf. Pie IX : DS 2803) et durant toute sa vie terrestre, par une grâce spéciale de Dieu, elle n’a commis aucune sorte de péché (cf. Cc. Trente : DS 1573).

417 A leur descendance, Adam et Eve ont transmis la nature humaine blessée par leur premier péché, donc privée de la sainteté et la justice originelles. Cette privation est appelée "péché originel".

Dans le Catéchisme, on rencontre  l’expression “Fils de Dieu” 30 fois et “Vierge Marie” 47 fois.

Les communautés de foi, aussi bien que la science, cherchent la vérité, l’origine de l’univers, le sens de vie et mort, le sens de l’homme entant qu’ensemble d’esprit et de matériel. Une vérité comprend des éléments spirituels et matériels. Un résultat de l’approche récente en compréhension mutuelle et en reconnaissance de l’autre entre dirigeants des communautés de foi et les hommes de science, est l’acceptation que la vérité est la même pour le monde spirituelle et le monde matériel. Ce qui pour l’homme postmoderne est acceptable comme vérité sur Dieu et sur l’homme dans sa relation au Divin et aux lois de la nature, devrait être acceptable pour les hommes de la science.

Mon commentaire est plutôt un exposé de vérités de foi, comme l’image changé de Dieu, la présentation de Jésus et de Marie, péché originel, péché et  salut, ré-traduites en des mots qui posent ces vérités de foi dans une autre perspective, qui devrait les faire plus acceptable pour l’homme postmoderne, pour la science et, ce qui est d’une importance capitale, également acceptable pour les autres communautés de foi, suivi par quelques idées sur la Célébration Eucharistique et la place de l’Eucharistie dans le bâtiment de l’église.

Dieu et l’Homme

La réponse de Dieu à Moïse résume au mieux ce que signifie le Divin: “Je suis Lui qui est” (Exode 3-14). Dieu est! Il est l’être dans sa plénitude. Le Divin est éternel, sans changement, sans passé, sans futur. En Dieu il n’y a pas de temps et pas d’espace, parce que temps et espace supposent un aller et venir dans le temps et dans une espace. L’éternel, existence intemporelle, est infini, sans limite, sans début et fin. Le Divin est immatériel, c’est un être spirituel. Dieu doit être infiniment beau et bon, ni masculin, ni féminin, sans genre. A travers l’histoire, l’homme a évalué le Divin comme (homme) masculin, et parfois aussi comme (femme) féminin, comme père et comme mère. Dans l’Islam, les qualités de Dieu sont exprimées en donnant Lui 99 noms.

L’homme, avec sa capacité intellectuel et spirituelle est le plus proche de Dieu et il est le seul entre tout ce qui existe – matière, plantes, animaux -  qui peut devenir conscient d’un être infiniment spirituel, qu’il appelle Dieu. L’Evolution de l’être humain d’un être animal vers un être doué d’intelligence et de volonté libre, et dès lors vers une conscience du bon et du mal, est une évolution guidée de croissance de matière inconsciente, à travers le monde de matière, plantes et animaux, vers le monde actuel de l’homme avec sa science et maintenant aussi son gouvernement de cette évolution de matière vers une spiritualité toujours en croissance. Ceci signifie une croissance continue de diversité dans le monde des plantes et d’animaux, et dans le monde humain une croissance en  homogénéité, en collaboration en route vers une unité finale.

Entre tout ce que l’homme exprime par son intelligence et ses sens, c’est, par excellence, l’amour qui est l’attribut caractéristique de l’homme. L’amour doit être aussi, comme capacité essentielle, être présent en Dieu. Pour cette raison, que le Christianisme juge Dieu comme personne, dans laquelle l’amour est active entre les trois Personnes de la Trinité - Père, Fils et Saint Esprit -, et également entre Dieu et l’homme et entre les hommes entre eux. Dans l’Hindouisme, on a la trinité de Brahma, Vishnu et Shiva. Ainsi, l’image de Dieu est différent dans chacune des communautés de foi.

L’évolution de diversité vers homogénéité et unité, qui se développe de plus en plus largement dans le monde économique et politique, est aussi commencée dans le monde religieux par l’expansion remarquable du mouvement de dialogue interreligieux. Grâce à ce mouvement, les religions se rapprocheront d’avantage et l’image de Dieu croîtra en conformité et en unité.

Jezus Christ

Chaque homme est en communion avec Dieu, avec l’Ultime Réalité Spirituel, par son être spirituel. Dans le monde matériel, rien n’est égal; tout est susceptible de changement et dès lors d’amélioration ou détérioration, vers un être spiritual plus haut ou plus bas. Le grade de participation au Divin est suppose d’être différent pour chaque home. Ce grade de participation est influencé, pendant les années d’enfance, et plus tard aussi par l’éducation, l’accompagnement, l’enseignement, et par la conduite de chaque jour. 

              Les saints mystiques dans l’Église Catholique, comme l’apôtre Jean, Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, Eckart, Ruysbrouc, et tant d’autres, aussi bien dans d’autres religions, sont unies avec Dieu d’une façon plus élevée que l’homme ordinaire. Comme fondateur du Christianisme, on peut dire de Jésus Christ qu’Il est en communion avec Dieu d’une façon encore plus élevée. Ceci peut être dit également d’autres fondateurs de religion. Jésus peut  appeler Dieu son Père et Lui-même le Fils de Dieu, selon une expression biblique. Le Dieu inexprimable ne peut pas devenir, ni être un homme. Également, un homme ne peut pas devenir Dieu. Qu’un homme peut devenir Dieu et vice-versa,  est une position inacceptable aussi pour la Bible, qui dit ,qu’il n’y a de dieu, ni un Dieu hors du Dieu unique. “Je suis l'Éternel, et il n'y en a point d'autre, hors moi il n'y a point de Dieu” (Esaie 45,5). Du Christ on peut dire qu’Il était comblé de Dieu, mais pas qu’Il était Dieu.

              La résurrection corporel de Jésus et l'Assomption corporelle de Marie sont des positions physiquement et scientifiquement impossibles. Ceci est en contradiction avec la proclamation de l’Assomption de Marie corporelle comme dogme de l’Église Catholique par le Pape Pie XII en 1954. Les textes à ce sujet dans les Évangiles doivent être ré-traduites comme expressions de l’époque où elles ont été écrites. Des mots du Christ on peut dire qu’ils sont d’inspiration divine, mais quand-même humainement liés et dès lors limités. C’est la raison pourquoi aussi le Christianisme n’a pas exprimé la totalité du Divin. Jésus, aussi bien que Paul et les Évangélistes parlent et écrivent comme des hommes de leur temps et avec les préoccupations de leurs contemporains. Ce qu’ils ont dit et écrit doit être interprété dans un contexte de connaissance et perspicacité d’aujourd’hui. La même chose peut être dite de beaucoup de mots et de déclarations des fondateurs d’autres religions. Aucun d’eux ne peut s’appeler Dieu, ni saurait pouvoir maintenir qu’ils ont exprimé la totalité du Divin. Chacun d’eux, en tant qu’homme, est limité dans sa connaissance de la Vérité. Les vérités de foi qu’ils énoncent peuvent bien complémenter les unes les autres et augmenter ainsi la connaissance du Divin. C’est dans ce domaine que le mouvement du dialogue interreligieux est mis en valeur dans une échange de valeurs, qui aboutit à un rapprochement plus profond entre les religions. Une caractéristique unique de l’enseignement du Christ est sa proclamation formelle de l’amour comme caractéristique du Divin et du devoir d’amour vers Dieu et le prochain, et même vers l’ennemi.

Marie

Celui qui accepte ce qui est écrit ci-dessus au sujet de Dieu, ne peut plus appeler Marie la mère de Dieu. Selon les lois de la nature, une vierge ne sait pas produire un enfant sans introduction de sperme masculin. Dieu ne sait pas agir contre ses propres lois. Si l’homme Jésus est considéré comme fils de Marie, alors Joseph est son père. De même, on ne peut plus parler de Marie comme Vierge immaculée, même pas dans le sens d’être née sans péché, étant donné que chaque enfant est né sans péché et donc immaculé. On pourrait l’appeler encore ainsi dans le sens qu’elle n’aurait pas péché dans sa vie terrestre. Marie, comme mère de Jésus restera pour toujours la femme la plus sublime entre les femmes, aussi bien dans le Christianisme que dans l’Islam. Si on ne peut appeler Jésus comme Dieu, alors Marie ne peut plus être appelée la mère de Dieu. Dieu ne peut pas avoir une mère, ni physiquement, ni selon la Bible. Il y a du travail pour les théologiens et les exégètes à ré-traduire ces concepts d’une façon acceptable pour l’homme postmoderne.

Le Péché Originel et ses Conséquences

Presque tous les dogmes de l’Église Catholique sont liés à la foi dans un péché originel. On peut même poser que l’histoire du paradis terrestre, avec le péché, l’expulsion et la commande “Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ”, ont influencé  dans une large mesure l’histoire de l’ouest chrétien : travail est subi comme punition, et la colonisation de l’Afrique et la plus part des pays de l’est peuvent être considérés comme une conséquence de cet histoire biblique. Le monde d’aujourd’hui serait tout à fait différent si le péché des hommes dans le paradis terrestre n’aurait pas été interprété comme un péché héréditaire, avec lequel tout enfant serait né. Dans le nouveau Catéchisme de l’Église Catholique, l’histoire du paradis est encore exprimée comme suit: “390 Le récit de la chute (Gn. 3) utilise un langage imagé, mais il affirme un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l’histoire de l’homme (Gn. 13, § 1). La Révélation nous donne la certitude de foi que toute l’histoire humaine est marquée par la faute originelle librement commise par nos premiers parents.”   

Le péché d’Adam et Ève n’était pas présenté dans la Bible comme péché héréditaire. C’est surtout Paul qui a  mis ce thème sur papier. « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché…» (Romains,5, 12).

Selon le Catéchisme, chaque enfant est né dans un état de péché et ne peut pas en être délivré que par la souffrance et le mort de Jésus Christ, et le sacrement du baptême est le seul moyen d’en être délivré. Le baptême doit donc être administré aux enfants le plus vite possible après la naissance. C’est la raison pourquoi péché et rédemption sont devenu les thèmes principales de la doctrine chrétienne et aussi les thèmes prépondérantes dans les sermons. Le sacrement de pénitence et son absolution de péché devenait obligatoire sous peine de péché mortel. Transgresser un commandement de Dieu où de l’Église avait comme résultat un état d’âme de péché soit mortel soit véniel, et défense de participer à la communion de l’eucharistie. Quel chemin de souffrance pendant des siècles pour tant de fidèles Catholiques !

Les conciles de Carthago (418) et d’Orange (529) se tournaient vers la doctrine de Pelagius, le pelagianisme, qui nie le péché originel et l’ont condamné come hérétique.  Cette doctrine a été confirmée et élucidée par les conciles de Florence (1439) et de Trente (1545-1563). Ainsi, le péché d’Adam et d’Ève a été interprété et dogmatisé comme péché héréditaire avec lequel tout enfant est né en état de péché. Il n’en peut être délivré que par la souffrance et le mort sur la croix du Christ, et par l’administration du baptême.  Le baptême doit alors être administré le plus vite possible  après la naissance.

              La foi dans le péché originel a été à la base de la doctrine chrétienne pendant 20 siècles, et les contestations qui ont été faites n’ont pas eu de résultat. Le temps dans l’histoire humaine est devenu mûr pour une interprétation de cette histoire de la Bible, plus raisonnable et plus scientifiquement fondue. Pour l’homme raisonnable postmoderne avec sa connaissance sur le domaine scientifique et son acceptation de l’évolution Darwinienne, un péché originel est une impossibilité scientifique et historique.  Il est inconcevable qu’un homo sapiens et encore moins un ou une de ses ancêtres aurait pu commettre un tel péché, qui serait en plus un péché héréditaire!

Est-ce que ceci pourrait être acceptable pour les fidèles de l’Église d’aujourd’hui ? Ce serait une attitude révolutionnaire, mais beaucoup moins dans le cas où les partisans de cette conception au lieu de dénier ces histoires bibliques, seraient d’opinion de vouloir simplement les re-traduire, les interpréter d’une façon symbolique et scientifiquement plus fondue, et comme des expressions de leur temps. Comme déjà dit plus haut, dans chaque histoire de la Bible et des Évangiles, il y est caché une vérité. Dans l’histoire biblique découvrir cette vérité est d’une importance primordiale.

              Chaque homme a en lui-même à côté de son être-homme aussi un être-animal. Il peut faire le bien mais aussi le mal. Faire le mal est se laisser aller. Pour faire le bien, il lui faut un effort. Cette tendance de l’homme à choisir pour le mal est présente dans chaque homme. C’est une tendance au péché, qui n’est pas en lui-même un péché, et peut dès lors appelée héréditaire. Le péché, dit originel, dont il est question dans la Bible, doit être revu pas comme un péché mais comme tendance humaine. Cette tendance au mal et cette possibilité de faire le mal, est liée à l’intelligence et la volonté libre de l’homme. C’est un attribut de la nature humaine mais pas un mal dans lui-même dont il doit être ‘délivré’. Le péché originel doit donc être repensé et re-traduit, pas comme un péché mais comme une tendance à pécher. Par conséquent, la nécessité d’administrer le baptême est éliminée. Chaque enfant est né comme enfant de Dieu et le baptême devrait de préférence être administré quand l’enfant est venu ‘à l’âge de compréhension’. Cette cérémonie liturgique ne signifie plus une rédemption de péché mais une célébration d’entrée dans la communauté de l’Église Catholique.

Péché et Rédemption

Le bien et le mal peuvent être définis comme toutes les pensées et actions qui mènent vers Dieu, ou le séparent de Lui, une augmentation du Divin et du spirituel dans l’homme ou une diminution de son être spirituel. Quand on parle de péché dans ce sens, on ne parle pas d’une situation à l’intérieur de l’homme mais d’une relation à ou un lien avec Dieu, l’Ultime Réalité Spirituel. La mesure de cette relation dépend en premier lieu de l’homme lui-même, et n’est donc pas quelque chose dont il doit être ‘sauvé’. L’Homme doit se sauver lui-même ! La souffrance et la mort de Jésus doivent être libérés de ce concept d’être une rédemption de péché.

Ce qui valorise le Christianisme sont avant tout les mots et les actes de Jésus Christ, tandis que sa souffrance et sa mort sont des événements historiques qui montrent la tendance vers le mal dans ses persécuteurs. Au lieu d’avoir besoin d’une rédemption, chaque homme qui naît dans ce monde comme un enfant de Dieu ne doit pas être sauvé. Il doit être guidé et soutenu pour ne pas se laisser aller vers le mal. Les Églises doivent avoir comme but suprême, pas de délivrer les hommes, mais de les guider dans leur lutte à ne pas céder à leur tendance vers l’aisance, vers le moins bien et vers le mal. Religions, instituts, gouvernements, bref toutes les organisations, et surtout chaque famille doit donner assistance à cet enfant, à cet homme, afin qu’il grandisse comme personne toujours meilleure, avec comme guide morale le décalogue ou la règle d’or « Ne faites pas aux autres... », acceptée par toutes les religions.

La Sainte Messe et la place de l’Eucharistie dans l’église comme bâtiment religieux.

A côté du style du bâtiment, le crucifix et les statues et images des saints, c’est avant tout l’Eucharistie et la lampe d’autel qui constitue le ‘sacré’ de l’église Catholique. Dans l’Eucharistie, l’homme Jésus, rempli de Dieu, est présent entre les hommes comme il s’est promené et a enseigné sa doctrine d’amour et de compassion dans le Palestine d’il y a 2000 ans. Cette présence permanente entre nous signifie sa résurrection de la mort.

Offertoire : ces prières importantes devraient être récitées par le célébrant et les fidèles. La collecte ne devrait pas se faire à ce moment de l’Eucharistie, mais un ou plusieurs troncs pourraient être mis à l’entrée de l’église, et apportés à l’autel par des jeunes.

La location de l’Eucharistie n’est, dès lors, pas dans un tabernacle d‘à côté’, mais dans le tabernacle du maître-autel, avec, autant que possible, la lampe d’autel devant l’autel et pas ‘à côté’. La génuflexion ou l’inclinaison comme salutation en entrant et en sortant, a alors sa signification correcte, notamment vers la Sainte Eucharistie. La vénération de l’Eucharistie doit également être exprimée dans les actes du célébrant. Au moment de la communion, c’est lui, et pas un assistant quelconque, qui enlève l’Eucharistie du tabernacle du maître-autel et la remet dans le tabernacle. Le célébrant transmet alors les hosties aux assistants pour distribution aux fidèles, et c’est le célébrant qui remet l’Eucharistie dans le tabernacle du maïtre-autel, tout ceci d’une manière le plus solennelle possible. Pendant ces deux cérémonies, tous les assistants sont debout, dirigés avec une attitude de respect vers cette cérémonie.

La position du célébrant devant l’autel de service et dirigée vers le peuple est devenu l’usage commun et est tout à fait acceptable et même souhaitable pour la liturgie d’entrée et de la parole, disons jusq’au sermon. La même position est valable pour la liturgie d’adieu, après la communion. Afin de valoriser le respect vers l’Eucharistie et en communion avec les cérémonies d’adoration ou de vénération des autres communautés de foi, il est préférable que le célébrant et  ses assistants se positionnent en devant de l’autel de service, dirigés vers l’Eucharistie dans le maître-autel, à partir du credo jusqu’à la communion. Pour cette partie de la liturgie de la Messe, le célébrant, en se positionnant face à Dieu, agit notamment comme représentant des fidèles.

Les Conciles Eucuméniques de l’Église Catholique

Assemblées (en latin concilium) représentant l'Église universelle (du grec oikouménikos, universel) à laquelle tous les évêques sont conviés par le pape. Les décisions du concile, lorsqu'elles ont été confirmées par le pape, obligent tous les fidèles. Les 1ers conciles ont souvent donné lieu à des abus, soit qu'ils fussent convoqués sans l'agrément du pape, soit que le pouvoir temporel des empereurs d'Orient s'y ingérât trop. Il n'existe pas de liste officielle. Les orthodoxes dénient aux conciles leur qualité œcuménique à partir du 8e concile (Constantinople IV). A partir du IXe s., ce sont en fait des conciles de l'Église d'Occident, sauf les 14e et 17e.

 

Pour ce qui concerne le Concile de Jérusalem en 49, qui n'est pas à proprement parler un Concile de l'Eglise, on peut dire qu'il y a d'un côté ceux qui ne croient pas à l'homme ayant atteint la Connaissance, l'état de Christ, et ceux qui y croient, ce qui ne change rien au fond des choses. Il faut, pour la réponse, se référer à l'Évangile et aux paroles de Jésus déjà citées. Intéressant de noter qu'il ne pouvait y avoir un "fils unique de Dieu".

On dénombre au moins une vingtaine de conciles apostoliques, (sans compter les conciles régionaux, comme à Ephèse, à Arles, à Bâle, à Pise...) et autant de schismes. Les deux sont liés. Combien dénombre-t-on de sectes chrétiennes ?

Le Concile de Jérusalem (47 ou 49 ap. J.-C.) La première controverse aboutit au schisme qui oppose Saül aux apôtres Juifs. Le livre des Actes (ch. XV) semble adoucir le débat. Bien qu'ignoré par l'Eglise, ce premier schisme est sans doute le plus important de l'histoire du christianisme au vu des avertissements et polémiques dont les diverses épîtres abondent. Saul y est traité d'adversaire, d'apostat, et d'imposteur, bien qu'il s'en défende. L'épisode où Saul est assailli à Jérusalem par la foule des Juifs qui l'interpellent est révélateur: « Le voici l'individu qui prêche à tous et partout contre notre peuple, contre la Loi et contre ce lieu » (Actes XXI 28); une foule qui a reçu Jésus en triomphe à Jérusalem et qui se souvient que Jésus respectait la Loi et n'admettait pas qu'un iota y soit ôté ! Saul deviendra St Paul; c'est le premier à faire de Jésus une idole, de la croix un emblème et du Christ un principe mystique. Son évangile diffère de celui des apôtres. Les «pauvres» (ébionites) et les Nazaréens niaient la divinité de Jésus. Ce fils de Dieu, le «fils unique» de Dieu ? Absurde ! C'était un titre qu'avaient adopté les successeurs du trône de David. Le second schisme se profile au IVe siècle sous l'Empereur romain Constantin le Grand.

Le Concile de Nicée I (325 ) Alors que les controverses déchirent les communautés chrétiennes créant des troubles dans l'Empire, l'Eglise de Rome impose sa profession de foi avec le soutien inattendu de l'Empereur qui convoque le concile à Nicée. Le credo est formulé. Le Fils fusionne avec le Père. Parmi les différentes doctrines et les controverses, nombreuses à l'époque, celle D'Arius, qui rejette l'idée de consubstantialité et d'identité Père-Fils ou Dieu-Christ, est combattue et rejetée comme hérésie... Le Souverain Pontife était l'Empereur romain, alors que l'évêque était un ministre élu par les fidèles (ceci jusqu'en 872).  Mais les tenants de l'arianisme s'obstinèrent (Les disciples d'Arius tiennent un concile à Constantinople en 360, obligeant Rome à devenir plus ferme contre ce qu'elle nomme une "hérésie".

Le Concile de Constantinople I (381) Le concile clôt, entre autres, cette affaire. En 382, l'Église décréta la peine de mort contre les hérétiques. C'est en réalité un schisme éliminant tous les chrétiens, évêques compris, opposés aux doctrines romaines. La doctrine de la primauté papale de Rome s'établit peu à peu (dogme de la très sainte Trinité). L'Esprit Saint devient la 3ième personne ! Les manuscrits originaux existaient encore en partie et les premiers conciles consistaient à remettre de l'ordre dans la chrétienté et à affirmer la primauté de l'évêque de Rome. En 385, la version latine du Nouveau Testament fut écrite sous la supervision de St Jérôme. C'est à ce moment que l'on tranche en éliminant du canon tout les autres textes. (Actuellement, il y a encore une vingtaine de textes apocryphes, ayant échappé à la censure ou aux flammes). La Bible juive ou Ancien Testament est alors entièrement révisée et en 405, la Vulgate sort au complet ("Testament" vient de l'épître aux Hébreux, anonyme, mais attribuée à Paul). L'empereur Théodose interdit tous les cultes païens en 391 ; Les années noires de l'Église vont continuer jusque sous l'empereur Justinien (482-565). Sa reconquête de l'Italie le rend maître de Rome, d'où e pape Silvère est déposé, puis exilé (537).

Le Concile d'Ephèse (431) Il affirme la double nature de Jésus-Christ, divin fils de Dieu et homme né d'une mortelle, Marie. Il condamne Nestorius qui nie que Marie soit la "Mère de Dieu". Dieu, s'il est le Père, ne peut avoir une Mère qui soit la mère de son fils ! Quoique... si le bon Père a fait un fils de Dieu avec une mortelle, elle était sans doute vierge, comme les prostituées sacrées.C'est donc le concile d'Ephèse qui élabore le dogme du péché originel pour décréter que Marie, mère de Dieu est toujours vierge, exempte de tout péché. Emprunté au paganisme, le culte marial apparaît en ce lieu vers l'an 400 : La grande Déesse, Artémis, Reine du Ciel, puis la déesse Diane d'Ephèse, étaient tant vénérées par les Ephésiens que l'évêque d'Ephèse voulut décerner à Marie le même titre pour satisfaire les croyances profondément ancrées chez les Chrétiens et pour leur commerce de statuettes... Même chose avec d'autres réminiscences païennes, la question remonte toute la hiérarchie. Un nouveau schisme se profile à l'horizon.

Le Concile de Calcédoine (451) Il règle les dissidences des Coptes, Éthiopiens, Arméniens et Syriens. Car on dogmatise. Proclamation de Marie "Vierge à jamais" (comme l'était auparavant Isis et bien d'autres déesses). Il n'était pas question que Marie ait commis le péché de la chair... Voyons ! Avec la Sainte Marie, Dieu en 3 personnes et tous les Saints, on ne sait bientôt plus à qui prier. Curieux monothéisme ! La Vierge réapparaîtra bien plus tard en divers lieux, et personne ne s'apercevra de la supercherie.

Le Concile de Constantinople II (553) condamne Origène et l'origénisme qui est la doctrine très répandue qu'il professait, avec tous les Pères de l'Église grecque, d'Athènes à Alexandrie : la réincarnation. L'initiaive vient de l'empereur Justinien et non du Pape Vigile. Un vrai schisme !

Le Concile de Constantinople III condamne le monothélisme (680) de Sergius. Un de plus !

Le Concile de Nicée II (787) condamne les iconoclastes. Charlemagne va s'en mêler et provoquer la querelle du filioque : schisme en vue.

Le Concile de Constantinople IV (869-877), décide que l'homme est constitué seulement d'un corps et d'une âme (alors que depuis la plus lointaine antiquité égyptienne, c'était la conception tripartite corps-âme-esprit qui prévalait). C'est aussi là où il est question de la primauté de l'Église de Rome. Digne des fameuses querelles byzantines, il marque le début du schisme appelé:

Le Schisme d'Orient (1054-1453) C'est la rupture entre Rome et Constantinople, rupture qui devient définitive en 1453 avec la conquête de la ville par les Turcs après le sac de Constantinople par les croisés. En fait, la controverse du filio que avait commencé avec l'Empereur Charlemagne qui tenait beaucoup à ajouter ce mot au credo. La suprématie du Père disparaît, et sans cette hiérarchie, le contenu métaphysique est détruit.  Entre le schisme d'Orient et le schisme d'Occident, outre que l'un conserve l'orthodoxie et l'autre veut prétendre à l'universalité ou catholicisme, il se passe beaucoup de choses:

- D'abord, les croisades pour les lieux saints, pour relancer la foi qui faiblit partout. On rapporte des soi-disant reliques. Début du culte des reliques de Saints : Pur fétichisme !

- Trafics et impostures. Fabrique de fausses reliques, tout un trafic qui va perdurer; on vend des indulgences papales pour reconstruise l'immense basilique St Pierre de Rome...

- En France, la croisade contre les Cathares, les Albigeois... Béziers, Carcassonne, Toulouse : une répression sanglante contre ceux qui sont considérés "hérétiques".

- Le pape ordonne la destitution des Templiers, ordre de moine soldats, après un procès inique.

- C'est le début de l'Inquisition; au XIIIe siècle, introduction de la torture par le pape Innocent IV. Les persécutions contre les Païens, les Juifs, les protestants et les hérétiques furent mille fois plus nombreuses que celles des apôtres par les autorités juives et des chrétiens par les Romains.

 - Mise à sac de Constantinople par les croisés. Là, le schisme est consommé.

Les principaux conciles suivants marquent les étapes des rapports entre la Curie romaine et les Souverains car une partie du clergé est attachée au roi.

Le Concile de Latran I (1123): règle la question des investitures papales.

Le Concile de Latran II (1139): tente de faire cesser la simonie, condamne l'usure, prêche la continence des clercs.

Le Concile de Latran III (1179): condamne les Albigeois et les Vaudois.

Le Concile de Latran IV (1215). La consécration du pain et du vin en font le corps et le sang du Christ, comme par magie. Le Pape va combattre le "paganisme" et les "hérésies" en centralisant son pouvoir et en tentant de supprimer les abus qui sont reprochés au haut clergé.

Le Conciles de Lyon : Le premier en cette capitale des Gaules a lieu en 1245. Les choses ont changé et les questions politiques priment (conflit avec Frédéric II, dangers venant d'Orient, événements malheureux en Terre Sainte ). Mais l'autorité du Pape s'est affaiblie et on lui reproche de s'enrichir en prélevant trop d'impôts.

Le second, en 1274, n'est qu'une demi-étape et on attend encore tout de Grégoire X.

Le Concile de Vienne (1311). C'est la plus grave crise pour la papauté, qui, attaquée par ses évêques pour son pouvoir absolu sur tout le clergé et dominée par Philippe le Bel qui veut la dissolution de l'Ordre du Temple pour récupérer ses biens, fit grise mine.

Le grand schisme d'Occident (1378-1417).

L'épisode des papes à Avignon ( 1309-77) inaugure une grave crise dans la hiérarchie de l'Église. A cause d'innombrables abus de pouvoir, népotisme, corruption, la papauté fut inévitablement en butte à la critique et l'Église devint un corps divisé. La situation a plutôt empiré, avec les papes à Avignon... On voit simultanément jusqu'à trois papes rivaux.

Le Concile de Pise (1409): les deux papes antagonistes sont déposés. Un 3ième pape est élu.

Le Concile de Constance (1414-17). C'est le 16e concile et rien n'a changé, car les abus et doléances se sont multipliés. L'Église est incapable de se réformer. Avec trois papes plus attachés à leur tiare qu'à l'unité de L'Église, qui furent finalement contraints de la céder au profit d'un quatrième, Martin V, les sessions se succédèrent sans aboutir à une conclusion. Le luxe et la prodigalité de la cour papale était proverbiale... On n'en finit pas de vaticiner, et de juger la proposition de Wiclef comme hérétique, et de condamner au bûcher. Venus y assister en personnes, Jean Huss et Jérôme de Prague sont condamnés à être brûlés vifs !!!

Le Concile de Bâle (1431) rattaché aux deux conciles précédents, dénommés Concile Œcuménique de Pise, Constance et Bâle.

Le Concile de Florence (1440): essai de rapprochement avec les Grecs; mais sans succès. La rupture avec les Églises d'Orient dites orthodoxes est consommée après le sac de Constantinople, et en Russie en 1589, avec le patriarcat autonome de Moscou.

Et nous arrivons avec l'arrivée de Luther au Grand Schisme

Le christianisme se divise alors en plusieurs religions, sectes, ou Églises. Les chrétiens protestants, surtout les disciples de Luther, finissent par pousser le clergé à la Réforme de l'Église : critiquant les indulgences papales, Luther niait la primauté du siège romain; il invectivait contre les vœux et le célibat des prêtres, jetait en avant son fameux sacerdoce laïque, détruisant toute la hiérarchie de l'Église.

Le Concile de Latran V( 1512-17): réforme du clergé. Mentionnons la bulle papale, motivée par la découverte de l'imprimerie, interdisant la publication d'aucun livre sans approbation ecclésiastique. La Bible sort des presses. Puis, suite à la publication des prédictions de Nostradamus, "il est interdit de déterminer l'époque des calamités futures, de la venue de l'antéchrist et du jugement dernier, et aussi, d'alléguer des révélations et inspirations particulières." On distribue alors sous le manteau.

Nouveaux schismes à la Renaissance: l'Église Anglicane se constitue en 1534, les Calvinistes se distinguent des Luthériens et forment une autre secte chrétienne.

Le Concile de Trente (1545-1563) : ce concile signe des décrets dogmatiques sur le péché originel, la justification par la foi ou la grâce, et sur les sacrements.

En France, la réforme protestante est tolérée grâce au bon roi Henri IV, mais l'édit de Nantes(1598) ne stoppe pas les persécutions (dragonnades) et, finalement, Louis XIV le révoque en 1685 sur les recommandations de son confesseur Jésuite, ce qui relance les persécutions et massacres. C'est en Espagne que l'Inquisition a été la plus terrible et la plus longue; elle ne fut abolie qu'en 1834.

Vatican I (1869-70), ajourné sine die après la prise de Rome en 1870 (clos officiellement en 1962). Définit la position de l'Église sur la foi et le rationalisme (Constitution Dei filius), proclame l'infaillibilité du pape (Constituti  Pastor æternus).

Vatican II (1962-65), 1er concile sans condamnation. Sessions : 11-10/8-12-62 ; 29-9/4-12-63 ; 14-9/21-11-64 ; 14-9/8-12-65. Papes : Jean XXIII († 3-6-1963), Paul VI. Participants : 2 000 pères conciliaires, experts religieux et laïcs, observateurs non catholique. Affirme sacramentalité et collégialité de l'épiscopat. Promulgue 4 Constitutions (mystère de l'Église, révélation, liturgie, dialogue avec le monde), 9 décrets (moyens de communication sociale ; œcuménisme ; Églises catholiques orientales ; apostolat des laïcs ; formation des laïcs ; formation des prêtres ; renouvellement de la vie des religieux ; activités missionnaires de l'Église ; vie et activités des prêtres), 3 déclarations (liberté religieuse, relations avec les non-chrétiens, éducation chrétienne). Influence : bilan dressé en nov. 1985 au synode extraordinaire des évêques (24-11/8-12) ; aggiornamento [terme italien ; mot à mot : « remise à jour » (changement dans le fonctionnement de l'Église)] ; collégialité (notamment groupement d'évêques à l'échelon subcontinental ou national) ; dialogue (rapports élargis avec les autres religions et avec les non-croyants) ; définition de l'Église (la Constitution dogmatique Lumen gentium insiste sur le rôle du peuple de Dieu) ; inculturation (le christianisme inséré dans la mentalité des peuples) ; liturgie ; liberté religieuse (reconnue dans le contexte des « Droits de l'homme ») ; insertion dans l'époque vécue (définie par la Constitution Gaudium et Spes) ; œcuménisme [dialogue avec les autres Églises chrétiennes (bute entre autres sur l'ordination des femmes)]. Vatican 2, avec Paul VI, n'aboutit pas à grand chose. Aujourd'hui, la repentance de l'Église se justifie dans la mesure où elle est coupable des choses qu'elle confesse et cela réfute son infaillibilité.

Ce sont toujours des controverses qui ont fait réunir les conciles apostoliques. Au début, c'est une question de doctrine et de suprématie romaine.

Ensuite c'est la lutte contre les hérésies, mais la véritable raison des "hérésies" fut une protestation contre l'autorité de l'Église de Rome, contre les abus de pouvoir du clergé très hiérarchisé et corrompu, et contre son enrichissement, plus qu'une question de doctrine.  En fait, c'est surtout Luther qui a obligé l'Église à se réformer (contre-réforme). L'Église s'est donc continuellement déchirée, mais sa constitution est telle qu'elle a tenu bon, même dans la tourmente. Elle repose sur le secret, comme toute conspiration.

Pontife: ce titre pontifex maximus fut transmis par l'héritière des Pharaons, Cléopâtre, à Octave Auguste et à ses successeurs. Ce despote est donc Grand Pontife et intervient personnellement dans les débats et décisions conciliaires. L'Église subit alors des modifications profondes et le christianisme devient religion d'État. C'est tout dire, lorsque l'on sait que ce fut un régime totalitaire, et que son règne naît grâce à des conquêtes militaires et des crimes. Cet Empereur sans scrupules sut tirer parti de la situation pour réunifier l'Empire. Le pacte entre L'empereur et les Pères de l'Église privilégiait le clergé afin d'obliger le reste des Chrétiens à porter les armes, servir dans l'armée, malgré eux. Toutes les écoles satellites de la célèbre école d'Alexandrie disparurent, et l'ensemble ferme tandis que les bibliothèques brûlent ; tous les autres courants du christianisme disparurent officiellement, mais pas complètement : ils constitueront ce qu'on peut appeler l'ésotérisme chrétien, car la part ésotérique de la religion a été rejetée par l'Église, alors que les moines tentent de la maintenir.

Propositions de Wiclef : Dans le rite de l'Eucharistie, la substance du pain et du vin demeure et Jésus n'y est pas réellement présent ; On ne voit pas dans L'Évangile que Jésus-Christ ait institué la messe ; La confession est inutile à tout homme contrit ; Tout prêtre ou évêque en péché mortel cesse d'administrer validement ; Enfin, et c'est l'article fondamental, l'homme est privé de son libre-arbitre, nécessairement, il se perd ou il se sauve fatalement.

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Lucien Cosijns, Binnensteenweg 240/A26, 2530 Boechout, Belgium

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