3)t Formule coopérative renouvellée

POUR UNE FORMULE COOPÉRATIVE RENOUVELLÉE 1983

D'origine/étymologie le mot 'coopérative' autour 1500 était utilisé comme 'co' = 'ensemble' + 'opératives' pour les parti-prenants divers.  Il était un appel dans l'époque de la conquête et sur-richesse des aristocrates pour revenir aux valeurs patrimonial des guildes en Europe et un appartenance progressive.  Au moment que les coop ont adopté un-membre / un vote, il est devenu impossible pour divers parti prenants de collaboré.

INTRODUCTION
Dans notre société, la propriété des services de base est devenue un affaire de plus en plus réservée à
quelques gros intérêts privés, de sorte qu'une majorité toujours croissant de la population en est tenue à l'écart.
À cause de leurs lacunes inhérantes, les deux principales formules de propriété, capitaliste et coopérative,
furent incapables de maintenir leurs ressources humaines. Cette conclusion, je la dois à mon expérience d'une
dizaine d'années dans des coops d'aliments naturels tant, en Colombie-britanique qu'au Québec. On y constate
d'importants roulements de membres, tant nouveaux qu'anciens: on n'y trouve point de satisfaction ou de
support de développer l'entreprise en tant qu'acquise social.

Comment préserver une base égalitaire pour tous en même temps que favoriser l'initiatives des gens
impliqués? L'implantation d'industries propriétés des gens travailleurs où ceux-ci récupèrent un part du profit
a été encouragée un peu partout dans le monde, dont au Japon, en Allemange et au Québec. Cette nouvelle
avenue suggère d'intéressantes perspectives tant du point de vue financier qu'humain et ce, particulièrement
quant à l'implication du travail en termes d'investissement. Si on réduisait l'investissement à un unité de temps
ou heures de travail, et que le partage de la propriété en découle, la porte serait alors ouverte à quicon-que en
vue de sa participation à la gestion de l'entreprise. D'autre part, si en tant que consommateurs, nous croyons
que la valeur de notre pouvoir d'achat devrait être considérée au niveau de l'investissement, certaines parts dans
la propriété de l'entreprise pourraient y être dévolues, ce qui ouvre, encore là, la porte à la gestion de
l'entreprise par le consommateur. En résumé, tant les contributions, en temps, des travailleurs, que des
consommateurs, en argent, serviraient d'assises au développement du partage de la propriété de l'entreprise.

Ce qui suit se veut une proposition visant à concilier l'objectif stimulant d'un pouvoir conféré par la disposition de capital-action qu'on retrouve dans une compagnie à responsabilité limitée ave l'égalité des chances pour tous de s'impliquer dans une entreprise coopérative. Ces actions, en termes de capital-action, constitueraient le principe fondemental conduisant les structures de prise de décision et de propriété. De plus, ces actions seraient émises selon différentes catégories d'investissement: heures de travail consacrées à l'entreprise, achats par les consommateurs ainsi que l'investissement nécessaire et accepté d'individus que fonds de roulement de la coopérative. Jusqu'ici, il ne s'agit bien sûr que l'ébauche d'un nouveau modèle qu'on pourra certes nourrir de nos propres suggestions et observations. Ainsi, il faudra bien imaginer les contrôles et équilibres nécessaires à chaque degré de l'entreprise. Dans la suite du texte, nous entreprendrons un brève comparison entre les modes d'opérations capitaliste et coopératif pour finalement aboutir à une approche de leur synthèse l'une dans l'autre.

LA FORMULE COOPÉRATlVE
Le principe initial à partir duquel les coops se sont développées est celui selon lequel chaque membre
dispose de chances égales quant à la prise de décision concernant l'évolution de sa coop, ce qui, au bout de
compte, s'exprime au niveau du vote, à savoir: un membre, un vote. En théorie, cela donne au gens, peu
importe leur degré d'implication dans la coop, d'égales chances quant à la participation aux réunions ainsi que
dans les processus de prise de décisions.

Cependant je crois que la plupart d'entre nous, conscients de nos disponibilités, commes peu enclin,
souvent, à fournir cette surcharge de travail nécessaire à l'établissement et l'opération d'un tel services de
distribution alimentaire. On connaît sans doute, chacun de nous, des gens qui s'y sont brûlés . . . Aussi,
pouvons-nous comprendre la réticence de beaucoup à s'y engager trop profondément. Nous disposons d'une
abondance de ressources pour que notre système coopératif s'épanouisse et pourtant, on en constate le déclin.
Ce qui nous manque, c'est une formule plus operationnelle de prise de décisions, une fomule qui tienne compte
des réelles contributions de chacun dans l'entreprise.

LA FORMULE CAPITALISTE
De leur côté, les entreprises capitalistes définissent leur structure de prise de décisions de la façon
suivante: un individu peut acquérir des qualités de propriétaire, de membre votant et disposer de certains droits
à la participation dans une compagnie en fonction du nombre de parts achetées: comme elles représen-tent une
valeur, l'acquisition de ces parts devient l'objectif des futurs acheteurs et leur procurent des dividen-des
calculées selon la performance de la compagnie. Une telle organisation, on le conçoit, place l'argent au rang de
facteur déterminant. Bien sûr, dans une entreprise donnée, les principaux acteurs ont quelque chance d'exercer
leurs talents, mais ils constituent une cercle fermé, peu accessible aux autres paliers d'intervenants. De ce fait,
ce genre d'entreprise est inapte, ce qui n'est d'ailleurs pas son but, à s'ouvrir aux considérations des employés,
des consommateurs et public en général. On perd ainsi l'input et le feedback de la majorité.

UNE ÉBAUCHE DE SYNTHÈSE
Une synthèse des formules coopérative et capitaliste peut se développer si on modifie le principe
coopératif de base (un membre, un vote) pour le lire dorénavant ainsi: tous les membres ont une possibilité
égale de travailler, investir et acheter de leur coop; leur niveau de participation dans ces secteurs déterminera le
nombre de parts qu'ils retireront, ce qui fixera leur poids au niveau tant de leur participation que de la prise de
décisions dans la coop. Comme dans les entreprises capitalistes, la vie de la coop sera régie selon la formule:
une part / un vote. Ainsi, les membres auraient un droit de parole et de vote proportionnel au nombre d'actions
qu'ils détiendraient. Dans une situation de profit, ces parts rapporteraient des dividendes à leurs détenteurs.
Remarquons que cette nouvelle formule n'est pas fondée sur le bénévolat et n'est pas nécessairement à but nonlucratifs.
Elle repose sur la relation existant entre notre travail, notre implication, nos investissements d'une
part, et ce qu'on en retire (ou ce qu'ils produisent) d'autre part.

ACQUISITION D'ACTIONS
Cette formule diffère du capitalisme en ce que tout individu, indépendament des ses ressources financières, peut acquérir des actions en échange de son travail. Une coop négocierait le nombre d'actions allouées pour chaque tâche. Ces négociations auraient pour cadre le postulat selon lequel, le travail effectué dans certains secteurs de la coop engendrera suffisamment de profits pour supporter les actions émises.  Une heure de travail rudimentaire recevrait le crédit d'une personne-heure-action (PHA). Un membre mettant au service de la coop une habileté ou une formation acquise et / ou de l'équipement verrait sa part de capital-actions augmenter. Tout travail fourni pourrait fair l'objet d'un contrat spécifiant: le nombre de PHA par heure (ex. 1.3 PHA/hre) ou le nombre de PHA par tâche (ex: 15O PHA pour repeinturer le local).  Eventuellement, une coop pourrait décider d'échanger ses produits contre des PHA de ses membres.  Cependant, tous membres continueraient d'être tenu d'investir une partie de ses PHA à la coopérative. Selon
l'état du fonds de roulement, une coop pourrait décider d'accorder une combinaison de PHA et salaire à ses
membres-travailleurs.

VENTE ET RACHAT D'ACTIONS
Il est entendu que les travailleurs et actionnaires peuvent revendre leurs actions à la coop selon l'échéance indiquée dans leur contrat. Ces transactions ne pourraient avoir lieu, évidemment, que si la situation financière de la coop l'autorise. Si, à un moment donné, la coop avait besoin d'argent, elle pourrait vendre quelques PHA à des organismes ou organisations poursuivant des buts similaires à elle-même. Comme un PHA équivaut à une heure de travail rudimentaire, on pourrait adopter comme référence de base, la norme horaire fixée par la Commission du Salaire minimum du Québec.  Tout personnnes voulant devenir membres devraient fournir un document établissant ses motivations pour adhérer à la coop; cette procédure, non seulement améliorerait les relations entre les membres, mais permettrait à la coop de garder clairement en vue, en tout temps, la direction que l'ensemble des membres veut lui donner.

DE CONSOMMATEUR À MEMBRE
Une autre différence entre la formule proposée et le capitalisme est l'option offerte aux consommat-eurs
de devenir membre. L'adhésion serait conditionnelle à l'acquisition d'un certain nombre d'actions PHA.
Celles-ci pourraient être achetées au début, ou payées à partir de l'accréditation d'un pourcentage minime des
achats annuels du membre. Les Coops Fédérées, par exemple, ristournent souvent à leurs membres 3 % des
ventes de l'année précédante. Dans notre cas, les actions ainsi accréditées ne sauraient être négociées en
échange d'argent, mais contre un rabais, éventuellement, sur des achats ultérieurs. En conservant leurs actions,
les consommateurs verraient augmenter leurs droits de vote et de participation, et leurs dividendes. Tout nonmembre
pourrait acheter de la coop mais sans en détenir des actions, ni les droits y attenant.

INTÉGRATION DES TRAVAILLEURS
Les individus recherchant un statut de membre-travailleur auront évidemment à faire face à certainnes
procédures (inscription . . .) et / ou coûts, période d'initiation . . . La coop devra évaluer si les services
offerts répondent à ses besoins. Dans tout cela, la coop se doit de rester ouverte aux offres de service de ses
membres de façon à autoiser des travaux spécifiques et à en rémunérer leurs auteurs selon des barèmes établis.
Nous pouvons espérer qu'en travaillant de la sorte et en reconnaissant la juste contribution de chaqun, nous
puiserons, des un des autres, support et inspiration. Notons aussi que les PHA sont indépendantes de l'inflation
puisqu'elles représentent toujours une heure de travail. Leur valeur dépendra de la richesses qu'elles auront
créée.

STATUT LÉGAL
Afin d'arriver à l'incorporation, un cheminement doit être entrepris pour définir: les buts et objectifs de l'entreprise, les officiers et leurs attributions, la régie interne ainsi que l'admission des membres. Pour ce faire, on doit se référer à divers manuels tels que les "Rules of Order" de Robert ou Bourinot, le Code Morin, le Loi Provinciale sur les coopératives et la loi des Compagnies du Canada. Il va s'en dire qu'il est important de doter une telle formule d'un statut légal.

CONCLUSION
Il est évident que ce statut légal ne représente que la façade de l'Association. Ce qui compte avant tout,
ce sont les réglements conduisant nos associations, réglements qui doivent s'ajuster à notre visage humain ainsi
qu'à nos besoins. Il semble que cette formule puisse être profitable aux gens ayant peu de ressources
financières, pauvres, sans emploi, d'ou qu'ils soient. Elle offre à tous la possibilité de se munir d'une structure
éfficace de prise de décisions partagée autour de laquelle on puisse se régrouper.
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