CONCERTS ET FESTIVALS


Lua et Impulse Songs Quintet au Café de la Danse

 

Lundi 13 mars Cantabile présente Jean-Marie Machado dans un double-plateau au Café de la Danse : la première partie est consacrée à Lua et la deuxième à l’Impulse Songs Quintet.

 

 

Lua

 

Lua – la lune en portugais – est un disque de Machado en duo avec l’accordéoniste Didier Ithursarry, sorti en février 2017 sur le label Cantabile. Décidément, ces jours-ci, l’accordéon jazz est à la fête, n’en déplaise à la java et à André Hodeir ! Les Ithursarry, Richard GallianoAndrea ParkinsVincent PeiraniFlorent SepchatLionel SuarezDavid Venitucci… ne confirment pas les dires de l’éminent musicologue, qui écrit dans son Introduction à la musique de jazz (Larousse – 1948) : « L’orgue électrique, même manié par un Fats Waller, est fort impropre au style hot : incapable d’attaquer une note, il ne peut pas davantage la modeler. On fera la même remarque en ce qui concerne l’accordéon, instrument anti-jazz s’il en est » (pages 60 – 61). Soixante-neuf ans plus tard, cette affirmation a de quoi faire sourire (pour les deux instruments)…

 

 

Le programme du concert reprend des titres du disque : « Sentier évanoui », « Aspirer la lumière » et « Broussailles », signés Machado, « JSB », « Vuelta » et « Lua », composés par Ithursarry, et « Perseguição », un fado d’Avelino de Souza et Carlos da Maia.

 

Machado est un architecte sonore organisé et Ithursarry un accordéoniste subtil. Les mélodies sont délicates (« Lua »), profondes (« Sentier évanoui »), voire mélancoliques (« Perseguição ») avec des nuances, sinon Debussystes (« Sentier évanoui »), au moins du vingtième (« Vuelta »). Les développements mettent en scène des contrechants élégants (« Perseguição »), des polyphonies habiles (« Broussailles »), quelques touches bluesy (« JSB »), un parfum classique (« Aspirer la lumière ») et un lyrisme toujours sous-jacent (« Perseguição »).

L’éclipse solaire de la pochette est particulièrement classe et le disque a été – parfaitement – enregistré au studio La Buissonne parGérard de Haro. Machado et Ithursarry dédie leur album à Jacques Mahieux, décédé en 2016. En plus des six compositions jouées pendant le concert, Lua propose en plus « Lézanafar » et « No Church But Songs » (hommage à Mahieux) de Machado, et le « Nocturne n°1 » de Frédéric Chopin.

Machado et Ithursarry marient leur Steinway et Fisart avec un sens du dialogue affûté et une connivence mélodique évidente.

 

Impulse Songs Quintet

 

Changement de décor pour la deuxième partie avec l’Impulse Songs Quintet : un dispositif imposant de vibraphones, marimba, cymbales, cloches, gongs et autres percussions envahit la scène. Impulse Songs est un quintet composé de Gisèle David, responsable de la classe de percussions du conservatoire d’Aix-en-Provence, Marion Frétigny, percussionniste issue du CNR de Toulouse, Christian Hamouy, membre et directeur artistique des Percussions de Strasbourg de 1983 à 1996, et Keyvan Chemirani, expert es-zarb.

 

Bruissements, frottements, tintinnabulements, bourdonnements, crissements… lancent « Stories Impulse ». Puis le foisonnement s’organise dans une veine minimaliste tandis que le piano égrène une mélodie élégante. Dans « Gallop Impulse », les percussions croisent leurs boucles et le zarb saute d’un rythme à l’autre pendant que le piano expose une ritournelle aux accents folkloriques. « Rock Impulse » démarre dans l’esprit des Percussions de Strasbourg et, après un développement dansant, Chemirani donne une leçon magistrale de zarb ! L’hommage à la Bretagne, « Lézanafar Impulse », passe d’un échange bruitiste, qui rappelle la nature, à une danse incantatoire, portée par l’ostinato du piano et les percussions, hypnotiques. Machado troque ensuite son piano pour un tom et dans une ambiance de tam-tams africains le quintet entame une sorte de haka, « Ta-Ka-Dem-Da », entrecoupé d’un solo de Chemirani, avec des vocalises rythmiques qui rappellent le zarb. Pour le bis, Ithursarry rejoint le quintet et « Fun-citatif » revient à un langage davantage jazz.

 

 

Proche de la musique contemporaine, avec des touches mélodiques jazz, la musique de l’Impulse Songs Quintet bondit dans une débauche d’énergie rythmique formidable !

 

Bob HATTEAU

 

 

 

MARC RIBOT

 

La Fonderie - Le Mans

 

6 mai 2017

 

 

Samedi 6 mai 2017La Fonderie. 17h

Marc Ribot solo

 

Marc Ribot : guitares

 

Cela faisait très longtemps que je voulais voir Marc Ribot jouer en solo. J’avais vu ce guitariste à de nombreuses reprises dans différents groupes. Mais jamais tout seul !

 

Toutefois, je connaissais depuis longtemps  deux de ses albums enregistrés en solo :

 

Marc Ribot don’t blame me (CD DIW 902. 1995)

 

Marc Ribot Silent Movies (CD PI 34. 2010)

 

Ainsi qu’un DVD, toujours enregistré seul :

 

Anaïs Prosaïc : Marc Ribot

La corde perdue / The Lost String

(DVD La Huit 2009)

 

Le blues et des standards américains constituent l’essentiel des mélodies jouées au cours de ces deux CD et du DVD.

 

Mais avant Marc Ribot, j’étais venu assister à la conférence donnée par Philippe Méziat, l’ancien journaliste de Jazz MagazineJazz : mort ou vif. Prévue à 15h30, j’arrivais un quart d’heure avant devant les portes fermées de la Fonderie : la conférence avait été annulée pour être remise à l’année prochaine… J’en concluais, peut-être hâtivement, que le premier terme de l’alternative devait être le bon, selonPhilippe Méziat tout au moins.

 

En tout cas, le concert auquel j’ai assisté démontra tout le contraire. Plus précisément, après le premier morceau chanté par le guitariste d’une voix relativement quelconque…

 

Marc Ribot © Olivier Ledure

 

…, il poursuivit sans chanter pour mon plus grand plaisir et celui d’une assistance extrêmement nombreuse.

 

Et, les blues succédèrent aux classiques américains. J’ai d’ailleurs cru reconnaître don’t blame me parmi ces derniers. Comment pourrais-je qualifier ce concert ? Extraordinaire, formidable, sensationnel… Les mots me manquèrent et me manquent toujours !

 

Après le premier rappel, je pensais qu’il avait terminé sa prestation, mais Marc Ribot n’avait toujours pas utilisé sa plus petite guitare, posée à même le sol… Et, pour le second rappel, il s’en saisit et chanta une chanson qui exprimait sa position : un profond désaccord, vous l’imaginez bien, avec son président fraîchement élu. Là, les applaudissements redoublèrent. Il nous souhaita la non-élection de la représentante du Front National le lendemain. En effet, le concert se déroulait la veille du second tour du scrutin présidentiel français.

 

C’étaient mes commentaires sur le seul concert de l’Europa Jazz qui, à mon sens, valait le déplacement ! C’est très peu… Mais, à mon retour, je trouvais dans ma boîte aux lettres le formidable CD suivant :

 

Elton Dean Quintet Welcomet

CD Ogun 046 2017

 

Ce CD est la réédition augmentée d'un non moins splendide LP.

 

Avec Harry BeckettPaul RutherfordMarcio Mattos et Liam GenockeyElton Dean avait été enregistré live à São Paulo (Brésil) en 1986. C’est à présent le concert complet que vient d’éditer Hazel Miller sur proposition de Marino Dean, la veuve d’Elton. Qu’elles en soient toutes deux remerciées !

 

Olivier LEDURE

16 mai 2017 

 

 

SuPerDoG au New Morning

 

Pour célébrer la sortie d’In The Court of King Crimson, en janvier 2017, SuPerDoG se produit sur la scène du New Morning le 5 avril 2017. Le concert se déroule en deux parties. C’est Ben Rando et son sextet qui ouvrent le bal, à l’occasion de la publication de True Story chez Onde.

 

Ben Rando

True Story

 

Formé d’abord à l’Institut Musical de Formation Professionnelle, puis aux conservatoires de Marseille et de Paris, Rando cofonde en 2006 le quintet Dress Code, avec Yacine Boularès aux saxophones soprano et ténor, Olivier Laisney à la trompette, Simon Tailleu à la contrebasse et Cédrick Bec à la batterie. Ils enregistrent Far Away. Rando tourne également avec la chanteuse Anna Farrow et le groupe pluridisciplinaire, Anyta. En parallèle il compose pour le cinéma, crée le Studio Eole et le label Onde.

En 2016, Rando forme un sextet avec Boularès et Bec, mais aussi la chanteuse Sarah Elizabeth Charles, le guitariste Federico Casagrande et le contrebassiste Sam Favreau. True Story est le premier disque du pianiste sous son nom.

Le New Morning est quasiment plein et la plupart des spectateurs semblent connaître Rando et ses compères, de près ou de loin. Les grincements du parquet, le cliquetis des verres, les éclats de voix, les glouglous… rappellent que le New Morning est un vrai club !

Le programme reprend le répertoire de True Story, avec des compositions de Rando et des textes signés Charles. Le concert commence par deux pièces en trio dans une veine mainstream, héritées de Brad Mehldau (« True Story ») et Bill Evans (« Dandy’s Waltz ») avec des mélodies soignées, des riffs de contrebasse élégants et une batterie dense et efficace. De l’adaptation d’un poème de Walt Whitman (« Clear Midnight ») à « une chanson d’amour [qui] parle du fait que quand on est amoureux nos deux cœurs ne deviennent qu’un » (« One Heart »), les mélodies penchent vers la balade (« Walk Along ») avec des touches pop (« Better Angels »). La rythmique assure une pulsation confortable (« Clear Midnight »), avec des passages qui balancent allègrement (« Sail »). Les contrechants du saxophone et de la guitare mettent en avant la voix et leurs chorus sont inspirés (le ténor dans « Clear Midnight », la guitare dans « Sail »). Le piano joue un rôle central par ses introductions (« Walk Along »), ses accompagnements minimalistes (« One Heart »), ses motifs répétitifs (« Better Angels ») et son phrasé mélodique (« True Story »). Quant à la voix, aigüe, cristalline et aérienne (« Moments »), d’une souplesse indiscutable (« Sail »), elle aurait sans doute davantage de relief si elle était moins amplifiée et réverbérée.

Après cette première partie, dans une veine mainstream avec quelques touches pop, place au rock progressif mâtiné de jazz !

 

SuPerDoG

In The Court of King Crimson

 

SuPerDog est un brass band, avec Florent Briqué à la trompette et au bugle, Guillaume Nuss au trombone, Fred Gardette au saxophone baryton et Christophe Telbian à la batterie. Leur hommage au groupe de rock alternatif King Crimson, In The Court of King Crimson (label L’oreille en friche), est une bouffée radieuse de notes et de rythmes. Le concert est donc attendu avec impatience.

 

 

Le quartet reprend les neuf morceaux du disque, tous tirés des principaux albums de King Crimson : In The Court Of The Crimson KingThe Power To BelieveDisciplineLizard… Dès « 21st Century Schizoid Man », SuPerDog affiche son humour et sa joie de jouer. Les échanges fourmillent et les digressions fusent. « Elephant Talk » regorge d’unissons, de contrechants et autres questions-réponses. La mise en place est exigeante, à l’instar des boucles combinées aux cliquetis rythmiques de « Dangerous Curve », inspiré de la musique répétitive. Comme dans « Indoor Games », les motifs rythmiques – lignes sombres du baryton, contrepoints heurtés de la trompette et du trombone et frappes entraînantes de la batterie – insufflent une vitalité à la musique de SuPerDog qui ne se dément jamais. Les va-et-vient élégants entre les soufflants mettent aussi en relief les belles mélodies de King Crimson (« I Talk To The Wind »). Au grès des interactions et des délires, « Vroom Vroom » passe sans prévenir de la fanfare au free, avec même un détour rigolo par une samba... SuPerDog s’amuse et nous aussi ! Ce Power Quartet allie également puissance et majesté : dans « The Power To Believe », les roulements serrés de Telbian, l’ostinato de Nuss et le riff bouché de Briqué accompagnent un chorus solennel de Gardette. Le blues, avec des touches funky, assaisonne un « Sex Sleep Eat Drink Dream » dansant à souhait. Quant aux techniques étendues, elles s’invitent sur presque tous les morceaux, mais particulièrement dans « Moonchild », qui clôture la soirée en beauté.

 


Si le disque, bourré d’astuces et d’énergie, a déjà marqué plus d’une oreille, le concert met les deux oreilles au diapason ! Le concert de SuPerDog est lumineux.Et tant pis pour les spectateurs qui ont déserté le New Morning après le premier concert de la soirée…



 

Bob HATTEAU

 

 

L’esprit de la danse au Triton

 

Yves Rousseau et Christophe Marguet sont sur les mêmes longueurs d’ondes musicales : ils jouent ensemble dans le quartet de Rousseau, Akasha, depuis la fin du vingtième siècle (hé oui !)… Leur nouveau projet est un quintet qu’ils ont monté ensemble et qui sort son premier opus le 12 mai 2017 : Spirit Dance.

 


Le concert de sortie du disque a lieu le 4 mai au Triton. Outre les co-leaders, le quintet est constitué de Fabrice Martinez (l’ONJ, Chut !, Supersonic…) à la trompette et au bugle, David Chevallier (Standards & Avatars) à la guitare et Bruno Ruder (Ricardo Del Fra, Magma, Radiation 10) au piano et au Fender Rhodes. Rousseau et Marguet reprennent les morceaux du répertoire de Spirit Dance dans l’ordre. Les deux compères se partagent les douze morceaux. La première partie est saisie sur le vif et la deuxième partie écoutée sur disque.

 

 

Le quintet s’appuie sur des mélodies claires (« Funambolo »), soignées (« Bleu nuit ») voire solennelles (« Pénombre », en souvenir des attentats du 13 novembre 2015). Spirit Dance porte bien son nom : les rythmes sont puissants (« Fragance ») et entraînants (« The Cat »). Marguet et Rousseau laissent beaucoup de place à leurs compagnons. Superpositions de voix (« Funambolo »), unissons de la trompette et de la guitare (« Fragance »), ostinatos du Rhodes (« Le vent se lève »), jeu avec les techniques étendues (« The Cat »), riffs robustes de la contrebasse (« Le vent se lève »)… : les interactions sont foisonnantes (« Le vent se lève ») avec leurs lots de chorus lyriques déjantés pour Martinez (« The Cat »), à tendance « guitar hero » pour Chevallier (« Le vent se lève ») et très cinématographique pour Ruder (« Bleu nuit »). Le son du quintet repose sur un mariage subtil entre l’électrique (la guitare, le Rhodes et quelques effets à la trompette) et l’acoustique, soutenu par un volume sonore costaud.


 

Même constatation pour les six autres morceaux : une attention particulière est portée aux mélodies (« Day Off ») et la musique reste dansante. Le quintet associe des ingrédients mainsteam – passage en walking et chabada dans « Light and Shadow » – à des éléments rock (« Charlie Haden »), des touches sud-américaines (« Spirit Dance »), des composants de musique minimaliste (« Marcheur ») et, toujours, ce grouillement des voix (« Fruit frais »). A noter la photo saugrenue qui orne la pochette du disque : un danseur fort et poilu comme un ours court en emportant sur ses épaules une danseuse menue…

 


 

Si la musique du quintet de Marguet et Rousseau est davantage figurative qu’abstraite, elle reste inclassable. En tous cas, très cohérent du début à la fin, Spirit Dance s’adresse autant à l’esprit par ses constructions élaborées qu’au corps, par ses rythmes entraînants.

 

Bob HATTEAU

 

FIN DE SAISON AU

PETIT FAUCHEUX DE TOURS

 

               Un mois de mai consacré aux pianistes plus ou moins légendaires, avec le toujours passionnant Ran Blake qui, à 82 ans tout juste et bien que diminué physiquement, possède sa vélocité légendaire qu’il met notamment au service de trois extraits de films (sous titrés pour l’occasion), dont le Boucher, l’un des classiques de Claude Chabrol (cf. son récent disque "Chabrol noir" paru en 2015). De la musique "Third Stream" s’il faut la cataloguer, sans surprise mais assez agréable à écouter assis confortablement.

 

Ran BLAKE

 

            L’autre tête d’affiche est l’un des pianistes charnière, un passeur du jazz dans la lignée d’un de ses maitres comme Art Tatum, qu’il cite souvent, Steve Kuhn, mais qui se fera (presque) voler la vedette par le batteur Billy Drummond, particulièrement démonstratif mais toujours à bon escient. Rien de révolutionnaire, mais là aussi un bon moment sans se poser trop de questions.

 

Steve KUHN

 

               Mais la soirée la plus intéressante de cette fin d’année a été sans conteste le concert donné par Philippe Torreton accompagné d’Edward Perraud à la batterie/percussions. Le concert étant coproduit avec le Centre socioculturel de Saint Pierre des Corps (ville de résidence d’Edward désormais), le Petit Faucheux avait déplacé son staff pour l’occasion. La salle était pleine pour assister à une performance exceptionnelle, n’ayons pas peur des mots. Le spectacle est désormais rodé, huilé, et les textes d’Allain Leprest éructés, jetés, expectorés, prennent toute leur dimension poétique parfois violente, souvent acerbe, crue, dans la bouche torturée de Torreton. Quant à Perraud, son jeu est totalement fusionnel, en adéquation parfaite avec le cracheur de mots complètement habité. Le disque "Mec" offrait déjà une idée de la beauté de ce spectacle, là il prend vie et forme, paroles et gestes, gestuelle, regards complices, beauté radieuse. Un vrai grand moment de poésie moderne, collant à l’actualité mais aussi à la vie quotidienne de gens, paumés et perdus, éperdument vivants et pourtant si réels. Bravo, les artistes…

 


 

Philippe RENAUD

 

Allain LEPREST

 

            Quelques mots sur le chanteur Allain Lèpres, troisième homme de ce concert même s’il est décédé en 2011 mais tellement présent par la voix de Torréon. Né en 1954, Allain Lèpres a fait un bout de chemin avec Saravan. Deux albums studio sortent de cette collaboration. En 1992 tout d'abord, Lèpres et Richard Gagliano collaborent pour un album, Voce a Mano, d'une qualité rarement égalée dans la chanson francophone depuis l'album Les Marquises de Brel. Minimaliste, l'album repose sur le concept « une voix, un accordéon » et est enregistré en prise directe, sans filet.

            En 2005, il rejoint le label Tacet de Didier Pascals qui produit Donne-moi de mes nouvelles puis les deux albums Chez Lèpres, hommage de ses amis auteurs et chanteurs, avec, lors de la sortie du premier album, en mars 2007, une soirée au Bataclan et, pour le second, en 2008, une soirée au Casino de Paris. Le dernier album, Quand auront fondu les banquises, arrive en 2009. Été 2011, un Lèpres symphonique est en cours de réalisation lorsque son auteur-interprète se suicide.

(source Wikipédia).