CONCERTS ET FESTIVALS

 


MIDI PYRENEES : QUELQUES MOMENTS-CLEFS DE CES MOIS PASSES (part 2)

 

               Je reviendrai plus loin à la programmation du Celtic mais d’abord petit retour en arrière pour parler de l’association Z’ART qui crée des évènements pluriels dans des villages aux alentours de Tarbes. En un an j’ai assisté à trois des cinq actes culturels créés et gérés par Marie Pierre Barret, Pascal Roze, Hervé Dulac et Arnaud Nispola (les deux premières personnes sont des amis de longue date de F. Duscombs et des fidèles de Jazz à Luz !). Lors d’un évènementiel Z’ART rassemble des plasticiens, des sculpteurs, des photographes qui présentent leurs créations lors d’une exposition, des compagnies de théâtre souvent "hors-normes" jouent dans l’après midi et en soirée des groupes musicaux de haute tenue clôturent l’évènement, et comme il y a un lien affectif avec F. Duscombs, le 15 octobre était programmé Nilok (sans D. Zimmermann mais dont la future collaboration était déjà annoncée), puis le samedi 15 avril ce fut le trio de Sylvain Kassap / Julien Touery / Fabien Duscombs, Touery aux claviers électroniques cette fois-ci ; le trio "Huit détours" ce 15 avril a offert au village d’Odos et au public de Z’ART un concert d’une intensité et d’une qualité artistique comme si on était à New York ! Un immense moment de créativité où l’improvisation la plus totale s’est invitée en oubliant le contenu de leur disque.


            Dernièrement, le samedi 10 juin, c’est le trio The End (Heddy Boubaker : basse torturée, Mathieu Werchowski : violon saturé et Fabien Duscombs : batteur aux avant-bras dynamités) qui clôturait la première des deux journées proposées par Z’ART dans le village de Bernac-Dessus. Le trio initialement prévu en salle se déplaça à l’extérieur, à l’air libre ! Avec cette canicule naissante ce fut une excellente initiative pour les musiciens autant que pour les spectateurs. Ce fut comme à l’accoutumée avec The End un concert à l’énergie folle avec en rappel un blues "découpé" assez contenu dans le volume sonore qui, après les dernières notes, vint aider le village à regagner le calme champêtre.


            Quelques jours avant, dans le département du Gers, dans un autre village pas forcément plus grand mais connu, tellement connu, mondialement connu, Marciac, le 27 mai, la salle de spectacle de l’Astrada a programmé dans le cadre de sa saison culturelle (théâtre, chanson, danse et musique) le trio DESIRES de Jeff Ballard. Je ne sais pas grand-chose du batteur Jeff Ballard sauf qu’il joue avec Brad Mehldau et qu’il rêvait de jouer avec Michel Portal ; le trio est complété par Kevin Hayes, un jeune pianiste lui aussi américain qui joue épisodiquement du Fender Rhodes au cours du concert qui, je dois le reconnaitre, m’a beaucoup plu et également ému. Michel Portal sur scène, devant moi (nous sommes au premier rang par le biais d’une invitation d’une amie), Michel Portal, tellement important pour moi autrefois, tellement peu écouté depuis ces vingt dernières années, et puis cette émission de radio il y a deux ou trois ans "Summertime" sur France Inter, Elsa Boublil qui a invité dans une interview Bernard Lubat et Michel Portal et qu’elle va faire jouer en direct depuis le studio. Ce soir-là j’entends un M. Portal qui me semble affaibli et dont le jeu au saxophone soprano et à la clarinette basse a perdu la pureté et la maitrise que je connaissais autrefois ; j’en avais ressenti une énorme peine. C’est dire mon soulagement quand en ce 27 mai à Marciac j’assiste à un concert sublime où je constate que Michel portal est un monsieur âgé, certes, mais qu’il est complètement en vie et totalement habité par la musique jouée ce soir-là ; c’est vrai, il s’assoit de temps en temps quand il ne joue pas mais a, par ailleurs, une véritable énergie visible : il trépigne, il sculpte la musique avec ses bras. Cette présence gestuelle alliée à une sonorité d’une justesse et d’une pureté absolues me permet de recevoir pleinement leur musique même si Jeff Ballard par un jeu de batterie assez lourdingue dans la première partie du concert m’avait un peu agacé, autant que cela avait rendu perplexe Pierre Henri Ardonceau de Jazz Magazine qui, à la sortie du concert en me saluant me dit "J’ai eu un peu peur au début, mais, dis-moi Claude, il ne joue pas de cette façon là avec Brad Mehldau ? Je ne sais pas ! Je ne suis pas très familier de la musique de Brad Mehldau !...


            Voici venu le moment de parler du plus beau (pour moi !) concerts de ce premier semestre. Profitant d’une résidence "Chez Lily" à Germ-Louron, le Celtic Pub de Tarbes présente le 22 juin, lendemain de la fête de la musique (pari osé) le trio Baloni, trio mythique et tant espéré pour moi. Joachim Badenhorst : clarinettes, Franz Loriot : violon, Pascal Niggenkemper : contrebasse. J’avais découvert J. Badenhorst dans "Le 7ème Continent" de Pascal Niggenkemper à Luz en 2016 puis dans un solo à Mulhouse diffusé par Anne Montaron dans son émission "A l’Improviste" sur France Musiques. Toujours grâce à Anne Montaron j’ai pu découvrir Franz Loriot lors d’un concert du quartet "Der Verboten, Der Dritte Treffpunkt". Je ne reviens pas sur l’admiration sans borne que j’ai pour P. Niggenkemper. Voilà, je vois enfin Baloni ! Le concert débute par des traitements sonores électroniques créés par Badenhorst, la musique enfle, enfle, gronde, remplit tout l’espace, le violon et la contrebasse entrent dans un maelström vertigineux, de temps en temps chaque musicien emmagasine des sons dans un dispositif qui sont ensuite restitués par le seul usage des pieds agissant sur des pédales d’effets ; visuellement c’est très étrange, surtout à un moment donné où les trois musiciens en même temps ne jouent que de leurs pieds ! Au cours du concert Baloni n’aura de cesse d’alterner des moments de climats intenses, puissants, déchiquetés à des morceaux sereins dont les mélodies sont d’une bouleversante beauté.


            Vu les liens artistiques qui lient Fabien Duscombs et Pascal Niggenkemper dans le quartet Bedmakers, F. Duscombs occupe la scène en début de soirée pour une première dans sa carrière : le solo absolu où il va exploiter une grande partie de sa technique drummistique qu’il développe au sein de ses si nombreuses et différentes formations. Prestation réussie selon moi, moment particulier pour lui où il s’est surpris lui-même me confia t-il après son solo. Il rejoindra l’espace scénique vers la fin de la prestation de Baloni et le trio deviendra quartet…

            L’univers musical de Baloni est l’exacte illustration de ce que représente pour moi la Free Musique, tout ce que j’attends, tout ce que j’espère, tout ce qui me stupéfie, tout ce qui me touche, tout cela est dans la musique de ce trio, une musique tellement indispensable à ma vie !

 

Claude PLA

 

SCHIPHORST

LE RETOUR!

 

            Nous ne pensions plus revoir ce festival magique situé entre Hamburg et Lübeck, mais après deux années sans, nous y revoilà. Déficits épongés etc, L'avant-garde s'est refait une santé. On arrive à quatre heures du matin pour voir le soleil se lever sous les nuages, puis nous faisons connaissance avec la nouvelle équipe sur-motivée et très féminine sous la direction (?) de Jeanne-Marie Varrain, fille des précédents "chefs". Déjà vers midi on aperçoit des têtes connues venues de divers coins d'Allemagne, Suède, Norvège, France. Les anglais sont moins nombreux cette années, ne savaient-ils pas que c'est relancé? En fait quand on est déjà venu à Schiphorst, on y revient; pour ma part je n'ai rien manqué depuis 2005; le prochain festival sera en juin 2019, un an sur deux semble être le nouveau choix. Peu de stars y sont venues, mais quand même on se rappelle du triomphe du duo Chadbourne & Jim Carl Black, lequel Jimmy est décédé moins d'un an après... Chris Cutler (dont Improjazz narre les aventures depuis quelques numéros) est lui un habitué; il déclare que "tout festival devrait être comme ça", confrères prenez notes...

 

FAUST – photo Olivier COIFFARD

 

            Le festival se passe toujours chez Jean-Hervé Péron, musicien du groupe faUSt, la capacité maximale est d'environ 350 personnes, le tout à un tarif défiant toute concurrence, camping et commodités compris. Il y a deux salles pour les concerts, plus l'Annexe, qui est une petite salle (100 places) où le programme se décide au dernier moment par les musiciens volontaires qui y font des rencontres improbables et où il y a eu des merveilles. C'est là que s'était formé un quartet improvisé par Geoff Leigh, Yumi Hara, Chris Cutler et John Greaves qui deviendront Artaud Beats parce qu' Hard to beat était suspicieux...Il y a aussi Uwe Bastiansen qui chaque année nous émerveille avec son groupe à géométrie variable Stadfishflex. Uwe Bastiansen est carrément un génie, il réside à Hamburg mais c'est un génie même si ce terme est trop souvent galvaudé, j'insiste et j'affirme. Il est guitariste et un peu beaucoup d'autres choses; il avait fait le concert final du dernier festival, 2014, en proposant au public de danser avec des grandes marionnettes sur une musique délirante; ce fut grandiose. Cette année 2014 Stadfishflex comprenait entre autres Zappi Diermaier (faUSt), deux échappés d'Einsturzende Neubauten, une faiseuse de barbe-à-papa, Maxime Manac'h (faUSt), le toujours présent norvégien Ronny Waernes.

 

            Cette année le final fut fort en émotions, c'était Half the Sky, groupe anglo-japonais qui rejouait la musique de feue-Lindsay Cooper. Sous la direction de Yumi Hara, piano et harpe, se produisaient Dagmar Krause, chant, le bassiste Misuru Nasuno, la chanteuse et joueuse de koto Miwazow, la bassoniste et saxophoniste Chloe Herington, le sax-clarinette virtuose Wataru Ohkuma et le batteur Chris Cutler qui, lui a joué avec Lindsay Cooper une quinzaine d'années dans les groupes Henry Cow, David Thomas & the Pedestrians et autres. Public conquis bien sûr, on attend le cd pour Noël, joyeux! Les compositions de Lindsay Cooper étaient là réarrangées de façon plus actuelle et pas à la façon d'un juke-box, sublimées e t très impressionnantes.

 

            On a eu aussi un duo-tuerie par Makoto Kawabata et Geoff Leigh, magie et féerie du vendredi soir. Etait présent dans le festival le percussionniste Morihide Sawada, originaire d'Osaka où il réside toujours en alternance avec Berlin. Ce mec joue à Schiphorst depuis des années (on se souvient de concerts avec, entre autres Cathy Hayden ou l'ondiste Nathalie Forget) et il est évident qu'il rejouera encore dans ce festival, sinon je tue mon voisin et les vôtres. Cette année, duo assez méditatif sur un film fait par son camarade Harada, encore un triomphe. Rivé devant sa caisse claire on se dit qu'il va refaire ce que l'on connait, et paf, encore une surprise de celles que l'on souhaite encore et encore. En extérieur on a vu aussi un trio composé d'Aymeric de Faramond (flutiste et pilier du festival), Morgan Péron et Laurence Louisfert qui nous ont fait rêver avec beaucoup de boules de feu, à revoir eux aussi. Il y eut aussi cet inoubliable set court à l'Annexe par Maxime Manac'h (vielle à roue), Amaury Cambuzat (faUSt et Ulan Bator, guitare), Sawada et le bassiste californien Braden Diotte, une demi heure seulement mais tout était renversant! A quand un cd? Je ne peux oublier les passionnants électroniciens d'Abfahrt Krokette. Un grand salut au batteur norvégien Lars Nicolaysen qui est aussi présent depuis des années, venu du cercle polaire où il s'occupe du festival Nodutgang à Bodo fin octobre sous la neige, percussionniste d'exception. Hi Lars! Si vous pouvez voir son groupe Blaakraft (youtube)...


Makoto KAWABATA – photo Olivier COIFFARD

 

Quand à Psyksik Tortur  j'ai trouvé leur set très bon, mais trop long, dommage c'était bien engagé. faUSt a joué comme d'habitude le samedi soir. Outre le fait que le festival est chez leur bassiste-chanteur-trompettiste-etc, Jean-Hervé Péron / Art-errorist qui est aussi présentateur hors pair, multilingue, il est partout et arrive à régler tout avec une équipe parfaite. Ce soir faUSt était Zappi Diermaier, Maxime Manac'h, Geraldine Swayne, Amaury Cambuzat, Art-errorist et en invité Braden Diotte; ils ont joué surtout des morceaux du nouveau cd Fresh Air (bureau b, label) et évidement un triomphe, normal, logique, wunderbach. Ce cd a été enregistré lors de la tournée du printemps 2016 aux USA (aussi en studios us); sur scène le groupe n'utilise plus de tronçonneuse, de bétonnière et autres dangers permanents. Sur le morceau Chlorophyl, les paroles trilingues font tilt. "allons enfants de l'anarchie, notre jour de jouir est arrivé" qu'il a fallu que je traduise à des anglais et norvégiens en leur expliquant le rapprochement d'avec notre Marseillaise, fous rires garantis. En 2016 aux USA faUSt devait jouer avec Tony Conrad qu'ils avaient rencontré dès 1972 puis en 1996 et 2009, hélas Tony est mort quelques jours avant.... A deux cents mètres du festival se tenait un cinéma l'Albertorium (des années durant je suis passé devant sans le remarquer) où j'ai pu voir l'excellent film "completely in the present" fait par le yankee Tyler Hubby; des œuvres de Conrad avec LaMonte Young, Charlemagne Palestine (qui triompha en solo à Schiphorst), John Cale et bien d'autres, ce film est un must, un vrai documentaire comme on en souhaite d'autres. Je me rappelle avoir vu Bornzero, mais mon souvenir est vague.

 

J'ai vu aussi le groupe suédois de Malmö, Octopus Ride qui jouait sans son batteur retenu pour drame familial, mais ses compères avaient amené des samples et enregistrements des ses parties; musique très agréable d'un quartet violon, guitare, chanteuse-trompettiste et un bassiste costaud, set très pro d'un groupe qui a déjà quelques années au compteur, à revoir. Si la météo n'a pas toujours été digne de l'arrivée de l'été, le festival est au top avec sa nouvelle administration. On ne félicitera jamais assez Carina Varrain du boulot qu'elle fait depuis le premier festival; il se trouve qu'elle n'a jamais pu voir un seul concert en entier, mais on a bien mangé. On est reparti le lundi matin la tête bien dans les étoiles, mais rencard en juin 2019.

 

Alain CHAUVAT

 

 

GENT JAZZ FESTIVAL

 

            Jusqu’en 2016, le festival de Gand se répartissait sur deux semaines, l’une jazz l’autre pas ou peu. Les choses ont changé cette année, avec une nette tendance à développer des musiques qui n’ont que peu à voir avec celles qui nous occupent ici, Archive, Grace Jones, etc. Quelques journées concentraient néanmoins davantage de musiques syncopées.

 

C’était le cas le 8 juillet. Thomasz Stanko (tp), Enrico Rava (tp), Giovanni Guidi (p), Ruben Rogers (b) et Gerald Cleaver (dm), trop discret : de la belle ouvrage, mais dans les limites d’un jazz un peu académique que ne viennent que trop rarement secouer les poussées de fièvre du trompettiste italien, bien que les subtilités du pianiste ne soient pas non plus négligeables.


Ray ANDERSON

 

Ça fait plus de quarante ans qu’ils jouent ensemble, et leur plaisir à le faire n’est pas émoussé. Porté par un excellent rendu sonore, merci à l’équipe du festival, BassDrumbone a donné un concert réjouissant. Il y a peu de trios en jazz contemporain qui aient réussi à obtenir une telle identité collective (autre exemple, le regretté trio Motian / Frisell / Lovano). La musique alterne composition et improvisation sans que l’une gêne l’autre. Le ton va de la gouaille (on pense alors à Charles Mingus) jusqu’à l’expérimentation libre. La contrebasse de Mark Helias sait apporter à la fois un soutien terrien (merci Mingus, là encore) et des zigzags créatifs. Le trombone de Ray Anderson a retrouvé une bonne part de la vélocité qu’il avait dans les aigus, altérée à la suite de la paralysie faciale qui l’avait frappé au milieu des années 80. On imagine à peine tout le travail que ça a dû lui demander pour revenir à ce niveau. Avec une amplitude de registre incroyable, il travaille une pâte sonore tour à tour grumeleuse, ronde, aigüe, cuivrée, qui fait beaucoup pour l’intérêt constant que suscite l’écoute du trio. Quant à la batterie peu orthodoxe de Gerry Hemingway, elle réussit l’équation impossible entre une efficacité rythmique constante et un jeu toujours libre, convulsif, donnant la double impression d’être retenu et lâché à la fois. Quel trio !

            Il était prévu que McCoy Tyner joue peu, et qu’il soit remplacé alternativement au sein de son trio, pour le reste de son concert, par deux autres pianistes, Craig Taborn etGeri Allen. Le décès de Geri Allen, survenu le 27 juin, a changé la donne. Avec émotion, Craig Taborn prend le micro et rend un vibrant hommage à celle qui fut une des rares pianistes à avoir joué avec Ornette Coleman. Craig commence le concert par une composition de Geri, puis il interprète McCoy avec sa rythmique, Gerald Cannon (b), Francisco Mela(dm), réussissant à évoquer le compagnon de route de John Coltrane sans le copier, avec des envolées dans l’aigu tout à fait personnelles. Le premier accord plaqué à la main gauche par McCoy Tyner donne le frisson. On l’y reconnait tout entier. Il faudra hélas s’en contenter, la paralysie partielle de sa main droite l’empêchant de placer son jeu aux bons endroits. Triste !

 

  Mark HELIAS


Gerry HEMINGWAY

 

            Conçu comme la bande-son d’une bande dessinée de science-fiction (*), le projet Emanon réunit à Gand le fidèle quartet de Wayne Shorter (ss, ts) avec Danilo Perez (p) JohnPatitucci (b) et Brian Blade (dm) et le Casco Philarmonic, dirigé par Clark Rundell. Commencé sans l’orchestre philarmonique, le début du concert permet de s’assurer de l’excellente tenue du quartet, qui existe depuis dix-sept ans, avec une complicité qui permet au saxophoniste d’intervenir avec beaucoup de liberté et toujours à-propos, pour des chorus souvent courts mais incisifs. S’installant ensuite sur scène, le Casco Philarmonic ne joue pas les seconds rôles. Disons qu’on est plus près ici du Skies of America d’Ornette Coleman que du Charlie Parker with strings de 1950. C’est souvent le Philarmonique qui prime sur la partition de Wayne Shorter, contemporaine et très touffue, dans laquelle vient se lover parfois l’étincelant quartet.

 

(*) La bd de Randy DuBurke (Marvel, DC Comics) devrait paraître en même temps que le prochain cd de Wayne Shorter, ou y être intégrée.

 

Claude COLPAERT