Alain RELLAY

 

LA BETE A BON DOS – NOTES A  BELLE ILE 2004 – photo Gérard ROUY


Alain RELLAY au ténor 

Alain Rellay est décédé dimanche 11 février 2018.

"Alain Rellay nous a quitté à un âge raisonnable et plusieurs vies bien remplies - dont il serait difficile de rendre compte entièrement... Elles furent pleines de compositions, de laines et de tricots, de modes musicaux improbables à la base d'une pédagogie - certaine de son efficacité - pour apprendre l'harmonie sans peine, de spectacles, de disques, d'un livre : « La Balustrade », de rigolades et de soudaines absences pour raisons professionnelles.... non musicales...

Il s'était éloigné depuis quelques années du chaudron infernal décidément trop chaotique pour lui, trop libertaire peut-être où il avait décidé de ne pas faire de surenchère par rapport aux grandes prises de parole véhémentes - lui qui a toujours été du côté de la négociation pateline...

Il a préféré les formules d'orchestre qu'il a suscitées lui-même (entre autres : La Bête à bon dos...), des projets de ciné-concerts très graphiques ou des associations restreintes (avec Patrick Vollat, avec Lucia Recio « Torero loco »..). Avant cette fin ci, il a laissé vivants de très beaux thèmes joués et rejoués par la Marmite Infernale qui en a fait des tubes, en concerts ou en spectacles.

Nous garderons de lui sa musique - heureusement enregistrée -, le souvenir d'une certaine indépendance réaliste et celui d'un compagnon qui poussait jusqu'au bout l'art de faire qu'en fin de compte tout se passe bien...

Salut Alain, beau parcours !"

Christian ROLLET


ALAIN

- Hot club de Lyon1977... je t’entends encore au ténor ! Je croyais entendre Hank Mobley !

 

- Dis- donc, ça te dit de venir jouer avec nous ? On va monter un big band... on l’a déjà baptisé la Marmite infernale... si ça te branche, pour le coup, rejoins-nous ! On va aussi créer une asso...

 

- J’aurai toujours le flash de ta conférence au cours d’une nuit Arfi sur le catalogue des laines Pingouin !!! Sérieux comme un pape, les jambes croisées, avec, aux pieds, des grosses pantoufles en forme de pattes de chat ! Derrière toi circulaient les musiciens illustrant ta tchatche imperturbable ! Miaou miaou miaou !!!

Alors, pour tout le monde tu es devenu notre « Gros Chat »

 

- Autre image inoubliable : tu diriges la patrouille, tous en petite foulée, en chantant «cerisiers roses et pommiers blancs...» dans le spectacle LES HOMMES (il y a vingt ans, au moins !)

Ciao Alain."

Jean BOLCATO