l'auteur

 Fils de paysans bretons, Jean Aubin est au milieu de ses études universitaires quand est publié, en 1972, le rapport du Club de Rome, "Halte à la croissance", qui fait grand bruit.

La question ainsi soulevée du devenir du monde l'atteint profondément ; elle ne cessera plus de le tarauder.

La même année, les paysans du Larzac entrent en résistance contre l'extension du camp militaire. Leur résistance non-violente est accompagnée par la Communauté gandhienne de l'Arche de Lanza del Vasto.

 Ces deux événements se répondent :

Le premier pose la question pratique du devenir de l'humanité, lancée dans la course à la société de consommation.

La philosophie gandhienne, que l'auteur découvre à l'occasion de cette action de l'Arche au Larzac, propose une alternative, par la recherche active d'une simplicité volontaire du mode de vie.

 A l'issue de ses études, il enseigne trois ans comme maître auxiliaire. Recherchant une orientation de vie en accord avec ses convictions, il fait une année de formation en horticulture, travaille deux ans comme ouvrier agricole, avant de s'installer en maraîchage biologique.

Mais, confronté aux difficultés inhérentes à l'agriculture, ainsi qu'à l'inorganisation, à l'époque, du commerce du bio, il reprend l'enseignement après quelques années, passe le Capes et l'agrégation.

Aujourd'hui, il enseigne les maths en classes préparatoires (math sup).

 C'est en lisant "l'Équation du Nénuphar" –ouvrage dans lequel Albert Jacquard aborde la question fondamentale de l'impasse de la croissance infinie dans un monde fini– qu'il éprouve le besoin de reprendre par écrit ce thème et de le développer, afin de clarifier ses propres interrogations sur l'avenir du monde, et de participer à la prise de conscience nécessaire.