-l'extrême droite et le syndicalisme


L’HIS CGT de la région mantaise a organisé une conférence débat

le mercredi 11 avril 2012 à 15h à l’Union Locale CGT ayant pour thème:
l'extrême droite et le syndicalisme.
 
Après une brève introduction de Jean-Luc Vignault et un exposé de Roger Colombier (résumé ci-dessous), un riche débat s'est instauré parmi les participants.
 


  1. Bref historique de l’extrême droite :

Début en réaction contre la Révolution française, par les armes, hors de la France et à l’intérieur: contre le drapeau tricolore, pour la monarchie de droit divin (un chef pour le peuple), ultra-catholique; mouvements nationalistes en Vendée, en Bretagne et en Corse.


Deux idéologues: combattants par les armes contre la République et par leursécrits: Louis de Bonald (1754-1840) et Joseph de Maistre (1753-1821). Pour le drapeau blanc du roi et de Dieu, pour une société d’ordres et catholique; L’homme chef de famille. Femme bonne épouse et mère au foyer. Bienfaits de la terre. Contre la déclaration universelle des droits de l’Homme. Contre le divorce.


1882, s’ajoute l’antisémitisme avec la Ligue des Patriotes de Paul Déroulède: le Christ a été donné aux Romains par les Juifs. 1929, crise boursière internationale: anti-étrangers coupables de la crise et prennent la place aux nationaux.


Moments forts de l’extrême droite française:

  • La Restauration avec Louis XVIII et surtout Charles X (Chambre des députés introuvable et plus royaliste que le roi; 19 opposants sur 430 députés).

  • Le Boulangisme avec le général Boulanger, ministre de la Guerre ; députés boulangistes à la Chambre; le coup d’état échoue.

  • L’affaire Dreyfus, capitaine juif accusé de trahison avec l’Allemagne. Le livre La France Juive tiré à 1 million d’exemplaires en 1899. Dreyfus gracié en 1899 mais n'est réhabilité qu’en 1905.

  • 6 février 1934, marche sur la Chambre pour la renverser. Action française de Charles Maurras et les Croix de feu du colonel La Roque

  • La Cagoule, payée par le Comité des Forges: attentats, meurtres…

  • Parti social français (1936-1940)

  • L’Etat Français et le maréchal Pétain. Travail, famille, patrie et collaboration avec Hitler.

  • Le poujadisme et l’UDCA. 11, 5% législatives de 1956. Le Pen député avec 51 autres.

  • L’OAS

  • Le FN 5 octobre 1972 fédère tous les mouvements d’extrême droite avec comme chef Le Pen


  1. L’extrême droite et le mouvement syndical.

Avec le suffrage universel, pour conquérir le pouvoir, l’extrême droite compte sur le mouvement syndical. Le social, une constante dans les programmes. Mein Kampf d’Hitler: le premier chapitre sur le social. Reprise de toutes les constantes: ultra-catholique, nationaliste, un chef, antisémite et anti-immigré, contre la république.

1er avril 1902, Fédération nationale des Jaunes de France ou droite prolétarienne. Contre les syndicats rouges, la grève et l’affrontement avec le patronat. Slogan dès mars 1902 : Patrie, famille, patrie. Financement par les industriels et les monarchistes.

Après 1945, Confédération générale des syndicats indépendants (CGSI) opposée aux nationalisations et au programme du CNR; décembre 1974: Confédération française du travail, se dissout et adhère à FO. Aidée financièrement par le patronat.


  1. Le FN et le syndicalisme:

Création octobre 1972; travail de masse par réseaux ou associations actives: cercle national des pré-retraités et retraités, anciens combattants, Paysan national, Mouvement pour un enseignement national, le Travailleur français, locataires.

Entrisme dans les syndicats, dans la CFTC, cela n’aboutit pas. Création en 1996 de syndicats FN: pénitentiaire, RATP, transports lyonnais et justice. Action en justice CGT-CFDT. Cour de Cassation en 1997: annulation des syndicats.

Prud’homales 1997: 132 listes dans 34 départements, 5,91%, plus de 10% à Mantes-la-Jolie, Salon de Provence et Villefranche-sur-Saône. Liste FN dans collège employeurs. Des élus. Action juridique CGT et SAF. En 1998 la Cour de Cassation annule l’élection des conseillers.

Entrisme dans la CGT et la CFDT: riposte vigoureuse des 2 confédérations, exclusion des syndiqués et des syndicats en 2010.


 
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