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Site de Michel Dessaigne, écrivain

Quoi de commun entre l'envahissement de l'Arctique par les cargos, l'effacement d'une culture multimillénaire en Anatolie du fait des barrages et la confiscation de l'identité mosellane pendant l'annexion allemande, thèmes abordés dans mes romans ?

Chaque fois, j'ai senti plusieurs convictions s'affronter: passé, progrès, identité, ouverture au monde... Pourtant, en dernier ressort, les "bons choix" me semblaient guidés moins par une "vérité" difficile à discerner que par l'engagement responsable des personnages. En fait, dans la plupart des situations, chacun savait. Quant à réagir...




Qui suis-je?


"Sces-Po, philo à la fac de Nanterre, gestion à Dauphine"  ou encore "tel poste au sein d'une grande entreprise, d'une banque d'affaires, à l'Université". 

Voilà, certes, une manière de se présenter!


Il en existe une autre : les engagements personnels. 

Lontemps, je me suis engagé pour la défense des "whistleblowers", les lanceurs d'alerte professionnelle, ces gens qui ont le courage de dénoncer (au péril de leur carrière) des  pratiques nuisibles à leur entreprise ou à l'environnement. J'ai milité également pour l'évolution des systèmes de protection sociale et de santé, pour l'élaboration d'une charte des responsabilités au sein du Forum éthique et responsabilités, pour l'engagement de l'Université en faveur de l'environnement, pour la promotion de l'investissement responsable, celui pour qui l'argent ne doit pas servir à faire n'importe quoi. 

Avec des fortunes inégales bien sûr ! Mais avec le sentiment profond que chacun peut, à son niveau, se sentir RESPONSABLE. Cela m'a donné envie de prolonger l'exercice d'écriture. Plus seulement pour des rapports, des ouvrages académiques, quelques livres de vulgarisation sur des thèmes professionnels. Mais pour le plaisir. 

La littérature est une autre manière d'exprimer notre sensibilité. Et le thème de la responsabilité est  l'un des plus séduisants, des plus riches parmi ceux que j'ai rencontrés.

Pourquoi "Histoires responsables?"

Quel que soit le thème abordé, l'écrivain reste responsable vis-à-vis de son lecteur, de ce qu'il peut lui transmettre, responsable vis-à-vis de l'histoire qu'il raconte, des personnages, des événements dont il a transposé la vérité. 

J'ai particulièrement éprouvé ce sentiment en écrivant "Ombre de vies, le destin d'un Malgré-Lui mosellan". J'avais envie de faire partager une histoire passionnante quoique dérangeante. Mais il n'existait pas de "bonne façon" de présenter les choix des personnages malmenés par la guerre. A chaque pas, j'avais le sentiment d'indiquer "le bon côté" du destin où le héros aurait dû se situer. Combattant "malgré lui" ou résistant?Je craignais de juger de sa responsabilité...et, par-là même, de hasarder indûment la mienne.