L’année où il n’y a pas eu d’été (1816)
Quand le climat bouleverse le Québec et Montréal
La résidence Rosemont Les Quartiers, 5200 rue Molson.
Conférencier: Alexandre Gagné
En 1816, un phénomène exceptionnel frappe le Bas-Canada : un été qui n’arrive jamais. Des gelées en plein mois d’août, des récoltes détruites, des villages entiers menacés par la famine… et une population qui lutte pour survivre. À des milliers de kilomètres d’ici, l’éruption du volcan Tambora, en Indonésie, a déclenché un refroidissement mondial dont Montréal, la vallée du Saint-Laurent et les paroisses environnantes subiront de plein fouet les conséquences.
À travers cette conférence immersive, Alexandre Gagné nous fait revivre l’un des épisodes les plus marquants, mais aussi les plus méconnus de notre histoire. S’appuyant sur des sources d’époque, il raconte la crise à travers des témoins privilégiés.
Cette rencontre nous transporte au cœur d’une époque où Montréal devient un refuge, une plaque tournante d’approvisionnement, et un lieu de solidarité face à un bouleversement climatique mondial.
Alexandre Gagné est diplômé en histoire de l’Université du Québec à Rimouski. Auteur de plusieurs articles dans des revues d’histoire régionale, il a publié quelques ouvrages à compte d’auteur, comme Faits divers du Bas-Saint-Laurent, Meurtres à Rimouski et une Chronologie de Montréal.
Après avoir œuvré en communication et comme chargé de cours, il se consacre aujourd’hui au partage de l’histoire.
Une histoire des transitions énergétiques à Montréal au 20e siècle
La résidence Rosemont Les Quartiers, 5200 rue Molson.
Conférencier: Clarence Hatton-Proulx
La ville énergivore retrace l’histoire de la dépendance urbaine moderne envers des sources d’énergie extraites loin des villes et transportées par des infrastructures technologiques sophistiquées. À travers le cas de Montréal au 20e siècle, métropole énergivore d’un pays énergivore, ce livre raconte le déclin du bois et du charbon, autrefois manipulés physiquement pour le chauffage et la cuisson. Ils sont remplacés par l’hydroélectricité, le gaz naturel et le pétrole, distribués par des réseaux invisibles qui ont alimenté la consommation débridée d’énergie typique de l’après-guerre. Clarence Hatton-Proulx porte notre regard sur les espaces concrets où l’énergie en ville est entreposée, transformée et consommée : les cours à bois et à charbon, les stations-services, les raffineries de pétrole, les appartements et les bungalows de l’île de Montréal. Il analyse les tensions entourant la transition à travers une étude fine de différents acteurs historiques, des locataires aux professions de l’urbain.
Résonnant fortement avec l’actualité, ce livre montre comment l’invisibilisation de l’énergie en ville a participé à façonner une culture énergétique de l’abondance. Bien que synonyme de confort et de justice sociale, l’ébriété énergétique a entraîné des changements climatiques planétaires.
Clarence Hatton-Proulx est chargé de cours en histoire à l'Université de Montréal. Il travaille sur l'histoire des transitions énergétiques, de la gestion des déchets et de la désindustrialisation à Montréal.
Portrait d’un homme politique controversé : Charles Wilson (1808-1877), 1er maire de Montréal élu au suffrage direct
La résidence Rosemont Les Quartiers, 5200 rue Molson.
Conférencière: Joanne Burgess
Charles Wilson (1808-1877) était un important homme d’affaires et homme politique montréalais, connu aujourd’hui surtout comme maire de la métropole entre 1851 et 1854. En 1852, il fut le premier maire de Montréal élu au suffrage direct par les citoyens alors autorisés à voter. Son succès politique et sa popularité furent toutefois éphémères. En effet, gouverner Montréal pendant les années 1850 posait d’énormes défis. Dans une ville marquée par d’intenses conflits religieux et ethniques, Charles Wilson devient rapidement une figure polarisante.
Cette présentation examine la vie de Charles Wilson, en explorant ses origines familiales, ses entreprises commerciales et, surtout, sa carrière politique. Une attention particulière est portée à l’époque où il occupa le poste de maire ainsi qu’aux défis auxquels la ville fut confrontée au début des années 1850. Il s’agit d’une période fascinante et exceptionnellement riche de l’histoire de Montréal, et c’est avec plaisir que je la partagerai avec vous.
Joanne Burgess est professeure émérite au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal. Elle est une spécialiste de l’histoire socio-économique et urbaine du Québec et du Canada. Jusqu’au printemps 2025, elle a dirigé le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal, une équipe de recherche en partenariat qu’elle a fondée en 2006. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire du Vieux-Montréal et du canal de Lachine, aux mouvements migratoires des campagnes québécoises vers la métropole au 19e siècle, ainsi qu’à l’évolution de la boulangerie urbaine. Ses réalisations témoignent de recherches fondamentales et appliquées, souvent menées en partenariat avec des acteurs du milieu, et de leur diffusion au moyen d’un éventail de médias. Ses travaux ont été récompensés, notamment par le prix Acfas André-Laurendeau 2015 et l’Ordre de Montréal. Depuis 2017, elle siège à la Commission de toponymie du Québec.
Les conférences se tiennent uniquement en salle. En général le premier dimanche du mois à 14 h. d'octobre à mai.
L'inscription et le paiement en ligne est fortement recommandé.
Les activités sont gratuites ou payantes (5 $) selon le type d'adhésion choisi.
Pour les non-membres le tarif des conférences est de 10 $.