Teilhard de Chardin en Chine (1923-1940)

Teilhard de Chardin en Chine. Correspondance inédite (1923-1940)

Correspondance commentée et annotée par Amélie Vialet et Arnaud Hurel


Au début du XXe siècle, si la Chine demeure encore largement une terre vierge pour les explorateurs occidentaux, elle fascine également les chercheurs. Qu’ils soient géographes, géologues, paléontologues ou préhistoriens, tous savent que de formidables découvertes restent à y faire. Suédois et Américains font rapidement le voyage vers l’Empire du Milieu. Mais ce sont des chercheurs français qui, sur le terrain, vont écrire les plus belles pages de la découverte du paléolithique de Chine, des premières industries lithiques à l’étude du gisement de l’homme de Pékin.

Pendant presque vingt ans, l’un d’entre eux, Pierre Teilhard de Chardin, va parcourir des milliers de kilomètres dans les campagnes et déserts de Chine à la recherche des premiers hommes. Aujourd’hui essentiellement connu par ses écrits spirituels et philosophiques, il ne faut pas oublier que le père Teilhard a été, d’abord, un grand savant, l’élève du célèbre professeur Marcellin Boule, et qu’il a accompli une carrière scientifique de premier plan. En tant que paléontologue et géologue, c’est lui qui a permis d’ouvrir des voies, alors encore inconnues, de la préhistoire de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

De 1923 à 1940, tout au long de ses multiples séjours en Chine, P. Teilhard de Chardin a décrit à son maître, resté dans son laboratoire du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, ses explorations et ses découvertes. Chacune de ses lettres, au-delà de sa valeur scientifique intrinsèque, renvoie à ce que Victor Ségalen appelait ses « moments chinois ». écrite d’un campement du Gobi, des rives du Fleuve Jaune ou à bord des véhicules de la Croisière Jaune, toutes sont le reflet d’une formidable épopée. Véritable journal de bord d’un savant, cette correspondance se révèle tout autant l’écho d’une extraordinaire aventure humaine, la découverte d’un pays prodigieux.


Teilhard de Chardin en Chine. Correspondance inédite (1923-1940), Correspondance commentée et annotée par Arnaud Hurel et Amélie Vialet, Paris, Éditions du Muséum-Edisud, 2004, 288 p.
Ce livre est généralement épuisé. Des exemplaires sont encore disponibles auprès de la Fondation Institut de paléontologie humaine.