Le décor de théâtre dans l'histoire des arts

Le décor est l'ensemble des éléments de la scène, de l'espace et des accessoires qui servent de cadre à une représentation théâtrale, comprenant des moyens à la fois techniques et artistiques mis en œuvre pour représenter ou évoquer le lieu où se déroule l'action.

L'ANTIQUITE (grecque et romaine):

Dans l'antiquité, le théâtre est un espace « à ciel ouvert ». Le décor est principalement constitué d'un mur qui se dresse derrière la scène. Ce mur est percé de trois portes : au centre, la porte par laquelle apparaissait l'acteur principal, de chaque côté, une porte latérale pour les personnages secondaires. Un décor peint sur une toile peut y aussi y être accroché.

Dans le théâtre antique, les décors sont codifiés en fonction du genre de la pièce:
- Pour les tragédies, les décors représentent de grands édifices avec des colonnes et des statues : la façade d'un palais.
- Pour les comédies : une place devant des maisons.
- Pour les satyres : des lieux champêtres avec arbres et rochers, cavernes ou bord de mer.


Les Romains inventent plusieurs machineries qui créent des effet spectaculaires. Ainsi, ils utilisaient des trucages, des grues, des trappes pour faire apparaître et disparaître les acteurs.


Les Romains inventent plusieurs machineries qui créent des effet spectaculaires. Ainsi, ils utilisaient des trucages, des grues, des trappes pour faire apparaître et disparaître les acteurs.

 


LA RENAISSANCE


À la Renaissance, le théâtre évolue vers des représentations de plus en plus sophistiquées. La scène devient un tableau vivant où les acteurs, les artistes et les machinistes poursuivent le même objectif : proposer une imitation de la réalité, d'un évènement.


La plupart des décors sont faits de grands panneaux peints, qui représentent des bâtiments urbains. Ils sont dessinés selon les lois de la perspective : chaque élément architectural est construit en fonction du point de fuite, et respecte les règles de proportionnalité.

Une seconde catégorie de décors sont, eux, constitués par des systèmes, des machines, destinées à produire des effets spectaculaires.




DU XVII° AU XVIII° SIECLE

Tout au long du XVII° siècle, les techniques de décoration se perfectionnent et la scène s'enrichit progressivement de dessous, de cintres, de panneaux coulissants et de rideaux, de changements à vue. De nombreux traités de scénographie sont écrits et une école française de scénographie est créée.


Au XVIII° siècle, des mutations importantes se produisent : plusieurs artistes appliquent l'art baroque à l'espace scénique. Élaborant des décors plus complexes, ils en pultiplient les lignes de fuite, explorant une nouvelle liberté du regard en ne soumettant plus le spectateur à un point de vue unique, qui était la règle auparavant, et privilégiant les changements de décors.


Vers la fin du XVIII° siècle, les théâtres commencent à s'agrandir et les techniques deviennent plus sophistiquées encore. Seuls les problèmes liés à l'éclairage persistent : les bougies sont difficiles à contrôler et les lampes à pétrole répandent une odeur désagréable, tandis que la fumée ou les émanations diminuent l'intensité lumineuse. 











L'eccyclème

C'était un dispositif ingénieux qui permetait, à l'aide d'une sorte de grue, de faire descendre du ciel les personnages qui incarnaient des dieux sur la scène, par exemple pour résoudre les conflits des hommes
 


Le Periacte:

C'était un prisme triangulaire pivotant sur un axe vertical dont chacune des trois faces possédait une décoration différente
 




 La « scène d'Orphée » est un mécanisme crée par Léonard de Vinci
Un décor A était représenté sur le dôme. Grâce à un système de poulie, le dôme s'ouvrait en deux, laissant apparaître un deuxième décor (B). Le mouvement des deux dômes pouvait également  emmener des acteurs et la plate-forme faire apparaître de nouveaux personnage.







P.J.Loutherbourg: 
Scpectacle de L’Eidophysikon

Le décor était constitué par cinq peintures montées sur rouleaux, qui défilaient en fonction des scènes . De la musique (clavecin) et des effets sonores accompagnaient ce décor : grondements de tonnerre, mugissements ou bruits surnaturels. 
De plus, Loutherbourg utilisait  des filtres lumineux montés sur des lampes à huile  pour suggérer le lever du soleil, les éclairs d’un orage,  ou le rougeoiement d’un lac de feu.

Comments