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Face au destin



Debout dans le grand vent 

Qui couche l’herbe verte 

Humant à pleins poumons 

L’odeur des frais labours 

Je marchais lentement 

Tous mes sens en alerte 

Fixant à l’horizon 

Le lent déclin du jour 


Le soleil rougeoyait 

Mêlé de bleu turquoise 

Et quelques filaments 

De nuages épars 

Que le vent balayait 

Semblaient lui chercher noise 

Augmenter ses tourments 

Au moment du départ 


Plongé dans mes pensées 

J’imaginais l’endroit 

Où mènerait ta route 

Mes rêves insensés 

Laissaient comme un grand froid 

Un grand vide, un grand doute 


Pourquoi chercher encore 

La clé de l’inconnu 

Au moment de nos rides 

Nous avons le grand tort 

De trop rêver aux nues 

Quand la mort se décide. 





Bruxelles, le 17.01.2000 à 17.20 heures. 

Pierre MANCHE.
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