Lettre C

LETTRE  « C »

 

·   Calcul : Il n’y a aucun esprit de « calcul » en Aikido. Il ne faut présumer de rien. Il ne faut rien espérer. Il ne faut s’attendre à rien. Il n’y a aucune « ruse » à appliquer, aucune « arrière-pensée » à développer. Pas de calcul.

·   Calme : Réaliser le calme en soi…et autour de soi. Approcher toute chose avec le calme de l’esprit et du cœur. Être aussi calme que la surface du lac éclairée par la lune…cela demande beaucoup de travail sur soi-même.

·   Canalisation : La canalisation de notre énergie. Permettre à notre énergie de couler, de circuler dans et vers l’extérieur de notre corps. Ce travail se fait par la respiration, par le relâchement des épaules, l’extension souple des bras en arc de cercle et par l’ouverture des doigts. Canaliser notre énergie dans le cadre de la pratique est une façon positive de le faire, plutôt que de la laisser se disperser dans d’autres manifestations (bagarres, disputes,…).

·   Caresse : Lorsque nous plaçons un « atemi » pour contrôler le partenaire, cela peut se faire au besoin de façon incisive mais, généralement, la main se contentera d’effleurer légèrement le visage, avec tout le sens d’une certaine délicatesse, d’un certain respect. L’atemi se fera « caresse » plutôt que « gifle » et sa présence sera ressentie différemment.

·   Carré : Une des figures de base de la formation des mouvements en Aikido. C’est la caractéristique des débutants : leurs mouvements sont figés, statiques, linéaires, durs, rigides. Le carré se mue progressivement en triangle, puis en cercle.

·   Ceinture : La ceinture pelvienne est la zone qui entoure le hara. Elle contribue, par le travail des hanches, à l’exécution de pratiquement tous les mouvements, sur le plan technique. En Aikido, on saisit parfois le partenaire au niveau de la ceinture pour exécuter certaines projections (koshi-nage). Sur le plan vestimentaire, on porte une ceinture (blanche ou noire) au dessus du keikogi (vêtement de travail). Une ceinture « noire » n’est rien d’autre qu’une ceinture « blanche » salie par de nombreuses années de travail et elle redevient « blanche » après beaucoup d’autres années encore, car elle s’use et on finit par en voir la trame…C’est alors qu’on peut commencer à se dire qu’on approche du but…qui reste néanmoins toujours éloigné.

·   Centrage : Apprendre à devenir « centré » non seulement techniquement et physiquement mais aussi psychologiquement et mentalement, à tout instant et en tous lieux, non seulement au repos mais aussi en mouvement.

·   Centre : Le centre est situé au niveau du hara, environ trois doigts sous l’ombilic. Être centré, c’est d’abord prendre conscience de ce point d’équilibre physique, physiologique et mental. Notre centre doit toujours être orienté vers celui de notre partenaire. Toute action physique doit se passer en prenant notre centre comme axe.

·   Cercle : Le cercle est, avec le carré et le triangle, une des figures essentielles des mouvements de l’Aikido. Quand le carré et le triangle se mettent à tourner sur leur point central, sur leur axe, ils forment un cercle grâce à la dynamique du mouvement. Les mouvements du débutant sont rigides, carrés, puis ils s’affinent et leur angulation s’amenuise pour progressivement s’arrondir encore plus. Tout doucement, le cercle prend forme : leurs mouvements gagnent en rondeur et en souplesse. Le cercle précède la boule, la sphère, la spirale.

·   Cérémonial : Dans la pratique de notre discipline, il existe toute une série de rites, coutumes, attitudes et gestes qui constituent « le cérémonial ». Celui-ci contribue grandement à développer la notion de respect applicable envers chaque pratiquant et ce, grâce à la tradition qui se transmet fidèlement.

·   Certitude : La seule certitude que l’on a c’est qu’on est venu au monde et qu’on le quittera un jour. Pour le reste, rien n’est acquis. Il faut inlassablement se poser la question du pourquoi et du comment. Concernant la technique elle-même, les formes d’expression sont si variées et présentent toutes tant de facettes qu’elles ne sont que des petites parties de La Vérité. Il n’y a donc aucune « certitude » à imposer aux autres. Chacun doit découvrir sa propre vérité en fonction de ce qu’il est et en fonction de son vécu. La réalisation personnelle reste une affaire personnelle.

·   Cerveau : Notre « ordinateur » par lequel passent toutes les connections neurologiques. Il veut souvent « en faire de trop ». Progressivement, on s’efforcera de le déconnecter, de ne plus trop « penser, réfléchir, disséquer, argumenter… ». C’est par la prise de conscience du hara, du centre, que le cerveau finira un jour par ne plus s’interposer à notre action. Quand nous faisons une technique sans réfléchir, alors, c’est que le véritable Aikido s’installe en nous et que, tout doucement, nous sommes sur le chemin de la réalisation véritable.

·   Chaleur : Il s’agit de la chaleur du cœur, de la cordialité. C’est l’engagement vrai et profond de soi-même à la pratique ; cela rejoint la sincérité. Sur le plan physique, il est possible, en prenant conscience de l’émission de l’énergie hors du corps, de transmettre une chaleur « réparatrice » sur un endroit lésé ou un traumatisme du corps d’un partenaire. Mais ce travail parallèle à la pratique de l’Aikido ne se réalise qu’après un long chemin d’étude.

·   Chemin : Le chemin à parcourir pour se réaliser soi-même : c’est le « Do ». C’est un long chemin dont on voit rarement le bout. L’important c’est d’être « sur le bon chemin ». Il est intéressant, parfois, de « faire le point » pour s’assurer qu’on ne s’en est pas égaré. Être sur le chemin suppose une remise en question permanente de soi-même.

·   Chercheur : Nous sommes et serons toujours tous des « chercheurs » en Aikido. Être sur le chemin, sur la Voie, c’est chercher, se poser des questions. Plus nous croyons progresser, plus le cercle de l’inconnu s’élargit et plus les points à élucider ou à découvrir sont nombreux. Nous serons « chercheurs » jusqu’à notre dernier souffle.

·   Choix : Dans la vie, il importe de savoir faire de bons choix. Dans la recherche d’une activité, par exemple. Si l’on veut faire de l’Aikido, il est important de pouvoir faire le bon choix en ce qui concerne la fédération, le club, le professeur. Tous n’ont pas la même valeur. Comme le disait Feu Tamura Sensei, il ne faut pas choisir un dojo parce que les vestiaires sont plus vastes ou les douches plus chaudes ! Le choix du professeur - qui est censé nous guider pendant toute notre pratique, pendant la plus grande partie de notre vie -  est primordial. C’est même le plus important. Il vaut parfois mieux faire cinquante kilomètres en plus, mais être certain d’avoir un enseignant de qualité. Au cours de la pratique sur le tatami, on choisit un partenaire. Il est mieux et conseillé de ne pas toujours choisir le même, pour ne pas créer d’habitudes de facilité. Il convient de pratiquer avec un maximum de partenaires différents (en taille, en poids, en caractère, en âge, en expérience).

·   Chute : Pour bien pratiquer l’Aikido, apprendre à bien chuter dans toutes les directions et…sur tous les types de sol est une démarche nécessaire. La chute en elle-même n’a rien de désobligeant ni d’avilissant. Chuter  est un moyen de se mettre à l’abri, de se préserver. Le type de chute qu’on choisira se fera inconsciemment en fonction de l’environnement, de la position du corps, etc. La chute doit se faire de la manière la plus décontractée, la plus souple et la plus ronde possible. En aucun cas la tête ne peut entrer en contact avec le sol. Il est bon d’atterrir en douceur comme la feuille qui tombe en faisant le moins de bruit possible.

·   Ciel : C’est du ciel que vient notre énergie cosmique. Nous sommes comme l’arbre dont les branches pointent vers le ciel. Nous sommes entre le  ciel et la terre. De nombreux mouvements s’exécutent avec cette sensation de relier le ciel et la terre. Le mouvement le plus symbolique est sans nul doute celui appelé « tenchi-nage » qui signifie « projection ciel-terre » ; en japonais, le ciel se dit « ten ».

·   Cinétique : C’est le mouvement. La force par le mouvement. Elle implique une rotation sans fin, l’idée de cercle, l’idée de toupie. C’est l’expression idéale dans la pratique de l’aikido, opposée à la statique.

·   Clairvoyance : La faculté de percevoir les choses, les événements et les êtres tels qu’ils sont réellement, au plus profond d’eux-mêmes. Cette clairvoyance passe non pas par l’intellect mais par le cœur. On n’y arrive que par une longue pratique et beaucoup d’humilité. La fatigue du corps au cours de l’apprentissage des techniques permettra de ressentir les choses « par le ventre », « par le cœur », directement.

·   Clarté : La clarté se fait en nous, dans notre esprit et dans notre cœur, lorsque, par une pratique assidue nous réussissons à neutraliser notre petit « moi », notre misérable ego. La clarté rejoint la clairvoyance. Elle nous permet de nous découvrir vraiment au plus profond de nous-même. En cela, elle constitue une prise de conscience suprême, une sorte de « satori ».

·   Clé : Bien sûr, il existe un tas de techniques qu’on appelle des « clés » en Aikido et qui consistent à tordre ou plier telle ou telle articulation dans l’un ou l’autre sens. Cela relève du domaine technique. Mais la vraie « clé » est celle qui nous permet d’accéder au couloir de la connaissance et de la réalisation de nous-même. Cette clé-là ne s’obtient qu’après une longue et rigoureuse pratique.

·   Clémence : C’est savoir pardonner les défauts de nos partenaires, fermer les yeux sur les petits travers des autres et espérer leur clémence en ce qui concerne nos propres manquements ou faiblesses.

·   Club : Le club est la cellule de base réunissant les pratiquants d’Aikido. Il faut pouvoir choisir un bon club au sein duquel règne un bon esprit. Il vaut mieux, avant de choisir, rendre visite à plusieurs clubs différents afin de se rendre compte de la pédagogie, des conditions de travail, de l’environnement, etc. Cependant, la valeur du professeur et l’ambiance qui  règne entre les élèves sont plus importantes que les facilités logistiques et sanitaires.

·   Cœur : C’est le siège de l’amour. Il est important de tout faire avec cœur. S’engager à fond. Apprendre à voir avec « les yeux du cœur » plutôt que l’intellect. Savoir « aller au cœur des choses » ; « prendre les choses à cœur ». L’enseignement profond de maître à élève se fait « de cœur à cœur », en japonais : « I shin den shin ».

·   Cohérence : Cela suppose une ligne de conduite. Savoir où l’on veut aller et tout faire pour être sur la bonne voie. Ne pas courir plusieurs lièvres à la fois. Savoir faire la part des choses et retrouver au sein de toutes les techniques l’élément de base, le principe qui les relie.

·   Cohésion : C’est comme la cohérence.

·   Coïncidence : Il ne s’agit pas du hasard, mais bien du fait de « coïncider », c'est-à-dire de « tomber ensemble », d’aller ensemble. La coïncidence des énergies, c’est l’écoulement harmonieux des énergies dans le même sens.

·   Colère : La pire des choses. Évitons toujours de nous mettre en colère.  Il vaut mieux tourner la langue sept fois dans la bouche avant de parler plutôt que de crier et de se mettre en colère. La colère ne résout rien. Pourtant, parfois, dans des cas extrêmes, elle a besoin de s’exprimer. Elle est alors la « soupape de sécurité » qui permet d’éviter de commettre des actes déplorables.

·   Collaboration : Travailler « avec » quelqu’un et non pas « contre » quelqu’un. C’est le sens profond de la pratique en Aikido. En tant que partenaire, on permet à l’autre de chercher et de se réaliser lui-même.

·   Colonne : La colonne vertébrale est l’axe de vie. Elle relie le crâne contenant le cerveau à tous les organes et à tous les membres, par le biais de la mœlle épinière et des nerfs passant par les trous de conjugaison. Elle est fortement sollicitée au cours de la pratique, le corps étant appelé à s’incliner dans toutes les directions. Elle est surtout mise à contribution lors des chutes au cours desquelles elle se déroule cependant de façon progressive et harmonieuse. Les chutes d’Aikido se font de manière arrondie et souple, ce qui permet de bien dérouler la colonne vertébrale. Il est très important de toujours garder la colonne aussi droite que possible.

·   Combat : Le seul combat véritable est le combat contre soi-même. Tous les autres combats sont voués à l’échec car ils entretiennent la dualité. O Sensei a compris que de toute façon, un jour ou l’autre, on sera terrassé par la maladie, par la vieillesse ou par la mort. Combattre quelqu’un d’autre pour essayer de lui prouver qu’on est plus fort n’est pas le vrai combat.

·   Communion : C’est l’union commune. Le fait d’être ou d’aller ensemble, d’avoir le même idéal, le même but, de ressentir les choses de la même façon, de vibrer ensemble, de partager. C’est le sens de la pratique.

·   Comparaison : Au cours de la pratique, on est parfois amené à faire des comparaisons. Si l’on assiste à de nombreux stages donnés par des maîtres ou professeurs différents, on découvre plein de choses différentes. On a alors tendance à vouloir comparer. C’est légitime. Mais il faut bien se garder de faire des comparaisons négatives en disant « ceci est mieux, cela est moins bien… ». La comparaison ne doit avoir pour objet que de faire découvrir les différences d’expression et ne surtout pas vouloir se poser en jugement sur la façon dont le mouvement se passe. Il ne faut pas non plus vouloir se comparer aux autres ou comparer les autres à soi-même. Chacun est différent et progresse à son propre rythme. Comparer par envie ou par dépit est à proscrire. Cela renforce l’ego et empêche la progression véritable.

·   Compassion : Elle n’a rien à voir avec la « pitié ». Il s’agit de la faculté de ressentir la souffrance des autres et d’y être sensible. Savoir « souffrir avec », partager la souffrance d’autrui, savoir se mettre « à la place de l’autre ». En comprenant mieux les autres, on peut réduire la distance qui nous sépare et « faire un ».

·   Compétition : Il n’y a pas de compétition en Aikido car celle-ci se base sur le principe de dualité (un contre un) et non sur le principe d’harmonie (un avec un).

·   Comportement : La pratique de l’Aikido nous invite à changer et à améliorer notre comportement dans la vie de tous les jours. Prendre conscience de notre comportement pour pouvoir nous améliorer, cela fait partie de l’entraînement.

·   Compréhension : La compréhension des techniques ne se fait jamais uniquement par l’intellect, mais surtout par la mémoire du corps. Toutefois, il est utile de se pencher intellectuellement sur des ouvrages destinés à guider notre compréhension. Les deux modes d’étude sont indispensables. Mais rien ne vaut la pratique.

·   Concentration : Il est vital d’être concentré en tout temps. Le manque de concentration peut être source d’accident. Il faut être attentif à ce qui nous entoure. En cela, la pratique au dojo devrait se faire avec l’esprit du combattant sur le champ de bataille. Dans la vie de tous les jours, en rue, en voiture, le manque de concentration peut être fatal.

·   Convention : Dans l’étude de l’Aikido, les formes d’attaque sont conventionnelles. Elles répondent à des formes et des principes bien établis. La façon de poser les mains sur le poignet du partenaire est bien déterminée pour permettre à ce dernier de réaliser son mouvement convenablement. Ces conventions permettent également d’éviter que la pratique de l’aikido ne dégénère en un vulgaire pugilat.

·   Conciliation : Si un différend risque de se présenter entre vous et quelqu’un d’autre, il vaut toujours mieux tenter une « conciliation » ou une réconciliation. C’est « gagner sans se battre », c’est le sens de l’Aikido. Il importe, pour cela, d’apprendre à mettre son petit « moi » de côté et d’essayer de voir les choses du point de vue adverse.

·   Concision : La précision, la dose exacte. Pas plus, pas moins. Apprendre à épurer le geste. Apprendre à « élaguer la technique ». La simplification. Dans l’enseignement aussi : savoir montrer sans trop parler. Mettre l’accent sur l’essentiel.

·   Condition : Avant la pratique, se mettre « en condition » : c’est surtout sur le plan mental qu’il y a lieu de le faire. Cela consiste à « laisser au vestiaire » tous les petits tracas de la journée. Faire le vide en soi. La condition physique a une certaine importance aussi, mais beaucoup moins. L’Aikido n’est pas qu’un sport. Il peut être pratiqué par tous, jeunes, ados, adultes, vieillards, hommes ou femmes. En Aikido, comme sur le champ de bataille, un geste, un seul, suffit à faire la différence entre la vie et la mort. Toutefois, il est important d’être conscient de sa « condition » et surtout ne jamais forcer en quoi que ce soit.

·   Confiance : Faisons confiance à notre partenaire, à notre professeur. Il faut s’engager dans l’Aikido avec confiance. Un jour viendra où un changement se fera sentir en nous-même.

·   Confluence : Le fait de « couler dans le même sens ». C’est une même direction prise par les énergies des deux partenaires.

·   Confrontation : Il n’y a pas ou ne devrait jamais y avoir de confrontation en Aikido. Mettons tout en œuvre pour éviter toute confrontation avec autrui dans la vie de tous les jours aussi. La seule confrontation positive est celle où l’on se retrouve face à soi-même comme devant un miroir afin de pouvoir prendre conscience de nos faiblesses et y remédier.

·   Connexion : Le lien entre toutes les parties du corps, le lien entre le corps et l’esprit, le lien entre nous-même et notre partenaire. Cela rejoint la confluence.

·   Conscience : La conscience de ce que l’on est et de ce que l’on devrait devenir. La prise de conscience de soi se fait progressivement grâce au travail assidu qui mobilise le ventre (hara). C’est par le biais du ventre, notamment au cours des exercices de respiration ventrale, que la prise de conscience de soi se développera. La conscience comprend l’attention au « ici maintenant » lors de la pratique et…en toute autre occasion.

·   Conseil : Il est de bon conseil de ne pas vouloir « donner des conseils » à son partenaire sur le tatami. Laissons au professeur le soin de prodiguer ses conseils. Ne faisons pas « un cours dans le cours ». Faisons plutôt « sentir » à notre partenaire le mouvement tel que nous le percevons. Dans la vie, les conseilleurs ne sont pas les payeurs, dit-on. Chacun doit découvrir par soi-même grâce à l’autre, mais non point subir des conseils parfois déplacés. On a tous connu des débutants pleins de bonne volonté qui veulent prodiguer des conseils à des plus débutants qu’eux-mêmes. Évitons cela à tout prix.

·   Considération : Au cours de la pratique, il y a lieu de prendre en considération l’âge de notre partenaire, son sexe, sa condition physique, son degré d’expérience, …afin de lui permettre une pratique optimale.  Faisons aussi preuve de considération à l’égard de nos professeurs qui s’engagent à nous transmettre le meilleur d’eux-mêmes.

·   Constance : Il n’y a pas de secret : c’est par la pratique régulière et constante que l’on progresse, quel que soit le domaine où l’on s’est engagé.

·   Construction : La construction des techniques ne vise qu’à faciliter la « construction » de nous-même. Une construction commence toujours par les bases, par les fondations. Une « reconstruction » aussi.

·   Conte : Il existe plein de très jolis contes, de légendes, d’histoires merveilleuses qui racontent ou illustrent les principes essentiels de l’aikido.

·   Contestation : En cas d’échec à l’examen, il faut pouvoir accepter la décision du jury avec humilité. Si vraiment, il y a légitimement lieu de contester la décision, cette contestation doit se faire dans les formes prévues et non point de façon anarchique ou vulgaire.

·   Contraire : En toute chose, il est intéressant de  considérer son contraire. La loi des contraires est la loi universelle. Rien n’existe sans son contraire. Le recto et le verso sont deux faces d’une même pièce !

·   Contrôle : Il s’agit surtout et essentiellement du contrôle de soi-même, de ses humeurs, de ses sentiments, de ses réactions…Sur le plan technique, il faut bien sûr également apprendre à « contrôler » efficacement un partenaire (ou un adversaire potentiel) mais en se contrôlant soi-même, on évite déjà pas mal de sources de conflit.

·   Convergence : L’écoulement dans le même sens. La jonction des énergies.

·   Conviction : Pratiquons avec conviction, c'est-à-dire avec sincérité.

·   Coopération : C’est comme la collaboration.

·   Coordination : La coordination des mouvements n’est pas une chose facile. Il y a lieu, tout d’abord, de réussir à coordonner ses propres mouvements dans son propre corps. Puis appendre à coordonner ses gestes à ceux du partenaire. Alors surgit un jour l’harmonie de l’Aikido.

·   Cordialité : Avoir « le cœur sur la main », être ouvert, savoir « ouvrir son cœur » aux autres, dans la joie.

·   Corps : Notre enveloppe charnelle qu’il est bon d’apprivoiser. C’est le temple de notre âme. Quand on est bébé, il est tout mou et tout souple. En vieillissant, il a tendance à se durcir, à se raidir. Étroitement lié à notre mental, il influe fortement sur ce dernier. Nous devons nous efforcer de retrouver notre corps de nouveau-né. Celui-ci est instinctivement « égocentré », donc « centré sur lui-même » : il réalise spontanément la grande « Unité ». Apprenons à  écouter et respecter le corps qui nous envoie de précieux signaux concernant l’état de notre âme.

·   Correction : Il n’y a pas lieu de vouloir « donner une correction » à quelqu’un en Aikido. Il n’y a pas lieu de vouloir corriger les autres. Il faut seulement veiller à se corriger soi-même, ce qui n’est déjà pas si facile. Laissons au professeur le soin de corriger, de rectifier un mouvement chez les autres.

·   Couleur : L’Aikido est destiné aux personnes de « toutes les couleurs », à tous les êtres humains. Dans certaines fédérations ou dans certains clubs, on attribue des ceintures de couleur aux grades inférieurs, avant la ceinture noire : blanc, jaune, orange, vert, bleu et brun, comme en judo. Dans la majorité des cas cependant, on garde une ceinture blanche jusqu’à l’obtention de la ceinture noire, à savoir du grade de « shodan » (premier dan) qui veut dire « débutant » (littéralement : premier degré).

·   Coup : Se traduit par « atemi », en japonais. En Aikido, comme en karaté, il est possible de « donner un coup », de frapper l’adversaire (le partenaire) par un coup de la main, du coude, du genou ou du pied. Toutefois, si, d’une part, on doit penser à l’éventuelle possibilité de « porter un coup », on doit toujours, d’autre part, garder à l’esprit qu’en aikido un coup n’est pas destiné à briser ou tuer, mais seulement à « détourner le mental » pour pouvoir plus facilement placer une autre technique. En général, le coup porté en Aikido se donne du plat ou du tranchant de la main ouverte.

·   Coupe : Il s’agit de la frappe au sabre pour « couper » l’adversaire ou le partenaire. La plupart des techniques ou gestes à mains nues dérivent des techniques de sabre où l’on effectue une « coupe ». Lors de l’étude du sabre, la coupe symbolise surtout le fait de « trancher notre petit Moi en deux » et non pas seulement de vouloir couper le partenaire comme pour le blesser ou le tuer.

·   Courtoisie : Elle est indispensable aux bonnes relations humaines, tant au dehors que sur le tatami. Elle s’inscrit dans une saine éthique de la pratique, en tous temps et en tous lieux.

·   Couteau : C’est une des armes utilisées dans le cadre de l’étude de l’Aikido. Son nom japonais est « tanto ». Le véritable « tanto » à lame d’acier est rarement utilisé lors des entraînements habituels. Il est remplacé par un couteau en bois. Ce dernier doit être manipulé de la même façon qu’un couteau véritable, avec la même attention et prudence. L’attaque de pointe au couteau donne le sens de l’atémi à mains nues et conditionne la position de la main.

·   Création : L’Aikido est un art martial ; une fois que les techniques de base ont été assimilées (après de nombreuses années de pratique), le pratiquant en arrive petit à petit à faire preuve de créativité et à créer de nouveaux mouvements, de nouvelles formes. Il ressent et vit son Aikido et c’est « son » Aikido qui transpire dans sa pratique. C’est lui-même qui s’exprime par le biais de l’Aikido et non un autre. C’est pourquoi, il convient d’apprendre à apprécier la création chez l’autre et non point  de critiquer…pour le plaisir de critiquer.

·   Critique : La critique est aisée, mais l’Art est difficile. Restons objectifs et positifs dans nos appréciations. Ne critiquons pas pour le plaisir de « démolir » l’autre.

 

 

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