Lettre B

LETTRE  « B »

 

·   Bagarre : L’Aikido n’a rien à voir avec la bagarre de rue. Il est essentiellement un travail sur soi-même.

·   Base : Il vaut mieux commencer à construire son Aikido par l’étude des bases et y revenir sans cesse. Dans le travail, tant à genoux que debout, assurons-nous d’avoir une bonne base, une bonne assise.

·   Bassin : Le bassin, le ventre, le centre, les hanches sont le point de départ de tous les mouvements d’Aikido. Tout en émane et tout y revient.

·   Bataille : La seule bataille digne d’être menée est celle que l’on conduit contre soi-même, contre son petit ego.

·   Bâton : Le bâton est une des armes utilisées en Aikido sous le nom de « jo ». Ses deux extrémités identiques qui symbolisent le yin et le yang   tournent autour d’un axe et permettent alors de décrire des mouvements en forme de spirale ou de sphère. L’utilisation du bâton permet, comme celle du sabre, de comprendre l’origine de certains mouvements à mains nues et développe le sens de la rondeur et de la fluidité.

·   Beauté : Les mouvements d’Aikido sont d’une beauté extraordinaire en raison de l’harmonie qui en découle. Cette beauté se reflète peu à peu sur le pratiquant en lui conférant une attitude particulière.

·   Bénéfice : La pratique de l’Aikido a une influence bénéfique sur l’évolution du pratiquant, tant sur le plan moral qu’intellectuel ou physique. Quant aux « bénéfices » d’ordre pécuniaire, n’en parlons pas : seuls les rares professionnels de l’Aikido sont concernés. Les pratiquants amateurs ont plus de frais que de bénéfices (stages, cours, cotisations, assurances, déplacements, achat d’équipement…).

·   Bienveillance : Faire preuve de bienveillance non seulement envers ses partenaires mais envers tout être vivant. La bienveillance inclut la bonté, la compassion et le respect.

·   Blessure : Il y a lieu d’éviter toute blessure au cours de la pratique d’Aikido, tant pour soi-même que pour le partenaire. Il en va de même dans la vie de tous les jours. Si, par malheur, une blessure se présente, il ne faut surtout pas forcer et prendre le temps de se reposer.

·   Blocage : Combien de fois n’a-t-on pas assisté à des situations où l’attaquant tenait si fermement à deux mains le poignet de son partenaire que ses doigts en devenaient tout blancs ! Avec, en prime, dans le regard une expression de supériorité démesurée et un défi du genre : « tu ne passeras pas ». C’est le « viens ici, que je te bloque ! ». Ce genre d’attitude n’a rien à voir avec la pratique de l’Aikido. Le partenaire qui bloque « pour le plaisir de bloquer » ou pour « affirmer sa supériorité » n’a absolument rien compris à l’Aikido. Il ne donne rien et ne peut par conséquent rien recevoir, rien ressentir. En lui appliquant un coup de coude bien placé dans la figure ou un coup de genou dans le bas ventre, son partenaire pourrait facilement lui faire prendre conscience de la dure réalité. Mais en général, celui qui est bloqué est plus intelligent et fait semblant de rien ! On a malheureusement déjà vu des cas où l’exercice tournait en vulgaire « bagarre » de cour de récréation pour gamins d’école primaire. Cela est vraiment déplorable ! L’Aikido ne se pratique pas « contre » mais « avec » quelqu’un, « grâce » à un partenaire.

·   Bonté : On se sent toujours mieux en faisant preuve de bonté à l’égard d’autrui. Un sourire ne coûte rien. Une parole ou un geste encourageant apporte plus qu’une grimace.

·   Boucle : L’étude de l’Aikido n’a pas de commencement et pas de fin : c’est un cycle en boucle. Quand on croit connaître quelque chose, un nouveau cycle recommence et ainsi de suite.

·   Boule : Lors de l’apprentissage des chutes, on apprend à « faire la boule », à rouler. Savoir « se mettre en boule », comme le hérisson, permet aussi de « laisser passer » les événements désagréables qui nous agressent. En faisant la boule, en roulant, on peut s’écarter d’un danger et se relever un peu plus loin pour avoir le temps de « faire face ».

·   Bruit : Autant que possible, on évitera de faire du bruit dans le dojo (salle d’entraînement). Pas de verbiage inutile. Lors des chutes, on essaiera aussi de tomber en faisant le moins de bruit possible, comme une plume qui se dépose.

·   Brusquerie : C’est tout le contraire de l’Aikido. Évitons toute brusquerie, tant sur le plan physique que verbal, lors de nos contacts avec autrui. La Fontaine l’a dit : « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ».

·   Brutalité : Toute forme de brutalité sera proscrite sur le tatami. Il convient de mettre ce principe en application également dans la vie de tous les jours.

·   Bulle : Par le biais des énergies qu’il absorbe de l’Univers, l’homme crée sa propre bulle dans laquelle il évolue, autour de son propre centre. Tout l’art de l’Aikido consiste notamment à aspirer le partenaire et ainsi l’extraire de sa bulle, le décentrer pour mieux le contrôler.

·   But : On pourrait dire que le but de l’Aikido est de permettre notre propre réalisation en tant qu’Homme et aussi celle de nos partenaires. Pourtant, dans l’immédiat, il vaut mieux considérer que le but de l’Aikido est de « faire de l’Aikido », de pratiquer pour le seul plaisir de la pratique elle-même. Vu sous cet angle, le but n’est jamais décevant et nous permet de vivre pleinement l’instant présent, le « ici maintenant ».


 

 

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