Sur le feu et parutions récentes :


Cannibale Bambou

de Thierry Renard

 

 Cannibale Bambou est bien un recueil de poèmes pris sur le vif, tous rédigés à la première personne du singulier.

Cannibale Bambou relate les expériences vécues par un homme de cinquante ans durant les quatre saisons du temps. Un ouvrage où se confondent, forcément, vie privée et vie publique, moments intimes et, aussi, plus larges visions.

Cannibale Bambou est spécialement dédié à la femme aimée et à quelques grands aînés aujourd'hui disparus : Allen Ginsberg, Pier Paolo Pasolini et Albert Camus, notamment.


Je me projette toujours dans le futur, et je ne déçois pas. Je farfouille dans l’extase, le plus souvent. Je ne suis pas quelqu’un de très assis. Je promène mes vertus et mes vices au gré de mon humeur, contre vents et marées. Je n’habite pas la plaine et mes sommets sont plutôt vaillants. Je n’aime pas mourir en chemin, c’est tout. Les jaloux n’ont rien compris, mon film leur échappe. Ils m’ont très mal lu ou, encore, très mal vu. La vérité est notre but avoué. Et ce petit livre n’est qu’un prologue, le jour d’une autre chance. Il m’a fallu écrire vite et faire tomber la foudre. Je n’avais pas le choix, je voulais témoigner et, aussitôt, m’éloigner. La vérité toujours est un but à atteindre. Mes œuvres sont dispersées, maintenant. Mais j’accepte tous les honneurs que la République m’offre. Je ne pourrais faire autrement. Nous ne sommes pas très nombreux, dans ce petit milieu, parmi les « gens du métier », à venir de la rue, de là d’où surgit le peuple. Quelques-uns, pas plus, à vouloir savourer la vie et à ne jamais renoncer. Savoir dire non, c’est autre chose, cela exige un autre contexte. Savoir dire non, c’est refuser le pire tout en le redoutant. C’est brandir haut son poing. Je ne le redirai pas, je veux vivre. Et je veux vivre libre, debout et fier. Ce petit livre en est un véridique témoignage. Lire, écrire, penser, ces verbes sont devenus des amis familiers. Cannibale, cannibale bambou, peut-être le dernier mot, ou le mot de la fin. Mon jardin est dévoré par toutes sortes de végétaux. Mon jardin est un lieu où sévit le bambou.

Cinquante ans, l’homme au bord du chemin.

Cinquante ans et des poussières d’étoiles dans les yeux.


ISBN : 978-2-35082-316-4

114  pages couleur au format 14 x 21, 10 €



Le dernier oiseau du solstice

de Jean-Pierre Gandebeuf


Tout ce qui est délié

dans l'encre
est enchanté par la couleur

les feuilles comme les idées noires

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Si je cueille un oiseau
c'est pour me constituer
un plumier




ISBN : 978-2-35082-320-1

90  pages au format 14 x 21,

10 € (+ 2 € de port – port compris à partir de l’achat de 2 exemplaires)




Le Bubon de Florentine Rey

 

  

J’ai une cloque dans la joue.
J’ai cru à l’aphte mais c’est différent.
La boursoufflure ne correspond à rien de connu.
C’est quoi ?
C’EST QUOI !

 *

Je lui choisis un nom : le BUBON. 

BU-BON.
Une fois nommé, il peut disparaitre, non ?

 *

 Je n’arrive pas à me passer de lui.

Je guette son retour dans toutes les formes rondes.
Je renverse la boite à boutons.
Je fais des cercles sur la nappe avec le pied d’un verre mouillé.


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ISBN : 978-2-35082-319-5

40  pages au format 10 x 15 cm, 6 € (+ 1 € de port – port offert pour l’achat de deux exemplaires et plus)





L'actualité saisonnière
 
Sur le blog vous ne trouverez plus que du quotidien au sens propre du terme (enfin je vais essayer), notes de lecture, poèmes, aphorismes, humeurs, chansons, liens...
 
 
On voit les ouvrages publiés sous l’enseigne « Les Tilleuls du Square » ici : https://sites.google.com/site/lestilleulsdusquare/
et ceux publiés aux Alpes Vagabondes icihttps://sites.google.com/site/lesalpesvagabondes/



 On n'a pas tout vendu
et c'est dommage
 
Il reste sur les étagères de Gros Textes des exemplaires de
"Obscurité des visages" de Bruno Berchoud
On peut lire ici deux poèmes extrait de son livre paru chez Gros Textes en 2008

 Ser(re)ment

  

 

Les vieux qu'on additionne - à eux deux cent soixante ans pas loin mais toujours main dans l'autre et sourires mêlés, lui calembourre et bourre sa pipe avec les mots, son rire a même des éclats,

elle plutôt pastel à vrai dire moins haute en couleurs, et en effet où passe-t-elle, si tendre à l'oreille qu'il faut tendre, parle juste ce qu'il faut, mais juste.

 

Sur la terrasse de l'hôtel un soir on les y prend, en douce ils se partagent la grosse orange du soleil couchant, yeux et yeux qui font quatre baignés dans l'horizon. On se pointe des pieds, on voudrait pas crever

leur poche de silence (allons c'est ridicule, voilà qu'on s'attendrit), on salue du menton vite fait, d'un sourire on ravale en secret la prière :

ces deux-là faut qu'ils meurent

même jour même heure.

 Jonquilles

  

 

C’est pas en cueillant des fleurs qu’on fait de la thune. Si tu veux devenir riche, t’achètes tout le pré, à crédit, et tu le revends en mille morceaux.

 

Tout à l’heure, en entrant dans le magasin, on l’a vu qui se tenait posté à droite de la porte, avec ses petits bouts de soleil tout bien ficelés, leurs pieds plongés dans la bassine ; on s’est promis de lui acheter un bouquet, en sortant. Pour écarter l’hiver.

Mais maintenant faut qu’il dégage, allez hop hop hop, et plus vite que ça, qu’il prenne ses cliques et son fourbi, ouste, qu’il se tire d’ici où il n’a rien à faire. D’ailleurs il ne discute pas : trois flics autour d'un freluquet, ça donne un air benêt, et de la honte sur le visage.

Alors tant pis pour le bouquet, tant pis pour le type avec ses fleurs hors-la-loi, tant pis pour le printemps, pour son vase de lumière au milieu du séjour, tant pis.

On regarde, on dit rien, on crie pas, on s’éloigne, avec dans l’oreille seulement cette voix qui rigole au passage C’est pas en cueillant des fleurs…

 

 
 Il reste quelques exemplaires de cet ouvrage qui coûte 8 €

 


 
 
 

 


Les ouvrages des éditions Gros Textes  sont fabriqués tout ce qu'il y a de plus artisanalement dans la cave de Fontfourane.
On peut avoir un aperçu de la façon dont on procède et de la philosophie existentielle de la chose en cliquant ici :
 
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Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes
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