SHOREI KAN

   
 OKINAWA   KARATE    GOJU  RYU   NIMES 

 

G é n é a l o g i e   d e   l a   t r a n s m i s s i o n 






L'école de Karaté Goju Ryu de Nîmes enseigne 
le Karaté traditionnel d'Okinawa ,  selon 
la méthode Shoreï-kan élaborée par 
Maître Seikichi Toguchi . 





La Méthode Shorei Kan: 

    Il y a actuellement beaucoup d’écoles et styles de karaté. Le nom reste pareil: "Le Karaté", mais ils différent l’un de l’autre. Tout comme la musique. La musique a plusieurs styles:
    - l
e style Goju Ryu est, comme en musique, le genre: par exemple, le jazz. 

    - la méthode Shorei Kan est, comme en musique, la méthode: le solfège.
 
<---  Maître Toguchi

    Au début, le goju ryu n’était enseigné qu’à des petits groupes d’élèves. Lorsqu’il a commencé à se développer, les Sensei Myagi et Toguchi ont créé la méthode Shorei-kan pour structurer les cours avec plus d’élèves.

    C’est la méthode d’origine créée pour la défense en cas de danger, où nous ne connaissons ni l’endroit, ni le moment, ni l’agresseur... 
    Cela ne peut pas être un sport (on ne joue pas) ni un spectacle et encore moins une compétition qui est à l’opposé de l’art martial. 
    Contrairement à d’autres méthodes de karaté, le karaté Goju Ryu Shorei Kan vous prépare à réagir en cas de danger et pas en cas d’un combat dans un tournoi, avec des règles. 
    C'est un karaté-goshin-do.


Le karaté  Goju Ryu 
est issu du Naha-te et du kempo chinois...

    Le Goju ryu est l'un des styles majeurs de Karaté d'Okinawa, ancêtre du Karaté japonais. Cet art martial traditionnel apporte un moyen de défense tout en améliorant la santé des pratiquants. Le but de l'entraînement est le perfectionnement technique et le renforcement du mental à travers la pratique. Ce n'est pas un sport de combat; sans aucune finalité compétitive, cette école favorise, au contraire, le travail ensemble et l'enrichissement mutuel.

    Chojun Miyagi est assurément le maître qui a jeté au Japon les bases du goju ryu et du karaté en général. Ce Karaté a été introduit en France en 1974 par l'un de ses élèves, Sensei Seikichi Naito: il est aujourd'hui l'un des grands maîtres du Shoreï-kan [= Ecole des Bonnes Manières], une méthode d'enseignement du karaté: ce système pédagogique très progressif est adapté au niveau de chacun, quel que soit l'âge ou la force physique. Il intègre aussi la musique puisque certains katas se déroulent au son de morceaux composés spécialement par le compositeur Seihin Yamauchi. 

    Le Goju-Ryu peut constituer un remarquable travail sur soi, alliant exercice physique et relaxation. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements, le tout assorti de nombreuses techniques de projection et de luxation. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kansetsu-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Les exercices respiratoires et le travail sur l'énergie interne sont issus des traditions bouddhiques du karaté et du yoga.




La méthode Shoreï-kan
 s'appuie sur différents exercices complémentaires:

    JUMBI UNDO
Echauffement, assouplissement et musculation spécifique au Goju Ryu: DARUMA TAISO et KIGU. Il s'agit d'un système d'exercices provenant de diverses pratiques orientales comme le yoga ou le do-in. Le but de ces exercices est de préparer le corps à l'entraînement qui suit, et de développer la bonne santé du pratiquant. Le jumbi undo donne une bonne approche des techniques de karaté et du travail respiratoire pratiqué dans l'école Goju Ryu. Il est complété par des exercices de musculation et d'endurcissement.

    KIHON
Exercices de répétition des techniques d'attaques et de défenses, avec un travail sur les postures et les déplacements. Chaque technique est détaillée, puis le pratiquant s'y exerce seul ou bien en application avec un partenaire.

    KUMITE   
L'approche du combat est très progressive pour l'élève. La pratique du combat libre est considérée comme un outil de progression et n'a pas, dans ce cadre, de vocation sportive.

    GOSHIN JUTSU
Exercices de mise en pratique des techniques du karaté Goju Ryu (atémis, clés, projections...) dans un contexte de défense personnelle.

    KATA
Travail d'enchaînement de techniques de combat, ce travail constitue la base de la transmission du karaté. Le mot kata a trois sens principaux en japonais. À chaque sens, correspond un kanji pouvant être employé pour écrire ce mot:
    Façon:   Ce caractère a les sens de "manière", "orientation", "direction"...
    Forme:  Étymologiquement « tracer avec le pinceau une ressemblance exacte »
    Moule:   Étymologiquement « forme originale faite en terre » avec le sens de "trace laissée", "forme idéale"...
Le mot kata évoque donc à la fois l’image d’une forme idéale à reproduire, ainsi que la fixation et la transmission de connaissances ayant pour base une gestuelle codifiée.

    BUNKAÏ   
lnterprétation d'un kata, il s'agit de l'application avec partenaire des techniques étudiées dans les katas. La particularité du Shoreï-kan est que tous les katas sont assortis d'un bunkaï reprenant tout le kata, s'exécutant avec partenaire, d'un seul trait, et à vitesse de combat. 
La pratique du bunkai permet au pratiquant d'apprendre à ajuster sa distance, son rythme ou encore à s'habituer à combattre des personnes de taille différente.

    KISO KUMITE
Exercices d'enchaînements codifiés d'attaques et de contre-attaques avec partenaire. Ces exercices sont utilisés pour approcher au mieux différentes situations de combat: 
    - Le combat rapproché est privilégié (distance de bras)
    - Les coups de pieds se pratiquent en dessous de la ceinture
    - Une respiration spécifique indispensable pour le travail des énergies

    TRAVAIL RESPIRATOIRE
Il s'agit d'une respiration abdominale particulière. Cette technique respiratoire est présente lors de toutes les étapes de l'entraînement. Des exercices spécifiques lui sont consacrés, notamment les kata Sanchin et Tensho. Ce type de travail respiratoire renforce la capacité d'encaissement et développe musculairement la sangle abdominale. 

    KOBUDO 
Etude des armes traditionnelles (bo, sai, tonfa, nunchaku, kama, etc…) complémentaire au karaté, cela permet de travailler différentes distances.
Kobudo vient de ko (古) qui signifie ancien, de bu (武) le militaire, et de dō (道) la voie. 






Kancho Suekichi NAITO:

" Le Karaté en tant que Budo n'est pas de combattre l'adversaire ou de devenir fort
mais de remporter une victoire finale dans une lutte sans limite contre soi-même."



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