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Compte rendu du GIPE de la réunion du 8 octobre 2014 entre le représentant du Préfet du Val-de-Marne, la Directrice Académique des Services de l’Education Nationale et le bureau du GIPE

publié le 9 oct. 2014 à 03:22 par Stéphane Rabany   [ mis à jour : 12 févr. 2015 à 02:25 ]
Le bureau du GIPE a été reçu ce mercredi 8 octobre 2014 en préfecture du Val-de-Marne par un représentant du Préfet, accompagné d’un cadre de la Préfecture, et Madame LAPORTE, DASEN (Directrice Académique des Services de l'Education Nationale du Val de Marne).

Le bureau a tout d'abord tenu à remercier Monsieur le Préfet d'avoir répondu rapidement à notre demande de rendez-vous et de nous avoir permis un échange constructif en toute transparence sur tous les sujets concernant la rentrée scolaire 2014/2015 sur Limeil-Brévannes.

Nous avons rappelé la représentativité actuelle du GIPE (150 parents élus titulaires ou suppléants aux conseils d'écoles et/ou conseil d'administration selon les élections 2013/2014). Nous avons également indiqué que de nouvelles élections sont organisées dans les écoles et établissements scolaires ce vendredi 10 et samedi 11 octobre pour que les parents élisent leurs représentants pour l'année 2014/2015.

Nous avons rappelé l'objectif de ce rendez-vous, à savoir échanger sur l'ensemble des points liés à la rentrée scolaire 2014/2015, avec la mise en place des nouveaux rythmes scolaires et les relations entre le GIPE et la municipalité.

Le représentant du Préfet a indiqué qu'il notait tous les points avec intérêt et qu'il les transmettrait à Monsieur LELEU, Préfet du Val-de-Marne, mais qu'en aucun cas, il n'était mandaté pour donner des réponses, pour agir personnellement ni pour approuver/commenter tous les propos qui étaient remontés par les membres du GIPE lors de cette réunion.

Voici quelques-uns uns des points remontés par le GIPE et sur lesquels nous avons pu échanger en réunion :
  • depuis la rentrée, des parents d'élèves nous remontent que des enfants de maternelle et/ou élémentaire finissent de manger à 14h30 voire 15h le mercredi par manque d'organisation satisfaisante de la mairie. Le GIPE est constitué de parents élus aux conseils d'écoles ou aux conseils d'administration, c'est légal, mais nous n'avons aucun représentant au centre de loisirs (il n'y a pas d'instance qui permette d'avoir des parents d'enfants élus ou représentatifs dans cette structure municipale). Nous ne pouvons donc pas intervenir ni recueillir d'informations précises. Selon nous, il s'agit de couacs liés au démarrage de la restauration du mercredi midi avec les transports des enfants depuis les écoles, mais la préfecture aurait-elle les moyens d'avoir des informations liées à ce qui s'y passe réellement car nous n'avons que des remontées de parents inquiets dont nous ne pouvons pas vérifier l'exactitude. Les choses s'améliorent sûrement depuis la rentrée et l'ouverture d'une restauration sur Picasso/Prevert (maternelle en complément des élémentaires), mais ce n'est pas vérifiable pour nous (nous avons rencontré le journaliste du Parisien qui a pu être présent sur place ce mercredi et qui a vu arriver les premiers enfants à 12h40. L'essentiel d'entre eux avait presque fini de manger à son départ du centre de loisirs maternelle vers 13h45). De plus, nous savons que Madame LECOUFLE envisage d'ouvrir une nouvelle cantine sur le pôle Pasteur, ainsi qu'en faire un nouveau centre de loisirs. Cela va dans le sens que nous avons demandé depuis la rentrée, et nous avons compris que cela prendrait du temps administratif d'une part, et qu'il faudrait une concertation avec l'éducation nationale pour la cohabitation dans les locaux. 
  • La mairie affiche sur les panneaux d'affichage destinés aux associations de parents d'élèves devant les écoles primaires. Nous en avons alerté Mme le maire, mais ses services continuent à recouvrir souvent nos affichages pour les informations municipales. C'est pénalisant en ce moment de rentrée scolaire avec les informations que nous souhaitons transmettre aux parents. De plus, ils ont affiché avec de la colle à affiche électorale sur les vitres en plexiglas et personne ne les nettoie, est-il possible que la préfecture nous aide sur ce sujet pour protéger nos affichages et les faire nettoyer ? Madame LAPORTE propose d'en parler dans chaque conseil d'école puisque les élus sont présents, ainsi que les parents et directeurs. Idéalement, il devrait y avoir 3 panneaux : un pour l'école, un autre pour les parents, et un dernier pour la municipalité. Ce n'est pas ce que nous avons aujourd'hui, sûrement un point à améliorer. 
  • Mme le maire a informé le conseil municipal (une fois la séance du 29/9 levée) que le lundi 13 octobre, elle mettait en place un service GRATUIT d'accueil des enfants le matin pendant que les professeurs sont en réunion. Or, lundi 6/10, elle fait afficher sur nos panneaux devant les écoles que ce sera finalement payant (2 fois le tarif de la garderie du matin). Est-il normal qu'elle facture ce service minimal d'accueil d'une part, et d'autre part, est-il normal qu'elle décide seule, post-conseil municipal du tarif ? Sur ce sujet, Madame LAPORTE nous a indiqué que suite au recours de la PEEP 94 du Val de Marne, Madame la Rectrice avait décidé de supprimer cette matinée libérée et que donc les élèves auraient tous école "normalement". En effet, la décision du tribunal ne serait rendue que jeudi après midi, et il aurait été trop tard pour adapter et s'organiser. 
  • Nous avons rappelé la réunion du vendredi 26 septembre avec la présentation du PEDT que toutes les associations et fédérations de parents d'élèves ont rejeté et son vote lundi 29 septembre en conseil municipal. Madame LAPORTE a rappelé qu'une convention était nécessaire en plus du PEDT. Cette convention devait être signée par la municipalité, la CAF, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et par Monsieur le Préfet. Le représentant du Préfet a précisé que, sur ce point, il convenait d’attendre l’avis de la DDCS. Ni le PEDT, ni cette convention ne sont encore parvenus à Madame la DASEN ni à Monsieur le Préfet. 
  • Nous avons insisté sur les problèmes de sécurité que nous avons sur Limeil-Brévannes pour les enfants. D'une part au sujet de la facturation des 180 euros annuels pour le Pédibus (sans pondération au coefficient familial). Certaines familles n'ayant pas les moyens de régler cette somme sont contraintes de ne plus faire encadrer leurs enfants par des animateurs sur le chemin de l'école les matins et les soirs. C'est discriminant et dangereux. Certes, ce sont les parents qui décident de faire prendre des risques à leurs enfants et ils sont responsables de leurs décisions, mais la collectivité se chargeait de la sécurité de tous quand le pédibus était gratuit jusqu'à cette rentrée scolaire, et nous trouvions cela très bien. Nous savons que l'argument de Madame LECOUFLE était de faire prendre leur responsabilité aux parents pour qu'ils mettent leurs enfants les jours où ils sont inscrits (ainsi mettre le nombre suffisant d'animateurs, sans plus). Le GIPE a d'autres idées pour que les parents soient sensibilisés pour éviter d'avoir trop d'animateurs inutiles. 
  • D'autre part sur la sécurité, nous constatons qu'il manque de plus de plus souvent des agents communaux (ASVP, police municipale ou animateur) aux passages piétons aux heures d'entrée et de sortie d'école. Il n'y en a pas du tout le mercredi midi par exemple. Madame LECOUFLE et Madame BRUN, Maire Adjointe en charge du Scolaire, nous indiquent que ce serait aux parents d'avoir cette responsabilité, et qu'en cas d'accident, c'est le code de la route qui s'appliquerait. C'est un sujet vraiment sensible qui nous tient particulièrement à coeur car personne ne peut envisager que les parents qui amènent leurs enfants à l'école s'arrêtent au carrefour sans les amener ni les récupérer dans les classes pour les maternelles ou devant l'école pour les élémentaires. 
  • Sollicité sur les autres actions que les parents pourraient mener pour faire entendre leur point de vue (manifestation, opération coup de poing, etc.), le représentant du Préfet nous a aussitôt rappelé que l’une des missions essentielles de la préfecture était de veiller au maintien de l'ordre public et qu’il ne lui revenait pas de donner son avis sur l’opportunité et le choix des modalités d’action privilégiées par une association pour faire entendre ses revendications. Il nous a encouragé à poursuivre le dialogue. Nous avons rappelé que si nous sommes présents c'est justement parce que nous souhaitons dialoguer de façon constructive, et que nous n'envisagerions d'autres actions qu'à contre coeur et qu'en dernier recours seulement : nous sommes des parents responsables et bénévoles, nous n'avons aucun autre but que celui du bien être des enfants brévannais.
D'autres points ont également été remontés et signalés et, à la fin de l'entretien nous avons tenu à adresser nos remerciements à Monsieur le Préfet d'avoir accepté de nous recevoir si rapidement, et nous avons remercié Madame LAPORTE d'être de nouveau présente, suite à notre rendez-vous précédent avec elle, pour avancer de façon constructive pour nos enfants, pour les élèves.

[Pendant la réunion, nous avions indiqué qu'un journaliste du Parisien s'était rendu au centre de loisirs avec Madame le Maire pour voir comment se passaient les repas (article sur page d'accueil du GIPE et sur facebook), et il a indiqué que les derniers enfants mangeaient à 13h45. Nous avons appris le lendemain qu'en fait, les bus avaient "livrés" certains groupes d'enfants sur la cantine de Picasso au lieu du centre de loisirs et le problème a donc simplement été déplacé sur cet autre site puisque les derniers enfants ont mangé vers 14h30 que ce soit en maternelle ou en élémentaire]
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Stéphane Rabany,
9 oct. 2014 à 03:23