ROUX Constant Ambroise

 
 
Constant Ambroise ROUX Sculpteur Marseillais
 
(Cliché Collection Juliette Roux)

    Après que la Révolution ait supprimé les institutions académiques régionales, Marseille eut bien du mal à favoriser la renaissance de la vie artistique en général et sculpturale en particulier.

  Les préfets successifs, Charles Delacroix et Charles Thibaudeau, furent à 1’origine du mouvement. Les embellissements qu'ils projetèrent eurent entre autres effets bénéfiques celui d'attirer en nos murs des sculpteurs de renom tels Alexandre C. Renaud, Barthélémy François Chardigny et, le seul qui fut élève de notre école, Etienne Dantoine, originaire de Carpentras.

 

  Aux expositions qui s'ensuivirent succédèrent l'ouverture au public du Musée des Beaux Arts installé dans la chapelle du couvent des Bernardines et les constructions du Palais Longchamp et de l'école des Beaux-arts. Cette œuvre de longue haleine allait porter ses fruits dans la seconde moitié du XIX e siècle.

 

  Les premiers Grands Maîtres dont l'école de Marseille contribua à révéler le génie furent respectivement l'arlésien Jean Turcan et le toulonnais André Joseph Allar. Elle n'allait pas tarder à voir ses propres enfants suivre la trace de leurs ainés.
 
 
 
Les origines
 
Les Parents

                           Marie Marguerite PHILIP           Antoine Paulin ROUX
(Clichés JM delli Paoli)
 

    Le 20 Avril 1865 à 23 heures nait au 86 du Boulevard Baille, Constant Ambroise Roux.

Signe prémonitoire.sa mère : Marie Marguerite Philip porte le même patronyme que la mère de son célèbre concitoyen Honoré Daumier[1]. Comme elle originaire des Alpes méridionales, née à Pierlas, au cœur des gorges du Clans, elle épouse en 1863 à Marseille, où elle habite depuis 1848, Antoine Paulin Roux natif de Marie, hameau voisin d’Entrevaux.

Le père, droguiste, s'installe quelques années plus tard sur la place Notre-Dame-du-Mont[2], d'abord au numéro 22 puis au numéro 24 où il développe son activité.

Dés son plus jeune âge Constant a sous les yeux le spectacle de la rue où l'animation du merveilleux marché des maraichers éveille déjà en lui le goût de la forme en mouvement. Quelques années plus tard, il emploie ses moindres instants de loisir à tailler le bois ou à modeler la terre glaise[3].

Quand arrive l'âge d'apprendre un métier il essaie de convaincre ses parents de favoriser ses dispositions.

Sa ferme résolution finit par triompher des tergiversations parentales.

Encore tout jeune, le voilà placé en apprentissage chez Michel Achille Blanqui[4], le célèbre fabricant de meubles, sculpteur sur bois, de la rue Cherchell[5]

Les parents ne voient là qu'une passade et espèrent toujours que le fils succédera à son père derrière le comptoir.

Force leur est de déchanter. Bercé par l'espoir de devenir maître ouvrier, il supplie les siens de lui permettre une plus haute visée et de l'inscrire au cours de modelage de l’école des Beaux Arts de la ville.

A partir de ce moment son frère Pascal Albert, de douze ans son cadet, demeure seul candidat à la succession commerciale.

 

 

 

Les études

       Constant se passionne pour la sculpture et partage son temps entre l'école et l'atelier. Sous la houlette de son éminent professeur Emile Aldebert les progrès sont rapides.

 André Marie Guindon et Antoine Théodore Jourdan parfont l'éducation artistique du jeune garçon.

  A la lumière crue des appareils à gaz, destinés à accentuer les  creux et les reliefs des modèles de plâtre à copier, on peut voir, à quelques sellettes de la sienne, les élèves attentionnés que sont ses camarades Auguste Honoré Carli[6] et Charles Louis Eugène Signoret.

  Lors des concours de fin d'année la lutte sera chaude. En 1881 Roux a seize ans et Signoret quatorze. Leur jeune âge ne les empêche pas de remporter les deux Premiers Prix d'après le plâtre.

  Signoret abandonnera bientôt l’ébauchoir pour se consacrer a la peinture, seul Carli lui disputera, jusqu'en 1884, les places d'honneur aux concours de fin d'année.

  Sur l'encouragement de ses maîtres Constant Roux décide de poursuivre ses études à Paris. Son ami Auguste Carli ne tardera pas à lui emboiter le pas.

  Entré dans l'atelier de Pierre Jules Cavelier, Constant Roux travaille avec ardeur trois années durant. De nombreux succès viennent émailler ses participations aux concours qu'il présente.

  Son service militaire accompli, il revient à Marseille en 1889 pour présenter le concours de la Bourse Triennale. Il le remporte brillamment avec le bas relief « La belle Chryséis rendue à son père[7] » et devient ainsi pensionnaire de la Ville de Marseille à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris.

  C'est avec un grand plaisir qu'il retrouve l'atelier de son Maître Cavelier sans se douter qu'un incident va compromettre son avenir et retarder de plusieurs années son accession à la suprême distinction.
 

 La Belle Chryséis rendue à son père
(cliché Laurent Noet)

La férule

   Voici comment son grand ami Maître Elie Jean Vézien raconte l'incident :

« Un jour, après une correction du ‘patron’, il se précipite pour l'aider à mettre son pardessus mais, le mieux étant parfois l'ennemi du bien, il y met tant d'ardeur qu'il soulève littéralement de terre ce pauvre Cavelier qui, vexé, lui dit qu'il n'oubliera jamais cette mauvaise plaisanterie.» Plaisanterie de potache ou simple maladresse ?

 Le maître sourcilleux tiendra parole. De son vivant Constant Roux ne pourra monter en loge.

 Ce coup du sort n'entame pas l'ardeur du jeune sculpteur. Il continu ses études dans l'atelier de Maître Louis Ernest Barrias.

Admis comme Sociétaire au Salon des Artistes français en 1892 il obtient la même année la mention honorable avec un plâtre intitulé «Maudit». Ce sujet ne trahit-il pas la sourde angoisse qui commence à l'étreindre ? Passé trente ans il ne pourra plus concourir pour le Prix de Rome et ne pourra être reçu à la villa Médicis s'il épouse Joséphine Eugénie Françoise, sœur de son camarade Charles Signoret[8].

Pour le distraire de cette pensée, Jean Turcan, de qui Constant Roux aimait à se dire le fidèle et fervent disciple, lui confie l'exécution de la « France armée[9] », bronze monumental qui couronnera son projet de monument à la mémoire des Mobiles des Bouches du Rhône[10].

C'est sur la fin de l'ouvrage que le destin lui rend enfin justice.

Barrias présente son élève au Concours du Prix de Rome en Avril 1894.

Cavelier vient de mourir âgé de quatre-vingt ans.
 

La France Armée (Cliché JM delli Paoli)

 

Le Prix de Rome

 

    Emmanuel Frémiet, neveu et élève de Rude, propose le sujet du concours : « Achille commençant à revêtir l'armure apportée par Thétis sa mère pour venger son ami Patrocle [11]».

La colère du héros Grec trouve un écho dans l'âme du jeune Phocéen.

Le vendredi 27 Juillet il est désigné Premier Grand Prix de Rome de sculpture avec 21 voix contre  5[12]. Auguste Carli, son concurrent malheureux, veut être le premier à le féliciter.

 Dans la droguerie de la Place Notre-Dame-du-Mont on met le tonneau en perce à la grande noie des amis et des chalands de la plaine Saint Michel.

L'œuvre est d'exception. Charles Henri Delanglade[13], confrère et ami de Roux, rapporte l'apostrophe que lui lança Jean Alexandre Joseph Falguière lorsqu'il la découvrit dans la salle Melpomène où elle se trouvait exposée : " Etes vous toujours massier de l'atelier Barrias? lança-t-il à la Robespierre, Eh bien allez dire à votre maître ... qu'il peut dormir en paix ; devant un pareil morceau je ne défendrai pas mes élèves[14].

  Le Prix Maubert, institué en 1891 pour récompenser le meilleur Premier Grand Prix de Rome des cinq dernières années, lui est attribué.

  Il arrive à Rome au début de l'année 1895, quelques mois avant son trentième anniversaire. Ebloui par la ville éternelle il se consacre éperdument à l'étude.

Enthousiaste il adresse pour son premier envoi un groupe « Maternité » au lieu du bas relief qui lui était réclamé. En 1898 son envoi de Rome « Pourquoi naître esclave[15] » obtient la médaille de bronze au Salon des Artistes Français[16].

A la fin de son séjour il épouse Joséphine Eugénie Françoise Signoret[17] à l'Ambassade de France à Rome.

A cette période euphorique succède à nouveau les nuages. Le couple, miné par la passion de l'artiste pour son art, a bien du mal à survivre. La rupture survient avec la mort de
Paolo leur fils unique. Roux n'oubliera jamais cette terrible épreuve.

  De retour à Marseille il recherche l’oubli dans le travail.

  De nombreuses œuvres naissent dans ces années. C'est d'abord  « L'amour au guet [18]» qui remporte la médaille de bronze de l’Exposition Universelle en 1900, puis le buste en marbre du Général Christophe Louis Léon Juchault de Lamoricière[19] destiné au Palais du Gouverneur d'Algérie[20].

  En 1903 c'est le buste d'Antoine Fortuné Marion [21] que l'on peut admirer sur l'esplanade gauche de l'escalier monumental du Palais Longchamp, à quelques pas de l'œuvre[22] de son professeur Cavelier. Cette même année il prépare les quatre grands bas reliefs « L'automne, l'hiver[23], l'eau et le feu[24] » dont il confiera la réalisation à la Manufacture Nationale de Sèvres et qui viendront décorer la buvette de la Chambre des Députés.

 

C'est également durant cette période qu'il met en chantier « les Anges » destinés aux tympans de l’Hôtel de la Caisse d’Epargne des Bouches du Rhône, place Estrangin, ainsi que les têtes de Thétis, de Mercure, de Cérès, des entrecolonnements et les ornements des archivoltes[25].
 

Achille commençant à revêtir l'armure apportée par Thétis sa mère pour venger son ami Patrocle

(Cliché JM delli Paoli collection Juliette Roux)

 

Deux ministres à Marseille

 

Le 14 Mars 1904, en présence de deux ministres[26], est inaugurée la statue de la République dans l'escalier d'honneur de la Préfecture des Bouches du Rhône[27].

  Gabriel Baron, Président du Conseil Général, souligne ainsi dans son discours le travail de l'artiste :

« Le talent du jeune Maître qui a su fixer dans le marbre la réalisation puissante de l'idéal que poursuit la démocratie nous invite d'ailleurs a envisager son œuvre comme la manifestation de la souveraineté républicaine et aussi de notre espoir dans l'ascension continue d'un peuple libre. Qu'il soit loué d'une inspiration aussi haute et d'un art aussi sûr[28]."

  Ce monument avait fait l'objet d'un concours ouvert à tous les artistes provençaux. Emile Ripert, Directeur de l'Académie de Marseille, dans le discours de réception de l'artiste au fauteuil d'Emile Aldebert en 1925, dira : « Vous avez Monsieur une facilité naturelle à glorifier tout ce qui est généreux; c'est ainsi que, dans l'escalier d'honneur de notre Préfecture, vous avez sculpté la République... une République vraiment Française, qui ne regarde avec méfiance ni vers sa droite ni vers sa gauche, mais droit devant Elle, dans un grand sentiment d'idéalisme qui ne veut point se laisser duper, une République, à qui rien d'humain n'est étranger, qui ne se connaît point d'ennemi à l'intérieur, parce qu'elle est pour tous, la justice et la liberté !»

  Maitre Elie Jean Vézien la définit ainsi : « Jeunesse frémissante, face calme mais volontaire, parcourue de cadences équilibrées et au mouvement savamment tracé. »

Ce marbre vigoureux est bien le plus bel apport du XX° siècle à l'édifice et procède du même esprit de grandeur qui avait présidé à la conception du bâtiment et à sa décoration[29].

A noter aussi dans ces années : la « Massalia grecque » sculptée pour l’Exposition Coloniale de 1906 et le portrait en bronze de l’architecte Alfred Recoura[30].
 

La République  (Cliché JM delli Paoli)

 

L’homme

 

  Installé à Paris pour des raisons professionnelles évidentes, il acquiert un hôtel particulier rue de Rome. C'est dans la capitale qu'il épouse le 12 Janvier 1909 sa seconde femme Emilie, sœur de son ami Adolphe Deschenaux, membre de l'Institut, Premier Grand Prix de Rome de peinture[31]. Cette nouvelle alliance dégage la sérénité nécessaire à l’épanouissement de l'artiste. C'est dans cette chaude et douce ambiance que Maître Elie Jean Vézien, son successeur au fauteuil de l'Académie de Marseille, se souvient des soirées passées en sa compagnie et auxquelles venaient parfois se joindre Charles Signoret, Amédée Gibert, Horace Richebé ou Adolphe Deschenaux : « Sa franchise, son immédiate confiance, son caractère moral était à la hauteur de son beau talent de sculpteur, il avait une âme aussi saine que sa robuste santé. Ignorant l'intrigue et l'arrivisme, point envieux et d'une bienveillance extrême, toujours prêt à apprécier l'œuvre d'autrui, ardent, plein de fougue teintée d'une charmante bonhomie, resté modeste et simple, on ne pouvait le connaître sans l'aimer. »

 

  Seules l'injustice et la «mauvaise ouvrage" pouvaient entamer sa sérénité. Pour défendre la candidature de son ami Vézien à la Direction de l'école des Beaux Arts de Marseille il brave une tempête de neige et revient d'un séjour dans les Alpes. Ayant appris que des manœuvres se dessinaient, il intervint en ces termes : « Nous sommes aujourd'hui réunis pour nommer le Directeur de l'Ecole des Beaux Arts. Cette nomination doit avoir lieu sur titres. Or un seul candidat les possède tous : Elle Jean Vézien. C'est donc lui que nous choisissons comme Directeur ».

« L'a peu prés lui est odieux, il recherche toujours le style, qui n'a rien à voir avec la stylisation » dit maître Vézien.

 Ce sentiment le pousse à fustiger quelques petits maîtres qui se complaisent, disait-il, dans l'erreur de croire qu'ils sont indépendants parce qu'ils n'ont rien appris. Mais ses emportements n'allaient jamais bien loin, confiant dans les hommes et dans la vie parce que dépourvu de tout calcul personnel, il ne pouvait éprouver de grandes déceptions.
 

Constant Roux par Paul Gasq en 1938 comm. Juliette Roux

(cliché JM delli Paoli)

 

L'œuvre marseillaise

 

   Bien que résident à Paris son cœur demeure marseillais. Dés que l'occasion se présente, il installe un confortable atelier face à la rade[32] vient séjourner sur la corniche chaque fois qu'il en a la possibilité.

Il y réalise de somptueuses pièces dont certaines, les plus petites, n'ont pu être retrouvées tel le médaillon de plâtre de Marius Joseph Monnier évoqué par sa fille, l’écrivain Thyde Monnier dans ses souvenirs d'enfance [33] ou " La mort de la cigale " qui fut peut être acheté par un des nombreux étrangers amateurs des productions de l'artiste.

En complément des différents travaux que nous avons signalés par ailleurs on peut noter : le buste en plâtre de Charles Delanglade[34], le buste en marbre d'Ernest Delibes dressé sur un socle de porphyre, inauguré le 28/12/1909 dans le Palais de la Mutualité rue François Moisson[35], celui en terre glaise de sa nièce Juliette intitulé " Sérénité" réalisé en 1933[36] et enfin le buste de Frédéric Mistral, en marbre blanc, inauguré le 27/06/1937 à l’occasion du X° anniversaire du Roundelet  Félibréen et dont une copie en plâtre se trouve aujourd’hui exposée au Musée Provençal de Château Gombert[37].

 En 1908, il réalise sur concours le monument à la mémoire de Louis Salvator[38].
 

Les Convalescents Hommage à Louis Salvator (cliché JM delli Paoli)

« Exécution ingrate dont il fit une œuvre imagée et sensible qui va droit au cœur de tous les pauvres malades[39] ». Ce beau travail qui rappelle le romantisme hugolien se dresse à Sainte Marguerite dans les jardins de l'hôpital qui porte le nom de ce grand bienfaiteur.

Le 5 juin 1922, dans les jardins du Parc Borély, est inaugurée la statue en bronze de Jean Bouin[40].
 

Jean Bouin (cliché JM delli Paoli)

Louis Meyer, administrateur et trésorier du Musée de Paléontologie Humaine lui commande en 1927, un buste en pierre du Prince Albert 1er pour en rappeler le souvenir dans le bureau de son Directeur[41].
 

 

Sculpteur favori du souverain fondateur et très apprécié par l’environnement monégasque, c’est encore à lui que revient la réalisation du buste en bronze du Professeur Marcellin Boulle[42] en 1931 que lui commande la fondation[43].

En 1932 le médaillon en bronze du "Chevalier Paul[44]" est placé à bord du contre torpilleur du même nom qui se perdra, tragiquement dans les mers du Levant le 16 juin 1941[45].

Le Chevalier Paul

(Réserves du Musée de la Marine de Marseille - cliché JMdP )

 

Enfin, en 1933, le "Lettré annamite[46]", bronze élégant et épuré, sera très remarqué au Salon des Artistes Français.

 

Quelques autres distinctions

 

Constant Roux n'abandonne  pas  pour   autant   sa production  parisienne. En  1911   la médaille  d'or  qu'il  remporte   au  Salon des  Artistes Français  lui   permet  d'en devenir  Sociétaire  Hors Concours  avec "Nicolas  Poussin".   Cette  statue  de  pierre,   exposée durant  de longues années dans les jardins du Carrousel, se trouve aujourd'hui dans le jardin public des Andelys, ville natale du célèbre artiste.

  Simultanément il travaille en collaboration avec l'architecte niçois Elysée Emmanuel Pontremoli[47], à la décoration extérieure du Musée de Paléontologie Humaine édifié à Paris[48] par S.A.S. le Prince Albert 1er de Monaco[49]. II réalise ainsi vingt panneaux sur l'homme primitif. Ces frises qui mettent en valeur l'édifice permettent à l'artiste d'obtenir le prix Lheureux de la Ville de  Paris et le Grand Prix de l'Académie des Beaux Arts décerné à une œuvre ayant contribuée à l'embellissement de Paris[50].
 

Musée de Paléontologie Humaine

(Les fresques entourent la façade - cliché JM dP.)

 
  Enthousiasmé par cette réussite, le Prince Albert 1er lui fait attribuer l’érection du monument qui se trouve sur l’esplanade du Palais Princier « La science découvrant les richesses de l'Océan [51]».
 

La science découvrant les merveilles de l'Océan

(cliché JM delli Paoli)

 

 Durant les longues séances de travail qui le feront séjourner au Palais[52], il se liera d'amitié avec le compositeur Jules Massenet, alors sur la fin de sa vie.

  Notons enfin que la Légion d'Honneur lui sera décernée en 1923.
 

 

Toujours Marseille

 

  Fidèle à Marseille il participe en compagnie des sculpteurs Emile Aldebert, André Allar, François Carli, Clément Clastrier, Charles  Delanglade, Jean Baptiste Dominique Hugues, Marius Malan et le peintre marseillais Pauline Mace, au Salon des Indépendants en 1913 et I9I4[53].

Quelques années après la guerre, en 1922, il fonde à la Galerie Caors-Cottier, le fameux groupe des sept en compagnie des peintres Casimir Raymond, José Silbert, Etienne Martin, Joseph Garibaldi, Edouard Crémieux et Raymond Allègre[54].

  Deux ans plus tard il participe à l'Exposition de l'Académie Régionale des Peintres et Sculpteurs de Provence à la Galerie Détaille.

 A partir de 1931 il figure régulièrement parmi les membres du jury de l’Ecole des Beaux Arts de Marseille où il retrouve ses confrères et amis Charles Delanglade, Louis Marcel Botinelly, Paul Gondard, Marius Malan, José Silbert et David Dellepiane[55].

  Entre-temps, Marseille qui lui rend bien son affection, le reçoit au sein de son Académie le 25 avril I925[56] au fauteuil de son vénéré professeur Maître Emile Aldebert.

 

 

 

L'après Guerre

 

  Au lendemain de la première grande guerre mondiale la France panse ses blessures et honore ses morts. Constant Roux participe ardemment à cette noble tâche. Il réalise le  « Souvenir des Députés Morts pour la France » situé dans le Salon des quatre colonnes au cœur du Palais Bourbon, puis le Monument aux Morts de Chaumont commémoratif de l'amitié Franco-américaine.

Dans l'intervalle il sculpte quelques pièces plus modestes[57] telle celle du Monument aux Morts récemment réaménagé au quartier de Saint Loup[58].
 

Monument aux Morts de Seillans (cliché JM delli Paoli)

 
 
 
Le fleuron

 

  En 1930[59], Constant Roux reçoit la médaille d'Honneur du Salon de Paris des Artistes Français. Le merveilleux marbre blanc qu'il présente " La Colère d'Achille " est la recomposition
monumentale de son Prix de Rome[60]. Synthèse de son art, quintessence de son œuvre, cette statue peut être considérée comme un précoce testament statuaire. Plusieurs offres arrivent d'Amérique où plusieurs amateurs sont décidés à pousser loin les enchères. Constant
Roux demeure intransigeant. Cette œuvre ne quittera pas notre pays.
 

La Colère d'Achille (cliché JM delli Paoli)

 

Elle est acquise moitié par le gouvernement, moitié par la Ville de Paris. Elle restera exposée durant de nombreuses années à l'intérieur du Petit Palais. Il est regrettable que ce chef d'œuvre, prêté par la. Ville de Paris à l'hôpital psychiatrique de Sainte Anne, soit aujourd'hui d'un accès difficile en un lieu ou le promeneur amateur d'art est rare.

Gageons que l'avenir lui réservera un bien meilleur sort[61].

 

Le début du souvenir

 

   C'est le 17 novembre 1942 que s'éteignit le grand homme âgé de soixante dix sept ans.

Une imprudence lui coûta la vie. Malade à la suite d'une intoxication alimentaire imputable à l'âpreté des temps[62], il pensa dissiper ce malaise en prenant, comme il en avait l'habitude, un bain froid. La congestion pulmonaire qu'il contracta le cloua au lit le jour même et l'emporta dans les jours qui suivirent.

Nous ne saurions mieux conclure cette brève évocation que ne le fit son ami Maitre Elie Jean Vézien dans son discours de réception à l'Académie de Marseille :

- « Cet artiste complet, à l'existence toute de droiture, fut un exemple de labeur et de mesure, de sagesse et de modestie. Il a disparu de nos réunions, nous ne verrons plus son sourire sain et bon illuminant ses yeux pétillants de vie,  il sera toujours présent dans notre souvenir, car il a su le rendre impérissable ».

 

Jean-Marie, F. delli Paoli

 

Article publié dans la Revue Municipale Marseille n° 127 du 4ème Trimestre 1981

Augmenté de découvertes récentes et complété des travaux de Laurent Noet

 
 
 
 
 
 Naïade ou Nu allongé
(Collection Juliette Roux - Cliché JM delli Paoli)
 
 

 

REMERCIEMENTS

 

Nous remercions l'Académie de Marseille en la personne de son Secrétaire perpétuel  Monsieur Francis J.P. Chamant qui nous a permis d'accéder à ses archives ainsi qu’en celle de Maître Elie Jean Vézien qui nous a autorisé à travailler sur le manuscrit de son discours de réception et nous a fourni d'importantes précisions sur la base de ses propres souvenirs et enfin en la personne de Monsieur Félix Reynaud Conservateur du Musée de la Marine de Marseille.

Merci à mon ami Georges Reynaud Président de la délégation marseillaise du Centre Généalogique du Midi Provence pour l'aide précieuse qu'il nous a apporté à divers niveaux, à M. Pierre Baraduc, Directeur du service des Affaires  Administratives Générales de l'Assemblée Nationale, à Madame A.M. Laffitte-Larnaudie Conservateur des Archives de l'Institut, à Madame Aline Fontalavie Secrétaire de l’Institut de France pour l’Académie des Beaux Arts, à Madame M. Davenne, Commissaire Général de la Société des Artistes Français, à M. Meder Directeur de l'Hôpital psychiatrique de Sainte Anne, à M. Rostadé et à ma cousine Juliette Roux nièce et filleule de l’artiste, pour leur concours efficace.

Merci aussi à Laurent Noet, Docteur en histoire de l’art, qui étudia dans sa thèse la biographie de Constant Roux pour l’œuvre duquel il se prit d’une affection toute particulière ainsi qu’il le dévoile dans un site passionnant paru sur internet et dont les riches informations m’ont permises d’augmenter cet article écrit au cours de mes années d’activités  il y a déjà de nombreuses années. 


En 2012 Laurent NOET édite au éditions "mare & martin" une magnifique biographie du sculpteur sous le titre de "Constant ROUX" sous titré Catalogue Raisonné avec l'aide du Conseil Général des BdR.



[1] Cécile  Catherine   Philip née  en  1782   à Entrevaux d’Honoré  et de Thérèse Aillaud. (Les huit quartiers plébéiens de Daumier, Joseph Billioud, Arts et Livres de Provence.1948).

[2] Primitivement installé 113 rue de Rome puis rue des Bergers.

[3] Témoignage de sa cousine germaine Julie Madeleine Philip épouse Mathéoud Emile.

[4] Né le 13/9/1826 à Monaco d’Antoine, garde meuble du Prince de Monaco et d’Angéline Rué. Marié le 21/3/1854 à Marseille avec Rosa Anne Jouve -1E919 p.111 (cité par Laurent Noet in Annales Monégasques n° 27 de 2003 p.166).

[5] Achille Blanqui manufacture de meubles, sculpture, dorure et tapisserie. Rue Cherchell n°8 (actuelle rue Jules Moulet). Magasin d’exposition rue Paradis n°76 – Indicateur Marseillais 1880.

[6] Auguste Carli n’est inscrit qu’à partir de l’année scolaire 1880/1881 alors que Charles Signoret et Constant Roux le sont depuis l’année précédente.

[7] Longuement exposé sur les murs d’une galerie de l’école des Beaux Arts (anciennement place Carli) en compagnie de ceux de Carli (1893) et de Vézien (1911) – Revue Marseille 3e série n°3 p.44.

[8] Le concours ne pouvait être présenté après trente ans et la Villa Médicis ne recevait que des artistes célibataires.

[9] Dont Turcan semble avoir été l’initiateur du modèle d’après ce qu’en écrit Laurent Noet dans les Annales Monégasques (n°23, p.161-190) article intitulé : « Constant Roux, un sculpteur à la cour du prince Albert 1er de Monaco ».

[10] Erigé par souscription publique (Conseil Municipal du 8 décembre 1891) il est commencé le 24 février 1892 sur les plans de l’architecte Allar, terminé le 30 décembre 1893, inauguré en grande pompe le 26 mars 1894 et restauré en 1980/1981.

[11] L’Iliade Chapitre XXII.

[12] Archives de l’Institut, série I H 9.

[13] Né le 26 mai 1870 à Marseille ce sculpteur statuaire médailleur est le frère du Docteur Edouard Delanglade dont une rue marseillaise porte le nom.

[14] Relevé dans la réponse d’Emile Ripert, Directeur de l’Académie de Marseille, au discours de réception de Constant Roux au fauteuil n°37.

[15] Exposé au Salon de 1900, l’œuvre est acquise par l’Etat le 12 juin pour 5.000 F (Laurent Noet dans Annales Monégasques N°27 p. 164 Année 2003)

[16] Un autre envoi suivra, un merveilleux buste en marbre rose de Milan « Buste de jeune Dieu » Collection particulière Georges Mund, Paris.

[17] Institutrice née à Marseille le 28 septembre 1869. Voir notre précédent article « Les ancêtres Marseillais de Simone Signoret » Revue Municipale Marseille n°121, 2e Trimestre 1980.

[18] Marbre. Collection particulière Laporte Bisquit, Château de Dordogne. Buste tiré en édition de bronze sous le titre « Le Jeune Achille ».

[19] Né à Nantes le 5/2/1806 + 11/9/1865 au Château de Prouzel près d’Amiens.

[20] Le 29 juillet 1893 il reçoit la commande d’un buste en plâtre pour la somme de 800 F. Archives Nationales F21 – 4339 Dossier Constant Roux (cité par Laurent Noet : Les Annales Monégasques n° 27 de 2003. Aujourd’hui cette œuvre se trouve  au Musée de Nantes.

[21] Erigé sur une stèle dessinée par l’architecte Charles Imbert et exécuté par les ateliers Letz, le monument fut inauguré le 13 novembre 1903.

[22] Groupe central « La Durance » (10 mètres de hauteur)

[23] Commande du 8 juin 1900, traduite en grès cérame par la Manufacture de Sèvres et qui est suivie en 1903 par les deux éléments suivants. (AN F21 – 2189 Dossier C. Roux cité par Laurent Noet dans les Annales Monégasques n° 27 de 2003 p.164)

[24] Décoration moderne inspirée de l’œuvre de Bouchardon.1904.

[25] Edifié en 1904 sur les plans de l’architecte Albert Tournaire, les travaux sont conduits par l'architecte marseillais Paul Mouren dans le style Louis XVI. Les sculpteurs Allar, Carli, Hugues et Lombard travaillèrent aussi à cette construction à laquelle on «n’épargna » pas les subsides (Coût : 1.486.476 F).

[26] MM. Vallé Ministre de la Justice et Domergue Ministre des Colonies.

[27] Brochure « La Préfecture des Bouches du Rhône, le bâtiment et son histoire » André & Madeleine Villard. Marseille 1977.

[28] Petit Marseillais du 15 mars 1904.

[29] Ainsi qu'en témoigne le dépliant remis aux visiteurs de l'Hôtel de la Préfecture.

[30] Deux œuvres signalées par Laurent Noet dans les Annales Monégasques n° 27 de 2003 p.164.

[31] Classe Peinture en 1894.

[32] Au 143 Promenade de la Corniche, aujourd’hui Corniche John Fitzgerald Kennedy.

[33] « Moi » Tome 1 Faux départ, page 56. Dans ce même ouvrage Thyde Monnier fait une erreur, page 40, lorsqu’elle écrit que le Docteur Roux, l’aide célèbre de Pasteur, est le frère de Constant Roux. Nous n’avons pu, à ce jour, trouver le moindre lien de parenté entre les deux hommes.

[34] Collection particulière de la nièce et filleule de l’artiste Juliette Roux.

[35] Inauguré le 16 septembre 1906.

[36] Collection particulière de Juliette Roux

[37] Marbre original dans la cour d’honneur du Musée. Il fut inauguré en présence de Madame Frédéric Mistral, de MM. Julien Pignol, Joseph Nègre et Mlle Suzanne Imbert, Reine du Félibrige.

[38] « Les Convalescents » Inauguré le jour où l’on posa la première pierre de l’hôpital, le 29 mars 1908. L’édifice fut achevé le 6 novembre 1909.

[39] Discours de réception de Maître Elie Jean Vézien à l’Académie de Marseille le 19/2/1944.

[40] Sauvée en 1943 lors de la récupération du bronze par les troupes d'occupation, elle sera transférée dans la Cour d'Honneur du Stade Vélodrome.

 

[41] Le Prince Albert 1er étant décédé quelques années plus tôt, le 26/6/1922 (Laurent Noet Annales Monégasques n°27 2003 p.189)

[42] Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle

[43] Exposé l’année suivante au Salon sous le numéro 4041 (Laurent Noet p.190 Annales Monégasques n° 27 année 2003)

[44] D’après Juliette Roux, c’est le père de Constant Roux, Antoine Paulin dit Paul Roux, qui aurait pris la pose pour aider à la confection du médaillon.

[45] Bronze de 0.52 mètre de diamètre commandé par la Chambre de Commerce de Marseille, marraine du contre torpilleur, remis solennellement à son capitaine de frégate Chardenot, premier commandant du bâtiment. Le navire se perdra au large de Lattaquié (Syrie). En 1952 deux autres exemplaires furent fondus d’après le plâtre original. L’un fut remis en 1954 au nouvel escorteur d’escadre « Chevalier Paul » (désarmé en 1971), l’autre demeure au Musée de la Marine de Marseille. (Il fut exposé sous le numéro 181 au Palais de la Bourse de Marseille du 18 mai au 29 juin 1981 et au Musée Départemental des Hautes Alpes de Gap du 10 juillet au 31 août 1981, dans le cadre de l’exposition «  La Provence et l’Ordre de Malte ».

[46] Il pourrait s’agir de M. Truong-Ky d’après Juliette Roux.

[47] Né à Nice en 1865. Prix de Rome d’architecture en 1890.

[48] 1 rue René Panhard 75013 Paris

[49] Lorsque le souverain Monégasque sera reçu à l’Académie Française, en 1909, c’est Constant Roux qui modèlera la garde et la poignée de l’épée que réaliseront les orfèvres et armuriers parisiens Bailhache et Chardon (Laurent Noet p.185 Annales Monégasques n°27 année 2003).

[50] L’œuvre comporte la dédicace suivante : L’an MMCMXII Albert 1er Prince Souverain de Monaco, membre associé de l’Institut de France, a édifié ce monument consacré à l’étude de la paléontologie humaine.

[51] Monument inauguré le 13 avril 1914. Il comporte l’adresse suivante : « A son Altesse Sérénissime le Prince Albert 1er en hommage et en profonde reconnaissance – Les Colonies Etrangères de la Principauté de Monaco ».

[52] Il s’essayera même aux arts déco en créant deux lustres, en collaboration avec la maison Baguès, en s’inspirant des dessins du zoologue Ernst Haechel (Laurent Noet p.185 Annales Monégasques n°27 de 2003)

[53] Le Petit Marseillais du 15 avril 1914.

[54] Revue Municipale Marseille 3ème série n°28, janvier – mars 1956, pp.47/48.

[55] Brochure n° 1710 aux Archives Communales « Ville de Marseille école des Beaux Arts et des Arts décoratifs, année 1930/1931, Palmarès des récompenses ». 1931. Imprimerie municipale de Marseille.

[56] Elu le 19 février 1925 au fauteuil n° 37 sous le numéro d’ordre 6.

[57] De nombreux exemplaires de ce Monument aux Morts seront exécutés pour les villes de St Martin de Crau, Seillans etc.…

[58] Le Provençal du jeudi 22 novembre 1979 p.7.

[59] Le 13 août 1930 achat de la Ville de Paris et de l’Etat par moitié pour 50.000 F. (Archives de la Ville de Paris 10624/72/1, liasse 167 d’après Laurent Noet in Annales Monégasques n° 27 Année 2003 p.164)

[60] Le buste isolé de cette statue, édité en bronze par les Ets Susse Frères dont un exemplaire est acheté par la Ville de Marseille pour 10.000 F (Cité par Laurent Noet p165 Ann.Monég.n°27 – 2003 - AD des B.d.R. 4T50 liasse 3)

[61] Maître Marcel Paoli, adjoint à la Culture de la Ville de Marseille, est intervenu sans succès auprès de son homologue parisien, Monsieur Pierre Bas, pour demander le rachat de cet ouvrage d’inspiration hellénique afin de le confier au futur Musée de l’Histoire de Marseille du Centre Bourse.

[62] Il aurait été intoxiqué en absorbant un gâteau frelaté.

 

 

GENEALOGIE
 

         ASCENDANCE DE CONSTANT AMBROISE ROUX

 

 

1                             ROUX Constant Ambroise

                               artiste statuaire 1er Prix de Rome en 1894

                               o 20/04/1865 - 86 Bd Baille MARSEILLE 6.

                               + 17/11/1942 -143 Promenade de la Corniche MARSEILLE 7

                               X 10/01/1899 à l'Ambassade de France à Rome avec

                               SIGNORET Eugénie, Françoise, Joséphine, Institutrice.

                               )x( 27/1/1903 à Marseille.

                               XX 12/01/1909 à Paris avec DESCHENAUX Emilie (sœur

                               d'Adolphe DESCHENAUX 1er Prix de Rome de Peinture)

                               Membre de l'Institut.

 

2                             ROUX Antoine Paulin dit Paul

                               o 27/01/1842 à MARIE 06

                               X 11/06/1863 à MARSEILLE avec

 

3                             PHILIP Marie Marguerite

                               o 08/03/1843 à PIERLAS 06

 

4                             ROUX Joseph

                               o 27/08/1802 à MARIE 06

                               + 31.10.1852 à MARIE 06

                               X 09/10/1831 à MARIE 06 avec

 

5                             GIUGE Marie Elisabeth

                               o 27 Thermidor an XIII (15.08.1805) à MARIE 06

                               + 08.08.1848 à MARIE 06

 

6                             PHILIP Charles

                               o Ca 1795

                               + 22/05/1860 à MARSEILLE 6

                               X 28/04/1818 à PIERLAS 06 avec

 

7                             RICOLVI Marie Julie

                               o 13/04/1805 à PIERLAS 06

                               + 25/12/1873 à MARSEILLE 06

 

8                             ROUS Laurent

                               o Ca 1766

                               + 09/06/1814 à MARIE 06

                               X avec

 

9                             ASTRI Agnès

                               o 09/08/1776 à MARIE 06

                               + 09.01.1846 à MARIE 06

                               ( XX 10/02/1819 avec Pierre de PAULIS notaire de

                               Saint Sauveur )

 

10                           GIUGE Jean-Baptiste

                               o Ca 1768

                               + 04/12/1827 à MARIE 06

                               X avec

 

11                           TESTORIS Christine

                               o 04/04/1770 à MARIE 06

                               + 30/12/1815 à MARIE 06

 

12                           PHILIP Alexandre ( Veuf de Monique CHAUDON)

                               o Ca 1752

                               + 02/12/1802 à PIERLAS 06

                               X après 1784 avec

 

13                           BERGONDI Elisabeth

                               o Ca 1756

                               + 01/11/1817 à PIERLAS 06

 

14                           RICOLVI Joseph

                               o 19/02/1758 à PIERLAS 06

                               + 08/01/1822 à PIERLAS 06

                               X 25/05/1803 à PIERLAS 06 avec

 

15                           RIBOTTY Marie

                               o 30/03/1772 à PIERLAS

                               + 30/11/1815 à PIERLAS

 

16                           ROUS Antoine

                               X avec

 
17                           RICHIER Marie
 

18                           ASTRI Louis

                               o Ca 1743 ?

                               + 17.08.1818 à MARIE 06

                               X avec

 

19                           RUGERI Anne

 

20                           GIUGE Charles

                               + avant 1785

                               X avec

 

21                           de PAULIS Louise

 

22                           TESTORIS Jean Joseph

                               ° Ca 1742

                               + 18/04/1809 à MARIE 06

                               X avec

 

23                           BERGIER (BERGIA ?)Elisabeth

                               o Ca 1744

                               + 10/06/1809 à MARIE 06

 

24                           PHILIP Charles

                               o Ca 1717

                               + 29/10/1805 à PIERLAS 06

                               X avec

 

25                           POESI Angèle Marie

 

26                           BERGONDI Jean

                               o Ca 1717

                               + 25/02/1772 à ILLONSE 06

 

28                           RICOLVI Jean-Baptiste

                               o Ca 1720

                               + 02/02/1781 à PIERLAS 06

                               CM 04/06/1753 à PIERLAS avec

 

29                           UGO (HUGUES ?) Philiponne

                               o Ca 1710

                               + 29/12/1792 à PIERLAS 06

 

30                           RIBOTTY Pierre

                               o Ca 1719

                               + 11/03/1809 à PIERLAS 06

                               X Ca 1770 avec

 

31                           BALDONI Julie Marie

 

36                           ASTRI Ange ?

 

52                           BERGONDI Jean

 

56                           RICOLVI Jean André

 

58                           UGO (HUGUES ?) Antoine

                               Teste à PIERLAS le 17/11/1736

                               X avec

 
59                           RIBOTY Françoise
 
62                          BALDONI Jean André
 

116                        UGO Barthélémy

                               + avant 1736

 
                                                                                                                             JM delli  P A O L I
 

                                                                                                                                             27.08.97

 

Remerciements pour leur participation à :

Mlle Denise LUCQUET

MM. Roger JANSOULIN

        Georges TREMELLAT

   

Bibliographie :

Provence Généalogie N° 753 et 856.

Revue municipale Marseille N° 127.

 
 Parenté avec PHILIP Julie Marie Madeleine dite Madeleine épouse MATHEOUD Antoine Emile Eugène dit Emile
 
 
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