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Premier résultat du satellite Planck

Planck 2010

le visage de dieu ainsi Smooth a t'il appelé la première image du fonds diffus cosmologique tiré des observations du satellite Cobe et qui représente la première lumière émise après le big bang, en fait un reste vieux de 13,7 milliards d'années transformé en onde radio submillimétrique à une température de 2,7 degré kelvin au -dessus du zéro absolu ( -273 degrés centigrades).  380 000 ans après l'explosion initiale, l'univers s'est étendu rapidement et des particules de lumière, des photons ont pu traverser la matière dense, opaque, trop chaude formée de quarks, de neutrinos, des premiers atomes d'hydrogène, et a rendu l'univers transparent. Et fiat lux. Et la lumière fut. Le satellite Planck fait  mieux que les satellites précédents Cobe et Wmap,  avec une image plus définie pour déceler des perturbations, des anisotropies de un millionième de degré dans le plasma initial, de cette soupe de quarks dont tout est issu. Christian.





article le figaro.fr

le Figaro.fr

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/07/06/01030-20100706ARTFIG00379-l-echo-du-big-bang-devoile-dans-sa-totalite.php

L'écho du Big Bang 


dévoilé dans sa totalité

Tristan Vey


Le satellite européen Planck fournit une première image complète du ciel dans laquelle le rayonnement résiduel du Big Bang est perceptible. Il faudra toutefois attendre fin 2012 pour que les scientifiques parviennent à l'isoler parfaitement.

Le Big Bang est là, tout autour de nous. Nous baignons en effet dans un rayonnement diffus appelé rayonnement fossile, hérité de l'explosion originelle (cette première lumière est émise «seulement» 380.000 ans après le Big Bang). Mais observer ce rayonnement de micro-ondes très froid (seulement 3 degrés au-dessus du zéro absolu) et dont l'existence a été prédite en 1940 et observé pour la première fois en 1964, n'est pas chose aisée. Ce signal est en effet noyé dans l'environnement électromagnétique et il faut toute l'habileté des scientifiques pour parvenir à isoler ce que George Smoot, prix Nobel de Physique 2006, appelait «le visage de Dieu».

Aujourd'hui, le satellite européen Planck lancé en 2009 et situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre (un lieu d'équilibre entre le champ gravitationnel de la Terre et du Soleil appelé point de Lagrange) livre une première image globale du ciel dans lequel on peut observer à la fois le rayonnement de notre Galaxie et cet écho lumineux du Big Bang. «La structure du rayonnement fossile [en rouge et jaune sur l'image] est plus manifeste dans les régions en haut et en bas de l'image, où l'émission de notre Galaxie est plus faible», explique Jean-Michel Lamarre, responsable scientifique d'un des deux principaux instruments de mesure embarqués du satellite.

Pas d'interprétations avant des mois

Afin d'observer uniquement le rayonnement cosmologique du Big Bang, un gros travail d'analyse sera encore nécessaire. «Les différentes phases du milieu interstellaires émettent dans des bandes de fréquences, des «couleurs», différentes», explique Jean-Loup Puget, directeur de recherche au CNRS à l'Institut d'astrophysique spatiale. Ces «couleurs» peuvent être utilisées pour séparer la lumière de notre Galaxie, au centre de l'image, afin d'extraire le seul rayonnement fossile. «Exactement de la même manière que le cerveau humain est capable d'isoler la voix d'une personne qui parle au milieu d'un groupe en pleine discussion», ajoute Jean-Loup Puget. Il faudra ainsi patienter jusqu'à fin 2012 pour que cette nouvelle image incroyablement précise et détaillée du «visage de Dieu» ne soit rendue publique. Elle devrait apporter une grande quantité de renseignements sur la naissance et les premiers instants de notre univers, et nous permettre de mieux comprendre le rythme de son expansion.

En attendant, cette première fournée de données apporte des information sur notre Galaxie, la Voie Lactée. Il faudra toutefois pour cela attendre les interprétations des astrophysiciens qui pourront prendre des mois, voire des années. Un travail de fourmi dont l'enjeu est toujours le même : mieux comprendre comment fonctionne notre univers.


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