C2i niveau 2 métiers du droit - 2014

  • Le texte suivant est extrait du document d’accompagnement pour la mise en place du C2i niveau 2 métiers du droit, Mission Numérique pour l'Enseignement Supérieur (MINES - DGESIP), Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, 06.2012, http://c2i.education.fr/IMG/pdf/DocAccompagnement-C2i2md.pdf, consulté le 17.01.2014. 11.09.2014.
  • Il est désormais nécessaire de faire évoluer les dispositifs d’évaluation pour qu’ils s’appuient sur des activités en contexte par opposition aux activités pratiques terminales.
  • Par activité en contexte, on entend que l’activité prend place dans une situation réelle d’usage du numérique, plutôt qu’une situation d’évaluation terminale où les travaux sont réalisés en temps limité avec pour seul objectif de vérifier l’aspect manipulatoire sous-jacent aux compétences visées.
  • Le C2i niveau 2 se situe sur les niveaux 6 et 7 du Cadre européen.
  • L’exercice des compétences attendues s’exercent donc dans des contextes hautement spécialisés nécessitant une prise de responsabilité et qui engendrent des approches stratégiques nouvelles.
  • Ces contextes sont adaptés aux formations professionnelles conduisant à des fonctions de cadre dans les entreprises.
  • ... la validation des compétences repose sur un dossier numérique de compétences constitué par le candidat.
  • L’équipe pédagogique peut guider les candidats dans la constitution de ce dossier, afin que ce dernier permette de valider l’ensemble des compétences du référentiel.
  • L’équipe peut notamment présenter les compétences à acquérir en illustrant son propos par des situations concrètes, dans lesquelles l’étudiant mobilisera les compétences visées, et proposer des activités qui permettent effectivement de le faire.
  • Les productions d’un candidat qui prennent la forme de documents numériques peuvent être rassemblées dans son dossier numérique de compétences.
  • Lorsque la preuve de la maîtrise d’une compétence réside dans les traces d’usage d’outils, l’équipe pédagogique peut s’assurer un accès à ces traces ou demander au candidat une production qui retranscrit et commente le vécu associé à ces usages.

Domaine D1 : Connaître et respecter les droits et obligations liés aux activités numériques en contexte professionnel

  • La création et le traitement de données numériques sont régis et organisés par un ensemble de lois, de règlements et de décisions de justice que tout professionnel doit connaitre et respecter dans le cadre de l’exercice de son activité.
  • Cela signifie notamment que le professionnel soit en mesure :
    • De distinguer clairement des données numériques à caractère personnel de données numériques à caractère
      • professionnel.
    • De traiter et diffuser dans un cadre légal des données professionnelles contenant ou non des informations à caractère personnel.
    • D’adapter son comportement et ses usages en fonction des dispositifs légaux auxquels sont soumis les utilisateurs.
  • Il s’agit de présenter les droits et les obligations des professionnels du droit dans le cadre de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
  • Ce domaine de compétences intéresse les professionnels du droit exerçant tant dans les secteurs d’activité publics que privés.
  • Le contexte numérique professionnel conduit le juriste à renouveler l’approche de problèmes déjà connus et à aborder des questions inédites.
  • Compétence D1.1 Respecter et intégrer la législation relative à la protection des libertés individuelles
  • Compétence D1.2 Respecter et intégrer la législation sur les œuvres numériques liées au domaine professionnel
  • Compétence D1.3 Respecter et intégrer les aspects légaux liés à la protection et à l'accessibilité des données professionnelles

Domaine D2 : Maîtriser les stratégies de recherche, d'exploitation et de valorisation de l'information numérique

  • L'information est aujourd'hui au coeur de toute activité économique.
  • Elle peut être considérée :
    • D'une part, comme un outil d'aide à la décision.
    • D'autre part, comme une ressource instrumentale d'une stratégie de communication.
  • Dans ce contexte, le professionnel doit être en mesure :
    • D'identifier ses besoins en terme d'information.
    • De localiser l'information adéquate.
    • D'évaluer et exploiter l'information retenue.
  • L’information est au cœur de tous les métiers du droit particulièrement depuis l’avènement de la société de
    • l’information.
  • De nouveaux modes de production, de recherche, d’exploitation et de valorisation de l’information sont apparus.
  • L’objectif de ce domaine est de former le professionnel du droit, actuel ou en devenir, à s’adapter et à tirer profit de ce nouvel environnement pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies de :
    • Recherche d’informations en contexte professionnel.
    • Veille informationnelle en contexte professionnel.
    • Développement et de valorisation de compétences professionnelles.
  • Compétence D2.1 Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de recherche d'informations en contexte professionnel
  • Compétence D2.2 Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de veille informationnelle en contexte professionnel
  • Compétence D2.3 Élaborer une stratégie de développement et de valorisation des compétences professionnelles

Domaine D3 : Organiser des collaborations professionnelles avec le numérique

  • Les nouveaux outils de communication permettent de renforcer les activités collaboratives au sein des organismes professionnels.
  • Ils permettent de collecter et de traiter des connaissances produites collectivement au travers de projets pilotés à distance.
  • Le professionnel qui participe à la conduite d'un projet collaboratif doit ainsi être en mesure :
    • D'identifier les outils numériques nécessaires à sa mise en œuvre.
    • D'animer et de coordonner à distance des groupes de travail.
    • De prendre en compte les contraintes techniques et organisationnelles liées à l'échange d'informations numériques.
  • Le juriste participe aujourd’hui à la conduite de projets collaboratifs.
  • Un travail de concertation est nécessaire entre les différents acteurs pour la gestion de ces projets.
  • La mise en place de projet de collaboration avec le numérique nécessitera de gérer l’hétérogénéité du niveau de technicité des participants, de leur outillage et de la variété des protections et/ou des accès mis en place.
  • À cet égard, le juriste devra anticiper la structuration du projet collaboratif et utiliser les outils numériques.