Jacky Dubois 5ème circo

127 163 habitants sur les cantons: Buxy, Chalon S/S Centre, Chalon S/S  Ouest, Chalon S/S Sud, Montceau Les Mines Nord, Montceau Les Mines Sud, Montcenis, Montchanin, St Vallier.

LÉGISLATIVES. Jacky Dubois, Candidat du Front de gauche.

 Pas de délégation de pouvoir

le 08/01/2012 à 05:00 par par Cyrille Coutenceau du Journal de Saône et Loire
Jacky Dubois et sa suppléante Marie Rigault. Photo C. C.

Jacky Dubois et sa suppléante Marie Rigault. Photo C. C.

Le candidat du Front de gauche était vendredi soir à Montceau pour s’enraciner dans un secteur nouveau de la circonscription qui ne lui est pas inconnu pour autant.

Si Jacky Dubois est un communiste bien connu sur Chalon (élu depuis 1995, 2 e adjoint depuis 2008, conseiller régional de 2004 à 2010, longtemps secrétaire de l’Union locale de la CGT, pompier volontaire pendant 37 ans, candidat aux législatives 2002 et suppléant en 2007 sous la bannière du PC, etc.), ce retraité d’Areva l’est beaucoup moins sur l’ouest de cette nouvelle 5 e circonscription (« je suis pourtant natif de Montchanin ») dont le découpage le fait réagir : « Comme les autres, elle est la conséquence d’un « charcutage à la Pasqua », fait pour favoriser les deux principaux partis et surtout l’UMP. »

Vous contestez ce découpage mais vous souhaitez y être élu !

Oui ! Mais on veut surtout apporter des réponses aux gens quelque soit leur région, même s’il y a des situations locales particulières. Car j’ai toujours combattu la délégation de pouvoir : il faut travailler avec les citoyens sur le terrain, dans les quartiers, dans les entreprises, etc. C’est pourquoi dans la campagne, car présidentielle et législatives ne font qu’une, le Front de gauche organise des réunions « Prenez la parole » ouvertes à tous. Il ne s’agit pas de « porter la bonne parole », mais d’être à l’écoute, de construire avec les gens. Et ça ne s’arrêtera pas à la campagne, on fonctionnera ainsi si nous sommes élus, même si ça demande un travail énorme. Il faut accepter de se mettre à la disposition des citoyens.

Et en dehors de ces réunions, comment allez vous mener votre campagne ?

Je souhaite que l’on mène une campagne au plus près de tous, sortir du périmètre, que l’on connaît très bien, des syndicats et des associations. Il faut aller voir toutes les forces vives de la société. Il y a un programme du Front de gauche qui existe mais il peut être amélioré, amendé par ces rencontres. On ne peut pas laisser la société ainsi, où l’a mené la politique de Sarkozy et du Medef : tout le monde souffre ! »

Marie Rigault est ouvrière à Bubendorff et conseillère municipale à Saint-Vallier. Elle est également très impliquée dans le monde syndical et associatif.


Dumping fiscal et social (communiqué de Jacky DUBOIS)

publié le 8 févr. 2012 à 05:41 par Front de Gauche du Chalonnais

Le 18 janvier dernier, Nicolas Sarkozy, au détour d’une parodie de sommet social, recevait les syndicats pour apporter ses réponses à la crise. Sous couvert de concertation et prétextant ne pas attendre les prochaines élections pour agir, il s’agissait d’amplifier la destruction des acquis sociaux et d’annoncer plusieurs mesures avec dans le viseur le cout du travail…
Reprenant à la lettre les argumentations du Medef et de la CGPME sur le coût du travail en France, responsable selon eux de la perte de compétitivité des entreprises et des délocalisations, le Président a annoncé plusieurs mesures : dispositif zéro charge à l’embauche d’un jeune, simplification des modalités de chômage partiel, modulation du temps de travail par entreprise et cotisations sociales abaissées cassant toujours plus la sécurité sociale… Autant de cadeaux fait aux patrons alors que pour répondre aux besoins des Français et lutter contre la crise il faudrait : augmenter les salaires, taxer plus durement le capital, mettre l’argent du Cac 40 au service de l’humain, et cesser cette politique d’exonérations de cotisations sociales pour relancer l’emploi et lutter à l’échelon européen contre les délocalisations en cassant le dumping fiscal et social dont sont victimes les salariés et leur travail.

Seul le Front de Gauche et son candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avancent des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.
Dimanche 29 janvier, lors de son intervention télévisée (où 5 chaines ont été mobilisées), Sarkozy a annoncé aux Français qu’il se soumettait une fois de plus à l’exigence du capital financier en apposant sur la table un 3ème plan de rigueur qui instaure une TVA sociale. Elle représente une ponction de 13 milliards sur l’économie du pays financée à 85% par les ménages et 6 fois moins par les revenus financiers. Comment croire que cette baisse du cout du travail serait synonyme de relance ? De plus, l’annonce que les négociations sur les salaires et le temps de travail se feront désormais entreprise par entreprise et que ces décisions auront une valeur supérieure à celle du code du travail représente un immense et énième recul de nos acquis sociaux. Que penser également de cette course en avant vers l’apprentissage qui vise à pousser les enfants les plus en difficultés, hors des bancs de l’école de la République pour en faire une main d’oeuvre bon marché soumise à la précarité des logiques du capital ? Ce n’est pas la conception qu’a le Front de Gauche en matière d’éducation pour tous, d’égalité à l’accès des savoirs et d’émancipation des salariés

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