Test du Konica Hexar AF 


Chapitres

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L'optique

Autofocus

mise au point manuelle

La visée

Retardateur et autoportraits

silence on tourne

la cellule

L'obturateur

modes d'exposition

Ergonomie et construction

modes flash

les reproches

les concurrents directs

les différents modèles

les fonctions cachées

photographie avec films infra-rouge

d'autres photos

 

acutance, agitation, et dilution ------------------------------------------------------------------------------------- 

Liens

 Test par Dante Stella

Article par 1point4photography

l'avis de Cameraquest

 

Autres sites

 

 

 

 

Introduction

Le Konica Hexar AF est un appareil inouï. Il y a 3 aspects qui le distinguent des autres appareils compacts: (1) il est doté d'une optique hallucinante 35mm qui ouvre à f/2, (2) il est extrêmement silencieux et sans vibrations grâce à son obturateur central et (3) son AF spot est extrêmement précis. Le tout est incorporé dans un boîtier très soigné mais au design relativement quelconque et discret.

Le but de ce petit site est de vous présenter le Konica Hexar AF, en Français, de la façon la plus exhaustive possible, le tout illustré de photos prises exclusivement avec ce boîtier. Il est possible de clicker sur chaque photo pour la voir en plus grand.

Konica faisait ses campagnes de publicité en argumentant que "l'optique à elle seule vaut le prix de l'ensemble". Dans ce cas-ci, ils ont tort. En effet, sur le marché de l'occasion, on trouve l'Hexar AF à 300€/400$, tandis que le légendaire Leica Summicron-M 35/2 pré-asph. v4 vaut environ 700€ à lui seul (toujours en occasion)

Bokeh magnifique
f/2, 1/15s, Tmax 3200

Il a souvent été écrit que l'optique était une copie du Summicron 35, mais il semblerait que ce ne soit pas le cas: la formule optique est légèrement différente, et ça marche : les performances dès la  pleine ouverture sont bonnes (cf. photo ci-dessus) et deviennent très bonnes à f/2.8 puis carrément excellentes. Ces performances sont même légèrement meilleures que le Summicron jusqu'à f/4, ensuite les 2 optiques se tiennent. Seul le Summicron 35/2 asph. le surpasse.

Note: si vous avez de belles photos prises à l'Hexar AF, envoyez les moi, et je les montrerai dans une des galeries (click here to send me a mail)

Présentation

Construit de 1993 à 1996 (il y en eut d'autres ensuite, mais sans le mode silencieux, qui seul caractérise le fameux, le vrai Hexar AF). Fabrication en matériaux synthétiques, mais la plus soignée qui puisse se voir dans la catégorie. Son obturateur central et non à rideau, joint à l'absence de miroir-reflex (évidemment), garantit un déclenchement avec le minimum de vibrations. A quoi s'adjoint le mode silencieux dans lequel le moteur de mise-au point déplace l'objectif en pas-à-pas, tout comme pour l'entraînement du film, ce dernier s'exécutant alors seulement quand on décide de relâcher le déclencheur.

Viseur très clair (encore évidemment), avec collimateur indiquant la correction de parallaxe. Mentionnons aussi la possibilité de rembobinage en cours de film en conservant l'amorce sortie si on le désire ; le retardateur des familles est présent lui aussi, comme la prise flash standard. Codage DX (25-5000 ISO) des pellicules mais possibilité de choix manuel de la sensibilité du film.

L' Hexar fait de superbes photos... quand il le veut vraiment. Car, tout en étant bâti comme un appareil de reporter, il se comporte souvent mieux si on prend son temps pour déclencher. Magnifiques diapos en lumière du jour avec un petit éclair de flash (rappel : un des bons côtés de l'obturateur central est la synchro flash à toutes les vitesses). Mais au flash en intérieur ou lumière insuffisante, on se retrouve souvent avec des images fantômes : ne pas faire une confiance aveugle au mode Programme.

L'Hexar est un faux modeste. Non seulement il ressemble à un compact amateur quelconque, même pas miniaturisé ; mais il peut être parfois plus efficace qu'un Leica M du fait de sa mise-au-point automatique. On peut déclencher l'Hexar avec le maximum de discrétion (exemple : appareil pendu à l'épaule), dans des lieux où la prise-de-vue est délicate.

Quel dommage qu'il n'y ait pas un simple bouton de mémorisation de l'exposition séparé de celui de la mise-au-point (déclencheur à mi-course) : on commencerait à se rapprocher de l'idéal.

--> L'optique