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1.7 Le mythe du son des câbles

(Ajout le 23/11/2014)

Automne 2000 : Peter Aczel, du magazine "The Audio Critic", publie un éditorial nommé "The Ten Biggest Lies in Audio":

"Le mensonge du câble" étant classé premier, ceci méritait un chapitre à part entière.

Il y a le point de vue des professionnels,
Il y a le point de vue de ceux qui testent,
Et il y a les points de vue des gourous divers et variés qui suggèrent que leur ressenti subjectif (donc strictement personnel !) constitue LA vérité universelle.

Il y a les professionnels du son dont le choix des câbles est basé sur des critères objectifs.

Un premier exemple de critère est donné par JBL :
"Selection of the appropriate wire gauge is important to system operation. A cable that's too "light" will result in amplifier power being wasted due to the series resistance of the cable.
 It will also result in the loss of low-frequency performance due to a degraded damping factor.
On the other hand, a cable that is too "heavy" is unnecessarily awkward and costly.
If in doubt, use the chart below as a guide. For a given length of run and speaker load, use the chart to determine the minimum wire size needed to keep your line losses ("insertion" losses) below 0.5dB."

Autre critère avec une atténuation inférieure à 1dB à 20kHz et un déphasage inférieur à 10° à 20kHz :

Sur la base de ces critères, un "bon" câble de modulation a une faible capacitance et un "bon" câble HP a une faible inductance.

Les recommandations de professionnels comme Thomas D. Kite d'Audio Precision sont claires :
"Avoid tweak items such as black boxes, esoteric cables, power cords and line filters"

Jean-Pierre Lafont, présent sur le forum Cinetips, a également un point de vue clair :
"En bientôt 40 années de carrière dans l'audio professionnelle, je n'ai jamais entendu de différence entre un câble et un autre.
J'ai travaillé dans des dizaines (des centaines?) des studios, j'ai moi-même été ingénieur du son.
J'ai été constructeur de consoles de mixage reconnues et appréciées partout dans le monde.
Ces consoles renfermaient chacune entre 100m et 500m de câble. Des ingénieurs du son de renom ont travaillé et travaillent encore avec, remportant disques d'or et Oscars.
J'ai changé de marque de câble des dizaines de fois, souvent pour des questions de prix ou de disponibilité.
Jamais je n'ai pu mesurer une différence.
Jamais un ingénieur n'a entendu la moindre différence.
Pourquoi les professionnels (musiciens, ingénieurs, critiques d'art) se plantent sur chaque test aveugle ?
Pourquoi les fabricants refusent de se prêter à ces tests?"
Jean-Pierre propose une feuille de calcul pour les câbles d'enceintes et pour le coaxial :

Le point de vue de Roger Russel, concepteur pour McIntosh Labs :
"The industry has now reached the point where [wire] resistance and listening quality are not the issues any more, although listening claims may still be made...
The strategy in selling these products is, in part, to appeal to those who are looking to impress others with something unique and expensive."

Et celui de Philip Newell, auteur du livre Recording Studio Design :

Il y a
les professionnels qui mesurent.

Comme Fred E. Davis dans la publication
Effects of cable, Loudspeaker and Amplifier Interactions", JAES, Vol39, #6 Jun 91
"Measurements were made with 12 cables covering a variety of geometries, gauges, and types....
Of the two-wire cables, 12 AWG provided the best performance with reactive loads,
while both and larger gauges (3-7 AWG and 18 AWG) showed greater high-frequency drop and interaction with capacitive reactance in a load.
12 AWG seems more than adequate, even for demanding systems, high power levels, and reasonable lengths."
Pour mémoire, une section de 12 AWG correspond à une section de 3,3 mm2 :

Ou Nelson Pass
"Frankly, I found it difficult to assess the results except at the extremes of performance. For 10 foot lengths with properly terminated cables and speakers with inductive high frequency characteristics, the differences between low inductance cable and twin conductor are extremely subtle and subject to question.
Who am I to dispute the feelings of audiophiles who, evaluating any cable in the context of program source, amplifier, speaker, and listening room, decide they can hear the difference?
A few guidelines have emerged here, but the final judgment belongs to the user.
All the special cables mentioned worked well on the test bench and, given the assumption that series impedance should be minimized, all of them work better than 16 gauge wire."

Le mythe du modèle "ligne de transmission" utilisé par certains vendeurs est dénoncé par Rane :
"Let's dispel a myth right away: Practically speaking, electrical engineering transmission line theory does not apply to real world audio lines.
In spite of all the hysterical audiophile hi-fi (and lately pro audio) press to the contrary.
This pseudo-science babble is nothing more than a (quite successful) disinformation campaign designed to separate a largely uninformed, and therefore, largely gullible consumer base from its discretionary income. The only thing these people are informed experts on, is how to take your money."
Ou part Richard A. Greiner dans la publication "Amplifier-Loudspeaker Interfacing" dans la revue du JAES Volume 28 Issue 5 pp. 310-315; May 1980
"The conclusion is that speaker cables do not behave as transmission lines despite the theory subscribed to by many, if not most, esoteric cable designers."
Voir également ce document :
" If the cable is too short (or the frequency of the signal is too low), the cable will not act like a transmission line.
Instead, it simply looks like the sum of all the series R, series L, and parallel C – the parallel loss component (G) is important only at radio frequencies.
So, at audio frequencies, the tiny inductances, capacitances, and resistances add to form pair of series inductances and resistances, and a parallel capacitance.
This simplified circuit that ignores transmission line effects is called a lumped parameter model.
Lumped parameter models describe how a cable behaves at audio frequencies."

Dernier exemple, cet article de la revue "Nouvelle Électronique" qui propose en conclusion un montage d'un câble de faible inductance:

Il y a ceux qui font des tests.

La seule méthode permettant de savoir si une différence perçue est réelle (du point de vue statistique avec une probabilité, par exemple, > 95%) est le test ABX:

Les précautions sont nécessaires afin d'arriver à un résultat significatif du point de vue statistique : c'est pareil / c'est différent:

Quelques exemples de tests ABX de câbles:

Un logiciel simple comme WinABX permet de comparer 2 fichiers .wav:

Coté matériel la société QSC Audio a proposé de 1998 à 2004 le "ABX Comparator"

Le revue Canard PC a publié fin mars 2013 un dossier sur le thème "Spécial Imposture. Des câbles idiophiles aux barrettes bling-bling"
Deux tests ABX ont été réalisés.
L'un avec avec les câbles de modulation AudioQuest King Cobra (249€) vs Philips SWA2952T (5€).
Le deuxième avec les câbles IEC secteur Oyaide PA-23ZXe (279€) vs Noname (2€)
Dans les deux cas, aucune différence significative n'est apparu.
Ce journal ne peut être accusé de partialité.
En témoigne ce procès gagné contre Heden qui réclamait 100 000 € de dommages et intérêts suite à un article négatif sur une alimentation !

Il y a les vendeurs.

Curieusement, le vendeur d'enceintes qui s'adresse à la fois aux audiophiles et aux professionnels a parfois deux discours différents !

Comme Tannoy avec, par exemple, l'enceinte prestige Canterbury GR
"Wide dynamic range and wide bandwidth information has to coexist with the ability to transmit peak currents of at least 10 amps, without incurring any loss or signal impairment.
This explains why the sound quality of the music reproduced by the loudspeakers is so dependent on the physical properties of the cables connecting them to the amplifier.
It also explains why bi-wiring is the preferred connection method, so that low frequency and high frequency signals do not have to share the same cable."
Toujours chez Tannoy, cette fois ci avec l'enceinte de studio Precision 8
"The types of cable used to connect the speakers to the power amplifier will marginally affect the sound.
The cross-sectional area of the cable should be large enough so as not to affect the damping factor, generally a cable with a cross-sectional area of 2.5 mm2 or greater is recommended.
You don’t need to buy speaker wire that costs as much as your speakers to get some benefit from wire size."
Cherchez l'erreur...

D'autres vendeurs prennent vraiment les audiophiles pour des idiots....

Un premier exemple avec la barrette secteur Neodio PW1.
D'après le distributeur :
"La PW1 est conçue pour isoler l’ensemble de la chaîne hi-fi du reste de l’installation électrique. Cependant, elle n’incorpore aucun filtrage conventionnel susceptible de limiter la dynamique du système comme c’est généralement le cas avec ce type de produit."
En clair, il n'y a rien dedans...
La suite de la présentation est franchement exotique :
"Stéphane Even, le fondateur de Neodio, (a conçu) un système chargé « de remettre de l’ordre dans le flux des électrons » :
Nos recherches nous font penser que la réponse se situe au niveau de la physique du courant électrique. En simplifiant les choses, on peut considérer que les électrons qui bougent dans nos câbles le font d’une manière plus complexe que ce qui est généralement admis.
Nous pensons que les écarts subjectifs entre différents câbles, ont quelque chose à voir avec la présence d’électrons à haute énergie (électrons chauds) qui pourraient perturber de manière subtile le fonctionnement de nos électroniques et éventuellement de nos haut-parleurs. (la barrette) agit comme un filtre qui bloque le passage des électrons chauds.
Entendons nous bien : il ne s’agit nullement d’un filtre classique avec bobines et condensateurs. La barrette PW1 n’a aucune action de filtrage des parasites HF sur le secteur.
Son action est de remettre de l’ordre dans le flux d’électrons, en « refroidissant » les électrons à haute énergie.
Nous considérons que le vrai problème est là."
Comment dire...

Un deuxième exemple avec ce câble secteur:
"Contrairement aux câbles secteurs conventionnels, qui ont des vitesses de propagation à moins de 50% de la vitesse de la lumière, le Valhalla 2 atteint 91% la vitesse de la lumière !"
Pour mémoire il faut distinguer la vitesse de déplacement des électrons (environ quelques cm/h dans le cuivre) et la vitesse  de déplacement de l'information (91% de la vitesse de la lumière dans le cuivre):
En clair tous les câbles conventionnels en cuivre ont une vitesse de propagation de l'information de 91% de la vitesse de la lumière!
On se demande surtout quel est le rapport entre la vitesse de déplacement de l'information et cette affirmation: "Le résultat ... une qualité sonore à couper le souffle."...

Un troisième exemple avec le câble SATA "audiophile" :
"Audiophiles have long claimed that expensive cables constructed from oxygen-free copper, gold or even more esoteric materials can have a serious impact on sound quality - but now a Korean company is making the same claims for SATA data cables.
The SATA cables are designed, as all SATA cables are, to sit between a storage device and the motherboard of a PC in order to transfer a digital signal. This signal, containing the zeros and ones which make up the stored data, either gets to its destination intact or it doesn't. WireDream claims, however, that use of its SATA cables results in a detectable improvement to audio quality."

Dans un genre voisin, l'étonnement d'Audiofanzine dans sa Newsletter du 7 mars 2015 :
"S’il y a des choses qui ne s’achètent pas comme le clamait il y a peu une publicité pour une carte bancaire, il n’est visiblement pas grand-chose qui ne puisse se vendre, pour le plus grand bonheur de l’industrie marchande. Et au XXIe siècle pour paraphraser Desproges, on peut en effet vendre de tout… mais pas à n’importe qui!
Pour savoir quoi vendre, il faut donc trouver une cible, grosse de préférence, et qui soit suffisamment crédule pour céder à un plan marketing bien ficelé, et qui soit suffisamment aisée pour que le jeu en vaille la chandelle…
Dans le domaine de la musique et du son, on appelle ça un « audiophile », soit une sorte de mélomane perverti qui achète des disques pour écouter sa chaîne hi-fi plutôt que l’inverse.
Un marché de niche? C’est ce qu’on croyait, jusqu’à ce que Monster prouve avec le Beats by Dre qu’un audiophile sommeille en chacun de nous et que, pour peu qu’on y mettre les formes pavloviennes, on trouve quantité des gens prêts à investir 400 euros dans un casque, dans une enceinte Bluetooth, ou le triple, le quadruple, le centuple dans du câble comme-ci, un ‘DAC’ comme ça et des enceintes aux formes originales faites dans des matériaux nobles et rares.
Bref, ce n’est pas une niche, c’est un chenil! Et tous les fabricants, si sérieux soient-ils à la base, rivalisent aujourd’hui d’inventivité pour donner un nouvel os à ronger à la meute.
Le preuve avec Sony qui, tout récemment, vient de sortir SR-64HXA, une carte SD… pour audiophiles! ‘For premium sound’ lit-on sur cette dernière, vendue 5 fois le prix d’une carte SD normale.
En quoi sonnerait-elle mieux? Parce qu’elle génèrerait moins de parasites électriques lors de la lecture, répond le constructeur.
Sachant que lesdits parasites n’ont absolument aucun effet sur des données numériques, on se dit que Sony a fait sur ce coup presque aussi fort qu’Audioquest et son câble Ethernet pour audiophiles à 1000 euros le mètre. Gageons que la carte SD ne paraîtra d’ailleurs pas si chère lorsqu’on la fourguera à l’acheteur du nouveau walkman audiophile de Sony vendu… 1200 euros. Et on n’ose imaginer le prix du casque qui accompagnera tout cela…"

Un quatrième exemple avec ce câble pour haut-parleurs :
"The Golden Section Stranding design won, "The Most Significant Contribution of the Advancement of High End Audio in Cable and Accessory Design" from the Academy for the Advancement of High End Audio.
Using the Golden Ratio rule found in works of art and architecture, stretching way back to the Great Pyramid and ancient Egyptians."
"Cardas conductors are constructed of multiple strands of ultra pure copper wire, each with its own enamal coating (making it Litz wire).
The copper wire is in various sizes (AWG), with the strands at the center of the conductor being the smallest, and strands on subsequent layers going up in size in a Golden Ratio progression (1:1.618)."
Il faudra que l'on m'explique quel est le rapport entre le nombre d'or utilisé en architecture et le design d'un câble...

Un cinquième exemple avec ce câble phono à 7590 € !
"Un ingénieux système suspend les câbles dans une gaine en PTFE, simulant ainsi un parfait isolant sur air.
Cette technique permet de limiter considérablement l’effet de peau et l’effet mémoire, réduisant ainsi la distorsion et donnant une restitution très aérée."
Et si l'isolant était de la mousse de polyéthylène ? La restitution serait comment ? Hum ?
Pour mémoire, chez les pros, le câble haut de gamme de modulation c'est environ 2 €/m. Comme ce Klotz:
Bon, ok, il faut rajouter les fiches comme ces Neutrik à environ 20€ la paire...

Un dernier exemple, un classique, le câble optique plaqué or !

Le plaquage or, cela fait joli, ce n'est pas le problème.
Là où cela devient un problème, c'est lorsqu'il est affirmé :
"Contacts plaqués or offrant une meilleure qualité de contact, évitant l’oxydation et augmentant la stabilité du signal"
Contrairement à Canard PC, d'autres revues sont plus... comment dire... arrangeantes ?
Un exemple à propos de cette barrette secteur:
"Diapason d'or 2010.
Récompenser ce genre de produit n'est pas aisé : l'apport est très subtil puisqu'il agit sur le courant, en amont de la chaîne au bénéfice supposé d'une meilleure qualité de la restitution.
L'appareil, comme tous les produits haute-fidélité, requiert un léger rodage pour obtenir de bons résultats subjectifs.
La restitution gagne incontestablement en propreté, en ordre sinon en subtilité. Les violons sont un peu moins agressifs, les silences plus convaincants."
Bon, alors, l'apport, il est très subtil ou il est incontestable ?

Et il y a les extrémistes religieux.

Avec des arguments du type :
- Un test ABX est inutile, tellement la différence est flagrante,
- Si vous n'entendez pas de différence, c'est que votre système est pourri,
- Si vous n'entendez pas de différence, c'est que vous êtes sourds,
- Si vous n'entendez pas de différence, c'est que votre point de vue est déformé par une façon de pensée inculquée depuis des années et dont vous n'arrivez pas à sortir.

Ce genre de croyance relèvent clairement de la psychiatrie !


"Que tu choisisses tes câbles ça ne regarde que toi, que tu incites des gens en vantant tel ou tel marchant, ça me concerne, oui, car tu exprime une opinion sur la place publique et j'ai le droit de la contester si j'en ai envie. La démocratie..."
Lorenzolalas sur http://www.tellementnomade.org/forum/viewtopic.php?f=43&t=2418&start=189

"Il est vrai que tant que ça reste entre adultes consentants et avertis, pas de problème.
La difficulté, c'est que sur ce genre de forum viennent se documenter des gens qui n'y connaissent pas grand-chose et n'ont pas la possibilité de discerner les âneries.
On a quelque-part la responsabilité de donner à ces gens au moins la possibilité de se forger leur opinion à partir d'éléments factuels.
Quand un fabriquant utilise pour justifier des systèmes coûteux des arguments techniques manifestement  faux, il nous appartient de le dénoncer."
Robert64 surhttp://forum.hardware.fr/hfr/VideoSon/HiFi-HomeCinema/chronique-idiophilie-sujet_110376_1.htm

"En œnologie, la pratique est si ancienne et si peu contestée (justement du fait que à peu près tout le monde s'y est plié avec bien des surprises et des enseignements à la clé...), qu'elle ridiculise par analogie la plupart des réticences des anti ABX en audio, dont le point commun est de n'avoir jamais essayé ou bien d'en avoir tiré la conclusion erronée que si l'ABX dément les sensations "libres", c'est donc que la méthode est mauvaise. Personne, dans le vin, n'oserait proférer une conclusion pareille!"
Wald sur http://chaud7.forumactif.fr/t261p15-le-jeu-des-7-erreurs

"Les meilleurs marketeux vous le diront: quand les arguments sérieux n'existent pas, quand les arguments sérieux n'existent pas, il suffit de les inventer à grands coups de termes techniques abscons et d'un jargon pseudo-scientifique obscur afin de s'octroyer une crédibilité de façade qui trompera sans problème le commun des mortels.
Et tant pis s'il faut pour cela réinventer les lois de la physique. Les pigeons sont de toute façon plus nombreux que les physiciens."

"Les allégations sans fondement sont innombrables.
A vrai dire, le stratagème est toujours le même: se baser sur une lointaine loi physique ou électrique et extrapoler les résultâts dans des ordres de magnitude qui ne correspondent plus à rien."

'Le plus absurde vient surtout de la cohorte d'adeptes idiophiles qui acceptent cette mascarade sans broncher. .. et même qui en redemandent !"

"Un début d'explication pourrait être que beaucoup d'idiophiles, en l'absence de compétences même de base en électricité, électronique, acoustique ... se réinventent une "technique" qui leur soit accessible et dans laquelle ils sont plus à l'aise, avec un langage spécifique et des méthodes ...bien à eux.
Genre "les mesures n'indiquent rien" (normal,ils ne savent pas mesurer) ,"seuls mes sens sont précis" (normal, ils n'ont que ça ).
Il suffit d'aller faire un tour dans les rubriques DIY de certains forums sur le son des condensateurs ou des câbles, par ex. pour s'en faire une idée."
Robert64 sur http://chaud7.forumactif.fr/t541p15-multiprise-idiophile

L'affirmation du vendeur de câble :
"Par conséquent, pour qu'il amène une réelle amélioration, un câble HI-FI doit avoir au minimum une structure recherchée et complexe. Par voie de conséquence, il sera cher."
Le commentaire de Robert64 :
"Le mot important dans la phrase est "complexe", qui est employé dans le sens "surtout ne cherchez pas d'explication ""

"Les différences d'écoutes sont subjectives, et ne sont donc pas mesurables, vu qu'elles n'existent que dans l'esprit de ceux qui les entendent."
Xéna sur

""I refuse to prove that I exist," says God, "for proof denies faith, and without faith, I am nothing." The Hitchhikers Guide to the Galaxy, Douglas Adams.
The above could just as easily be re-phrased - for example ...
"I refuse to prove that my cables will make your system sound better", says the snake oil vendor, "for proof denies faith, and without faith, you will hear nothing."
The tenets of faith are an absolute requirement for many of the claims that are made for many (probably most) of the "esoteric" hi-fi additions that you will find everywhere on the web."
Rod Elliott : Cables, Interconnects & Other Stuff - The Truth http://sound.westhost.com/cables.htm

Audioquest, Monster et autres vendeurs de vent essayent depuis des années de rentrer dans le monde pro, mais, à quelques rares exceptions, se font claquer la porte au nez, même quand ils proposent de tout recâbler gratuitement en échange d'une référence.
En studio, c'est Mogami, Belden, Canare, Klotz, Gotham et quelques autres, point barre
FYL sur http://www.cinetson.org/phpBB3/electronique-f13/difference-cable-1213-t29453-45.html

Réponse humoristique de Robert64 à un intervenant:
"Faut quand même faire attention: si tu laisses trop d'électrons s'accumuler et que l'isolant fuit un peu, ça risque de faire une grosse flaque par terre.
C'est dangereux, quelqu'un peut glisser dessus.
En plus, au bout de quelques jours ils commencent à se décomposer, et là c'est franchement nauséabond.
Nota: Un courant de 1 mA, c'est 6,242 x 10^15 électrons/s."