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FRANCHEMENT SONNET


Bonjour ami de passage sur ce site. Seriez vous curieux ? 
Oui ? Alors quelques sonnets sont déjà à votre disposition.
Non ? Dommage, les thèmes évoqués sont variés, voire parfois "franchement" fantaisistes.
Je prévois d'aborder dans un futur proche des sujets ayant plus de rapports avec la société
Oui ou non, peu importe, si un poème vous heurte passez au suivant.
Un libre penseur qui croit en Dieu et en sa bonne étoile ne veut gêner personne.
Respecter les autres et avoir envie de partager quelques sonnets... Je dois bien l'être un peu !

Jacques Lefranc..

Écrits vains ou écrivain ?
 A table !
 Philosophie
 Jésus
 Naître ou ne pas naître ?
Feu
Fable
Angoisse

 Écrits vains ou écrivain ?

Passer sans mot dire, seul et sans avenir,
 
Finir par maudire, même le jour à venir;
 
Stagnant de délire, séchant dans son vernis,
 
Ne sachant plus lire ses cartes trop ternies.
 
 
Ou alors écrire pour sentir son envie,
 
Pour pouvoir rire et respirer sa vie,
 
Vouloir faire grandir aussi ses vis-à-vis,
 
Et enfin rebondir sur leurs simples avis.
 
 
Toujours garder ses mots de marmots sans maman,
 
C'est montrer ses gros maux, cacher son cœur d'amant
 
Pour qu'un jour il expire ignorant du plaisir.
 
 
Se donner à lire, c'est donner ce plaisir,
 
Jouer d'une lyre, où chacun peut saisir
 
Tout le temps d'un soupir, l'harmonie du désir.

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A table !

Un singe dégustait son « steak-frites » bien cuit.
  Une girafe testait une tarte aux fruits.
  Le « Grill » des animaux ne désemplissait pas,
  Tous parlaient de leurs maux, y compris les papas !
 
  - « Mon fils a une gastro » disait ce gros cochon,
  « Et comme il mange trop, alors il est ronchon ! »
  - « Tout comme son père... » poursuivit la maman,
  « Ah cela m'ulcère, extraordinairement ! »
 
  La tortue qui mangeait sa bonne salade,
  En silence songeait « Vous êtes malades,
  Cuire n'est pas admis, écoutez mon avis ; »
 
  « Souvenez-vous d'Adam, savourant ses pommes,
  Cuites, même en dedans ! Mais c'était un homme ;
  Il se croyait permis, de brûler toutes vies ! »

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Philosophie

Le gentil Christophe, aimait fort sa Sophie.
  Tel un philosophe, et sa philosophie.
  Il voulait un monde parfait, et lui disait :
  « La Terre est bien ronde, alors pourquoi biaiser ? »
 
  Elle voulait la terre, la mer et les poissons.
  Elle serait la mère grondant les polissons.
  Mais le temps a passé, notre monde imparfait
  A bien sûr effacé un univers de fées.
 
  Chères philosophies, les hommes vous suivent.
  Chacun veut sa Sophie : François, Jacques, Yves...
  Les maux nous affligent quand nos mots se figent.
 
  Pourtant il existe une philosophie
  Qui n'est pas sexiste, à qui nul ne se fie :
  Le nombre corrige et il nous oblige !

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Jésus.

L'Innommable, l'Amour, l'Éternel, le bon Dieu ;
  Quel que soit son parcours, si l'on ouvre les yeux,
  Ses oreilles et son cœur, alors la rencontre
  Avec Son Fils, bonheur vivant, fait renaître.

 
  Dieu n'est pas morbide, pas plus que Jésus-Christ.
  Il n'est pas avide de souffrances et de cris.
  Les hommes ont sacrifié le Christ par lâcheté
  Et Il fut sanctifié, après avoir été.
 
  Jésus n'a pas renié sa foi, sa parole.
  Il est resté entier, a tenu son rôle..
  Très courageusement, il est resté tout droit.
 
  Un jour j'ai entendu Jésus très gentiment,
  Calmement, détendu, me parler doucement.
   Il aime simplement, quand tous le voient en croix ! 

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Naître ou ne pas naître ?

Être de nulle part, c'est naître au monde entier.
  Vivre est le plus bel art, bien sûr, pas un métier.
  Dans la chaleur des yeux de l'Autre, j'ai grandi.
  Mesdames et messieurs, je n'ai jamais maudit.
 
  Petite poussière, fuyant la gravité,
  Face à la misère vraie, j'ai pu léviter !
  Mon travail aujourd'hui m'assure le gîte,
  Aussi le couvert. Oui, bien sûr, mais ensuite ?
 
  Jacques, enfant, pensait que tous les adultes
  Savaient ce qu'ils faisaient, qu'ils avaient le culte,
  L'amour et la passion, de la vie sur Terre...
 
  Et le jeune Lefranc, imprégné d'idéal,
  A refusé le rang, esquivant le banal.
  Oh, chercher sa mission, vivre l'éphémère !

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  Feu

Là-haut, les nuages gris se refondent
  Dans le paysage; ensemble ils répondent
  Au soleil trop sage, lui volant sa couleur,
  Créant le mirage d'un ciel de pur bonheur.
 
  Ici la chaumière de cette clairière,
  Noyée de lumière, n'est plus si austère.
  Les branches des arbres aux mille paillettes,
  Bien loin des ténèbres, lui font une fête.
 
  Hélas, un nuage sinistre annonce
  Un mauvais présage: Là-bas dans les ronces,
  Le feu, ce sauvage, dévore tout. Il fonce !
 
  Après son passage, la nature panse
  Tout son paysage, pour la renaissance.
  Un homme sans âge pleure sa vaillance.

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Fable

Seigneur Lion inspectait son vaste domaine.
  Un chasseur visitait, sans beaucoup de haine,
  Son grand territoire. Quel étrange parfum !
  Or dans cette histoire, l'homme fut le plus fin !
 
  Un chacal voyageait, flanqué de deux vautours.
  La faim les démangeait. Fouillant les alentours,
  Ils finirent par trouver une cage piégée
  Et se firent enlever pour simplement manger !
 
  Un chien famélique, errait abandonné.
  Un destin magique lui fut pourtant donné.
  Le chasseur l'aperçu et ils s'adoptèrent !
 
  Être ne résout rien, majesté ou fouineur,
  Possédant ou vaurien ; le seul vrai bonheur,
  Vous l'avez toujours su, est dans le Mystère.

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Angoisse

Tous les matins, monsieur Martin part travailler
  En maudissant les cieux. Son esprit tiraillé
  Par les soucis du jour, arrive à s'évader ;
  Ah si c'était son tour de pouvoir parader !
 
  Tous les midis, Johny relève le courrier
  Du travail ? Que nenni, Il aurait bien parié
  Sur une réponse positive ; mais non.
  Son moral s'enfonce, il en oublie son nom !
 
  Tous les soirs Paul rêve d'une belle place.
  Pour lui point de trêve ; les pauvres l'agacent.
  Il cherchera Eve dans un beau palace !
 
  Que font nos présidents ? Où sont nos libertés ?
  Sommes-nous nés perdants ? Manquons-nous de fierté ?
  Eve pleure. Adam a été « écarté » !

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