Chapitre N°4 The chained library school

 

Roséa et Oléander, à la recherche du fabuleux

Blason de la Manticore.

Conte n°6 :

 

Tous droits réservés par Joëlle JEAN-BAPTISTE

 

Chapitre N°4

The chained library school

 

L’institut «The chained library school», formait un groupe scolaire public, très apprécié des adolescents anglais qui suivaient des cours artistiques.

Après la lecture testamentaire, sous le conseil avisé du notaire, maître Eleonor Rinaley, madame Irmine Lindors chercha une école pour inscrire sa fille Roséa. Elle eu la chance de trouver une place dans cette école, qui acceptait la scolarité des élèves par trimestre. Elle l'inscrivit aussitôt,  avant de programmer son départ pour le Royaume-Uni.

 

Cependant des formalités précises devaient s’effectuer car Roséa avec l'obligation de passer un examen d’entrée dans l’institut à Paris.

Elle fut reçue troisième sur une cinquantaine d'élèves présents. Et cinq élèves constituaient la promotion du trimestre de fin d’année. Ainsi, les lauréats pouvaient accéder à des enseignements artistiques de hautes gammes.

Un parc verdoyant, entourait l’institut qui se trouvait à proximité d’immeubles modernes. Celui-ci contrastait avec l’architecture au style médiéval. Situé à proximité du centre ville d’Hereford, l’institut privilégiait de multiples activités.

Bâtit sur trois étages, des colonnes d’imitations antiques, et des arcs voutés, embellissaient l’établissement.


Roséa semblait intimidée par l’aspect du lieu. Sa mère l’avait déposée devant un large portail en fer forgé. Elle longea une rue piétonne et traversa le préau bondé d’élèves en uniforme qu’elle ne connaissait pas. Puis, la jeune fille resta en bas d’un grand escalier fait de briques rouges, où quelques élèves discutaient. Ils portaient un vêtement bleu foncé, avec des blasons divers, qui représentaient leur région d’origine.


Elle aussi, effectua un effort particulier. Sa mère lui acheta une veste, et fit broder le blason de sa région d’origine qu’elle avait reçu de l’institut quelques semaines après son acceptation. Cette particularité était obligatoire avant d’entrer dans l’école. Tout élève sans son blason était refusé.

- Dire qu’à mon époque, il nous fallait seulement le carnet scolaire, déclara sa mère qui l’accompagnait.

- Au moins, je suis en règle, répondit Roséa en pensant aux divers objets obligatoires qu’elle avait aussi glissés dans son sac de cours.


Sa tenue contrastait avec les autres, car elle ne portait pas l’uniforme. Plusieurs élèves la regardait en lui faisant des gros yeux, d’autres parlaient tout bas, ou ricanaient après son passage. Roséa très gênée, ne savait plus où se diriger.

Elle se rapprocha de ceux qui portaient un habit civil pour faire connaissance.

-   Salut, tu es française ? Demanda un garçon de son âge.

-   Bonjour, comment l’as-tu deviné ?

-   Tu portes un blason avec deux léopards d’or.

-   Bien vu ! Je viens de Normandie. Et toi ?

-   Je suis Oléander Bridgman. Et tu t’appelles ?

-   Roséa Lindors.

-   Alors, devines de quelle région je viens ?

-   Comment le saurais-je ?

-   Regarde attentivement.

Roséa scruta le blason de son nouveau camarade. Elle n’y connaissait rien en héraldique.

-   Euh..., je vois un lion.

- En effet, c’est un blason d'or au lion rampant de gueules armées et je précise langué d'azur

- On dirait que tu récites un cours

- C'est un peu le but de cette école, répondit-il étonné.

-   Alors tu es Écossais ou Gallois ? Questionna Roséa.

-   Tu brûles ! Il s’agit des armoiries du King of Scots.

-   C’est le Roi des Écossais ?

-   En effet, confirma le garçon, qui lui demanda :

-   Qu’elle est ta spécialité ?

-   Les portraits.

Roséa possédait un don inné pour les reproductions, alors que sa mère peignait des paysages. Elle dévisagea le garçon, légèrement plus grand qu’elle, avec des yeux verts, des cheveux châtain bouclés, qui cachaient ses oreilles. Elle avait bien envie de coquer son portrait.

-   Et toi ? Questionna-t-elle.

-   Si je te dis que j’aime ciseler ?

- Je dirai que tu es tailleur ?

- Non, dit le garçon en riant. J’aime sculpter. Tu habites en ville ? Demanda t-il.

-   Oui, à quelques kilomètres d’ici, au manoir de Wye.

Quand elle termina sa réponse Roséa remarqua tout à coup un changement dans l’attitude du jeune garçon. Il semblait préoccupé.

-   Et toi ?

-   Heu...quoi ?

-   Où habites-tu ?

-   Heu..., au sud de la ville.

 

Soudain, la sonnerie annonça le début des cours. Oléander s’éloigna rapidement de la jeune fille pour rejoindre les trois autres élèves en civil.

-         On dirait qu’il a vu un fantôme, pensa-t-elle.

 

Leur enseignante d’une cinquantaine d’années, vêtue d’un tailleur gris clair se présenta.

-   Je suis Déborah Leif.

-   Il est noir son blason ? Questionna doucement Roséa, qui avait suivit Oléander pour se placer à sa table.

-   Oui, il est de couleur sable, répondit une voix derrière elle.

Elle se retourna et une jeune fille ajouta en souriant.

-         C’est un émail héraldique de couleur noire. Tous les professeurs portent le même.

-         C’est étrange qu’elle soit admise ici sans apprentissage à l’héraldique ? Siffla une autre élève mécontente.

 

Sa classe composée de 20 élèves, leur permettait de travailler plusieurs disciplines spécialisées, dans d’excellentes conditions.

-  Bienvenue aux cinq nouveaux élèves de l’institut, déclara leur professeure d’art qui semblait ravie de les accueillir.

- Roséa Lindors et Oléander Bridgman, levez vous et présentez vous.

-   Je m’appelle Roséa Lindors.

- D’où venez-vous ?

- Je viens de France, de Normandie.

- Où habitez-vous ?

Elle regarda Oléander qui secoua la tête, et fit un non d'un signe.

- Je vis au, Roséa hésitait. Devait-elle dire la vérité sur son lieu d’habitation.

- Où cela ?

- Je vis près de la rivière Wye.

- Et où ?

- Chut, dit doucement Oléander. Puis, il se leva pour prendre la parole.

-         Euh... excusez-moi madame Leif. Roséa vit dans la même maison de campagne que moi.

-         Parfait, il faudra alors compléter les fiches des formalités, pour demain matin, continua le professeur en leur donnant à chacun une chemise.


Roséa ne comprenait pas pourquoi son nouveau camarade mentait, en voulant dissimuler son adresse.

 

 

 

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