Les Muses dansant avec Apollon

 

 
 
Cher(es) lectrices et lecteurs,
Fortunalia
 
Voici la première partie du nouveau thème.
Il s’agit tout d’abord, d’expliquer les éléments du tableau représentant le site.

 

« Les Muses dansant avec Apollon »

 

 
 

C’est un magnifique tableau représentant « Les Muses dansant avec Apollon », qui a été réalisé par le peintre et architecte italien, Baldassarre Peruzzi, né à Sienne 1481, et mort à Rome en 1536.

Ce tableau se trouve au palais Pitti à Florence. On distingue de la volupté dans la scène, et une harmonie entre les personnages. En regardant ce tableau, on a une sensation de jovialité.

Dans les œuvres du célèbre poète Homère, on remarque plusieurs références aux Muses.

"Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif : celui qui pilla Troie,
qui pendant des années erra, voyant beaucoup de villes, découvrant
beaucoup d’usages, souffrant beaucoup d’angoisses dans son âme
sur la mer pour défendre sa vie et le retour de ses marins […].
À nous aussi, Fille de Zeus, conte un peu ces exploits !"
(Odyssée, I, 1-10)

 

Ces déesses de la poésie, du savoir, et de la musique, chantaient pendant des banquets divins, alors qu’Apollon jouait de la lyre. D’ailleurs, le mot "muse" vient du grec mousa, c’est-à-dire, la parole rythmée, chantée.

 

L'artiste, Baldassarre Peruzzi, a représenté le dieu Apollon, (1) de la musique, de la lyre et du chant, portant une couronne de lauriers et armé de son carquois.  Les neuf Muses et Apollon dansent en faisant une ronde. Elles se tiennent toutes par la main. Apollon est au centre du tableau, ce qui symbolise son influence sur les muses. Celles-ci sont habillées en une couleur légèrement différente.

Selon Homère,

"Puis les neuf Muses, alternant de leurs belles voix, te chantèrent le thrène, et tu n’eusses pas vu un Grec qui ne pleurât, tant les troublait le chant aigu des Muses."

(Odyssée, XXIV, 60-62.)

Ainsi, les Muses forment un chœur qui accompagne le deuil d’Achille.


Les noms de ces neuf déesses sont écrits en grec au bas du tableau. On remarque aussi une complicité entre Apollon et les muses qu’on peut difficilement reconnaître, alors que dans plusieurs tableaux, leurs attributs permettent une identification facile.

Elles détiennent aussi un pouvoir de prédiction. (…)

 

(1)

Apollon, dans la mythologie grecque, est le fils de Zeus, qui correspond à Jupiter pour les Romains, et d’une Titanide, appelée Léto, c’est-à-dire Latone pour les Romains.
 
 
 

 A l’origine, dans la mythologie grecque, les Muses seront au nombre de trois. Leur domaine concerne la littérature et la musique.

On distingue tout d’abord, trois sœurs. Il s’agit de Aédé ou Aoedé, la muse du Chant, Mnémé, la muse de la Mémoire et Mélété, la muse de la Pratique, c’est à dire exercices et entrainement. Elles sont donc identifiées à la musique et à la littérature.

Ces Muses étaient en principe douces, gentilles et si on les agressait, elles devenaient dangereuses.

Selon Hésiode, le poète grec du VIIIème siècle avant Jésus-Christ, leur mère était Mnémosyne, la déesse de la mémoire, fille de Gaïa, la Terre, et D’Ouranos, le ciel.

Elle a conçut les neuf Musses avec Zeus, le roi des Dieux, qui règne sur le ciel. Il a pour symbole l’aigle et le foudre.

Dans la mythologie grecque et romaine, le foudre, en masculin en grec ancien, keraunós, est l’arme et l’attribut de Zeus est apparenté à Jupiter dans la mythologie romaine. C’est un faisceau de dards enflammés en forme de zigzag représentant la foudre. Le foudre dispose de trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième, pour la fin des temps, afin de détruire le monde.

Il a été confectionné par ses oncles, les trois cyclopes ouraniens : Argès insère la lueur, Brontès l'orage et Stéropès implante les éclairs.

Lors de la Titanomachie, en grec ancien, Titanomakhía, le combat contre les Titans, les Cyclopes le remettent à Zeus en reconnaissance de leur libération. Il va alors l'utiliser comme arme pour renverser Cronos et d’autres Titans, pour devenir le seul maître des dieux.

 

 

 

Description

Statue d'une divinité masculine, connue comme le « Jupiter de Smyrne ». Découverte en 1680 à Smyrne (actuelle İzmir, Turquie), la statue a été envoyée à Louis XIV et restaurée, vers 1686, par Pierre Granier, qui a ajouté le bras tenant le foudre.

Marbre, milieu du IIe siècle après. J.-C.

Dimension : H. 234 cm (7 ft. 8 in.)

 

 

Voici une des premières représentations de Zeus trônant, provenant d’une coupe laconienne du Peintre de Naucratis, v.560 av J.C.

 

 

 

 

 

Description : Zeus à l'aigle. Médaillon d'une coupe laconienne à figures noires, vers 560 av. J.-C.

 Source :musée du Louvre (E 668)

Dimension : H. 12.7 cm (5 in.), Diam. 18.2 cm (7 in.), W. 25 cm (9 ¾ in.)

 

 

 

 Suite du thème : Apollon et les Muses.


 







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Apollon et les Muses
Peinture de Heinrich Maria von Hess (1826) Peinture à l'huile sur toile
(19 avril 1798 29 Mars 1863 )

Dans ce tableau, le peintre Heinrich Maria Von Hess, a peint Apollon, le maître des muses dans la mythologie gréco-romaine, au milieu du tableau.

Il joue de la lyre, et regarde le ciel. Plusieurs muses autour de lui, l’admirent. Elles sont heureuses et représentées comme des sœurs ou des amies.



Statue d'Apollon au château de Versailles


 

 

 


 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

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