Pratique et pédagogie du groupe de Style Goju-Ryu de la FFKAMA
 悪銭身につかず - Akusen mi ni tsukazu - Bien mal acquis ne profite jamais

Pratique

 LES EXERCICES MIS EN AVANT en Goju KuYuKai 

    * Katas (enchaînements codifiés)

    * Kihon (mouvements techniques)

    *  Shiai kumite et Jyu kumite (combats sportifs et combats libres debout et au sol)

    * Goshin (self défense)

    * Ibuki (techniques de respiration)

    *  Kakie (techniques de mains collantes)

    * Nage waza (projections et apprentissage des chutes)

    * Katame waza (techniques de contrôle et de soumission)

    * Sanchin et Tensho (enchaînements de santé, yoga actif à finalité martiale)

Le choix ou la complémentarité est possible entre le karaté traditionnel, le travail de l’énergie interne ainsi que le karaté sportif aux techniques plus aériennes selon l’âge, la morphologie et les souhaits de chacun,...  toujours dans un esprit d’échange et de respect mutuel.

 

    CODE D'HONNEUR DU KARATEKA  (FFKAMA) 

    • L’HONNEUR (MEIYO)
      C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et manière d’être vis à vis des autres. 
    • LA FIDELITE  (CHUJITSU)
      Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.
       
    • LA SINCERITE  (SEIJITSU ou MAKOTO)
      La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. Le mensonge et l’équivoque engendrent la suspicion qui est la source de toutes les désunions. En karaté – do, le salut est l’expression de cette sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.
       
    • LE COURAGE  (YUUKI ou YUUKAN)
      La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance s’appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d’affronter toutes les épreuves. La bravoure, l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.
    • LA BONTE et LA BIENVEILLANCE  (SHINSETSU)
      La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.
       
    • LA MODESTIE et L’HUMILITE  (KEN)
      La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi – même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la
      modestie.
       
    • LA DROITURE  (TADASHI ou SEI)
      C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.
       
    • LE RESPECT  (SONCHOO)
      La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d’un Budoka car cela permet d’éviter de nombreuses querelles et conflits.
       
    • LE CONTRÔLE DE SOI  (SEIGYO)
      Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C’est l’un des principaux objectifs de le pratique du Karaté – Do, car il conditionne toute notre efficacité. Le code d’honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans le Karaté – Do est basé sur l'acquisition de cette maîtrise.

     

      

    Pédagogie

    Pas évident de se lancer dans un exposé, sur la pédagogie des arts martiaux. L'usage historique voudrait , en effet, que chaque séance reste moulée dans cette empreinte figée et très répétitive des katas, bunkaïs et autres Kihons.Les enseignements qui nous reviennent de plusieurs centaines d'années sont marqués au fer rouge par ces pratiques. Le tout est par ailleurs souvent assorti de beucoup de contacts durs". Il est nécéssaire de bien comprendre le contexte de ces pratiques séculaires, rythmées par les guerres et les conflits de sociétés.  Aujourd'hui, le karaté se doit, avant tout d'être un sport  même s'il a gardé un peu de son caractére rugueux.

     Un sport tradtionnel !

    Le modèle martial, forgé dans les répétitions et la dureté,  fait donc partie intégrante de la pratique du karaté.  Il est nécéssaire pour chaque pratiquant de l'accepter et de partir dans ces "gammes" de lignes à la recherche de sensations. Des répétitions naîtront des gestes innés, ancrés dans le corps... des mouvements "réflexes" qui gagnent en précision avec la multiplications de leurs réalisations.La dureté, de même ne doit pas se comprendre comme un apprentissage exclusif de la douleur qui n'est absolument pas une fin en soi. Elle doit pouvoir naître de la rapidité, de la vivacité, de la résolution, et paradoxalement du contrôle des gestes pratiqués. Ne dit-on pas d'ailleurs souvent, quand on transpire dans un effort physique : "c'est dur" (CQFD)?

    Mais pas seulement !!

    En même temps,  on ne peut se contenter de ces perpétuelles rangaines de lignes réalisées dans la "douleur".  Elles forgent  certes la détermination mais fige le regard du karatéka dans une seule et unique direction. Afin d'être un sportif  complet, il y a beaucoup d'autres éléments qui doivent intervenir. Des variantes doivent être appliquée dans le stretching, dans le kumite, dans certaines applications où les projections se doivent d'être soignées, dans les séances de musculations, de travail au sol...

    et "en douceur" pour les petits ! 

    Avec les enfants, ces variantes prennent une importance-clé. et sont encore plus multipliées. Ils sont à l'âge où les reflexes se forgent. Beaucoup de jeux issus des katas vont faire appel à la psychomotricité, à l'ambidextrie... nombres d'accessoires peuvent faire leur apparition : des cerceaux, des bandelettes, des élastiques ,.... De même, la difficulté physique avec des formes trop imposantes d'effort doit venir poindre lentement. Chacun d'entre-eux doit la domestiquer à son rythme, sans être obligé d'être confronté à des paroxismes de ses craintes d'enfant.

    En tout cas, il faudra s'appliquer. 

    Le karaté s'apprend lentement et les satisfactions qu'il apporte se distillent au fil des ans. On y découvre parfois plus qu'un sport de combat, plus qu'une méthode de self-défense qui permet de se "débrouiller" dans des situations trop pugnaces (qui ne devraient pas exister). Le karatéka apprend peut-être simplement à marcher droit et sans longer les murs, sans se projetter dans des hypothétiques situations conflictuelles. Et, ce jours-là, c'est peut-être le signe qu'il a une autre vision tant sur les conflits que sur ce qui est dur (difficle) à réaliser dans la vie. Le karaté lui aura peut-être appris à vraiment vouloir et à réellement se battre non pas contre les autres mais contre ce qui est en fait le fil d'arianne d'une vie : l'enchaînement d'événements surprises  apportant joies et désilusions.

    Dans la bonne humeur !

    Loin de ces pensées philosophiques, la pratique doit toujours se faire avec un don complet de soi. Ce sport amènera alors, vu son caractère intégral, beaucoup de satisfactions et de plaisirs. Le mieux est même de se laisser rythmer à la répétition des coups de poings et des coups de pieds (dans le milieu du fitness, ils ont même ajouté la musique !). Le karaté sportif est devenu comme de l'escrime après tout. Un jeu de "touche-touche" ausi vif et  tout aussi sécurisant quand on a évacué tous les rêves qui le travestisent !