Le karaté, L'arme de santé - Site du groupe de Style Goju-Ryu de la FFKAMA
蝦で鯛を釣る - Ebi de tai wo tsuru - En donnant sans arrière-pensée, on peut recevoir bien plus.

L'avis de DOCTISSIMO :

Le karaté peut être très bénéfique pour la santé si sa pratique est adaptée. De manière générale, le karaté va faire appel à la coordination et l’équilibre. Selon l’âge, la pratique du karaté va apporter des bienfaits spécifiques. Chez l’enfant, il permet le travail de la latéralisation et de la précision des gestes. Le travail à deux ou en groupe lors des entraînements permet de développer les relations sociales. Chez l’adolescent et le jeune adulte, le karaté peut avoir des vertus éducatives : il permet de canaliser la volonté et l’énergie, tout en apprenant à perdre, à gagner et surtout à respecter les règles du jeu. Vers 30 à 40 ans, il permet un entretien physique. Enfin, lorsqu’on avance en âge, la pratique des katas (forme gymnique du karaté) est quasiment un traitement du vieillissement neurologique et musculaire. Chez les personnes âgées, la pratique du karaté gymnique entretient l’équilibre et la masse musculaire : c’est un moyen de prévention des chutes et par la même des fractures, notamment celle du col du fémur. (DOCTISSIMO.FR)


Calculez votre Indice de Masse corporelle... Etes-vous en surpoid?







Saviez-vous que:

Une étude de l'Université de Nice Antipolis a récemment démontré que les arts martiaux étaient les sports les mieux adaptés pour permettre à des enfants d'accèder à la gestion de leur agressivité et de leur colère... qui a dit sport de combat ?





Vous voulez connaître votre pourcentage de graisse?

Voici la solution!




 Les orientations des arts martiaux en général et du karaté en particulier sont la conquête du bien-être, la relaxation et un bénéfique retour sur soi-même.

 Le karaté Goju est largement inspiré du Yoga... notamment dans les katas respiratoires. Or, qui peut encore douter des bienfaits du Yoga, discipline millénaire et technique de relaxation incontournable. 

Le karaté , tout particulièrement le Goju, associant les exercices de souplesse, de force, de positionnement dans l'espace, en est un frère. Certes plus remuant.  

De manière générale, l'activité physique et le sport sont de véritables antidépresseurs ! Alors bougez votre corps pour libérer votre esprit !

 

Le karaté  : le chemin vers un plus grand "moi"

Une des plus magnifiques leçons de vie qu'on puisse prendre. 

Loin des images et des clichés sans cesse  resservis sur tous les arts martiaux en général, on se figure assez souvent mal  dans l'opinion publique la recherche intérieure qui peut s'ouvrir à tous les pratiquants de ces disciplines. Ce côté, dirons-nous "mystique", fait toujours un peu sourire la pluspart des gens. Beaucoup de professeurs d'arts martiaux, eux-mêmes, l'ignorent d'ailleurs purement et simplement, préférant se centrer sur des lignes plus pugnaces et "terre-à-terre". Une façon de communiquer directe et efficace. Or Les sports de combat ne sont pas obligatoirement et seulement qu'une carte de survie à une toute hypothétique agression dont on serait la victime tout aussi potentielle. Dans ce contexte, ils ne sont peut-être même pas la réponse la plus adéquate. Ils peuvent par contre être une magnifique quête de l'être... une splendide école de soi. Ils détiennent des richesses inouies qui peuvent repousser en vous  bien des limites. 

 

Des apprentissages qui sont en fait de véritables grandes expériences

Ne nous voilons pas la face cependant : c'est en règle générale la violence ou la peur de celle-ci qui conduit sur les tatamis. Et c'est petit à petit que le nouveau promu karatéka (prêchons pour notre chapelle ! ) va multiplier les confrontations avec les fruits de son imagination, de ses fantasmes, de ses craintes, de ses excès de confiance ou d'ego. Et cette fameuse violence, il va bel et bien la rencontrer. Bien plus édulchorée que les scènes de rue qui peuvent n'avoir aucune borne... mais elle sera quand même au rendez-vous. Elle prendra la forme d'un coup de pied mal contrôlé, d'un adversaire plus fort, d'une projection magistrale. Elle sera peut-être entretenue par le karatéka lui-même, quand l'imagination de batailles vient infiltrer les séances de katas ou de kihons. Elle se glissera dans la dureté des séances d'étirement qui vous brûlent les jambes ou dans les interminables minutes de musculation qui vous tétanisent les bras. Et c'est paradoxalement dans ces périodes "à la dure" que le pratiquant va commencer à prendre à son insu ses premières leçons de vie. Apprendre à supporter l'effort, bien souvent sans aucune forme ludique pour le soutenir, comme dans certains moments de l'existance où l'on doit prendre sur soi. Pire même : apprendre à le faire le coeur léger.

L'héritage incroyable des siècles

Toutes ces rencontres avec l'effort "brut" vont contraindre le sportif à s'intérioriser plus que dans beaucoup de disciplines. Je n'entends donc pas ce voyage vers l'intérieur comme étant uniquement celui de la concentration ou de la pugnacité face à l'effort mais plutôt comme étant celui de la recherche de ses propres limites. Et lentement, séance après séance, Les frontières vont petit à petit reculer. Les exercices d'étirements vont faire moins mal, les coups être mieux encaissés. Il n'y a pas de miracle... cette pugnacité (relative d'un individu à l'autre) n'est pas née de longues minutes où l'on transforme un élève en punching-ball pour lui donner la leçon !  Elle est plutôt le fruit de méthodes pluriséculaires d'apprentissage, tantôt dans le vide et seul, tantôt à deux. Le karaté et la façon dont on l'enseigne peut contenir certains procédés issus tout droit de procédés de méditation ou de techniques de respiration. Ces applications, très proches à celles rencontrées dans le yoga ou le taï-chi, chuan devraient faire partie intégrante du programme de tout karatéka, dumoins s'il aspire à aller au-délà d'un sport de compétition apparenté à de l'escrime. 

Le terme "karaté" qui a souvent été traduit par "main nue", dans le sens de "sans arme", doit aussi se comprendre par "main vide" et être perçu comme un moment où l'on se décharge du quotidien ou l'on lâche prise. Il n'est alors plus question d'un sport de combat mais bien d'une recherche de l'oubli de soi-même par l'excercice. Un flux de gestion du stress et des tracas quotidien coule insidieusement dans les veines du karaté. Ces pratiques peuvent se révèler de précieuses clés de motivation et de relativisation à des moments où la vie nous semble s'acharner sur nous.

Goju-Ryu : l'art de la respiration, de la relaxation et de la pugnacité !

Ce rôle que peuvent avoir tous les arts martiaux comme "adjuvants" de la vie quotidienne ou comme étant de bonnes méthodes de se couper de celle-ci, peut être rencontré dans nombre de disciplines.  Je vais néanmoins centrer mes exemples sur le karaté de style Goju-Ryu que je pense le mieux maîtriser. 

Ce karaté est assurément le plus chinois des karatés, avec nombres de katas (dont deux respiratoires) qui sont issus tout droit des écoles de kung-fu (pakua chan, grue blanche...). Le Goju a su, et souvent voulu, garder cette coloration tant méditative que réflexive. Il a pourtant traîner très longtemps la réputation de "karaté de la rue" vu son incroyable dureté. 

Les leçons qu'il donne ne peuvent que frapper les esprits. Le conditionnement de réactions physiques et de déplacement dans l'espace en semi-cercle (les taïsabaki) tirées d'excercices comme les "kakie" (mains collantes) sont des mines d'or psychologique. Les pédagogies inspirées  des bunkaï  (applications) d'un kata comme "Tensho" (traduire : mains fluides) sont des cours de vie et de combativité  INCROYABLES... quand  on découvre ses propres points de force où on ne l'imaginait même pas ! 

Si l'on se tourne encore vers le kata "Sanchin" (un kata respiratoire signifiant "trois batailles"), on pourra découvir toute une symbolique de combativité, rythmée sur trois grands éléments (le corps, l'esprit et l'âme) qui sont à maîtriser pour pouvoir se battre physiquement mais aussi se débattre dans la vie. A cette symbolique, vient s'additionner un excercice respiratoire de toute grande qualité. Cet exercice permettra de différencier la respiration "zen" de la respiation "dure" du combat... et de choisir sa respiration selon les circonstances extérieures.

Quand le karaté livre bataille à la maladie

Ces "mémoires" issues de la nuit des temps et du plus profond de l'être ne peuvent rester lettres mortes face à nombre de situations qui s'avèrent insidieusement violentes. Je pense, notamment, à toutes ces personnes qui sont contraintes de livrer des combats dont nous jaugeons tous très mal la véritable dureté. Ces images de combativité et de gestion de la motivation, véhiculées par le karaté, devraient assurément pouvoir être utilisées. Pour des paraplégiques, pour des personnes souffrant de pathologies chroniques voire orphelines, et notamment pour des patients qui doivent lutter durant de très longues périodes. Le karaté pourra alors apporter une pierre significative dans la motivation voire la reconstruction d'un être. Certes, il ne conviendra peut-être pas de le pratiquer comme avec le commun des valides, mais beaucoup de sensations peuvent être induites ne serait-ce qu'en les amenant très lentement ou même en étant assis ! 

La leçon de combativité  des arts martiaux prendra alors sa véritable signification... celle d'une grande gifle infligée aux contraintes indescriptibles que peut amener la vie. De cette gifle naîtra l'espoir ! Et de l'espoir : l'envie de se battre pour gagner le droit d'être... tout simplement.

(Copyright : BGKO -  2006)