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Notes de lecture

Pierre Louis Bossu

publié le 24 mai 2016 à 03:39 par Denis Fichot

M. Pierre-Louis Bossu, chanoine de la métropole et ancien curé de Saint-Eustache, est mort le 29 mars, à Chaillot, où il étoit retiré. M. l’abbé Bossu étoit le doyen du clergé de Paris. Il fut d’abord vicaire à St-Paul, puis nommé à cette cure en 1777. Cette paroisse étoit alors une des plus considérables de la capitale, et comprenoit une grande partie du Marais. La cure étoit à la collation de M. l’archevêque, et on dit que le choix de M. Bossu, alors assez jeune, fut dû aux recommandations de M. de Nicolaï, premier président de la chambre des comptes. Le nouveau curé est assez maltraité dans les Nouvelles ecclésiastiques, qui lui reprochent le goût du faste et de la dépense ; mais on sait qu’il faut toujours rabattre un peu des plaintes d’une gazette de parti fort attentive à décrier les prêtres opposés à sa cause. M. Bossu prêcha la Cène à la cour en 1785; son discours fut imprimé avec luxe chez Didot, 28 pages in-8°. Ayant refusé le serment en 1791, il sortit de France l’année suivante ; il résida quelque temps à Blankenbourg et à Mittau, et y servit d’aumônier à Louis XVIII. De retour en France, il trouva son église détruite, et fut nommé, lors du concordat, à la cure de Saint-Eustache. On a, depuis ce temps, deux écrits de M, Bossu ; l’un est un discours prononcé le 15 mars 1803, à St-Roch, dans un service pour les curés de Paris morts depuis la révolution ; discours qui fut imprimé, et qui est rapporté avec une préface assez maligne dans les Annales des constitutionnels, t. XVI, p. 498. L’autre écrit est un in—12 que nous avons vu dans le temps, mais dont nous ne nous rappelons pas précisément le titre ; le sujet étoit tout ce qu’opère la religion par la charité. M. Bossu étoit tombé depuis plusieurs années dans un état d’infirmités fort pénible. Il ne pouvoit plus faire aucune fonction de son ministère, et il descendoit même difficilement-dans son église. Il se décida enfin à donner sa démission, et M. l’archevêque le nomma chanoine de la métropole, afin de lui assurer un traitement. M. Bossu ne put d’ailleurs assister aux offices de la métropole ; il se retira à Chaillot, où il est mort à l’âge de 83 ans. Son corps a été porté à Notre-Dame, et un service funèbre y a été célébré. M. l’archevêque a nommé au canonicat vacant M. l’abbé d’Aligre, grand-vicaire de Bourges, qui étoit depuis longtemps chanoine honoraire de Paris et qui l’étoit aussi de Metz.

L’Ami de la Religion et du Roi, journal ecclésiastique, politique et littéraire, Tome 63, 1830, p. 262

Pierre Louis Bossu

publié le 24 mai 2016 à 03:39 par Denis Fichot

Saint-Eustache.

M. de Laleu qui était à la tête de la paroisse depuis la mort de M. Juvignyi, fut nommé curé de Saint-Paul et le curé de Saint-Paul devint curé de Saint-Eustache.

Pierre-Louis Bossu, ancien vicaire général de Nancy, ancien aumônier et confesseur du Roy, ancien aumônier général de ses armées et censeur général des prédicateurs du Roy (c’est ainsi que lui-même se qualifie) était né le 30 septembre 1744 ; il avait été curé de Saint-Paul de 1777 à 1791 ; son opposition au serment l’avait signalé aux partisans de la Constitution civile et sa maison fut pillée « onze fois » dit-il (Arch. nat., F7 3564), en quelques mois. Emigré à Trêves en 1791, il n’était rentré en France qu’au mois de novembre 1801 ; il avait obtenu sa radiation de la liste des émigrés le 29 floréal an X (19 mai 1802)ii. J’ai dit plus haut pourquoi on lui demanda d’échanger la cure de Saint-Paul pour celle de Saint-Eustacheiii. Il devait y rester jusqu’au 27 octobre 1828 ; donnant alors sa démission. Il fut nommé chanoine et mourut le 3o mars 1830, à l’âge de 86 ans.

En 1802, M. Bossu jouissait encore de la plénitude de ses facultés ; il prit vigoureusement en main la direction de sa paroisse et le registre des délibérations des administrateurs témoigne de la transition brusque qui marque l’entrée du nouveau curé. Grâce à son activité, la situation religieuse, morale et financière de la paroisse s’améliora sensiblement.

Une première communion de 300 enfants avait eu lieu le jour de Pâques de 1802 ; M. Bossu en fit faire, le 10 juin, une autre de 300 enfants. Au mois de novembre, pour la fête de sainte Cécile, les artistes du Conservatoire et ceux du théâtre Feydeau vinrent exécuter une messe en musique à laquelle l’archevèque voulut bien assisteriv. L’orgue, restauré l’année précédente. était tenu par François-Cervais Couperin et ainsi reprenait la tradition de ces solennités musicales qui attirent périodiquement à Saint-Eustache une assistance parfois plus nombreuse que recueillie il n’en est pas moins utile de faire venir à l’église, même pour des motifs profanes, des indifférents sur lesquels l’art religieux exerce petit à petit son influence bienfaisante.

Sans avoir l’intransigeance combative de M. Marduel, M. Bossu ne fut pas sans avoir quelques démêlés bruyants avec ses paroissiens et avec les curés voisins. En 1803, on lui avait demandé de célébrer un service pour le repos de l’âme de son prédécesseur constitutionnel M. Poupart ; il s’y était refusé, puis avait atermoyé et au moment où un éclat allait se produire, il eut le bon esprit de céder ; il fit tout même pour qu’on crût qu’il s’exécutait de bonne grâcev.

Les réparations mesquines faites pendant la Révolution ne pouvaient suffire ; le mobilier de l’église et de la sacristie furent renouvelés ; la chapelle de la Sainte Vierge fut entièrement restaurée ; l’état des finances permit aussi d’entretenir un très nombreux clergé. Trois vicaires en titre, sept administrateurs des sacrements et un grand nombre de prêtres habitués remplissaient les stalles du chœur aux grands offices ; un monde de thuriféraires et d’enfants de chœur augmentait encore la pompe des grandes solennités.

Si nous passons rapidement sur ces magnificences extérieures, nous devons nous arrêter au contraire sur la façon dont était composé le clergé : M. Bossu avait été sagement inspiré en conservant autour de lui des collaborateurs dont l’attachement à la paroisse et aux paroissiens ne pouvait faire de doute, malgré quelques nuages qui avaient un moment obscurci le ciel et compromis la bonne harmonie. Le clergé de Saint-Eustache avait toujours formé une famille très unie dans laquelle on savait oublier des dissentiments passagers pour ne voir que le salut des âmes dont la concorde est la première condition. Constitutionnels et insermentés se réunirent sans arrière-pensée pour ne plus rivaliser que par le zêle.

iM. Juvigny mourut le 10 octobre 1801.
iiArch. Nat., F7 5797.

iii« Quant à M. Bossu c’était le type de ces émigrés pour qui rien n’était censé avoir pu se passer depuis douze ans il trouvait sur le territoire de son ancienne paroisse des centres religieux fortement constitués Les Minimes, l’Oratoire Guéménée, Saint-Ambroise de Popincourt, mais continuant à se prévaloir de ses anciens droits, il ne tint aucun compte de leur existence, sinon pour aller y affirmer ses droits en y exerçant une juridiction quelque peu problématique. Pour couper court à ses revendications, on le nomma curé de Saint-Eustache, en lui assignant un territoire bien délimité en dehors duquel il.ne trouverait pas l’occasion d’exercer son esprit processif ».
ivArch. Nat.. F 3701, 8 frimaire an XI.
vIbid., F 3831, 19 floréal an XI.

L’église de Paris et la Révolution. IV, 1799-1802, Paul Pisani, p. 350

Pierre Louis Bossu

publié le 24 mai 2016 à 03:38 par Denis Fichot

Le président Fauchet fit une belle réponse, dans la séance du 14 mai, à la députation du district : “La découverte de plusieurs cadavres dans les démolitions de la Bastille est la plus épouvantable démonstration de la tyrannie qui s’y exerçoit. On ne se contentoit pas d’y enchaîner la liberté, d’y tourmenter l’existence, pour rendre la vie affreuse, on y étouffoit, on y assommoit, on y incrustoit les victimes. L’homme le plus éloquent de la nation, à la vue de ces restes lamentables que les tyrans ne croyoient pas devoir être jamais étalés au grand jour de la liberté, a proféré ces paroles terribles, dignes d’être transmises à tous les peuples et à tous les siècles : « Les ministres ont manqué de prévoyance; ils ont oublié de manger les os.”

“Il falloit encore. Messieurs, cet effroyable trophée de notre victoire sur le despotisme, pour ranimer l’indignation publique contre les projets des partisans de l’ancien régime, pour faire pâlir les aristocrates eux-mêmes et montrer à tous le prix de la révolution.”

Puis l’Assemblée invita la députation à assister à la séance et vota l’insertion dans le procès-verbal et l’impression distincte des pièces dont elle avait entendu la lecture. Mais ce fut tout, et ne recevant pas d’autre réponse, le district s’adressa au comité de police, qui accorda aussitôt toutes les autorisations nécessaires. Palloy exploita ces squelettes, comme il exploitait la Bastille, avec un art accompli Les procès-verbaux et les pièces authentiques ne parlent que de deux, mais ils laissaient croire qu’il y en avait bien davantage, et que les ossements détachés du second se rapportaient à plusieurs corps. Moyennant une légère rétribution, les curieux étaient admis dans le caveau où on les avait exposés non sans une véritable mise en scène. A la somme produite par les entrées, on ajouta le résultat d’une quête, en annonçant que le total servirait à délivrer des prisonniers pour mois de nourrice non payés. Lorsqu’il eut l’autorisation du comité de police, Palloy s’adressa au curé de l’église Saint-Paul, paroisse de la Bastille. L’abbé Bossu, curé de Saint-Paul, était populaire parmi les patriotes. Plusieurs relations mentionnent sa belle conduite pendant l’attaque de la forteresse, où il s’exposa au feu de la place, en faisant signe au gouverneur de se rendre, et son presbytère fut un des lieux de réunion choisis par les vainqueurs de la Bastille. Il se prêta avec empressement à ce qu’on lui demandait.

Le 1er juin, à six heures du soir, le curé sortit de son église à la tête d’un nombreux clergé et au son de toutes les cloches, pour aller chercher à la Bastille les corps qu’on avait réunis dans un cercueil commun. Là, il fut harangué par M. Regnault, commissaire délégué du comité de Saint-Louis-la-Culture : “Nous vous présentons les ossements de ces malheureuses victimes du despotisme et de la barbarie ministérielle ; faites-les jouir, dans le sein de l’Eglise, des honneurs de la sépulture…. Et vous tous, citoyens qui nous environnez ; vous surtout dont les bras, en démolissant ces antres infernaux, ont trouvé dans ces affreux cachots ces restes précieux, êtes-vous assez convaincus jusqu’à quel excès a pu être portée l’autorité de ces âmes féroces?…. Grâce au ciel, grâce à la bravoure française, à notre roi, également bon et citoyen, nous avons recouvré cette liberté…. Hélas ! les malheureux inconnus dont vous voyez les tristes restes n’en ont pu jouir ; la barbarie de leurs tyrans les a immolés comme de vils animaux. N’en doutons pas, amis, ces êtres malheureux ont senti la dignité de l’homme ; ils auront épouvanté leurs tyrans, et ces monstres n’osant les regarder en face, ils les ont plongés dans ces cachots. Que dis-je? Ces lâches ont redouté jusqu’aux noms de leurs victimes…. Ministres des autels d’un Dieu de paix, redoublez de zèle et de ferveur ; invoquez sa miséricorde pour le repos de leurs âmes. »

A cette déclamation furibonde, le curé de Saint- Paul répondit par quelques paroles patriotiques et pieuses, que l’assistance salua du cri de : Vive la nation ! La marche funèbre s’ouvrit par les tambours, derrière lesquels venaient le clergé, puis le cercueil porté par douze travailleurs , et escorté par douze autres avec leurs marteaux ou leurs pioches, que commandaient Palloy-et le sous-chef d’atelier Bouvinon. Les ouvriers, au nombre de plus de huit cents, figuraient en masse dans le cortège, divisés par groupes, avec leurs chefs et sous-chefs d’atelier à leur tête. On arriva à l’église par la rue Saint-Antoine et la rue Saint-Paul, bordées de gardes nationaux en grande tenue, et après un service solennel, le cercueil fut descendu dans une fosse du cimetière Saint-Paul, au fond de laquelle on plaça un boulet du même calibre que celui sur lequel reposait l’un des cadavres et qu’on avait porté à la Fayette.

Sur la tombe, Palloy fit élever à ces victimes “égorgées parle despotisme ministériel,… avec les pierres des prisons où elles gémissoient,” un monument funèbre qui reçut l’inscription suivante : Qui nos incarcerabat vivenles Nos adhuc incarcérât mortuos lapis, avec cette paraphrase : “Sous les pierres mêmes des cachots où elles gémissoient vivantes, reposent en paix quatre victimes du despotisme. Leurs os, découverts et recueillis par leurs frères libres, ne se lèveront plus qu’au jour de la justice pour confondre leurs tyrans.”

Petrus Franciscus palloy, amicus patrie, fecit anno libertatis secundo, reparat : salutis 1790.

Après quoi, il fit graver une estampe du monument, et en homme qui ne néglige aucune précaution lorsqu’il s’agit de sa gloire, il écrivit au curé de Saint-Paul, lui demandant de certifier par lettre que le monument dont il lui adressait l’estampe était bien exécuté au cimetière Saint-Paul. “Je ferai imprimer votre réponse, ajoutait-il, pour être adressée aux départements, afin de ne point mettre de doute aux objets que j’adresse à chaque Directoire.” Il finissait par des éloges adressés au patriotisme de l’abbé, dont il avait remarqué la fermeté et le “courage vertueux dans l’attaque de la Bastille.” Le curé, flatté de ces éloges, envoya le certificat demandé, en rendant louange pour louange à “M. Palloy, architecte, connu par son zèle, son talent et son désintéressement. »

Le Patriote Palloy et l’exploitation de la Bastille, Victor Fournel, 1892, p.35

Pierre Louis Bossu

publié le 24 mai 2016 à 03:37 par Denis Fichot

Quatre-Mère ayant fait cette déclaration à Favras, lui proposa un confesseur. De vous ? s’écria celui-ci, avec indignation ; de vous ? Un confesseur de votre choix ? Ah! il me serait suspect. Il demanda l’abbé Bossu, curé de Saint-Paul. Il resta longtems enfermé avec lui, et sortit de ce long entretien avec une résignation et une sérénité qui avaient véritablement quelque chose de surnaturel.

A trois heures, il s’achemina vers le lieu de son supplice. Dix milles hommes sous les armes gardaient toutes les avenues de la Grève. Un peuple innombrable remplissait les rues : on voyait des spectateurs jusques sur les toits. Favras sur l’infâme tombereau, les cheveux épars, les mains liées, vêtu de l’ignoble chemise, ayant à côté de lui la torche ardente, et derrière le bourreau, portant sur sa poitrine et derrière ses épaules un écriteau où l’on lisait ces mots, conspirateur contre l’état, présentait une image qu’on ne pouvait contempler sans attendrissement et sans vénération. Une sorte de majesté était répandue sur toute sa personne, et se réfléchissait sur tout cet appareil d’ignominie dont on l’avait environné. Une populace altérée de son sang battait des mains, le huait, le maudissait ; lui mille fois plus calme que ses assassins, s’entretenait paisiblement avec le Curé de S. Paul.

Arrivé devant l’église Notre-Dame, il descend avec fermeté, prend des mains du greffier l’arrêt qui le condamne, et le lit lui-même. Levant ensuite les yeux vers le ciel, il prend a témoin de son innocence, le Dieu juste qui va le juger, et le supplie de pardonner à ses bourreaux.

Lorsqu’il fut à l’hôtel-de-ville il demanda qu’il lui fût permis de faire des déclarations essentielles. Il les dicta lui même au greffier avec une tranquillité d’esprit qui ne peut se rendre. Cette pièce est un monument unique en ce genre ; c’est un testament on il fait son apologie sans orgueil, sans ostentation, et où il raconte les faits qui lui sont personnels avec une candeur qui ne permet de douter ni de leur vérité, ni de la beauté de son âme. Il commença ainsi:

« En ce moment terrible, prêt à paraître devant Dieu, j’atteste en sa présence, à mes juges et à tous les citoyens qui m’entendent d’abord que je pardonne aux hommes qui m’ont inculpé si grièvement et contre leur conscience de projets criminels qui n’ont jamais été dans mon âme, et qui ont induit la justice en erreur. Le déni d’entendre les personnes qui étaient propres à dévoiler l’imposture et les faux témoins, est peut-être en ce moment le reproche qu’un malheureux condamné pourrait faire à la justice ; mieux éclairée, l’erreur ne se fût pas emparée d’elle, et un jugement effroyable qui condamne l’innocence, n’aurait pas souillé les lèvres qui l’ont prononcé, et les mains qui l’ont signé. »

Amené par le récit des faits à parler du roi, il s’exprima ainsi:

« Je n’ai point de pension , aucune grâce personnelle , mes intérêts sont en pays étrangers. C’était de grands ennemis du bien public et particulièrement du roi qui avaient excité l’insurrection du 5 octobre. Ces ennemis, disait-on de toutes parts, voulaient la destruction entière de la famille royale ; j’en ai été vivement affecté ; j’aimais mon roi, je mourrai fidèle à ce sentiment ; mais il n’y a jamais eu en moi ni moyen ni volonté d’employer des mesures violentes contre l’ordre de choses nouvellement établi. »

Plus loin, il s’exprima en ces termes sur cette brutale fureur avec laquelle le peuple demandait sa mort:

« Je sais que le peuple demande à grands cris ma mort ; eh bien! Puisqu’il lui faut une victime, je préfère, oui je préfère que le choix tombe sur moi plutôt que sur quelqu’autre innocent, faible et timide peut-être, et que la présence du supplice et d’une mort infâme non méritée jetterait dans le désespoir. Je vais donc expier des crimes que je n’ai pas commis. »

Il fut question dans le cours de son récit, d’un grand seigneur qui lui avait témoigné les plus vives inquiétudes sur la famille royale. Le greffier au lieu d’écrire un grand seigneur, osa prendre sur lui d’écrire, le comte de la Châtre. Le condamné l’en reprit vivement. « Pourquoi, lui dit-il, écrivez-vous un nom que je n’ai pas dicté ? Rayez le ; ce n’est point le comte de la Châtre; il est affreux à vous, à un homme public, de faire un faux, et dans quel moment! »

Je regrette que la longueur de ce testament ne me permette pas de l’insérer ici en entier ; on jugera du moins par le peu que j’en ai cité, que dans aucune circonstance de la vie on ne saurait être plus calme que le fut le marquis de Favras au sein de la plus terrible adversité dont l’homme puisse être frappé. Il conservait une telle présence d’esprit, qu’il corrigea les fautes, d’orthographe et celles de ponctuation qu’avait faites le greffier.

Cette imperturbable fermeté était d’autant plus héroïque qu’il entendait les hurlements de la multitude qui ne cessait de demander qu’il vint enfin lui donner le spectacle de sa mort. Un capitaine de la garde nationale eut même l’inconcevable barbarie de monter à l’Hôtel-de-Ville, et de lui crier brutalement : Allons donc, monsieur, finissez ; dépêchez-vous ; le peuple vous attend ! Envier à un malheureux condamné, trois minutes de vie ! Quelle atrocité ! De quel sentiment elle dut affecter l’âme de l’infortuné Favras ! Il n’en parut rien sur son visage ; se tournant paisiblement vers cette bête féroce, il lui dit : Vous avez raison monsieur ; je serais bien fâché d’être la cause innocente du plus léger mouvement ; je n’ai plus que deux ou trois lignes à dicter, et je suis à vous. Enfin sur les huit heures, Favras se leva, dit un éternel adieu aux personnes présentes, descendit d’un pas assuré les marches de l’Hôtel-de-Ville, et s’avança au lieu du supplice. A la vue de cette potence, à la vue de l’homme innocent qui allait y être suspendu, le curé de St. Paul perdit tout courage ; ses forces l’abandonnèrent, il s’évanouit sur le sein de la victime. Quelle image ! Jamais il ne s’en présenta une plus touchante aux yeux des hommes? Chose incroyable, et qu’on n’avait point encore vue , ce fut le condamné lui-même qui présenta au pasteur les secours qu’il en attendait. Favras en rappelant au curé de St. Paul les vérités consolantes de cette religion dont il était-ministre, et qui ne trompe point dans les promesses qu’elle fait à l’innocence opprimée, lui rendit avec l’usage des sens, la fermeté qui l’avait abandonné un instant.

Lorsque la victime fut sur l’échafaud, la beauté de sa physionomie, la douceur de son regard, la sérénité de son front, la dignité de son maintien, ses longs cheveux flottant, la blancheur même de cette chemise qui en faisait comme la robe du sacrifice, tout commande le respect et le silence ; la rage de la multitude fut enchaînée ; le bourreau lui même se sentit attendri, ses entrailles furent émues ; des larmes coulèrent de ses yeux; et lorsque du haut de cette échelle, Favras s’écria: Concitoyens, je meurs innocent ; priez, priez pour moi le dieu de bonté, l’exécuteur lui dit en sanglotant, de grâce, criez plus haut, qu’ils vous entendent ! Favras élevant de nouveau la voix, s’écria : Concitoyens, je meurs innocent, priez Dieu pour moi. L’exécuteur resta immobile; mais le plus profond silence continuant à régner sur la place ; Favras se tourna vers lui, et avec une sérénité angélique, lui dit : Exécuteur de la justice,  faites votre devoir. Le bourreau obéit, et le sacrifice fut consommé.

Ainsi périt le marquis de Favras, laissant un bel exemple à cette foule nombreuse de martyrs qui devaient un jour le suivre ; il leur ouvrit la carrière ; par sa résignation, par sa douceur inaltérable, par la force toute céleste dont il fut évidemment investi dans ses derniers moments, il apprit aux philosophes, aux hommes de toutes les sectes, que la plus glorieuse, la plus héroïque des morts est une mort toute chrétienne.

Histoire de la conjuration de L. P. J. d’Orléans surnommé Égalité, Ventre de La Touloubre Montjoie, p.163

Pierre Louis Bossu

publié le 24 mai 2016 à 03:36 par Denis Fichot

Page 42 :

Trois autres curés d’avant la Révolution furent changés de paroisse : dans le nombre était Delaroue, le nouveau curé de Notre-Dame, mais le plus en vue était l’ancien curé de Saint-Paul au Marais, Bossu, qui avait quelque temps émigré à Vérone, et à qui Louis XVIII s’était confessé après la mort du petit détenu du Temple, afin d’attirer les bénédictions du ciel sur ses opérations, sa personne et ses sujets (Bossu à Juigné, 2, juillet 1795 : Jérôme, Collectes à travers l’Europe, p. 222, note). Il était rentré en 1801, et à défaut de son église tombée en ruines, avait trouvé le culte paroissial réorganisé dans deux chapelles de couvents, dont il avait immédiatement pris le gouvernement. Estima-t-on en haut lieu qu’après ses manifestations royalistes, il était opportun de le dépayser ? Au contraire, la direction d’une paroisse rétrécie et réduite au rang de succursale parut-elle au-dessous de sa valeur et de sa réputation ? Toujours est-il que par une sorte de chassé- croisé, et malgré les protestations des dames de la Halle (Rapport du préfet de police, 27 floréal an X : Aulard, Paris sous le Consulat, t. III, p. 62.), Bossu fut nommé curé de Saint-Eustache, tandis que l’ancien premier vicaire de cette paroisse, qui y avait ressuscité le culte après la Terreur, devenait desservant de la nouvelle succursale Saint-Paul-Saint-Louis, établie dans l’église des jésuites de la rue Saint-Antoine. Lorsqu’en 1803 le clergé de Paris eut la pieuse pensée de faire célébrer à Saint-Roch un service pour les curés morts depuis dix-huit ans, c’est à Bossu qu’échut la délicate mission de prononcerle discours (Journeaux).

Vigilant et autoritaire, selon l’ancienne tradition, il faisait expulser de l’église un boutiquier qui avait amené à la grand’messe ses fils costumés en mamelucks (Rapport du Préfet de Police, 4 prairial an XII : F. 7. 3832). Il devait demeurer plus d’un quart de siècle curé de Saint-Eustache : sous la Restauration, lors des scènes de tumulte occasionnées par les prédications des missionnaires, l’octogénaire, afin de s’aguerrir au bruit des pétards, ordonnait à ses gens d’en tirer à l’improviste dans les salles du presbytère (D’Avenel, Les Evêques et archevêques de Paris, t. II, p 234).

Page 81 :

Plus encore que l’avidité du clergé, les rapports de la rue de Jérusalem incriminaient son ambition, ses intrigues pour récupérer l’influence politique dont la Révolution l’avait dépossédé, ses tentatives d’empiétement sur le domaine de l’État…

Quand le préfet articulait des noms, c’étaient ceux des membres les plus zélés et les plus influents du clergé de Paris. A l’en croire, Devoisin, le curé de Saint-Étienne-du-Mont, faisait procéder à une enquête indiscrète et tracassière dans les pensions de sa paroisse ; Bossu, de Saint-Eustache, était mêlé à une histoire incongrue de baptême de négresse (il aurait autorisé la néophyte à exercer un métier infâme, à la seule condition de s’inscrire à la police sous son nouveau prénom (Rapport du 14 messidor, an XI : F. 7. 3831).

Page 106 :

Un peu plus tard, Bossu, l’ardent curé de Saint-Eustache, fut dénoncé pour avoir dit, en bénissant un mariage, que la conscration religieuse était l’essence même de l’union nuptiale (Rapport du préfet de police, 26 messidor an X : Aulard, Paris sous le Consulat, t. III, p. 153)

Page 233 :

M. Emery et tous les sulpiciens se regardent comme défaits; ils disent qu’ils ont été tournés par Sa Majesté; nombre de fidèles les abandonnent, et l’on voit d’étonnantes conversions. M. Bossu, curé de Saint-Ëustache, commence à reconnaître que « Sa Sainteté pousse à l’exagération, tandis que Sa Majesté n’use de ses droits et de sa puissance qu’avec une extrême modération. C’est ainsi qu’il s’est exprimé dernièrement, au grand étonnement de plusieurs de ceux qui l’entendaient ». (Bulletin de police du 8 mars 1810 : Ibidem. Est-il besoin de faire observer que ce langage cadre bien mal avec le caractère et toute la carrière de l’abbé Bossu?)

Page 352 :

La décoration de chevalier de l’ordre de la Réunion, décoration peu prodiguée et par cela même assez enviée (Bonneville de Marsangt, la Légion d’honneur, p. 90, not), fut attribuée au printemps de 1813 au vicaire général Jalabert, aux archiprêtres de Notre-Dame et de Sainte-Geneviève, à l’official Boylesve et à quatre curés, choisis parmi les plus méritants et les plus en vue : Marduel, de Saint-Roch; Bossu, de Saint-Eustache; Dubois, de Sainte-Marguerite, et Jerphanion, de la Madeleine.             

Paris sous Napoléon, Léon de Lanzac de Laborie, 1907

Pierre Louis Bossu

publié le 24 mai 2016 à 03:33 par Denis Fichot

Louis XVII étant mort à Paris dans sa prison, le 9 juin 1795, M. le régent, son oncle, appelé au trône par le droit de sa naissance, était devenu roi de France sous le nom de Louis XVIII. Ce religieux prince s’étant vu condamné à régner, fit appeler M. le curé de Saint-Paul de Paris, qui l’avait suivi à Vérone. Il lui dit que, voulant consacrer à Dieu les premiers instants de son régne, son intention était de se disposer à recevoir les sacrements, afin d’attirer les bénédictions du ciel sur ses opérations, sa personne et ses sujets. Il se confessa, et, après plusieurs jours de préparation, il participa à la divine Eucharistie, avec une piété et une ferveur qui attendrirent tous les assistants. Il annonça qu’il assisterait désormais tous les jours à la sainte messe, ce qu’il fit en effet. Il ordonna à M. Bossu de faire savoir à tous les évêques de France qu’il désirait qu’ils fissent une mention spéciale de lui dans leurs sacrifices et leurs prières, afin de lui obtenir de Dieu les lumières et les grâces dignes d’un roi chrétien. Quel heureux présage, pour la religion et la France, que les premiers jours d’un règne qui annonçaient tant de vertus ! (Extrait d’une lettre de M. Bossu, curé de Saint-Paul de Paris, à Mgr son archevêque, en date de Vérone, 2 juillet 1795) — Note du manuscrit. Voir une copie de cette lettre dans Chatrian, Calendrier ecclésiastique pour 1795, manuscrit du grand séminaire de Nancy, p. 191. Dans ce recueil, la lettre est datée du 26 juin. La nouvelle de la mort de Louis XVII était arrivée à Vérone le 21 juin, et Louis XVIII avait été proclamé roi le 24.

Collectes à travers l’Europe pour les prètres français déportés en Suisse pendant la Révolution, Léon Jérôme, p. 222

Edouard Allou

publié le 24 mai 2016 à 03:29 par Denis Fichot

Sénateur inamovible de 1884 à 1888, né à Limoges (Haute-Vienne), le 6 mars 1820, mort à Paris, le 12 juillet 1888, après de brillantes études à Paris au collège Bourbon, puis à l’Ecole de droit, se fit inscrire au barreau de Paris, le 4 novembre 1841. Secrétaire de la conférence des avocats l’année suivante, il plaida avec distinction à la Cour d’assises, puis, pour se rompre à la pratique des affaires, travailla pendant deux ans dans une étude d’avoué, devint secrétaire de Liouville et acquit bientôt, au civil comme au criminel, une réputation méritée. En 1849, Odilon Barrot, garde des sceaux, l’appela à faire partie de la commission de réforme du Code d’instruction criminelle ; il devint aussi avocat de l’administration des hospices et des douanes; élu pour la première fois membre du conseil de l’ordre en 1852, il en fit presque constamment partie. Bâtonnier en 1866 et en 1867, il plaida, sous le second Empire, de nombreux procès, parmi lesquels on cite les affaires Mérentié, Poulmann, Dubouchage, Patterson, Mirès, Laffitte, Bauffremont, Proudhon, Emile de Girardin; il se fit aussi une spécialité des affaires en séparation de corps. Mêlé à la politique du parti libéral, il lutta assez vivement contre le gouvernement de l’Empire. Aux élections générales de 1869, les libéraux du département de Maine-et-Loire ayant proposé à M. Allou d’appuyer sa candidature dans l’arrondissement de Baugé ou dans celui d’Angers, il écrivit une lettre adressée au journal radical l’Ouest, qui lui reprochait d’être patronné par MM. de Falloux et de Fitz-James : « Je ne parle que de liberté, écrivait-il, et c’est le mot démocratie que vous demandez; savez-vous pourquoi je ne le prononce pas? C’est qu’il peut s’y attacher une signification que je répudie. Dans le passé, j’ai le culte de la glorieuse tradition de 89, mais je ne respecte dans les souvenirs de 93 que la défense grandiose de la patrie menacée! »

En réalité, sa candidature au Corps législatif ne fut sérieusement posée que le 1er novembre 1869, dans la 4e circonscription de la Seine, par suite de l’option d’Ernest Picard pour Montpellier. Il se présenta comme libéral modéré, également opposé au gouvernement autoritaire et à la révolution. Il échoua, avec 146 voix seulement sur 20,826 votants, contre M. Glais-Bizoin, candidat démocrate.

Au mois d’avril 1873, il mena une campagne dans les réunions publiques pour soutenir la candidature républicaine conservatrice de M. de Rémusat contre celle de M. Barodet. Plus tard, après l’acte du 16 Mai, il se chargea de la défense de Gambetta, poursuivi par le ministère pour la fameuse formule de son discours de Lille : « se soumettre ou se démettre, » et il prit une part considérable aux délibérations du comité de jurisconsultes dit de la « résistance légale. » Toutefois, il n’entra complètement dans la vie politique et parlementaire que le 10 juillet 1882, jour où il fut élu sénateur inamovible, par 150 voix sur 153 votants, en remplacement du général de Cissey, décédé. Il prit place au centre gauche, mais il se rapprocha de la droite dans la plupart des votes importants. C’est ainsi qu’il combattit, dans la séance du 4 décembre 1882, la loi nouvelle, votée par la Chambre, sur le serment judiciaire, en adjurant le Sénat de ne point priver le serment de son caractère religieux. « Je voterai, dit-il, contre le projet de loi parce qu’il abroge une formule que je considère comme une garantie nécessaire pour le juge et pour l’accusé, parce que l’image de la divinité me parait nécessaire dans l’enceinte du prétoire. Je voterai contre le projet de loi parce que je ne veux pas m’associer à ces luttes stériles qui creusent l’intervalle qui sépare la République de tant de consciences honnêtes, de tant d’esprits généreux. » Il fut choisi, le 19 février 1883, comme rapporteur du projet de loi relatif à la situation des membres des familles ayant régné sur la France, avec mandat de conclure au rejet pur et simple de la loi. En juillet 1883, il attaqua le projet de loi tendant à suspendre l’inamovibilité de la magistrature. Enfin, en 1884, il se prononça nettement contre le rétablissement du divorce, et fit à ce sujet, dans la séance du 29 mai, un remarquable discours. Il soutint que l’indissolubilité du mariage était « un frein salutaire, une garantie », dont la suppression devait entraîner la disparition de la famille, et conclut par ces paroles : « Il y a là une grosse question de moralité sociale. A l’heure où nous sommes, de grandes libertés ont été prises au point de vue de la morale publique. Toute une littérature malsaine nous envahit et nous déborde… Ainsi s’infiltre un poison subtil qui empoisonne le sang si pur et si généreux de notre race française. Je redoute tout ce qui porte atteinte à cette pudeur publique, déjà mise à de si rudes épreuves. Si j’étais rovaliste, je répudierais la Régence; pour la République, je ne veux pas du Directoire. » Nommé chevalier de la Légion d’honneur par M. Dufaure, après 1871, M. Allou avait été promu officier du même ordre le 16 janvier 1882.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

Sénat

Michel Pascal Creuzé Dufresne

publié le 24 mai 2016 à 03:28 par Denis Fichot

Membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, né à Poitiers le 1er avril 1736 « fils légitime de Claude Creuzé sieur du Fresne, employé dans les affaires de sa majesté, et de dame Marie Andrée Beaupoil son épouse », mort à Poitiers, le 17 mai 1804, il était greffier en chef du bureau des finances de la généralité de Poitiers. Ses concitoyens le désignèrent pour les fonctions de maire, et l’envoyèrent, le 5 septembre 1792, le 8e et dernier, par 273 voix sur 382 votants, représenter à la Convention le département de la Vienne. Il siégea parmi les modérés, et, lors du procès de Louis XVI, répondit, sur la question de l’appel au peuple : « Je regarde que nous sommes plénipotentiaires, et que les plénipotentiaires sont sujets à la ratification; je dis oui », et, au 3e appel nominal : « Je ne suis pas juge. Je vote simplement pour la réclusion. » Il fut envoyé en mission dans les départements insurgés, et ne joua d’ailleurs qu’un rôle effacé dans l’assemblée. Passé au Conseil des Anciens le 22 vendémiaire an IV, il en fut nommé secrétaire, et n’y prit la parole que pour voter l’envoi d’agents exécutifs dans les colonies, et pour combattre, le 6 germinal an V, une résolution relative au droit de passe. Creuzé-Dufresne quitta le Conseil le 1er prairial an V. Les Tables du Moniteur le désignent sous le nom de Creuzé-Pascal.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny) Assemblée nationale

Nicolas Pothenot

publié le 24 mai 2016 à 03:13 par Denis Fichot   [ mis à jour : 24 mai 2016 à 03:17 ]

Extraits des registres de Lavelanet.
1693. Note sur une mort subite
Nicolas Polhenot, fils de Claude Polhenot, chirurgien ordinaire des écuries de la Reine, et de Jeanne du Hamel, est décédé, le dix-septième de janvier vers les deux heures après minuit, d’une mort soudaine, ayant été suffoqué, comme on dit, par les fumées de l’eau-de-vie qu’il avait prise en trop grande quantité. A qui on a donné la sépulture ecclésiastique par ordre écrit de MM. les vicaires généraux, parce qu’il a paru, par extrait de son baptistaire, qu’il était catholique. A été enseveli le dix-huitième de janvier à cinq heures du soir, dans le cimetière de Saint-Sernin de cette paroisse. L’office fait par moi François Laussel, prêtre et vicaire.
Laussel, prêtre et vicaire.

Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, 1889(VOL3,N1)-1890, page 343

Nicolas Pothenot

publié le 24 mai 2016 à 03:12 par Denis Fichot   [ mis à jour : 24 mai 2016 à 03:17 ]

Billet d’enterrements
Du 25 août 1748, de M. Pothenot, marchand horloger, décédé rue S. Louis ; à S. Barthélémy.
Les Affiches de Paris, 29 août 1748.

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