Six jours à Coral Bay : villa, plages et plongée


J24 à J29 : du Ma 22 au Di 27/06/10



Aux premières lueurs du jour, nous ne sommes pas mécontents de quitter notre préfabriqué hideux en direction de Coral Bay (255 km, moins de quatre heures) par la North West Coastal Highway, une nationale largement empruntée par les road trains.

Vaches et kangourous n’ont malheureusement pas toujours pu échappé à ces monstres d’acier. Les carcasses des animaux, à différents stades de décomposition, jonchent le bord de la route, à la grande satisfaction des oiseaux de proie de tout bord. Triste spectacle en revanche pour les automobilistes !

Heureusement les paysages font diversion. La végétation de plus en plus aride permet une vue dégagée sur l’ensemble de la région, notamment sur ces magnifiques dunes de sable rouge.



Burket Road suivie de Ningaloo Road nous amènent à destination dès 10 heures.

Coral Bay : ce sont quelques commerces dont deux petites supérettes, un resort et plusieurs campings dont People’s Caravan Park où nous avons réservé une « Hilltop Villa » pour six nuits.




Notre villa à Coral Bay


La villa, neuve et entièrement équipée, dépasse nos attentes. Sur Internet, nous n’avions vu que des photos de l’extérieur et l’intérieur sur plan, car la construction vient de s’achever en avril dernier.

Impeccable, très joliment meublée, parfaitement équipée (frigo avec congélateur, plaque de cuissson, vaisselle neuve, deux télés, lave-linge), elle peut accueillir une famille de cinq personnes.


La pièce principale (la chambre avec trois lits supplémentaires nous servira uniquement de rangement)


Vue unique sur la baie depuis la terrasse.


Vue sur la mer avec le camping en premier plan.


Vues de l’extérieur



Le coin barbecue, à disposition des résidents... dont nous ferons usage tous les jours.



La passerelle menant à la plage


Nous y serons très bien, heureux de pouvoir nous y poser six jours après les quatre semaines de pérégrination.

 

Et la plongée ?


Dès notre arrivée, Hervé va aux renseignements.

Entre mars et juin, des requins-baleines fréquentent les eaux du Ningaloo Reef. Mais la saison a l’air d’être achevée, les clubs de plongée n’en ont pas repérés depuis plusieurs jours. Pour nous qui en avons déjà vu aux Galapagos, ce n’était pas primordial. En dehors de la saison des requins-baleines, les sorties pour observer les raies Manta constituent, d’après le guide LP, un substitut satisfaisant.

Justement, Ningaloo Reef Dive nous propose dès le lendemain une sortie en bateau amenant plongeurs et snorkelers sur un site fréquenté par des raies Manta puis sur deux sites de plongée.

Nous devrions par conséquent y trouver tous les deux notre bonheur.

Le rendez-vous est pris à 8 h 30 pour essayer le matériel et la combinaison de plongée. Départ en minibus jusqu’à l’embarcadère. Le temps s’est rafraîchi par rapport à la veille, les températures avoisinent les 20° avec beaucoup de vent, ce qui accentue la sensation de froid, surtout en mer !



Après les explications d’usage et de sécurité, le bateau s’élance vers le spot des raies Manta. Nous sommes deux groupes. Dès qu’une raie est localisée, un moniteur se met à l’eau et donne un signal. Il s’agit alors pour le groupe désigné de le rejoindre afin d’assister au ballet de la raie avant de retourner à bord au signal suivant et laisser la place à l’autre groupe et ainsi de suite en plusieurs rotations.

C’est parti, nous sommes dans le groupe 1, la visibilité est désastreuse, on n’y voit rien et quand on nous donne le signal du retour à bord, on n’aura pas vu la moindre aile de raie. Il paraîtrait pourtant qu’il y en avait une !

Pour le groupe suivant, c’est également le fiasco, tant et si bien qu’il faut se rendre à l’évidence, aujourd’hui, nous n’en verrons pas… si ce n’est depuis le bateau… une vague forme vite disparue.

En route vers les sites de plongée, nous distinguons en revanche la silhouette de deux requins-tigres, de belles bêtes de près de cinq mètres de long ! Ceux-là, mieux vaut ne pas les voir de trop près !

Ça y est, il est enfin l’heure de mettre la tête sous l’eau… à Blue Maze. Beaucoup de coraux très jolis, un gros poisson trompette jaune, une belle étoile de mer bleue, des poissons perroquets… mais hélas une mer agitée et une visibilité médiocre !

Hervé a un peu la même impression en plongée, pas beaucoup de poissons mais... des coraux à foison ! En voici quelques variétés !






En revanche, lors de la deuxième plongée dans Lottie’s Lagoon, il revient satisfait de ses découvertes.




 





Quant à moi, j’ai renoncé à remettre ma combinaison mouillée et à retourner à l’eau. Dommage, plusieurs tortues étaient au rendez-vous.

Bref, avec une météo d’hiver, du vent, une mer agitée, cette excursion n’a pas été à la hauteur de nos espérances.

En raison des conditions de plongée (visibilité médiocre, faible profondeur des plongées, impossibilité de plonger en dehors du lagon), Hervé décide de ne pas renouveler la plongée avec bouteille. Nous nous contenterons de la plongée avec palmes, masque et tuba pour le restant du séjour et finalement, les fonds accessibles depuis la plage nous procureront autant de satisfaction.



Les plages du Ningaloo Reef


Bill’s Bay et Paradise Beach

La plus proche est celle de Bill’s Bay à… 20 mètres et nous la rejoignons à pied par la petite passerelle en bois (voir plus haut).




Ce jour-là, nous avons la chance d’apercevoir un dauphin s’approcher tout près de la plage. Jolie rencontre !



Mais le must pour la plongée en apnée est de pratiquer le snorkeling dérivant devant Paradise Beach. On dépasse à pied la pointe de Coral Bay et on se met à l’eau un peu plus loin, au niveau des rochers. Le courant fait alors le reste ! Avec à peine un coup de palme de temps en temps, on revient directement sur la plage tout en découvrant le récif.

Mais à cette saison il faut être courageux ou mordu de plongée : 24° dans l’eau, 20 à 22° dans l’air avec toujours beaucoup de vent. A croire que nous le sommes, Hervé nage avec une combinaison de deux millimètres et moi sans combinaison. En sortant de l’eau, je suis frigorifiée !

En guise de cadeau, deux tortues, plusieurs raies pastenague dont une de plus trois mètres d’envergure, une raie léopard, de très beaux coraux et des poissons que même Hervé n’avait jamais vus ailleurs.

 

Les autres plages aux alentours


Five Fingers Reef

Uniquement accessible aux véhicules 4X4, au bout d’une piste très sableuse dans laquelle notre carrosse a failli rester ensablé à plusieurs reprises, la plage est reconnaissable à ses cinq avancées rocheuses (five fingers) peuplées de goélands.

Le courant assez fort n’engage pas à nager mais, au bord, un petit bassin nous permet néanmoins de nous tremper.




Maud’s Beach

On y accède par Maud’s Landing, une piste pour 2WD passant à côté de la piste d’atterrissage. A cette saison, on n’a pas trop envie de s’y baigner, l’eau est agitée mais c’est un bon coin pour la pêche, surtout en fin de journée.

Nous en profitons pour marcher jusqu’à la pointe Maud (une heure aller-retour) en attendant le coucher du soleil !



Un coucher de soleil... exceptionnel !







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