Ma démarche philosophique et spirituelle

Dans mes écrits je vous parlais de mon expérience de l'éveil du Bouddha en moi à deux reprises l'année dernière alors que j'avais changé de traitement, du xéroquel à la place du zyprexa et que je vivais dans un doux délire. C'est l'interprétation imagé que j'en ai fait à l'époque. D'autres peuvent penser (les médium) qu'il s'agit d'une élévation de l'âme ou d'une sortie du corps physique. Je me pose encore beaucoup de questions à ce sujet et avec le recul je souhaite vous faire partager ce questionnement par rapport à la spiritualité, aux religions en général et au bouddhisme en particulier. Et la place de la chimie du cerveau dans ces expériences. Avec notre pathologie nous sommes mis à l'index et nos propos sont toujours jugés non crédibles. C'est pour cela que j'écris et publie un journal, relatant des faits vécue tout en gardant le sens de l'autocritique. Mais ces expériences métaphysiques d'autres les ont vécue à travers le monde sans être malade, en particulier l'éveil de la conscience.

Alors voici pèle-mèle toutes les questions que je me pose aujourd'hui et auxquelles je tente d'apporter des réponses dans mes livres avec mon expérience : le lien entre ces phénomènes métaphysiques et l'existence d'une force supérieure ou non ? Ma maladie est-elle la manifestation de par ma sensibilité du cerveau aux événements surnaturels pour laquelle j'ai pu avoir un accès direct ? Est-ce un phénomène purement psychique, concomitant à ma phase maniaque de 2012 ? Ou la simple manifestation en moi d'une bénédiction du Père créateur ? Dieu existe t-il ? Avons-nous une âme avant d'être malade ? N'est-ce qu'une simple manifestation d'hallucinations liées à ma maladie ? Ou deux choses bien distinctes, doux délire d'une part et bénédiction divine d'autre part ? Quel est la place de l'Ego dans notre pathologie, serait il la source des hallucinations ? Et le rôle de l'âme dans tout cela ?

Je ne dois pas être le seul à me poser ce genre de questions, face à des événements peut-être non explicables de façon cartésienne dans une société matérialiste ou la foi à disparu. L'existence de Dieu est une question que tout le monde se pose. Je reste très critique et ouvert d'esprit sur les deux hypothèses qui se présentent à moi, l'une cartésienne, les médicaments, la maladie ; et l'autre plus spirituelle, mon âme. Alors je m'en explique en revenant sur deux faits, surnaturels, marquants (parmi d'autres), remis dans leurs contextes de l'époque.

C'est le début des années 90, je devais avoir 22-23 ans, je travaillais comme chargé de clientèle dans une agence bancaire en centre Bretagne. J'étais très épanoui à cette époque. J'avais, avec mon salaire, gagné en indépendance, je vivais mon homosexualité sereinement, mon travail me plaisait, j'étais très à l'aise avec les clients et les collègues. J'avais de bons résultats, j'avais même gagné un prix lors d'un challenge avec d'autres collègues. J'étais à cette époque très calme, épanoui, serein, et presque heureux de vivre, presque... Je n'avais toujours pas été confronté à des bouffées délirantes liées au stress et à ma pathologie, elles surviendront à l'âge de 24 ans à Brest au cours d'une mutation au Back-Office de la salle des marchés. Aujourd'hui on l'appelle cela un burn out.

Je me rappelle très bien de cette scène et des émotions de l'instant, elles sont à jamais gravées dans ma mémoire. C'était juste avant d'aller déjeuner avec les collègues à l'heure de midi sur le chemin vers le restaurant routier du bourg. Entre l'agence bancaire et le restaurant il devait y avoir moins de 100 mètres. Je marche tranquillement sur le trottoir, seul, et brusquement je traverse un mur de verre virtuel qui se brise en mille morceaux, sur mon visage et sur mon corps, à mon passage. Cela semblait si réel. En cet instant, une curieuse impression. Après la surprise de cet événement une émotion m'emplit le cerveau et le corps, « j'ai traversé une autre dimension et rien ne sera plus pareil qu'avant le franchissement de ce passage ». Je ne sais pas comment décrire cette émotion, seulement dire que je ressentais cette manifestation métaphysique comme un mauvais présage. Ce fut là la première manifestation surnaturelle à laquelle j'ai pu faire face. Et pourtant je n'étais pas encore tombé malade. 

Hallucination ? Ou message d'avertissement de l'au delà ?

Les événements qui sont survenus par la suite et qui ont bouleversé le cours de ma vie jusque là bien tranquille me feront repenser à cet événement et à cette impression de franchissement d'un mur de verre virtuel, d'un passage... C'était sans nul doute un avertissement. Mais était-ce simplement une manifestation psychique des prémisses de ma maladie ou un avertissement surnaturel et métaphysique de l'au-delà ; un message émotionnel comme peuvent le faire les guides spirituels ? 

C'est la même question que je me pose pour l'autre événement métaphysique que j'ai rencontré en 2012 avec l'éveil du Bouddha en moi.

Printemps-Eté 2012, je suis en plein doux délire, en phase maniaque mais extrêmement sensible à mon environnement, mon appartement et la nature avec les fleurs de mon jardin. J'ai l'impression de voir plus clair, de ressentir des émotions encore jusque là inaccessibles. De ne faire qu'un avec la nature et l'univers. Il n'y a pas de mots assez fort dans le langage commun pour décrire ces émotions et cette plénitude de l'éveil. Au sens purement médical, c'est l'échec de l'arrêt du zyprexa en faveur du xéroquel, cela se traduira par une perte de poids de 20 kilos et trois hospitalisations entre le début de l'été et le début de l'Automne 2012. Mais d'autres ont vécue cet éveil et le décrivent autant qu'ils le peuvent de la même façon que moi aujourd'hui.

Ma sensibilité est exacerbée, à fleur d epeau, j'ai vraiment l'impression d'être dans une autre dimension, de comprendre le sens de la nature. Un arrêt sur image. Cet ensemble global ne formant que le grand tout. Je comprends le sens des interactions de la nature, du simple jeu des bourdons qui butinent mes fleurs d'agapanthe dans mon jardin, aux jeux des étoiles et de la lune dans un ciel obscurci par la nuit. C'est très surprenant à vivre comme expérience, je l'appelle la clairvoyance d'autres la môme l'éveil de la conscience. Je me sens en totale harmonie avec mon environnement. Et seul, en silence, je pratique régulièrement en cette période, la méditation dans mon appartement. Cette expérience d'éveil a duré trois mois, trois mois d'extases et de plénitudes. C’était une sensation de vivre un bonheur pure après une longue période de souffrance du psyché.

C'est au cours de l'une de ces méditations, très profonde, que j'ai ressenti un phénomène jusque là inconnu pour moi, mais que j'ai tout de suite reconnu et interprété ; comme si toute ma vie avait été préparée à vivre cet instant d'éveil.

Certains médium appellent cela une décorporation. 

J'étais allongé sur mon lit, sur le côté gauche, mon bras droit allongé le long du corps et le bras gauche replié avec la main qui me soutient la tête, légèrement dans la pénombre. J'étais en profonde méditation quand j'ai eu cette impression très profonde. Mon corps traverse à très vive allure un épais manteau nuageux, et puis brusquement il s'arrête quand ma tête atteint une corolle de lumière. Mon corps était toujours dans l'épaisse couche nuageuse, seule ma tête baignait dans une lumière intense, l'espace d'une seconde. Et cet événement m'est arrivé une seconde fois, dans les mêmes conditions, et dans la même semaine, sauf que cette fois-ci je tenais par la main une autre personne. Nous traversions ensemble cette couche de nuages à très très grande vitesse mais seul je réussis à atteindre cette fameuse corolle de lumière pendant un court instant.


Est-ce au sens médical une pure manifestation du doux délire et des hallucinations, ou une simple bénédiction ? Ce sont les deux options possibles. 

Et je reste très objectif. 

C'est la question que je me pose encore, dois-je croire avec cet événement métaphysique à l'existence de dieu ou simplement à la manifestation des troubles de ma maladie exacerbés par un mauvais traitement médicamenteux ? Là est toute la question. Mais dans ce cas, Bouddha était il schizophrène ? Je garde la réponse pour moi, mais désormais je n'ai plus peur de la mort, je me sens, de plus, envahi par des émotions positives venant naturellement à moi avec un environnement des plus zen. 

Même si certains événements matérialistes tendent à me déstabiliser. Tout ceci n'est que la pure vérité de ce qui m'est arrivé en 2012, et le questionnement d'aujourd'hui vous montre que je ne suis pas un illuminé, je garde les pieds sur terre et je cherche à comprendre avec mon expérience personnelle à répondre à cette question existentielle. Je reste humble face à ce phénomène exceptionnel vécu, je n'en parle pas autour de moi, seulement dans mes écrits, là où je peux développer plus en détail les faits et mon sens de l'auto-critique. Mais mes recherches sur internet prouvent que d'autres personnes non schizophrène de part le monde ont eu la chance de vivre cette expérience d'éveil. Alors je fais désormais la différence entre le délire, les idées fausses ; et la clairvoyance, l’éveil.

Avec la reprise de mon traitement, le zyprexa, la camisole chimique, mon Ego à repris peut à peut sa place et de ces expériences ils ne me reste que des émotions, des impressions vécues.

J'ai beaucoup de recul sur ma maladie et ce sens du devoir de témoignage, m'oblige à dire la vérité sur ma vie et tous les événements qui la traversent, à travers mon journal de bord. Sinon mes écrits seraient sans valeur. Je me suis mis, avec internet, à la recherche d'informations sur le bouddhisme en général et sur cette expérience personnelle de l’éveil de la conscience, le but ultime du bouddhisme. A ce jour j'ai compris que ma façon de vivre, mes rapports aux autres, ma sensibilité, mon sens de l'écoute et de l'empathie envers autrui ; ma clairvoyance et ma sensibilité à la nature en général étaient en accord avec les préceptes bouddhistes. 

Cette philosophie de vie est assez libre et met un nom à ce que je suis moi-même, même si je n'aime pas mettre les gens dans des boites, des cases trop réductrices. Je n'ai pas encore trouvé le réel sens de ma vie, à part celui de resté stabilisé. Et peut-être témoigner dans des livres par solidarité avec celles et ceux souffrant, tout comme moi, d'un handicap psychique et qui restent seuls et isolés sans pouvoir criez haut et fort leurs souffrances... Mais j'ai désormais une philosophie de vie à travers ce chemin sombre mais lumineux, seul au devant des autres, je voyage par procuration en écartant les extrêmes, le matérialisme et l'excès de spiritualité. C'est une approche équilibrée de la vie. C'est la voie du juste milieu tel que l'a enseigné Aristote, et la voie du milieu de Bouddha, à ses disciples.

Aujourd'hui je continue mon apprentissage et ma formation à d'autres théories sur ma maladie que les seules théories des médecins et des laboratoires pharmaceutique, en visionnant sur Youtube des témoignages de l'expérience de certains médium sérieux et des documentaires sur une réalité alternative, l'immortalité de l'âme, la réincarnation et le Karma. Je garde mon esprit critique, mais il est difficile pour moi, après ces expériences métaphysique, vécue par d'autres à travers le monde, de me satisfaire de la seule version de la médecine.

Mais je dois dire que ma vision du monde à complètement changer et que je dois aujourd'hui intégrer dans mon esprit un virage à 180° des croyances qui jusqu'ici régissaient ma vie.

Surmonter la souffrance serait elle une étape essentiel pour l'évolution de l'âme ?

Les médium parlent de différents plans, dans l'au delà, pour l'âme en fonction de son évolution, serions nous capables d'entendre ces âmes non évolués d'un plan inférieur ?

La psychiatrie enfermerait elle des medium qui s'ignorent ?

La spiritualité serait elle une porte de sortie pour améliorer notre vie ?


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