Société

La division du travail: pour le palestinien traditionnel il est inacceptable que la femme travaille hors de la maison ; elle restera donc chez elle pour accomplir les tâches ménagères ou s’adonner à une industrie artisanale ; elle s’habille modestement et évitent de s’habiller à la mode occidentale.  Néanmoins, chez les palestiniens libéraux, les femmes travaillent souvent à l’extérieur et s’habillent en suivant certains des codes vestimentaires occidentaux.

 

Le statut respectif de l’homme et de la femme : comme dans d’autres cultures arabes, ce sont les hommes qui sont au centre de la vie palestinienne.  Le patriarche de la famille décide de tout, que ce soit l’organisation de la vie familiale, le mariage des enfants, comment gérer l’argent.  L’obéissance au père ou au mari est considérée par beaucoup de Palestiniens comme un des indicateurs les plus importants de l’honneur pour une femme.

 

Mariage : quoique la polygamie soit permise, la majorité des Palestiniens n’ont qu’une seule femme.

 

Cellule familiale : La famille élargie fait partie du même ménage.  Il est inhabituel pour les jeunes d’avoir leur propre logement avant de se marier et d’avoir des enfants.  Fréquemment, les enfants mariés vivent chez leurs parents. Les enfants prennent soin des parents âgés.

 

Clans : les clans familiaux, dominés par le patriarche de chaque clan, ont joués un rôle important dans la société palestinienne.  Les clans ont perdu leur importance car celle-ci était basée sur la propriété terrienne, qui n’existe plus.  La famille élargie cependant reste l’unité sociale la plus forte.

 

Education supérieure : Pour les Palestiniens il est très important d’obtenir un degré universitaire.  Il y a 8 universités et 4 établissements d’études supérieures.  On peut y obtenir des licences (BA et BSC).  Certains établissements offrent des études de troisième cycle et l’Université Al-Najah permet d’obtenir un doctorat en chimie.

 

Alimentation : Les Palestiniens s’alimentent souvent en achetant des en cas ou des repas légers à des marchands ambulants. Ils dînent souvent de falafel, sandwich composé de boulettes frites de pois chiche et de shwarma, sandwich avec de la viande de d’agneau grillée.  Des plats avec de l’agneau, du poulet,  de l’aubergine et du riz sont également populaires.  Ils aiment les pâtisseries faites avec du miel, des amandes et des pistaches.

 

La consommation de café ou de thé est une activité sociale importante pour les hommes ; les conversations et les transactions commerciales se terminent par la boisson de plusieurs tasses de l’un ou l’autre breuvage.

 

Logement : des milliers de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza vivent dans des camps de réfugiés qui sont, peu à peu, devenus des implantations permanentes, alors que d’autres vivent dans des maisons confortables dans des villes modernes.

Dans les villages traditionnels, des maisons à un étage faites de pierre blanche sont prédominants.  Des familles plus aisées habitent souvent des maisons de deux étages.  Les camps de réfugiés surpeuplés sont composés de petites cabanes faites de blocs de ciment avec des toits et de portes en tôle ondulée.

 

Etiquette : les hommes se serrent la main et les femmes d’embrassent sur la joue lors de rencontres.  Les Palestiniens sont aimables et accueillants ; les visites entre voisins ou l’on offre café ou thé et pâtisseries sont fréquentes.  La politesse exige que l’on refuse une invitation à dîner afin de ne pas imposer, mais l’hôte insistera pour que l’invité accepte.

 

Littérature : la littérature Palestinienne contemporaine est souvent caractérisée par son sens aigu de l’ironie et par l’exploration de thèmes existentiels et des questions d’identité.  La littérature est souvent intensément politique.  L’occupation, l’exil, l’amour et la nostalgie de la patrie sont des thèmes récurrents.

 

Contrairement à d’autres littératures Arabes, la littérature Palestinienne est devenue nationale, plutôt que territoriale.  Depuis l’exode Palestinien de 1948 elle est devenue « une littérature écrite par des Palestiniens » où q’ils soient.  Plusieurs auteurs et artistes Palestiniens vivent à l’étranger comme émigrés.  Edward Said est un historien et essayiste connu.  Liana Badr et Hassan al-Kanafani sont eux aussi fort appréciés.

 

Après 1948, la poésie s’est transformée en véhicule pour l’activisme politique.  Parmi les Palestiniens devenus citoyens israéliens, une école de résistance par la poésie, incluant Mahmoud Darwish, Samih al–Qasim et Tawfiq Zayyad, a vu le jour.

 

Les Arts Graphiques : Beaucoup de Palestiniens sont doués pour la calligraphie et illustres les versets du Coran avec de magnifiques dessins qu’ils vendent lors d’expositions artistiques.  Dans de grandes villes comme Jérusalem, Bethlehem et Ramallah, des artisans vendent des tapis et des tapisseries, des objets en céramique, de la poterie et des articles en cuire.  Des objets en bois d’olivier et en ivoire sont également disponibles : boîtes à bijoux, croix, chameaux, mosquées et scènes du Dernier Souper.

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