e. « Wallonie-Bruxelles, quel rapport ? »

Dans « Le Soir » du 18 septembre 2008, André Antoine (CDH), 
vice-président du gouvernement wallon, ministre du Logement, de 
l’Energie, des Transports et du Développement territorial, et 
Serge Kubla, chef du groupe MR au parlement wallon (opposition), 
livrent leurs sentiments à David Coppi
André Antoine : André Antoine a un concept, la solidarité active dans les résultats. Il explique : Pour la première fois, on a un ministre-président commun, 
qui parle au nom du Sud ; quatre ministres-passerelles, avec Benoît Cerexhe qui, de la Cocof, siège au gouvernement de la Communauté 
française. Et ceci : la Région wallonne a dégagé des surplus financiers pour la Communauté, la Cocof et la Région bruxelloise. La Wallonie 
a financé les bourses en immersion des Bruxellois ! Encore : quand la Flandre a voulu un dialogue de Communauté à Communauté, on a dit 
non, pas sans Bruxelles. La « Fédération Wallonie-Bruxelles » remplacera la Communauté ? Ce qui m’intéresse, c’est le résultat, pas l
’étiquette. Les francophones de Bruxelles et les Wallons devront continuer à gérer en commun des matières comme l’enseignement, la 
culture ? Bien sûr. Je n’imagine pas d’avoir demain une RTBF-BX et une RTBF-W..

Serge Kubla : Serge Kubla a une image : Entre la Wallonie et Bruxelles, il va falloir un vrai pont, pas un pont de corde. Un lien structurel, autrement dit. Soit un 
ensemble de compétences que nous devrons gérer ensemble et qui donnera sa portée à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais quelle est la 
portée de cette « portée » ?... On ne peut pas dire aujourd’hui avec précision ce que seront les matières que nous aurons à gérer demain, je pense 
évidemment à la perspective de la réforme de l’État et du transfert de compétences aux entités fédérées. Mais pour le dire simplement, moi, en tout 
cas, je ne suis pas d’accord avec Jean Louvet (NDLR : le « Livre blanc pour la Wallonie »), qui veut régionaliser la culture, l’enseignement, et tout le 
reste, et vider l’actuelle Communauté française. Sur tout cela, j’attends du groupe Wallonie-Bruxelles, coaché par le duo Spaak-Busquin, qu’il décide.


Commentaires : Le transfert des compétences communautaires aux Régions (voir Autonomie des Régions » ci-avant) implique la division de la RTBF en deux 
médias publics régionaux autonomes. Aujourd’hui, force est de constater que la RTBF privilégie davantage la sensibilité bruxelloise.
La division de la RTBF n’empêcherait nullement les synergies et les accords de partenariat entre les deux médias régionaux, notamment pour couvrir 
les actualités internationales, diffuser des émissions de l’autre chaîne ou produire des émissions communes.
Une chaîne néerlandophone publique devrait également être prévue à Bruxelles, afin de garantir le droit à l’information de la minorité néerlandophone.