4° Que penser du confédéralisme ?


En droit international, une confédération est issue de l’association d’états souverains. Un tel système requiert donc l’indépendance préalable des États. Il n’y a plus d’exemple de ce type actuellement. Le confédéralisme à la flamande se conçoit comme une restriction des matières fédérales, souligne André Paul-Frognier.

Dans le « Manifeste pour l’unité francophone », rédigé en novembre 2006 par Antoinette Spaak et Serge Moureaux, on peut lire :

La revendication flamande de scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de BHV se situe sur une trajectoire qui dépasse son objet propre. Elle vise à faire place nette, géopolitiquement parlant, pour imposer la suite du programme flamand : aboutir à un confédéralisme inégalitaire qui ne conserve la Belgique que pour garder un contrôle flamand sur Bruxelles et sur un État-croupion bilingue. A l’analyse, on se rend vite compte que le projet d’État confédéral est infiniment plus pervers et plus dangereux pour les Wallons et les Bruxellois que le projet séparatiste car il cumule pour eux tous les inconvénients : la perte de toute solidarité Nord-Sud conjuguée avec le maintien de la sujétion à l’égard de la Flandre qui pourrait continuer à profiter à leur détriment de l’essentiel des ressources de la Belgique en tant qu’État.