05. La sécurité sociale


Le poids et le coût du vieillissement, exprimé en % du PIB (capacité de financement) et en dépenses par habitant, a été estimé en 2006 par le Comité d’Etudes sur le Vieillissement au niveau fédéral.

Si, en termes de dépenses par personne, il n’y a pas de divergence forte entre régions, à l’exception des dépenses de chômage qui reflètent les situations différentes du marché du travail, en termes de poids de ces dépenses par rapport au PIB régional, en termes d’efforts qu’il faudrait consentir, c’est-à-dire des points de croissance qu’il faudrait utiliser pour assurer les dépenses de sécurité sociale, les différences et les divergences sont fortes, en défaveur de la Région Wallonne.

(tableau 90/303)

En dehors des dépenses de chômage (et de prépensions en Flandre), il n’y a pas de différence majeure entre les Régions.

MAIS

(tableau 90/303)

A la lecture de ce second tableau, l’écart entre les dépenses et la capacité contributive des Régions apparaît ! Le coût du vieillissement est largement supérieur en Wallonie (faible capacité contributive : taux d’emploi plus faible, niveau de revenu et de salaire inférieur).

Un État Wallonie-Bruxelles devra supporter au cours des prochaines années un coût du vieillissement tel qu’il risquera de grever sévèrement l’enveloppe des fonds publics disponibles pour des projets de développement (sauf recours à l’impôt …).

Attardons-nous un instant sur les dépenses de l’Office National de l’Emploi pour constater le déséquilibre de la structure des dépenses entre les régions (2005).

(tableau 91/303)

Dans le cas d’une dé-fédéralisation et d’une ventilation du montant des dépenses de l’ONEM entre les Régions selon des clés de répartition qui reflètent les dépenses territoriales en matière d’emploi, un État Wallonie-Bruxelles recevrait 49,89 % (38,56 % pour la Wallonie et 11,33 % pour Bruxelles).

MAIS

(tableau 92/303)

Ici aussi, nous constatons que le dramatique sous-financement wallon devrait être compensé par Bruxelles …