B. Les programmes scolaires


En France, l’État élabore les programmes et détermine ce qu’il convient d’étudier durant une période. Il y a donc une centralisation. Les enseignants doivent suivre les programmes avec rigueur. 

Les objectifs généraux de l’enseignement obligatoire sont fixés par la Communauté Française pour ce qui concerne ses écoles et par les Pouvoirs Organisateurs des autres établissements scolaires (provinces et communes, enseignement libre confessionnel ou non) dans une perspective d’acquisition des compétences. Les programmes sont élaborés de la même manière et sont propres aux écoles de la Communauté Française, des provinces et communes (CEPEONS) et du réseau libre (FELSI et FESEC). Les outils pédagogiques sont propres à chaque réseau. Toutefois, les programmes scolaires doivent s’inscrire dans le cadre des « socles de compétences » définis par le pouvoir politique et des outils d’évaluation des étudiants sont produits par le Gouvernement et diffusés à titre indicatif.

Des économistes ont dénoncé le fait que la CFB investit des sommes colossales dans l’enseignement, qui sont loin d’être en rapport avec les résultats obtenus (voir l’enquête PISA). Une explication, parmi d’autres : le niveau scolaire a baissé. Cela est dû, en partie, à la formation du professeur et au mode d’accès à la profession.

Certaines matières (éducation civique, philosophie) ne sont pas enseignées en CFB.

Une différence énorme : nous ne connaissons pas le baccalauréat, épreuve externe unique pour l’ensemble des étudiants terminant le cycle secondaire. En CFB, chaque école secondaire délivre ses attestations ; dans l’enseignement primaire, une épreuve externe commune à tous les réseaux sera obligatoire en 2009 au terme de la 6e primaire.