Fokker DR I

Le Fokker DR-1 est né en 1916 de l’imagination de Rheinhold Platz, chef du bureau d’étude de Fokker. La structure du fuselage était faite de tubes d’aciers entoilés et celle des ailes était en bois également entoilée. En plus de ses trois ailes, la présence d’un carénage intégré au train d’atterrissage fixe augmentait encore la portance de l’appareil.

hostingpics.net

Son moteur Oberursel (copie du moteur Gnôme) de 110 cv entraînait une hélice de 2,62 m. Comme triplan, cet avion avait le défaut d’être relativement lent (en effet trois ailes génèrent plus de tourbillons qui interfèrent les uns avec les autres et créent plus de traînée… mais par contre cela le rendait d’une maniabilité exceptionnelle… dont un certain baron Richthofen saura tirer profit !

hostingpics.net

Il n’empêche qu’engagé sur le front en août 1917, il en fut retiré moins d’un an plus tard en mai 1918, car pour ce qui était du plafond opérationnel, il n’était que de 4000 m, alors que celui des biplans SPAD XIII, par exemple était de 6000 m. En outre le SPAD était légèrement plus rapide 200km/h contre 180 km/ pour le Fokker Dr I. 
Autre problème du Fokker, son pilotage était délicat et il valait mieux le réserver à un pilote déjà expérimenté. Pour ce qui est de son armement il était constitué de deux mitrailleuses synchronisées Spandau avec viseur pourvu de lentilles grossissantes.

hostingpics.net

Revenu au pays, ce type d’appareil fut affecté à la défense du territoire et quelques exemplaires rejoignirent des écoles de chasse. Il n’en fut construit en tout et pour tout, que 320 exemplaires.

hostingpics.net

Et comme promis voici le montage, aucun gros problème à signaler sinon l'encliquetage du plan horizontal de la dérive, mais qui au final n'a pas nécessité de point de colle.

hostingpics.net

Et voici un extrait du livre, "Souvenirs d'un homme volant - La vie d'Anthony Fokker, Anthony Fokker et Bruce Gould, Calmann-Lévy 1932 où Anthony Fokker nous parle du baron Richthofen :

"Le groupe Richthofen comme l’appelaient les Alliés, était surnommé en Allemagne le « Jagdseschwader » et se composait de cinq staffels (escadrilles) de cinq aéroplanes chacune. Vers la fin de la guerre il y eut trois groupes, et ils arrivèrent à compter quarante-huit aéroplanes. 

hostingpics.net

Ils se déplacèrent le long des lignes à partir de juillet 1917, allant partout où la mêlée était la plus terrible. Ce fut avec la Jagdstaffel II, l’ancienne formation de Boelcke à qui Richthofen succéda, que le plus grand as allemand remporta de nombreuses victoires qui précédèrent la formation du groupe. 

hostingpics.net

Les aéroplanes alliés camouflaient leurs couleurs ; au contraire, comme pour les braver, le groupe de Richthofen avait une couleur plus éclatante que le soleil. 

hostingpics.net

Son propre aéroplane était rouge de l’hélice à la queue, et ceux de sa « staffel » particulière étaient rouges dans l’ensemble, mais avec de petites marques distinctives, telles qu’une queue bleue, un gouvernail blanc, un aileron noir, pour les différencier du "Chevalier Rouge". 

hostingpics.net

Je vécus trois semaines avec la Jagdstaffel Richthofen, qui se trouvait à ce moment-là dans le secteur d’Ypres. Dix ou douze officiers habitaient ensemble dans une jolie petite propriété belge. Ceci se passait peu avant la mort de Richthofen … ». (page 204)


hostingpics.net


hostingpics.net


hostingpics.net


hostingpics.net

hostingpics.net

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Comments