Yak-38

La réponse des Russes à l’avion à décollage vertical Sea Harrier, ce fut Yakovlev qui l’apporta avec le YAK-38 « Forger » (code OTAN). Ce n’était pas sa première expérience en la matière (ADAC / VTOL) puisque précédemment, il avait déjà testé la formule avec le Yak-36 mais dans une configuration tout à fait différente. On ne s’étonne plus dés lors que c’est sous le nom de YAK-36M que décolle en 1971 le prototype de ce qui deviendra le YAK-38.

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Sur le pont du porte-aéronefs "Minsk" (photo domaine public)

Sa motorisation consiste alors en un Tumansky R-27V et deux RD-36 à poussée verticale placés juste en arrière de cockpit, pour aider à maintenir l’équilibre de l’appareil lors des phases de décollage et d’atterrissage. Durant 1975-76, les premiers appareils de série YAK-36 M ainsi qu’un exemplaire biplace YAK-36 U seront testés sur des porte-avions de la classe Kiev.

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(Photo domaine public)

Tous les enseignements ayant été tirés de ces essais, il en sort l’appareil YAK-38 pourvu d’un radar longue portée, d’ailes repliables et de son système d’armement. Sa mise en route opérationnelle a lieu en 1978 et deux ans plus tard il est engagé en Afghanistan. Chacun des quatre navires de la classe Kiev disposait d’une escadrille de 14 appareils de ce type dont deux de la version. biplaces. La production de l’appareil s’interrompit en 1987 après que 321 exemplaires toutes versions confondues aient été construits. Cet avion n’a pas de beaucoup survécu à l’URSS puisqu’en 1995 il n’en restait déjà plus qu’une trentaine en service dans l’aéro-navale russe. Un peu après, ces derniers ont été déclassés.
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