Braniff


En 1928, les frères Paul et Tom Braniff inaugurent un service aérien entre Tulsa et Oklahoma City avec un Stinson Detroiter. Paul pilotait et Tom gérait, mais l’affaire périclita bien vite  et ils s’en débarrassèrent. Ce qui ne les empêcha pas de créer la Braniff Airways en 1930 qui elle démarra sous de meilleurs auspices puisque la Poste leur confia l’acheminement rétribué du courrier sur plusieur routes. Le Douglas DC-2 intégra la flotte en 1937 et le DC-3 arriva en 1939. En 1941, le siège social de Braniff se déplace vers Dallas dont l’aéroport deviendra la base principale de la compagnie.
Directement après la Deuxième Guerre mondiale, des vols sont entrepris à destination de Mexico. Le 4 juin 1948, le premier Douglas DC-6 décolle de Houston pour Lima (Pérou) avec une escale à la Havane (Cuba). La compagnie s’appelle désormais Braniff International Airways. D’autres destinations viennent étoffer le réseau international (Amérique latine)  et intérieur (par le rachat de Mid-Continent Airlines).


Le terminal Braniff de l'aéroport de Dallas Forth Worth. On peut remarquer les livrées colorées des avions : Boeing 747 et Boeing 747 SP (en orange clair et orange foncé); Boeing 727 (quasiment tous les autres dans diverses couleurs)

Des quadriturbopropulseurs Lockheed L188 Electra volent entre Dallas et New York à partir de 1959. En décembre de la même année, Braniff reçoit son premier jet , un Boeing 707, mis en ligne sur l’Amérique du Sud. Et en 1965, la Braniff est la première compagnie américaine à mettre en service aux Etats-Unis le  biréacteur anglais BAC 1-11. C’est aussi à partir de cette année que la livrée des avions évolue façon « Flying Colors ». En fait, et c’était rare à l’époque, tout le fuselage de l’avion était peint d’une seule couleur (orange, bleu, vert, … il y aivait en fait 9 couleurs différentes en tout) et certains de ces avions, un Douglas DC-8 et un Boeing 727, seront peints par le grand artiste américain Alexandre Calder. Ayant acquis  Pan American Grace Airways (PANAGRA) le premier février 1967, Braniff hérite des DC-8 de cette compagnie mais aussi des droits sur toutes les lignes sud-américaines dont PANAGRA avait pour ainsi dire le monopole. En 1978, Braniff profite de la libéralisation du ciel américain pour développer son réseau vers l’Europe (Paris ; Bruxelles ; Amsterdam ; Londres et Francfort). Et une nouvelle livrée toujours colorée (mais quand même plus tristounette qu’à l’origine) est adoptée. Et bientôt la desserte d’Hawaai et de Guam qui s’ajoutent au réseau exigent l’achat de plusieurs Douglas DC-8 ou encore de Boeing 747 et de Boeing 747 SP (Version à fuselage raccourci du Boeing 747 dont le rayon d’action était beaucoup plus grand : d’ou l’abréviation SP pour Special Performance).


Bac One Eleven

C’est l’époque aussi ou Braniff passe des accords avec British Airways et Air France afin que leurs Concorde viennent jusqu’à Dallas pour embarquer les passagers à destination de Londres ou de Paris via Washington. Malheureusement la récession dans les années 1980 va bloquer la compagnie dans son expansion et la situation va tellement empirer qu’en mai 1982, Braniff est au bord du gouffre (et ce malgré un plan de réduction drastique des coûts tant en personnel qu’en fait de destinations desservies). Tout cependant alors n’est pas encore perdu puisque Hyatt Company sauve Braniff de la faillite en la recapitalisant, et moins de deux ans plus tard des avions revolent au couleurs de Braniff, mais seulement sur le réseau intérieur avec une flotte uniquement composée de Boeing 727 et un personnel réduit.


Bac One Eleven

En 1989, Braniff rachète Florida Express qui devient Braniff Express et opère à partir d’Orlando. En reprenant à son compte les cinquante Airbus A 320 destinés initialement à la Pan Am, Braniff devient le premier opérateur aux USA de ce type d’appareil. Mais seulement seize appareils furent livrés avant que Braniff ne se retrouve en faillite le 6 novembre 1989. Toutefois Braniff renaît de ses cendres encore une fois, le premier juillet 1991 quand avec un service entre New York et Orlando…mais ce ne sera finalement qu’un ultime sursaut puisque le 2 juillet 1992 Braniff tombe une dernière fois en faillite.

Sur ce blog, Braniff, c'est aussi : Il y a quelque chose de nouveau dans le ciel

More about Braniff in english : click here
Comments