Air Transit

Au début des années 70, le ministère des Transports canadiens, désireux d’assurer à son industrie aéronautique spécialisée alors dans la production des appareils ADAC (1) une reconnaissance internationale, décide de mettre en œuvre des avions de ce type dans le cadre d’une expérience de deux ans. Ce sera chose faite en juin 1974, avec la création de la compagnie aérienne « Air Transit Canada » (2) pour relier entre elles les deux villes de Montréal et d’Ottawa.

 
Les six appareils De Havilland DHC-6 300 de la flotte étaient immatriculés CF-CST; CF-CSU; CF-CSV; CF-CSW; CF-CSX et CF-CSY. La maintenance de ces avions était assurée par Innotech.

Ce choix n’était pas innocent au sens ou alors annuellement plus de 5 millions de personnes pratiquaient cet axe que ce soit par l’avion (3) ; par le train ( 4) ; par le bus (5) ou par l’auto (6) … soit 180 km couvert (de centre à centre) sur une durée variant, selon le mode de transport, entre une heure quarante-cinq minutes et deux heures trente minutes.


L'ADACport de Victoria (Montréal)

Le but du jeu était aussi de réduire le temps pour relier ces deux villes, en utilisant un avion et des infrastructures appropriées : seront choisis six exemplaires du bimoteur De Havilland DHC-6 300 Twin Otter, (7) et deux espaces aménagés en « ADACports » (8) situés à proximité du centre de la ville.


En outre un service de minibus conduisant les passagers de l’ADAcport au centre de la ville contribuait à ce que la durée de la navette centre à centre n’excède pas quarante-cinq minutes ce qui était déjà mieux que par les autres moyens de transport dont l’avion (une heure quarante cinq) via les aéroports internationaux des villes respectives. 


Cependant l’expérience prendra fin au bout des deux années d’essai, faute d’avoir pu assurer la rentabilité du service… mais cela n’empêchera pas ce genre de service aérien ville à ville de se développer par la suite ailleurs.


Hébergement photos  Hébergement photos 

(1) ADAC, acronyme de Avion à Décollage et Atterrissage Court.
(2) Ou « Air Transit », filiale de « Air Canada »
(3) 110000 personnes
(4) 220 000 personnes
(5) 360000 personnes
(6) environ deux millions de personnes
(7) avec une cabine aménagée pour 11 passagers et pourvu de systèmes de dispositifs mécaniques (voilure équipée de spoilers) et avioniques (ordinateur de navigation R-NAV et système d’atterrissage à forte pente à micro-ondes (Co-Scan)) adaptés spécifiquement à ce service.
(8) A Ottawa, ce sera l’ancien terrain d’entraînement de Rockliffe, et à Montréal, l’ancien parking de Victoria qui avait été créé à l’occasion de l’Expo 67.
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