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L'EDITO DE L'HIVER :

Une table ouverte

De quoi nourrissons-nous nos corps et nos cœurs ? Quelles règles alimentaires et spirituelles garantissent que nous ne nous intoxiquions pas ? Chaque épidémie due à l'absorption d'aliments porteurs de bactéries nous touche profondément. Car nous ne pouvons pas vivre sans manger, mais la consommation de certains produits destinés au maintien d'une bonne forme physique peut soudainement provoquer le contraire. Depuis l'histoire des produits bovins liés au phénomène de la "vache folle" nous sommes devenus attentifs aux effets pervers possibles. Surveiller la chaîne alimentaire demande beaucoup de vigilance. Mais c'est encore plus difficile quand il s'agit de l'esprit. Comment s'aperçoit-on qu'une nourriture spirituelle affaiblit la vie au lieu de la soutenir et de la développer ? Les extrémismes idéologiques aux teintes religieuses nous interrogent tout particulièrement.

Tout au long de son histoire, le peuple d'Israël a médité sur la question : que faut-il à l'homme pour qu'il soit pleinement vivant ? Quand nous lisons "L'homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sortira de la bouche de Dieu", nous nous sentons immédiatement interpelés. La tradition du Premier Testament transcrit l'expérience fondamentale dont a vécu le peuple. L'âme a besoin de s'alimenter. Le lieu décisionnel de notre vie devant Dieu, désigné par le cœur, se nourrit de l'écoute. Écoute d'un Autre ; recueillement de ce qui se donne à entendre mystérieusement à travers les langages de notre monde. Celui qu'aucune langue ortne peut saisir, se révèle dans la Parole qu'il adresse à sa création.

Le pain béni, rompu et donné aux convives lors du repas commémora.nt la sortie d’Égypte, devait être mâché soigneusement, lentement. Comme on mange quand on sait qu'il n'y a que peu et qu'il faut le savourer. Ce qui de prime abord ne semble être qu'un morceau insignifiant, inadapté pour assouvir la faim peut, dans la réception, ouvrir l'intelligence du cœur. Assimiler ce qui est donné. Prendre du temps pour réfléchir. Le pain de la sortie d'Égypte est déjà un pain aux résonances de libération, un pain qui renvoie à un Donateur invisible, engagé pour arracher à la mort celles et ceux qui acceptent de faire mémoire de cette histoire d'esclavage comme si c'était leur histoire personnelle.

Jésus adosse sa parole et son geste à cette histoire-là, quand la veille de sa mort, il dit : "Prenez, mangez en tous, ceci est mon corps". Désormais, pour les disciples du Christ, le pain renvoie à la parole de Dieu, à son action libératrice mais aussi à la présence du Ressuscité. En manger signifie s'approprier un style de vie ; être au bénéfice de cette amitié que Jésus lie, toujours à nouveau, avec chaque être humain. Mais le pain de l'action de grâce n'est pas à portée de main ; il ne se trouve pas dans notre besace comme une réserve à disposition d'un geste qui oublierait que toute action salvifique prend sa source dans l'immense amour du Père. C'est lui qui agit. Et c'est la foi qui accueille comme nourriture le don que le Père offre à travers la vie du Fils.

Nos dimanches pourront-ils témoigner de cette joie que nous trouvons à la table ouverte que Dieu dresse parmi nous ?

Agnes von Kirchbach


LA FEUILLE - Novembre 2019 Février 2020

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Dimanche 16 juin, beaucoup de monde autour d’Agnes pour le culte d’«au revoir»

Dimanche 8 septembre : culte de rentrée, et déjeuner canadien !