Bienvenue sur le site web de l'Entremetteur, le journal étudiant du Cégep de l'Outaouais.


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L'Entremetteur est un journal mensuel. Prochaine date de tombée: mardi le 16
mars, pour parution le 17 avril.

La Bataille de l'A.G.É.É.C.O

L'Entremetteur consacre un dossier spécial à l'Enquête sur les portes barrées, initiées par l'AGÉÉCO, qui a de nombreux échos tant chez le coprs professoral que dans le milieu étudiant. Ne manquez pas le face à face du mois.



Montréal Campus contre les milieux anarchistes

L'Entremetteur tient à apporter tout son soutien à Montréal Campus, qui a été ciblé par ses détractaires. Voici l'article ayant paru dans nos lignes à ce sujet


Éthique de la gouvernance
ou la connivence et autre histoire


Il y a trente ans, le Cégep voyait la naissance de son journal étudiant, à l’origine partie intégrante de l’A.G.É.C.O. et utilisé pour promouvoir les revendications étudiantes. Aujourd’hui, il fait partie de la D.A.E.C., mais a l’entière liberté de ses opinions. Dans certains milieux, on voit que la séparation entre les sphères de la politique et de l’information n’a pas eu lieu.

Le journal étudiant de l’UQAM, Montréal Campus, a dénoncé la connivence qui existe entre les associations dites anarchistes et les associations étudiantes dans un article intitulé La leçon d’anarchie, un lien qui, à première vue, semble pour le moins incestueux. Ces dernières financeraient par le biais de dons, souvent suggérés par des membres de l’establishment, les associations étudiantes. L’enquête a déclenché de vives réactions et un mouvement de protestation a suivi, démarré sur Facebook. Le journaliste a été attaqué personnellement par les associations étudiantes, qui l’ont accusé de faire de la politicaillerie et de tenter de faire des articles à la Richard Martineau, méprisants et condescendants, sans autre fondement que de réduire les principaux intéressés.
Sauf que l’enquête du journaliste David Riendeau était la conclusion de quatre mois de révision de procès-verbaux de plusieurs associations. Force est de constater que la consanguinité mise à jour est inquiétante. Pour plusieurs des protestataires, le journalisme devrait être engagé : «Nous voulons que le Montréal Campus cesse de se battre CONTRE le mouvement étudiant et qu’il commence enfin à se battre AVEC le mouvement étudiant!», d’affirmer les opposants et détracteurs à Montréal Campus.

Deux visions du journalisme s’opposent ici : d’une part, l’indépendance des journalistes et l’objectivité de l’information, de l’autre, l’engagement de la presse étudiante dans les affaires étudiantes. Il est certes nécessaire que les jeunes militent pour les causes qu’ils défendent, tant que la situation demeure éthiquement défendable. Ce que Riendeau a révélé relève plus de la corruption que du simple financement. Le problème soulevé par la polémique, celui de la ligne éditoriale du journal, est simplement crucial.

Lorsque l’organe de propagande des associations devient le journal, que celui-ci n’est ni plus ni moins qu’un prolongement, une extension de ce syndicat, il y a problème. D’éthique d’abord, parce que les associations altermondialistes de gauche financent les journaux. Rien de mal s’ils partagent des valeurs communes, mais quand des membres ont des intérêts personnels dans plusieurs des dites associations et votent des subventions pour leurs associations, un pas est franchi vers la corruption.

L’Entremetteur tient à appuyer les journalistes de Montréal Campus. Non pas parce que les associations étudiantes n’ont pas leur place dans la démocratie, ou parce que le fait qu’ils attribuent des subventions à des organismes de gauche pose problème. Les règles d’attribution de dons diffèrent. Par contre, en général, très peu d’appui, souvent la présence d’une poignée de représentants, est nécessaire pour que des milliers de dollars soient consentis à des mouvements de différentes mouvances parfois, comme dans le cas de l’article, anarchistes.
Si le reportage était bidon, alors les associations pourraient aller de l’avant dans leur condamnation unilatérale de La leçon d’anarchie. Tout tend à prouver, surtout la réaction des associations et des personnes mentionnées dans l’enquête, qu’il y a une grande part de vérité dans la nouvelle.

Le devoir d’un journaliste est d’être objectif et non partisan, de transmettre l’information et non de détruire les réputations. Être engagé, certes, mais comme le stipule la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dans son code de déontologie: « Les journalistes servent l’intérêt public et non des intérêts personnels ou particuliers. »

Pour lire l’article en ligne, consultez l’URL suivant : http://montrealcampus.ca/la-lecon-danarchie.

Se déplacer pour aller ailleurs

Marielle Poirier, directrice générale du Cégep, est encore dans la tourmente après que le journal Le Droit ait révélé que le budget de la D.G., durant les 5 dernières années, a été de 60 000 $. Le ministre de l’Éducation, Mme Michèle Courchesne, a, par le biais de son attaché de presse, affirmé être préoccupée par la situation. Le conseil d’administration, qui soutient depuis le début de la controverse Mme Poirier, a mis à l’ordre du jour le compte de dépense, pour voir s’il convient de revoir certaines priorités. Mme Poirier a répondu aux affirmations de Le Droit par voie de communiqué.
L’article est disponible en ligne à:

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/gatineau-outaouais/201002/17/01-952738-le-cegep-mandate-des-verificateurs.php



HISTORIQUE

Le journal L’Entremetteur a été fondé en septembre 1979, associé à l’association étudiante, l’AGÉCO. La volonté des élèves était de doter le Collège de Hull d’un organe de presse; le choix du nom du journal se voulant le reflet de l'objectif principal de l'équipe fondatrice de créer un lien de communication accessible aux étudiants afin de leur transmettre l'actualité, particulièrement l’actualité collégienne. Des frictions avec les directions de l'association étudiante ou des différences fondamentales sur les valeurs éditoriales ont été la source, à plus d’une reprise, de la séparation du journal d’avec l’association étudiante. Au cours des années 1990, le retour du journal L’Entremetteur sous l’aile de l’AGÉÉCO a même fait l’objet d’un marchandage afin de justifier une hausse des frais de cotisation. L’union fut de courte durée et depuis 1999, l’équipe éditoriale du journal L’Entremetteur a jouit d’une indépendance financière et éditoriale sous la gouverne des SAE (Services aux Étudiants) maintenant connue sous le vocable DAEC (Direction des Affaires Étudiantes et Communautaires). L’année 2009 marque le trentième anniversaire de l’Entremetteur. Le journal entame une phase de développement vert en mettant en ligne les éditions via l’Intranet du Cégep (ICO) et en réduisant le nombre de copies papier en circulation. L’abandon du contrat d’impression chez Transcontinental vise à rétablir la santé financière du journal et à augmenter le lectorat, en baisse depuis plusieurs années.


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