RESEAU D'ENTRAIDE POUR L'ARIEGE
11 Janvier 2019
Quels outils pour bien évoluer ?
J’y pense même pas, s’il y a l’apéro, je prends un peu de limonade ! J’ai vraiment retrouvé la forme, je fais des activités, de la gymnastique, je suis contente, ça vaut vraiment le coup !
Là, j’ai rechuté pendant les fêtes parce que beaucoup de gens me manquaient ! Mon addiction c’est le jeu. Je me demande si ça ne m’aiderait pas de consulter un psychologue ou un psychiatre…
Il y a des choses jusque dans mon enfance que je n’ai vraiment pas digérées. Le jeu est reconnu comme une addiction.
Je viens de passer la semaine à l’hôpital, je viens ce soir surtout pour écouter… Moi c’est l’alcool que j’ai arrêté. Plus tard, je donnerai mon expérience.
Ça fait deux mois que je ne bois plus et ma meilleure amie tient un bar. Les outils ? pour moi c’est changer les habitudes, j’ai repris le jardinage, le bricolage et je n’ai pas loupé une seule réunion du groupe de parole. Je m’occupe le corps et l’esprit, c’est un bon outil !
Quels outils pour prolonger une abstinence heureuse ? Ce que je fais : je pense souvent au passé et comme je me préfère aujourd’hui, je n’ai pas envie de gâcher tout ça.
Je fais encore attention même si ça fait deux ans. Je le dis souvent « Attention, tu es fragile » car ça me titille encore !
Au début j’ai consulté une psychologue, je lui ai raconté ma vie, elle m’a permis, en m’écoutant sans me juger, de mettre mes pensées en ordre. Cette tierce personne m’a permis de sortir des choses ce qui m’a permis d’y voir plus clair.
Parmi les outils j’ai mis en place celui de venir à chaque réunion du groupe de parole. J’y trouve encore une qualité d’écoute qui est très porteuse, je sais que je ne serai pas jugée, aussi dans mes faiblesses. Ça me permet d’y voir plus clair comme le suivi psy. que j’ai mis en place, dès le début, et que je continue à l’ANPAA de Foix. La psychologue vient me rappeler de quoi je suis capable (le positif).
Consultation tous les mois avec l’addictologue.
Il n’y a pas de parcours de soin type, le sevrage peut être effectué en ambulatoire ou hospitalier, la postcure peut être immédiate ou à retardement ou même absente. Chacun choisit ce dont il a besoin.
Il faut s’écouter.
On m’a proposé de la blanquette et du vin à Noël et j’ai dit « NON ».
Je viens de finir le sevrage et je viens de comprendre que c’est une maladie et qu’il faudra que je fasse attention toute ma vie.
Moi, j’ai fumé pendant 30 ans et quand j’ai arrêté j’ai trouvé que j’avais les idées plus claires et les poumons aussi ! Ça vaut le coup vraiment !
C’est un psychologue qui m’a énormément aidé à me sortir de là.
A quel moment peut-on se considérer malade de l’alcool ? – Quand l’alcool t’embête mais que tu consommes quand même ! J’ai peur parce que j’ai compris qu’il faudra tout le temps se battre !
La période d’abstinence la plus longue que j’ai eu dans ma vie c’est quand je suis venu au groupe de parole.
Depuis onze ans, je viens ici régulièrement et j’ai appris à trouver mes solutions. Je pense que le meilleur outil pour s’en sortir c’est le groupe de parole (ici ou les Alcooliques Anonymes etc…). Le site web « On s’aide » (http://forumonsaide.forumactif.org/) est sûr aussi !
Fin