RESEAU D'ENTRAIDE POUR L'ARIEGE
26 mars 2021
Je n’ai eu de problème avec l’alcool qu’à partir de l’âge de 50 ans, suite à des problèmes amoureux. C’est la 2ème fois que j’essaie d’arrêter. Et pour l’instant ça va, je n’ai pas d’envies.
Quand j’étais jeune, j’étais entourée de fumeurs et de buveurs d’apéro. Je n’ai commencé à fumer qu’à l’âge de 20 ans, et très vite j’en suis arrivé à plusieurs paquets par jour.
J’ai eu des problèmes avec l’alcool assez tardivement. J’ai arrêté, puis rechuté, puis réarrêté. Au bout d’un moment, la volonté se renforce et on y arrive.
Quand on est en bas, il faut trouver les moyens de remonter à la surface. L’abstinence en est un. On fait différemment de ce qu’on faisait avant.
Toujours garder le souvenir de ce qu’on a vécu avant, de ce qu’on a fait vivre aux autres, à nos proches.
Ce n’est jamais gagné à 100 %. Il faut être vigilant.
Il faut faire d’autant plus attention qu’on se sent très fort.
Le groupe de parole permet de rappeler tout ça à soi-même et de communiquer dessus.
Si on rechute, évidemment, on n’est pas fier de soi.
Des rechutes, j’en ai fait beaucoup, mais je crois que cette fois, c’est définitif.
A chaque rechute, mon corps me disait comment il avait mal, à chaque fois un peu plus mal.
Moi, j’ai été addict assez jeune : alcool, tabac, calmants, drogues dures.
J’essaie d’arrêter de fumer la clope. Je suis passé de 40 à 2 par jour, avec patchs et pastilles.
Tu te sens mieux au niveau santé, le portefeuille aussi se sent mieux. Et j’ai arrêté l’alcool.
Je consommais beaucoup de drogues « dures ». Je me suis servi de l’alcool pour me sevrer. Mais ensuite l’alcool est devenu un gros problème.
Cela fait 2 mois que je suis abstinent.
Le fait d’avoir une famille est motivant. A un moment, tu te dis qu’à cause de l’alcool, tu vas tout perdre. Donc, tu changes.
J’ai commencé à consommer de l’alcool à 16 ans, j’en ai 28.
Depuis 2-3 ans, c’est devenu beaucoup moins festif. C’est devenu un besoin quotidien.
Je ne voulais pas perdre tout ce que j’avais.
J’ai cessé de consommer depuis une semaine, tout seul, et j’en suis très fier.
Il y a la « loi » des 24 heures : chaque jour je fais le point sur ma situation et sur mes motivations. Je note les points positifs.
J’ai grandi dans une ambiance de cigarettes détaxées et de boissons interdites mais qui avaient des couleurs vives.
Mon frère, tout petit, a fini une fois les verres de l’apéritif et s’est pris le chambranle de la porte, il était alcoolisé.
J’ai vomi après la première cigarette.
Après la dernière guerre, le vin était considéré comme un aliment.
Dès que j’ai eu mon indépendance financière, j’ai fait la fête.
Je me rappelle comment j’étais avant.
« Ceux qui ne veulent pas se rappeler du passé, se condamnent à le revivre » (épitaphe à Oradour-sur-Glane)
Je ne fumais pas, mais en arrivant à l’armée à 21 ans, j’ai appris, et au bout d’un an je fumais 1 paquet ½ par jour.
Maintenant je prévois les situations à risques.
Pourquoi j’ai voulu changer ? : des années perdues, du fric perdu, vautré devant la télé.
Ces années-là, je tenais plusieurs nuits sans dormir, en travaillant non-stop, avec la bouteille de whisky au bout de la journée.
J’ai même fait un burn-out.
Cigarettes, puis pétards, puis soirées avec l’alcool et la télé, ça s’est enchaîné comme ça.
Dans l’addiction, ce que j’ai vu, c’est que ma journée se passait à penser à « ça », à ce que j’allais faire dans ma soirée avec « ça ».
J’ai l’impression que j’ai épuisé mon « capital-alcool ».
Ado, je me demandais, « Tiens ? Pourquoi Grand-Père chante ? ».
Un soir, à une fête, avec un copain, on a gagné une bouteille. On l’a bue à deux. C’était ma première expérience. J’ai compris pourquoi Papi chantait.
Je suis devenu fumeur à l’armée.
Le jour où j’ai arrêté de fumer, le soir, au lieu de boire quelques bières, j’ai bu le pack complet.
Un jour, je me suis retrouvé hospitalisé.
Je ne savais plus qui j’étais.
Une psychologue m’a aidé à retrouver la personne que j’étais avant.
Ce qui m’aide à tenir, c’est le souvenir de ce que j’étais avant.
La 1ère fois que j’ai fumé, j’ai trouvé ça dégoûtant. J’avais 15 ans. Quelques temps après, je finissais les mégots des autres.
Pour l’alcool ça a été pareil. Je n’aimais pas le vin. On m’a grondé parce que je ne buvais pas un « Côtes de Bourg 1973 » (Nous étions en 1988) Un adulte m’a dit ; « Ce n’est pas de l’alcool, c’est un nectar ! »
Jusqu’à mes 35 ans, j’ai tenu l’alcool « en laisse ». Vers l’âge de 40 ans, j’ai fait une dépression et j’ai plongé : alcool + benzodiazépines.
Maintenant, je suis abstinente heureuse ; quand je vais danser, je m’éclate vraiment, en toute conscience.
C’est mon médecin qui m’a prescrit les benzodiazépines.
Je lui disais : « Je me sens en haut d’une piste noire. Si je descends, je me fracasse. »
Il m’a répondu : « Mais non ! Mais non ! »
Je pensais : « Mais si ! Mais si ! »
J’ai fini par faire des « blackouts » tous les jours. De chute en chute, j’ai failli me retrouver à la rue.
Quand j’étais sous LSD, j’étais super bien quelques heures, mais fatiguée pendant des mois ensuite.
Tous les jours, je choisis de continuer d’arrêter les produits.
Quand t’es dans les produits (alcool, cocaïne, amphés, LSD), t’es dans ta bulle. Pas disponible pour les autres, donc.
Je suis à nouveau disponible pour ma fille. A la maison, je suis posée, attentive aux autres.
Ma première expérience, j’avais 8-10 ans. On avait volé une bouteille dans la cave. Et on l’avait bue.
Plus tard, sans savoir pourquoi, je me suis mis à boire beaucoup d’alcool. Je buvais matin, midi et soir et parfois même, je me levais la nuit pour boire encore, si je ne pouvais pas dormir.
J’ai décidé d’arrêter, aidé par ma famille et mes collègues de travail.
Avant ce moment-là, j’avais fait je ne sais combien de cures. Mais c’était pour faire plaisir aux autres. Là, c’est moi qui avais décidé. Et ça a marché.
Moi, j’ai déjà fait 2 postcures. Là, j’ai arrêté récemment de consommer de l’alcool. Je me sens beaucoup mieux, surtout en venant au groupe de parole.
J’avais perdu dans la qualité de mon travail. Maintenant, j’ai regagné la confiance de mes collègues.
Et avec ma fille, on ne s’engueule plus, et ça c’est énorme !
Je recommence à bien écrire, mon écriture redevient lisible.
Le groupe de parole me fait énormément de bien. Je suis content de vous voir tous à chaque fois. C’est une sacrée expérience.
Enfant, j’ai des souvenirs de tablées et de repas qui ne finissaient pas.
Je ramassais des boulettes de shit dans les squares et je les fumais. J’avais 16 ans.
A l’âge de 18 ans, je ne pensais qu’à faire des grosses fêtes.
Vers 30 ans, j’ai essayé les drogues de synthèse. Avec l’alcool en plus de tout ça.
Quand je me suis marié, j’étais sous cocaïne. Et je consommais ces produits avec plaisir.
Puis, je me suis assagi, mais l’alcool et le tabac sont restés.
J’ai tout perdu par la suite : mon entreprise, et ma famille. Je m’étais coupé du reste du monde.
Ce qui m’a poussé à changer, c’est un incident avec ma fille.
Ça fait 1 mois et 2 jours que je suis abstinent. Et j’ai toujours un comprimé de « benzo » dans ma poche au cas où une envie monterait.
Il y a aussi le CDB (cannabidiol) molécule proche de la THC (tétrahydrocannabinol) qui a un effet apaisant sans avoir d’effet euphorisant.
Quand j’étais au lycée agricole, au réfectoire, on avait droit à un pichet de vin par table. Petit à petit, l’alcool s’est installé dans ma vie et j’ai eu beaucoup de mal à m’en défaire.
Je ne consomme plus depuis novembre 2019.
J’ai eu peur il y a 2 semaines : on a consommé un tiramisu préparé avec beaucoup de rhum. Je ne l’avais pas prévu. J’ai demandé à ma copine de le ranger, car je savais que je risquais gros.
J’ai commencé à fumer à l’âge de 32 ans. Mais je ne fume plus que 2 cigarettes par jour. J’en profite, le soir, avec plaisir.
FIN