RESEAU D'ENTRAIDE POUR L'ARIEGE
29 Janvier 2016
« Après avoir consommé longtemps, je n’ai plus de vie sociale : comment se sortir de cet isolement, comment se faire aider ? »
« Ça ne m’a jamais posé de problème… ».
« La vie sociale d’autrefois est, elle aussi, influencée par l’arrêt…Mes amis ne veulent pas continuer à me voir si je ne bois plus ? Tant pis pour eux, c’est leur problème, pas le mien ! Le meilleur remède c’est de rester soi même ! ».
« Je ne sais même pas ce qu’est la vie sociale, j’ai toujours été un solitaire.
Je n’ai que la vie sociale que je me fais, je vais dans des groupes, mais pas deux fois le même, sauf ici !
Quand je bossais, j’étais sobre. J’ai perdu tous mes projets, mes économies…J’avais encore moins de vie sociale quand je « m’arsouillais ». Je n’ai pas trouvé de place dans cette vie…Je suis en train de réfléchir en moi-même pour créer ma propre association…
Je m’aide moi, en venant à ce groupe ! ».
« Je n’ai pas grand-chose à dire sur le sujet ! Ça n’a pas changé grand-chose pour moi non plus, ni familialement, ni socialement…Pas de souci sur ce plan là, l’Abstinence se porte bien ! ».
« Je n’ai pas eu de problème sur ce plan là, j’ai toujours eu une vie sociale même quand j’étais dans l’alcool.
Quand j’étais alcoolisé, personne ne s’en rendait compte…Maintenant, je ne suis pas limité dans mes activités et l’abstinence a beaucoup augmenté mes capacités à faire les choses… ».
« Quand je consommais je ne me sentais pas seul car j’avais beaucoup d’amis dans le même cas. Par contre quand j’ai arrêté l’alcool, je me suis isolé de ces relations ! Socialement je m’isole et je sélectionne… ».
« Je suis sorti de postcure il y a un mois. Par rapport à la vie sociale en postcure, j’ai effacé les 3/4 des coordonnées des gens que je fréquentais avant.
Je me sens, maintenant beaucoup plus seul ! Maintenant je recommence tout à zéro… ».
« Mon expérience à Nègrepelisse :
- on est dans un cocon pris en charge toute la journée.
- On a des horaires fixes (repas etc…).
- On ne se sent pas seul.
En sortant c’est un peu la jungle ! ».
« J’assurais le boulot mais l’alcool m’empêchait de dormir, donc j’étais un peu agressif avec les autres. J’en étais conscient.
Au niveau de la vie sociale, entre chaque partie de pétanque c’était demi sur demi…La postcure m’a fait le plus grand bien ! Maintenant, je suis plus calme et je prends plaisir à me calculer ce que je vais faire… ».
« Moi, je m’isolais plutôt pour consommer seul mon produit. Maintenant j’ai retrouvé des amis qui me tenaient un peu à l’écart…Par contre je n’aime pas rester seul car alors j’ai plus envie de retomber dans le produit ! ».
« Je n’’ai pas eu trop de problèmes de vie sociale, mais je remercie les gens qui m’ont supporté ! ».
« Après plusieurs rechutes je suis sorti mercredi de sevrage…Le problème c’est que je travaille avec l’alcool ! J’ai été à Font Romeu, là bas ils sont sévères : chaque fois que l’on rentre, ils nous font souffler dans le ballon… ».
« Pas grand-chose à dire. Quand je suis rentrée chez moi mes voisins ont été super sympas, ils sont tous venus voir comment j’allais ! J’avais un peu peur en sortant, mais c’est impeccable ça se passe mieux que je ne pensais ! ».
« Il y a deux semaines, je n’allais pas bien du tout mais le seul fait d’en parler au groupe m’a complètement soulagée !
Ce qui a beaucoup changé ma vie sociale c’est de savoir que maintenant je peux être disponible 24 heures sur 24 pour ma famille et pour les autres !
Être capable de toujours être en relation avec l’autre c’est important ! ».
« J’ai arrêté à la maison, il y a cinq jours. Quand je m’alcoolisais personne ne le voyait, puis il y a eu un jour où un déclic se fait…. ».
« J’ai tout pris : à 17 ans j’ai commencé par le pétard puis extasie, cocaïne etc…
En allant croissant vers la multi-toxicomanie…Il y a un enfer derrière tout ça ! ».
« Il faut faire beaucoup de ménage dans ses relations ! ».
« Moi, je suis en sevrage et c’est dur !
Je m’étais complètement isolée de tout et je m’étais renfermée sur mon ordinateur…. Ma fille prenait vis-à-vis de moi le rôle de maman ! Elle a beaucoup souffert. Au niveau de la vie sociale, je suis toute seule, mon compagnon boit aussi… ».
« J’ai fait une cure au mois d’Aout 2014 puis j’ai rechuté…Heureusement que j’ai ma femme et mes deux filles ! ».
« Je suis tombé dans l’alcool graduellement quand je suis arrivé en métropole.
Comme on est fonctionnaires, ma femme et moi, on peut demander des mutations tous les deux ans et je me suis retrouvé d’abord à Clermont Ferrand alors que mes deux enfants et ma femme étaient à Toulouse. Donc le soir je picolais tous les jours !
Ensuite je me suis retrouvé à Foix tout seul avec mes deux enfants, je n’avais pas un moment à moi ! Quand mes enfants allaient au lit, je sortais ma bouteille devant la télévision…
Après j’ai commencé à démissionner sur tout, mon chef m’a conseillé de me faire aider et je suis en sevrage… ».
« Moi j’ai des problèmes d’alcool dans le cadre festif, quand je commence, je n’ai plus de limite…. ».
« Moi je travaille dans un univers très festif. Mes amis : je n’en n’ai plus, ma famille m’a tourné le dos à part le groupe de parole…Le groupe de parole, pour moi, c’est comme une famille ! ».
Réflexions
Ø On se met à l’écart tout seul.
Ø Je me sens souvent décalée par rapport aux autres…Sauf ici.
Ø Les endroits où l’on est authentique sont rares.
Ø Voir qu’on n’est pas seul dans ce cas là.
Ø Il fallait assurer au boulot mais l’alcool m’empêchait de dormir donc j’étais agressif.
Ø Souligner les bienfaits du groupe de parole : pouvoir confier quelque chose, je n’y suis pas que spectatrice, je le prends comme un lieu de travail.
Ø Si on veut être mieux que les autres il faut souffrir plus que les autres.
Ø C’est l’envers de la médaille.
Ø Au début c’est difficile de trouver d’autres plaisirs.
Ø On se fait peur.
Ø On peut « partir » deux jours, c’est « no limit », mais c’est pas tous les jours. Ca peut devenir dangereux dans les moments où ça part.
Ø On voudrait changer.
Ø On est tous pareils.
Ø Pente savonneuse cette histoire de deux jours de temps en temps, on glisse rapidement dedans.
Ø Il faut réagir avant les gros ennuis.
Ø Il ne faut surtout pas se refermer sur soi même.
Fin