Cours de banjo et de mandoline pour la musique irlandaise

Introduction.

Ce cours est une initiation détaillée à la pratique des instruments à plectres de la musique irlandaise que sont : le banjo, la mandoline, le mandole, et le bouzouki, tous accordés en GDAE (Sol Ré La Mi). La plupart des informations sont communes à ces instruments. SI des différences existent, elles sont précisées. Ce cours fait appel à des notions élémentaires de solfège (langage commun des musiciens). On peut trouver les détails nécessaires ici.

Historique.

La musique traditionnelle irlandaise a suivi un fort développement en Irlande au 19è siècle (first revival), notamment sous l'influence des mouvements indépendantistes et nationalistes (Erin go Bragh). Suite à la vague d’émigration massive du milieu du 19è et aux lois restrictives sur la musique et la danse (Balroom Act), édictées par la république irlandaise naissante, dans les années 1920-30, la musique s'est en quelque sorte 'déplacée' vers les USA et le Canada, et sa pratique a quasiment disparu d'Irlande, jusqu'à la moitié des années 1950 et le début du "second revival'.

L'usage des instruments à plectre (ou médiator) dans la musique traditionnelle irlandaise est assez récente (début du 20è siècle).

Le banjo.

Attention, bien que d'origine commune, il ne doit pas être confondu avec le banjo américain à 5 cordes, utilisé en musique Old-time et en Bluegrass, qui utilise un accordage et des techniques complètement différentes. Le banjo ténor irlandais (Irish tenor banjo) est probablement issu d'une adaptation de la pratique du plectrum banjo (CGDA - 22 frettes, comme un violoncelle) utilisé aux USA, principalement dans le music-hall, puis en jazz classique et en ragtime dès la fin du 19è siècle. C'est l'époque des grandes marques comme Vega, Paramount, Gibson, Bacon and Day etc. Pour la musique irlandaise, on utilise un banjo ténor accordé en GDAE, une octave en-dessous du violon, généralement à 19 frettes. On peut aussi utiliser un 17 frettes (donc un peu plus court), mais il faut le monter avec des cordes de plus fort diamètre, pas faciles à trouver, et le son n'est pas aussi clair.

Le banjo ténor irlandais a probablement démarré aux USA au début du 20è siècle, suivant le développement de la mandoline dans la musique irlandaise pratiquée outre-Atlantique (jeu au plectre et non aux doigts)  puis en Irlande quelques années après, au gré de 'retours au pays'. Pour les détails, je renvoie à l'article de Mick Moloney, fameux banjoïste et mandoliniste des années 60/70. C'est probablement Barney McKenna, le banjoïste du fameux groupe 'The Dubliners', qui a popularisé le banjo irlandais pendant cette même période. Plus tard, on peut citer Davey Arthur, Johnny Keenan, et plus récemment, Gerry 'banjo' O'Connor, Christy Dunne, Angelina Carberry, Marcus Moloney etc. La liste est longue ...

La mandoline.

A la même époque, aux USA, se développe la mandoline à fond plat, utilisée pour la musique bluegrass. Elle comporte 4 groupes de cordes (ou chœurs / courses) accordés en GDAE, comme un violon (même octave). Chaque chœur est accordé à l’unisson.

Les modèles les plus simples (formes A ou B) sont utilisés en musique irlandaise. Les marques réputées de l'époque sont Martin et Gibson. La mandoline est arrivée en Irlande dans les années 60 avec le '2nd revival'. Elle était utilisée pour jouer les mélodies (Mick Moloney), mais aussi les accompagnements et les contre-chants dans les chansons (Andy Irvine). Elle est très similaire à la mandoline 'classique', dite 'Napolitaine', en forme de luth, utilisée en Europe depuis le 17è siècle. A noter que des luthiers français de Mirecourt (Vosges), comme Louis Patenotte ou les frères Gérôme, ont réalisé des mandolines à fond plat dès les années 1920 . Mais à ma connaissance, elles étaient inconnues en Irlande.

L'un des meilleurs mandolinistes actuel en Irlande est Declan Corey.

Le mandole.

Le mandole est une déclinaison de la mandoline dans un registre plus grave (alto, ténor), jusqu'au mandoloncelle, qui a le même registre que le violoncelle. Le mandole est souvent utilisé en accompagnement, mais aussi en mélodie, car il a un manche pas trop long, à peu près de la longueur du banjo.

Le bouzouki.

Le bouzouki est apparu en Irlande dans les années 1960, suite à divers voyages dans les Balkans de musiciens comme Johnny Moynihan ou Andy Irvine. Ils ont rapporté de Grèce le bouzouki, qui existe sous 2 formes :

  • Le trichordo traditionnel qui comporte 3 groupes de 2 cordes accordé généralement en DAD (Ré La Ré). Il est utilisé tel quel par Alec Finn.
  • Le quadrichordo plus moderne qui comporte 4 chœurs accordés en CFAD (soit un ton en-dessous des 4 dernières cordes de la guitare).

Sur ces instruments, dont la caisse est ronde et difficile à tenir, les chœurs aigus (A et D) sont accordés à l'unisson. Le ou les chœurs graves sont accordés en octave (une corde aiguë à l'octave, un corde grave: dD AA DD ou cC fF AA DD ), ce qui donne un son assez particulier, et ne favorise pas le jeu de la mélodie dans le grave.

Le bouzouki irlandais a été développé dans les années 70 grâce à la collaboration entre Donal Lunny, qui n'en pouvait plus avec cette caisse ronde, et le luthier Peter Abnett de Rochester (UK). Il en a résulté un nouvel instrument à fond plat ou semi plat (dished), accordé en GD DD AA DD ou GG DD AA EE avec des chœurs à l'unisson. C'est la forme actuelle de l'instrument, dont le manche peut être plus ou moins long (les manches longs ayant des cordes plus fines, ils ont plus le son 'bouzouki', alors que les manches courts avec leur grosses cordes ont plus le son 'mandole')... Quand il est accordé en GDAE, on parle parfois de 'Octave Mandolin', notamment dans le milieu du Bluegrass où il/elle a commencé à s'imposer.

Technique de base

Tenue.

Ces instruments se jouent généralement assis. La position exacte peut varier d'une personne à l'autre et d'un instrument à l’autre. Voici les principes de base :

Mandoline.

L'instrument étant petit et léger, il est en général posé sur le ventre sans reposer sur les cuisses. Le manche est tenu par la main gauche, entre le pouce et l'index. Le corps est retenu par l'avant bras droit, tout en laissant la main droite libre de ses mouvements.

Banjo.

L'instrument est lourd. Il repose généralement sur la cuisse droite. L'avant-bras droit est posé sur la partie de l'instrument dédiée à cet usage (armrest).

Bouzouki.

Il est recommandé d'utiliser une sangle. Attention, celle-ci ne doit pas être attachée au bout du manche, mais à un bouton vissé dans le talon du manche. L'autre extrémité est attachée à un bouton vissé dans la partie la plus basse de la caisse (à droite), dans le renfort du milieu. Parfois, ce bouton sert aussi de jack pour les instruments munis d'un capteur destiné à l'amplification.

Accordage.

On va supposer que l'instrument (notamment la position du chevalet) est correctement réglé. Les cordes sont attachées de manière fixe à une extrémité, et à des chevilles ajustables à l'autre extrémité. Ces chevilles (ou 'mécaniques' ou pegs), servent à faire varier la tension des cordes :
  • Plus tendue, le son monte (devient plus aigu).
  • Moins tendu, le son descend (devient plus grave).
Les caractéristiques physiques des cordes (effet 'mémoire' du métal) font que si on détend une corde, elle a tendance à se retendre un peu d'elle-même, alors que si on la tend, elle reste stable. On va donc accorder 'en montant'.

L'utilisation de l'accordeur électronique est fortement recommandé. Les modèles actuels sont automatiques, reconnaissent la note et affichent l'écart par rapport à la référence (LEDs, aiguille, couleur etc.). Attention à bien prendre un modèle 'chromatique' (tout instrument) et non 'guitare' qui est trop spécialisé.

  • Mettre en route l'accordeur
  • Vérifier qu'il est bien réglé sur le diapason désiré (généralement A=440 Hz)
  • Faire sonner une corde avec le médiator (y compris sur les instruments à corde double). Vérifier que la note reconnue est bien celle attendue. Rappel : du plus grave au plus aigu : Sol (G), Ré (D), La (A) Mi (E). Si la note n'est pas bonne (par exemple, la corde G affiche F#, c’est à dire plus bas), tendre la corde pour entrer dans la plage du G. 
  • Quand on est dans la plage, constater si on est juste (écart 0, LED verte ...), auquel cas, on ne touche plus, ou faux, c'est à dire, plus haut ou plus bas. Si on est plus haut, détendre légèrement la corde pour être plus bas (mais en restant dans la plage de la note voulue).
  • Quand on est plus bas, l'accordage se fait en tendant doucement la corde, ce qui la fait remonter. On vérifie alors, et sur la résonance uniquement, que la corde est bien juste. Si on est trop haut, on détend et on recommence.
  • Pour les instruments à corde double, on utilise le même principe avec la 2ème corde, mais sans utiliser l'accordeur. On procède par égalisation des tons en cherchant à réduire l'écart à zéro de manière auditive. En effet, quand les notes sont très proches, il se produit un battement (variation de l'amplitude), dont la fréquence est égale à la différence entre les deux fréquence. (faire des essais pour apprécier le battement). On cherche donc, toujours sur la résonance, et en montant, à réduire le battement à zéro (non perceptible). L'expérience montre qu'à ce moment là, on est presque à l'égalité et qu'une toute petite rotation supplémentaire dans le même sens finit par égaliser vraiment les notes. Cela nécessite un peu d'entrainement (on peut ensuite vérifier la justesse des 2 notes à l'accordeur).
  • On passe ensuite à la corde suivante et on recommence. L'usage veut que l'on commence par la corde de La (A), mais ce n'est pas une règle absolue. L'important est le résultat final.
  • Attention, sur les instruments d'entrée de gamme, comme on dit pudiquement, il peut y avoir de l'interaction, c'est à dire que l'accordage d'une corde modifie l'accordage d'une autre corde. Il faut apprendre à gérer ce problème et donc à faire plusieurs 'tours'. SI l'action n'est pas convergente, changer d'instrument.

La main droite.

On va supposer que l'instrumentiste est droitier. Pour les gauchers, il y a 3 solutions : Jouer comme un droitier (recommandé), jouer sur un instrument de droitier (déconseillé, car la technique est totalement différente), jouer sur un instrument de gaucher c'est à dire que l'instrument est tout inversé, mais que la technique est la même (comme dans un miroir). Cette solution est recommandée si on ne peut pas jouer comme un droitier.

La main droite est celle qui produit le son et donne le rythme et produit les effets 'de médiator". Elle est en principe fermée et ne touche rien (ni la table, ni la peau, ni le chevalet. Le seul contact se fait entre les cordes et le médiator.

Le médiator.

Le médiator (ou plectre, du latin plectrum) généralement utilisé pour ces instruments, est assez souple, par exemple JM Dunlop .60 ou .73. Il est tenu entre le pouce et l'index de la main droite, la partie pointue vers l'extérieur. La main droite est fermée sans être serrée. On l'utilise pour 'gratter' les cordes vers le bas (D ou down) ou vers le haut (U ou up). Pour émettre un son, on effectue un mouvement avec le poignet qui va faire bouger la main, en entrainant le médiator vers le bas ou vers le haut (on peut déjà s'exercer "en l'air"). On provoque alors une attaque. Si l'instrument a des cordes doubles, on s'efforce de se déplacer suffisamment vite pour qu l'on entende qu'une attaque de corde. Si on va trop lentement, on va distinguer les deux attaques, ce qui introduit du flou non recherché en musique irlandaise (sauf exceptions ...).

Le son.

L'endroit où se fait l'attaque sur la corde produit un son différent selon la distance par rapport au chevalet. Plus on se rapproche du chevalet, plus le son est court, dur et sec. Plus on s'en éloigne, plus il devient rond et long. Pour les instruments à 'table' (mandoline, bouzouki, mandole), on cherchera plutôt un son rond et long, donc une position plutôt éloignée du chevalet (faire des essais, car tout dépend de l'instrument). Pour les instruments à membrane (banjo, banjoline), on cherchera un son plus sec et court, donc plus près du chevalet. Chercher la position, car celle qui correspond au 'son irlandais' est assez précise.

Attention à bien respecter cette distance en jouant, et donc à jouer sur une ligne imaginaire perpendiculaire aux cordes, de façon à ce que la distance reste constante quelque soit la corde, et non sur un arc de cercle, qui modifierait la distance (et donc le son) selon la corde.

Alternance.

En général, la musique irlandaise est une succession dense de 'croches', jouées à un rythme assez rapide. On va donc utiliser le plus possible l’alternance D U D U pour produire ces croches.,. Dans un premier temps, et pour apprendre à maitriser le son produit, on peut s'exercer à jouer une série de croches bien régulières et de niveau égal sur une des cordes de l'instrument.

On, verra par la suite que dans certaines configurations rythmiques, et/oui dans certains passages, le principe de l'alternance n'est pas toujours respecté.

La main gauche.

La main gauche est celle qui produit les notes et les effets "de doigts". Elle est coordonnée à la main droite.

Le manche.

Le manche de l'instrument comporte des frettes. On appelle case, le rectangle délimité par 2 frettes consécutives (ou le sillet et la première frette et les 2 bords du manche.

En partant du sillet, on a donc les cases 1, 2, 3 etc. jusqu'à 8 pour la première position (généralement suffisante pour la musique irlandaise). La case 0 représente la corde à vide (pas de doigt posé).


 
Lorsque qu'on fait sonner les cordes 'à vide', c'est à dire sans toucher le manche, on obtient pour chaque corde, le son le plus grave qu'elle peut produire. Le rôle du manche et des frettes, et de permettre la production de notes plus aiguës. C'est en posant le doigt sur la corde, un peu en arrière de la frette, que l'on va raccourcir la corde et donc produire un son plus aigu.

Chaque frette est espacée de telle manière qu'elle produise un son 1/2 ton plus haut que le sillet (1ere frette) ou que la frette précédente.

Si on prend la corde de A (La), par exemple, les notes produites sont :
0 : A
1 : A# (Bb)
2 : B
3 : C
4 : C# (Db)
5 : D
6 : D# (Eb)
7 : E
8 : F

On peut ainsi s'amuser à nommer les notes de chaque cordes, pour les cases 0 à 8. On peut alors constater qu'il y a 'recouvrement'. En violon  classique, on utilise pas la case 0 (corde à vide), car elle ne permet pas le contrôle du son (vibrato). Par contre, ce contrôle n'est pas nécessaire en musique irlandaise, surtout dans les airs rapides. La technique de la mandoline étant directement inspirée de celle du violon (et transposée au banjo), en réalité, et pour les cordes G D et A, on utilise que les cases 0 à 6. Ce n'est que sur la corde E qu'on utilise les cases 7 et 8. Ceci-dit, rien n'empêche, si cela simplifie le doigté, d'utiliser les cases 7 et 8 sur les autres cordes.

Les doigts.

On utilise 4 doigts de la main gauche numérotés de 1 à 4  :
1 : Index
2 : Majeur
3 : Annulaire
4 : Auriculaire.

 Le doigté monodique (une note à la fois) de la mandoline étant une copie de celui du violon, la répartition est la suivante :

1 : cases 1 et 2
2 : cases 3 et 4
3 : cases 5 et 6
4 : cases 7 et 8

Cette répartition est à suivre le plus possible. On verra que sur certains airs, des 'aménagements' sont possibles ...

Instruments à manches longs (banjo, mandole, bouzouki).


On s'efforcera de suivre le même doigté sur ces instruments. Cependant, et selon la constitution de chacun et la taille des instruments, il est possible d'utiliser la répartition suivante :

1 : cases 1 et 2
2 : cases 3 et 4
4 : cases 5 et 6
4 : cases 7 et 8 (déplacer la main ...)

Le doigt 3 (annulaire) n'est alors quasiment plus utilisé. Par contre, l'auriculaire l'est beaucoup plus, ce qui se traduit par une fatigue un peu surprenante au début. Attention à ne pas forcer. A la moindre douleur, arrêter le temps nécessaire, quelques jours, voire plus. La tendinite est la hantise du musicien, et elle peut empêcher de jouer pendant des mois. Prudence.

Je signale au passage que des douleurs et autres ampoules peuvent apparaitre sur les doigts 1 à 4. C'est normal. Si la douleur devient insupportable, faire une pause. Si une ampoule se forme, surtout ne pas la percer ! Cette ampoule est en réalité notre alliée. Il faut attendre tranquillement (et sans trop jouer) que l'ampoule se résorbe et forme un cal. Une fois le cal formé, on peut jouer des heures sans douleur. Une pratique régulière de l'instrument permet d'avoir des doigts toujours opérationnels.

Le posé.

Contrairement au violon où c'est le doigt lui-même qui délimite la longueur de la corde vibrante, donc la hauteur du son (note jouée), ici, c'est la frette qui a ce rôle (ce qui nous simplifie la vie, il faut le reconnaitre). Le doigt va se contenter d'exercer une pression sur la corde de façon à appuyer celle-ci sur la frette. La pression à exercer doit être nécessaire et suffisante. Il est inutile et fatiguant de trop appuyer.

Une fois les cases repérées et les doigts identifiés, on peut poser un doigt sur une corde pour produire une note particulière, par exemple E (mi) sur la corde D (ré). C'est donc la case 2 et donc le doigt 1.

La main étant au préalable ouverte, on plie les doigts de manière naturelle et on pose le doigt 1 sur la corde D, sur la case 2 à pas tout à fait au milieu de la case (cette différence est plus marquée sur les instruments à manches longs), mais légèrement vers la frette qui marque la longueur de la corde vibrante (celle qui est donc le plus près du chevalet). Ne pas poser le doigt trop près de la frette, car la corde devient plus raide et l'effort inutilement fatiguant. Trop loin, on risque au contraire de ne pas former un angle suffisant entre la corde et la touche, et d'avoir une vibration parasite au niveau de la frette. Prendre le temps de trouver la position qui soit la plus confortable et qui donne le meilleur son. Attention, le doigt ne doit pas être vertical, car ce n'est pas l'ongle qui doit toucher la corde mais l’extrémité du doigt. Celui-ci doit former un angle d'environ 60° avec la touche.

Premières notes.

Une fois le doigt posé correctement, on peut faire sonner la corde avec la main droite. On peut ensuite essayer de monter une gamme de ré majeur, par exemple. Un bon exercice préalable consiste à repérer les notes de la gamme sur le manche. On peut dessiner un quadrillage qui représente les cordes et les frettes et mettre les notes correspondantes à la bonne position.

Ensuite, on essaye de faire la même chose sur l'instrument.

Les gammes majeures utilisées en musique irlandaise sont principalement : D, G, A et plus rarement C et F.

Pour faire les exercices de gammes, bien respecter ces consignes :
  • Jouer lentement au début, mais à une cadence régulière
  • Bien respecter l'alternance du coup de médiator.
  • Essayer d'égaliser la puissance de chaque note
  • Laisser sonner la note le plus longtemps possible avant de passer à la suivante.
Le dernier point est essentiel. Il détermine la qualité du son utilisé en musique irlandaise, qui est le plus 'lié' possible (pas de silence entre les notes). Un jeu détaché serait totalement hors-sujet dans cette musique. (mais possible dans d'autres musiques). Autant il est facile d'introduire du détaché si il le faut, autant il est difficile de revenir à un jeu lié si on a pris la mauvaise habitude de détacher.

Nous voilà prêts à commencer à faire un peu de musique. La suite est la description de plusieurs airs de musique traditionnelle irlandaise,  qui servent de support et d’illustration à la technique de l'instrument. Chaque air est le prétexte à étudier un point technique particulier.

La tenue des notes.

Je rappelle qu'une des caractéristiques du style irlandais est l'extrême densité à l'exécution. Cela signifie qu'on cherche le plus possible à ce qu'une note se termine au moment ou l'autre commence (c'est le jeu dit "attaqué-lié"). Pour s'exercer, je propose un air assez lent (la mélodie d'une chanson bien connue), qui va nous permettre de bien vérifier que les notes vont bien "jusqu'au bout".

Down by the Sally Gardens

Banjo
Mandoline
Bouzouki
Tin-whistle


RÉDACTION EN COURS ...


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