Le département : socle de la solidarité

Question à Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé (16 décembre 2014)


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Hommage au sergent-chef Thomas Dupuy

J’adresse mes plus sincères condoléances à la famille et aux frères d’armes du sergent-chef  Thomas Dupuy, décédé lors d’une opération conduite contre les groupes armés terroristes au Mali.

Natif de Toulouse et âgé de 32 ans, ce sous-officier aguerri de l’armée de l’air appartenait au commando parachutiste de l’air (CPA) n°10, basé à Orléans.

Le militaire participait à une mission conduite par la force Barkhane dans le massif du Tigharghar, au nord du Mali. Cette mission vise à surprendre et frapper les groupes armés terroristes. Hier, nos forces se sont rapprochées d’un campement terroriste abritant une trentaine d’individus. Des combats, particulièrement violents, se sont déroulés cette nuit. Notre soldat a été mortellement touché et deux de ses camarades ont été blessés.

Engagé dans les armées à l’âge de 23 ans, Thomas Dupuy avait notamment servi en Afghanistan en 2011 avant de rejoindre le théâtre sahélien en août dernier. Il était un spécialiste reconnu dans les domaines de l’appui aérien, des transmissions opérationnelles et du saut à ouverture très grande hauteur.

Comme a tenu à le rappeler M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, 3000 de nos militaires veillent chaque jour sur notre propre sécurité par leur engagement au Sahel. Notre pays agira avec détermination et aussi longtemps que nécessaire contre les groupes armés qui menacent la stabilité des États du Sahel et la sécurité de la France. J’exprime aux femmes et aux hommes qui combattent ces groupes terroristes ma totale confiance et le soutien de la Nation tout entière.




Mission d’information sur les blessés de l’armée : visite de l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne et de la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale


Les 17 et 18 juillet, je me suis rendue à Toulon dans le cadre de la mission d’information sur la prise en charge des blessés de l’armée. J’ai à cette occasion visité l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Sainte-Anne, la Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale (CNMSS), ainsi que la base navale.

Ce déplacement aura notamment été l’occasion de visiter le service médical de la frégate anti-sous-marine (FASM) Montcalm, l’infirmerie d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA), et le site de soins médicaux gratuits de la CNMSS.

Mes entretiens avec le personnel du service de santé, les officiers ainsi que l’ensemble des militaires m’ont confirmé leur immense professionnalisme et leur complet dévouement à la tâche.

Photos : © 1999-2011 eZ Systems AS et CNMSS




Visite du « sas » de Chypre (2 au 5 juillet 2014)


Les enseignements tirés de l'engagement de nos forces en Afghanistan montrent que le passage du théâtre d’opération au retour au sein de la famille peut être extrêmement brutal.

Afin de faciliter le retour de nos soldats après des opérations marquées par la multiplication des actions de forte intensité, l'armée de Terre organise depuis 2009 un sas de fin de mission avant le retour en métropole pour tous les militaires qui terminent leur mandat en OPEX.

A l’instar d’un véritable « sas de décompression », ce dispositif permet aux militaires un retour en douceur, progressif, auprès de leur famille et de la société civile.

Selon le lieutenant-colonel Moynard, chef du Groupe de Soutien du sas de Chypre. « Ce sas a pour mission de désactiver les mécanismes de combat, réguler le stress, et détecter les militaires en difficulté, susceptibles de souffrir par la suite de troubles psychiques. L’objectif est qu’ils se reposent et se détendent.» Pour le chef de bataillon Frère, psychologue de la cellule d'intervention et de soutien psychologique de l'armée de Terre (CISPAT), « il s’agit d’une véritable préparation au retour, d’apprendre à décompresser et à retrouver un quotidien de paix sans les automatismes de la guerre. »

Ce dispositif ne se substitue nullement à l'action du service de santé des Armées qui traite efficacement des pathologies, ni à celle du commandement. Présent à tous les échelons, ce dispositif contribue à la prise en compte du facteur humain.

Répartis en petits groupes, les militaires bénéficient de différentes activités - information post-OPEX, relaxation grâce aux TOP (techniques d’optimisation du potentiel), séances de sensibilisation – mais aussi d’activités ludiques afin de préparer au mieux leur retour.

Le sas rencontre un taux de satisfaction supérieur à 90%. Un adjudant témoigne : « ce dispositif n’existait pas lors de mes précédentes missions, au Kosovo. Quand j’arrivais à la maison, j’étais encore dans ma mission, pas disponible pour ma femme et mes enfants. J’ai vu la différence après être passé à Chypre. Au début on pense que c’est trois jours de perdus, avant de rejoindre la famille. Et puis quand il se termine, on s’aperçoit que cette pause nous fait du bien. Au retour en famille, on est plus zen. »

sources : http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/un-sas-pour-decompresser




Visite aux journées RMBS 2014 à Bourges

Dans le cadre du rapport sur le suivi des blessés de l’armée, je me suis rendue aux Rencontres Militaires Blessés et Sport (RMBS) à Bourges au mois de Juin.

J’ai à cette occasion rencontré de nombreux blessés militaires qui, grâce au sport, ont pu se reconstruire. Dès la phase de rééducation, le sport doit être présent car, si la blessure réduit de façon brutale le champ des possibles, le sport permet de redessiner tout en ensemble de possibilités mais aussi de plaisirs.

Il permet aux blessés de se reconstruire tant sur le plan physique que psychique. Il faut d’ailleurs noter sur ce dernier point la prise en compte croissante par l’armée de l’importance des syndromes de stress post-traumatique (SSPT). Le sport est un facteur de guérison global.

Si tous les blessés ne deviennent par sportifs de très haut niveau (quelque uns y parviennent), ces rencontres permettent avant tous à chacun de s’épanouir et de panser ses blessures en allant de l’avant.

Pour découvrir l’évènement mais également encourager les blessés en leur manifestant votre soutien, rendez-vous sur la page : http://www.defense.gouv.fr/blesses ou sur les réseaux sociaux en suivant #blessésdeguerre.

crédit photo : CABAT




Visite de l’hôpital militaire de Percy

En tant que rapporteure de la Mission d’information sur la prise en charge des blessés de l’armée, je me suis rendue à plusieurs reprises à l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Percy à Clamart (Hauts-de-Seine).

C’est ainsi que le 1er juillet, à l’invitation de M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense, j’ai participé à la pose de la première pierre de la « Maison des blessés et des familles ».

Cette maison, la première en France, a pour but d’assurer un cadre de vie convivial et confortable aux familles visitant un militaire blessé hospitalisé.

Dès son ouverture en 2015, ce lieu offrira une capacité d’accueil de cinq appartements de type F2-F3 destinés aux familles des blessés et de six studios pour les blessés revenant en consultation en hôpital de jour. Il est prévu que sur avis médical les blessés hospitalisés, souvent pour de très longues périodes, pourront rejoindre temporairement leur famille dans ces appartements.

Le 10 juillet, la mission d’information est revenue à l’hôpital Percy afin de visiter les installations de médecine physique et de réadaptation.




Maintien du budget des armées

Conseil de Défense et de Sécurité Nationale du 2 juin 2014

"Le Président de la République a réuni ce jour à 14H30 un Conseil de Défense et de Sécurité Nationale.

Le Président de la République a rappelé le caractère primordial de notre effort de défense afin de renforcer notre influence internationale, protéger nos intérêts vitaux et assurer la sécurité de la France.

A cet égard, il a réaffirmé les engagements financiers de la loi de programmation militaire. Cette trajectoire pluriannuelle des crédits militaires doit s’accompagner d’une amélioration des conditions de gestion de nos matériels et projets.

Il a été demandé aux ministres des Finances et de la Défense de faire des propositions en ce sens d’ici la fin du mois de juin.

Le Conseil a également examiné l’évolution de la situation au Mali et en République Centrafricaine. Le Président de la République a décidé d’encourager les négociations entamées par le gouvernement malien, en vue d’une réconciliation nationale qui apportera la sécurité et le développement aux populations du Nord du Mali. Il a décidé de poursuivre la lutte contre les groupes armés terroristes aux côtés des Etats du Sahel et en s’appuyant sur les 3 000 soldats des forces françaises déployées dans la région.

En Centrafrique, il a décidé de participer à la sécurité de la population en maintenant le déploiement des forces françaises en Centrafrique à leur niveau actuel jusqu’à la montée en puissance de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA)."




CHANGER NOTRE EUROPE


  « Nous resterons fidèles à nous-mêmes, fidèles à notre pensée, fidèles à notre avenir en travaillant de notre mieux à l’organisation de l’Europe. Travaillerons-nous ainsi pour la consolidation du capitalisme ? Peut-être est-on enclin à l’espérer dans certains cercles, mais nous avons le droit, nous socialistes, de penser tout au contraire qu’en rendant à l’Europe un peu de bien-être et un commencement de prospérité, nous travaillerons non pour le capitalisme, mais pour le socialisme. »

                                                      Léon Blum (Stresa, le 9 avril 1948)

 

Le 25 mai sera le moment d’un grand choix pour l’Europe.

Pour la première fois, les électeurs choisiront par leur vote le futur président de la Commission européenne. Pour la première fois dans l’histoire, une personne sera démocratiquement élue par un continent tout entier.

Ce choix arrive à un moment où l’Union est menacée. A la faveur de la crise, certains ont tout tenté pour en finir avec l’Europe, la rabaisser, la condamner : des institutions financières ont parié sur la ruine de ses Etats membres, des extrêmes y ont vu le bouc émissaire idéal que peu défendront, des conservateurs ont voulu cacher leur propre échec derrière le drapeau européen.

Il est vrai que l’Union européenne ne répond pas aujourd’hui à toutes nos attentes. Trop technocratique, trop peu démocratique. Trop économique, trop peu politique. Trop bancale, trop peu sociale. Souvent myope ou sourde, l’Europe ne répond pas aux espérances des Européens qui veulent la voir les soutenir dans la croissance et non les pressurer dans l’austérité.

Mais cela n’est pas la faute de l’Europe, c’est la faute des conservateurs en Europe : politique austéritaire, attaques contre les plus démunis, désintérêt pour les grands projets européens, inaction contre le dumping social et l’évasion fiscale… Malgré 6 années d’une crise causée par la finance folle, les conservateurs ont choisi comme candidat un homme qui fut pendant 20 ans Premier ministre d’un paradis fiscal, alors que chaque année, 1000 milliards d’euros échappent à l’impôt en Europe.

Si demain, par notre vote ou par notre abstention, nous rendons les conservateurs majoritaires en Europe, c’est cette politique que nous entérinerons.

Pour sortir de la crise, il faudra d’abord sortir les conservateurs.

Nous voterons pour une autre Europe. Une Europe où les droits sociaux comptent plus que les intérêts des multinationales, où les banques payent pour leurs erreurs et pas les contribuables, où la lutte contre l’évasion fiscale est une priorité. Une Europe où émergent de grands projets industriels et stratégiques, où les jeunes ont enfin un avenir à la hauteur de leurs espérances et où un Smic européen garantit à chacun les moyens de sa dignité. Enfin, une Europe où ceux qui veulent y investir doivent respecter nos normes sociales, sanitaires et environnementales.

Si ce projet vous parle, si ce projet correspond à l’idée que vous vous faites de l’Europe, alors donnez-lui vie. Faites-en une réalité politique. Faites du 25 mai 2014 un tournant historique pour une Europe progressiste et solidaire : l’élection de Martin Schulz comme Président de la Commission européenne est possible, c’est le seul espoir crédible pour l’Europe dont nous avons besoin.


             LE 25 MAI VOTEZ – FAITES VOTER – PENSEZ AUX PROCURATIONS




Présentation du plan d'économies (16 avril 2014)

Le désendettement de notre pays est plus qu'une question de politique, c'est avant tout une question de souveraineté nationale vis-à-vis des marchés.

A l'Assemblée nationale, le Premier Ministre Manuel Valls a rappelé la démarche du Gouvernement. Elle s'appuie sur l'engagement du président de la République pris le 14 janvier dernier de mettre en oeuvre un Pacte de responsabilité et de solidarité au service de l'emploi et de réaliser en même temps les économies indispensables pour le financement de ce pacte et pour préserver notre souveraineté nationale.

Mercredi 16 avril, à l'issue du Conseil des ministres, a rendu public le détail du plan d'économies.




Les 50 premières mesures de simplification pour les entreprises

Lundi 14 avril, Thierry Mandon et Guillaume Poitrinal ont présenté leurs 50 premières mesures de simplification à destination des entreprises.

Après 3 premiers mois de travail, le Conseil a identifié une première série de propositions, toutes validées par le Président de la République. Celles-ci sont applicables pour la plupart dès maintenant ou au 31 décembre 2014.

C’est une étape importante pour cette véritable « fabrique à simplifier » qui se met en marche pour les trois prochaines années. De nouvelles mesures seront présentées régulièrement et un bilan sera réalisé tous les 6 mois.

Hommage à Dominique Baudis (10 avril 2014)

C’est avec la plus grande émotion que j’ai appris aujourd’hui le décès de Dominique BAUDIS.

En ce moment douloureux, je veux adresser à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances.

Je garde le souvenir de cet homme engagé, aux plusieurs vies et aux multiples talents, à la fois homme de culture et homme d’Etat, aux convictions et à l’humanité chevillées au corps.

Toute sa vie, Dominique BAUDIS aura lutté pour nos libertés publiques. Il aura fait de la politique dans le souci de l’autre et de la tolérance. Après une brillante carrière journalistique et politique –toulousaine comme nationale -, ses dernières fonctions de Défenseur des droits sont là pour l’attester.

Europhile convaincu, il n’aura eu de cesse de chercher à faire comprendre que plus nombreux et plus solidaires, nous somme plus forts, n’hésitant pas à se démarquer de sa famille politique.

C’est à cet homme libre, à ce serviteur des citoyens et de la République, que je veux aujourd’hui rendre hommage.




Billet d'humeur : Attaques sur l'école


Gravée au fronton de la République, placée au centre de notre devise nationale, inscrite à l’article 1er de notre Constitution, rarement pourtant l’Égalité aura été autant contestée sous l'ordre républicain. Depuis plusieurs semaines, il ne passe pas un jour sans que les institutions républicaines ne soient attaquées, accusées de véhiculer une soi-disant « théorie du genre », sorte de cheval de Troie fourre-tout destiné à pervertir la jeunesse. Et en première ligne : l’école. Sous couvert d’une conception de la famille d’un autre temps, mais qu’ils jugent immuable, les opposants au mariage homosexuel se sont appliqués depuis un an à hystériser les débats, à casser la France en deux, ne reculant devant aucun mot, aucune outrance, et surtout aucun mensonge pour parvenir à leurs fins.


Un fondement de la République en danger

Suivant les recommandations de Farida Belghoul, membre du mouvement d’extrême droite « Égalité et réconciliation » fondé par Alain Soral, plusieurs parents ont choisi de retirer, sur simple injonction d’un SMS, leurs enfants de l’école censée véhiculer ladite « théorie du genre » via le programme « ABCD de l’égalité ».

Il aurait pourtant suffi de si peu pour s’assurer de la vérité. A la simple lecture de l’ABCD, on constate qu’il n’y a pas de scandale - à moins de considérer que l’enseignement de l’égalité femmes/hommes à l’école est inacceptable. Ce que fait l’ABCD : déconstruire les stéréotypes, sensibiliser au respect filles-garçons. Voilà tout. Il n’était pas nécessaire de prendre en otage des enfants sur simple « texto »... et puis pour la réalité, on verra plus tard.

Baroques, les opposants de la Manif pour tous pourraient se confronter à la phrase de Pascal : « la vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître ». Le mensonge est toujours plus tentant, car il possède l’immense avantage de savoir d’avance ce que l’on veut entendre. A hurler avec les loups, on se fait d’abord mouton.

Dans cette hystérisation, le politique a une responsabilité particulière. Celle d’expliquer encore, et encore mieux, le contenu de ses décisions, rassurer et assurer le public de son engagement pour l’intérêt de tous, pour l’intérêt de l'école de la République.

Quelle ne fut pas alors la stupéfaction de voir le chef d’un parti de Gouvernement reprendre à bon compte ces fantasmes, et se travestir en inquisiteur du rayon enfant. Jamais recommandé officiellement par l’Education nationale, largement inconnu du corps professoral, ce livre - librement vendu en librairie - avait l’avantage de répondre avec humour aux interrogations bien légitimes des enfants sur leur corps, savoir s'ils sont normaux, comment nous sommes faits, comment les autres sont faits. Il n’en fallait pas plus pour y voir à nouveau une « théorie du genre ».

Par cynisme et par électoralisme, des élus de droite ont décidé de remplir les urnes en les bourrant de rumeurs : la vérité est une gueuse politiquement ingrate. Et tant pis si cette sortie irresponsable a entraîné de graves troubles à l’ordre public, les militants d’extrême droite se sentant désormais légitimes à faire des raids d’épuration littéraire dans les bibliothèques.

Tant pis si ce même parti avait pourtant proposé il n’y a pas si longtemps d’« aider les filles et les garçons à percevoir positivement leur genre et celui du sexe opposé » dès la maternelle. Cette proposition figurait même, symbole suprême, dans la catégorie « Pacte Républicain ». Tant pis si « Tous à poil » était autrefois un livre tout à fait recommandable sous les ministères de MM. Darcos et Chatel.

Quel sera désormais le prochain livre à mettre au bûcher ? Pinocchio, dont la création d’un enfant en bois ne ferait rien de moins que « remettre en cause la filiation naturelle » ? Les Schtroumpfs dont l’organisation communautaire et le bonnet rouge du chef ne seraient que « pétris d’idéologie socialiste » ? La Belle et la Bête, « et pourquoi pas la zoophilie ? ».

Là où l’on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.

 

Qui a peur du genre ?

La polémique suscitée par cette question révèle la méconnaissance de ce que signifie ce mot, toujours soupçonné de s’inscrire dans une démarche militante, féministe radicale, homo et transsexuelle.

Soyons le plus clair possible, il n’y pas « une théorie », structurée, définie ; il y a des études (les « Gender studies" ou « études sur le genre »). Il n’y a pas de « programme », de cheval de Troie d’un lobby fantasmé, il n’y a qu’un champ de recherches.

Le concept de genre (« gender ») - dont la première traduction française est « sexe social » - est né aux Etats-Unis dans les années 1970 d'une réflexion autour du sexe et des rapports hommes / femmes. Concrètement, le sexe d’un individu est déterminé par son code génétique, quand le genre désigne les différences non-biologiques, entre les femmes et les hommes. Étudier le genre, c’est séparer l’inné de l’acquis, c’est poser avant tout la triste réalité des inégalités et stéréotypes. Que l’on pense à « La classe manuelle » (1889) du peintre Richard Hall, représentant les petites filles en classe de couture.

Les études sur le genre décrivent l’existant – le propre de l’approche scientifique – par opposition aux accusations idéologiques de leurs opposants. Tel Galilée, dont la science ne correspondait pas à l’enseignement biblique, pourquoi refuser de voir ce fait social pourtant simple ? Le « plafond de verre » est-il dans la nature ? Le repassage est-il génétique ? Obliger la femme violée à épouser son agresseur, est-ce bien naturel ? Est-ce surtout bien raisonnable de préférer la servitude du dogme ? « Et pourtant, elle tourne ».

Apparaît alors la vraie tartufferie du mouvement. En mettant un mot sur la chose, en prouvant l’existence d’un trou d’air entre sexe et sexe social, on ôte la possibilité de justifier les inégalités femmes/hommes par une justification biologique ou religieuse. Il faut alors répondre à la question suivante : « qu’est-ce qui justifie cette situation ? ».

Or, rien ne la justifie. Ne nous trompons pas, le combat du genre est le combat pour l’égalité entre les sexes, entre les sexualités, un combat contre un dogme.

Aux opposants, je leur dis : Résistez ! Résistez à la médiocrité des séductions moutonnières, au hasard des impressions. Exigez votre sens critique, et gardez par-dessus tout l’amour de la vérité. La plus sûre atteinte à la liberté de conscience, c’est d’abord notre refus d'en user. Boileau le professait : c’est du choc des idées que jaillit la lumière.






A l’occasion des Assises du tourisme de mémoire, Emilienne Poumirol, députée de la Haute Garonne, et Edith Gueugneau, députée de Saône-et-Loire, ont présenté le travail engagé à l’Assemblée nationale sur ce sujet.


 Les 14 et 15 novembre, se sont tenues, à Lille et Arras, les Assises du Tourisme de mémoire. Réunissant élus, professionnels du tourisme, services des collectivités, mais aussi administration d’Etat, ce rendez-vous était, pour sa deuxième édition, particulièrement attendu. Une semaine plus tôt, le Président de la République lançait en effet le grand cycle de commémorations et plus spécifiquement le programme de l’année 2014 qui verra débuter le Centenaire de la Grande guerre.

 En ouverture des Assises du Tourisme de mémoire,  Kader Arif, ministre délégué aux Anciens combattants et Sylvia Pinel, ministre du Tourisme ont signé le contrat de destination « Centenaire Grande guerre », qui apportera, aux territoires signataires, des moyens humains, techniques et financiers pour développer une offre touristique spécifique.

 Edith Gueugneau et Emilienne Poumirol, lors de leurs rencontres avec l’ensemble des acteurs ont ainsi présenté les objectifs du groupe de travail « Tourisme de mémoire », qu’elles ont mis en place à l’Assemblée nationale.

 Ce groupe de travail, dont sont responsables les deux députées, a pour vocation d’identifier les initiatives exemplaires menées dans les territoires et d’accompagner la structuration d’une offre touristique spécifique à la mémoire. 



Actualités

En circonscription

  • Rentrée solennelle de l'UT1 Capitole - jeudi 9 octobre 2014 à 17h
    C'est dans un amphithéâtre Despax bien rempli que s'est tenue la rentrée solennelle de la Faculté de Droit et Science Politique, rythmée par l'Orchestre de l'UT1 Capitole, les discours du Doyen Hugues Kenfack et de Kader Arif, ministre délégué aux anciens combattants, les récompenses des majors et lauréats de chaque promotion et le lancement officiel du site internet de la Fac de Droit et Science Politique

    Rentrée Solennelle UT1 - jeudi 9 octobre 2014


    crédit photo UT1

    Dans son discours Kader Arif rappelait que depuis près de 8 siècles la Faculté forme des étudiants parmi les meilleurs du pays, et sa réputation rayonne dans toute l'Europe.
    Il rappelait également combien le Droit a été mis au service de la France, de la République et de ses valeurs.
    Cette cérémonie solennelle doit rappeler aux étudiants qu'il faut préserver l’œuvre des générations précédentes pour ne pas déconstruire ce que d'autres ont mis tant de temps à bâtir.
    Mais plus encore : pour aller de l'avant il faut oeuvrer pour façonner le modèle de société dans lequel nous souhaitons vivre.

    Publié à 10 oct. 2014 à 08:20 par Emilienne Poumirol
  • 2èmes Rencontres Régionales de l’Economie Circulaire - jeudi 9 octobre 2014 à Revel

    Publié à 10 oct. 2014 à 06:43 par Emilienne Poumirol
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En séance à l'Assemblée nationale

  • Question d'Emilienne Poumirol à Marisol Touraine sur les retraites - QAG du 6 novembre 2013

    Publié à 19 nov. 2013 à 02:06 par Emilienne Poumirol
  • Discussion en commission élargie du budget "Anciens Combattants, Mémoire et lien avec la Nation"
    Intervention d'Emilienne Poumirol du 21 octobre 2013
    Examen en commission élargie du budget 2014 "Anciens Combattants, Mémoire et lien avec la Nation"

    Publié à 19 nov. 2013 à 02:00 par Emilienne Poumirol
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Questions au Gouvernement

  • Disparités des dotations publiques entre les différents IEP

    Le 4 février 2014 j’ai interrogé Madame la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les disparités des dotations publiques entre les différents Institut d‘Etudes Politiques (IEP) selon leur emplacement territorial. Par ailleurs, j’ai rappelé la baisse de 5% de dotation globale pour tous les IEP, ce qui a eu pour conséquences l’augmentation des frais d’inscription et la création d’inégalités territoriales. Je lui ai alors demandé ce qu’elle envisageait pour parer à ces inégalités.

    Par réponse en date du 8 avril 2014, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche m’a répondu qu’en dépit du contexte économique, les dotations publiques destinées aux IEP étaient maintenues ; que dix nouveaux emplois étaient créés en 2014 dans les IEP régions pour prévenir du sous-encadrement ; que le ministère avait mis en place un processus de concertations et d’échanges entre les directeurs des IEP et le ministère à propos de la répartition des moyens dans les différents territoires.

    Consulter la question et la réponse sur le site de l'Assemblée nationale

    Publié à 16 juin 2014 à 08:08 par Emilienne Poumirol
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Commission Défense nationale

  • Question sur le dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations en cours

    Publié à 25 juil. 2014 à 02:58 par Emilienne Poumirol
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LCP : mon passage à l'émission "le député du jour"

Agenda & Permanences  

Agenda


Mes Permanences

DateLieu
19 décembre 2014 Local de Permanence de Castanet - annulée 
19 décembre 2014 Mairie de Calmont - annulée 
5 décembre 2014 Permanence de Castanet - Annulée 
5 décembre 2014 Mairie de St Orens (attente réponse) Annulée 
21 novembre 2014 Local de Permanence de Castanet 
21 novembre 2014 Mairie de Caraman - Annulée 
7 novembre 2014 Mairie de Lanta 
7 novembre 2014 Local de Permanence de Castanet 
24 octobre 2014 Mairie d'Escalquens 
24 octobre 2014 Local de Permanence de Castanet - annulée 
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