Face à l'écrit

Les difficultés des élèves face à l'écrit augmentent
"Depuis une dizaine d’années, le pourcentage d’élèves en difficulté face à l’écrit a augmenté de manière significative et près d’un élève sur cinq est aujourd’hui concerné en début de 6e", affirme une étude publiée le 16 novembre par l'Insee. Cette étude menée par Jeanne-Marie Daussin, Saskia Keskpaik, Thierry Rocher de la Depp (ministère de l'éducation nationale) analyse les résultats de PISA, et des études CEDRE, LEC (Depp) et PIRLS.
"Si le niveau de compréhension de l’écrit des élèves moyens n’a pas évolué", poursuit l'étude, "la plupart des évaluations témoignent d’une aggravation des difficultés parmi les élèves les plus faibles. Alors que la maîtrise des mécanismes de base de la lecture reste stable, les compétences langagières (orthographe, vocabulaire, syntaxe) sont en baisse, ce qui explique l’aggravation du déficit de compréhension des textes écrits, parmi les élèves les plus faibles. En moyenne, les filles ont de meilleures performances que les garçons dans le domaine de la compréhension de l’écrit ; cet écart s’accroît dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE depuis une dizaine d’années. En France, le statut économique, social et culturel des parents explique aujourd’hui une plus grande part de la variation des scores des élèves qu’en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE. C’est dans les collèges en zones d’éducation prioritaire que l’augmentation des difficultés est la plus marquée : près d’un tiers de ces collégiens éprouvent des difficultés face à l’écrit, contre un quart il y a dix ans. Les élèves de ZEP d’aujourd’hui ne sont peut-être pas tout à fait comparables à ceux d’hier, toutefois la composition sociale de ces collèges semble plutôt stable". Dans les zep le pourcentage d'élèves en difficulté d electure est passée de 21 à 31% de 1997 à 2007.
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