Des étrangers antifascites à Marseille


Pendant la Seconde Guerre mondiale, les étrangers antifascistes, antinazis et républicains chassés 
de leur pays par les dictatures, furent très nombreux en Provence et à Marseille. Parmi eux il en est
qui ont mené combat contre le fascisme et le nazisme sur le sol méridional, jouant un rôle non 
négligeable dans la lutte contre l'occupant. Tous ont trouvé en Gilberto Bosques Saldivar (1892-1995),
consul du Mexique en France et vétéran de la révolution mexicaine, un appui indéfectible. 

L'ouvrage, qui fait suite à une journée organisée le 11 octobre 2013 aux Archives départementales des
Bouches-du-Rhône (dans le cadre du colloque « La culture de l'Europe en exil, Marseille, 1940-1944»),
présente quatre cas emblématiques, au travers de témoignages :

1. Tout d'abord, celui de la jeune résistante autrichienne Mélanie Berger (née en 1921) qui, avec son 
groupe, oeuvrait à la démoralisation des troupes allemandes. Arrêtée par la police de Vichy, lourdement
condamnée par les juridictions d'exception de l'État français, incarcérée dans la prison des Baumettes,
elle parvint toutefois à s'évader et reprendre le combat.

2. Les mineurs espagnols de Meyreuil offrent un autre exemple d'engagement. Ces immigrés républicains
faisaient partie du 6e GTE (groupe de travailleurs étrangers), structure crée par l'État français dans un but
répressif et pour pallier au manque de main-d'oeuvre. Ils s'organisèrent pour survivre, mais aussi, 
clandestinement, pour mener grèves et actions collectives. Leurs enfants, qui ont effectué un important 
travail de collecte de témoignages et de documents, évoquent ici leur vie à Meyreuil. 

3. Le jeune communiste italien Giuliano Pajetta fut parmi les bénéficiaires d'un visa délivré par le consul du 
Mexique. Mais il choisit de ne pas partir pour les Amériques, s'évada du camp des Milles, relança l'action de
son parti en Provence. Combattant en Italie, déporté à Mauthausen, il échappa à la mort. Sa fille Elvira
retrace son itinéraire de résistant, en Espagne, en France et dans son pays natal.

4. Une part importante de l'ouvrage est consacrée à Gilberto Bosques Saldivar, consul général du Mexique 
à Marseille et à son rôle essentiel dans le sauvetage de centaines de républicains espagnols, de combattants
des brigades internationales et « d'indésirables », qu'il a pu faire partir pour le Mexique. Les deux filles du
consul Bosques, Laura et Maria-Teresa, portent témoignage de son action, mais aussi de leur enfance à
Marseille. Enfin, Gérard Malgat, auteur d'un important ouvrage sur Gilberto Bosques, apporte l'éclairage
du biographe.

L'ouvrage est richement illustré grâce aux archives familiales et personnelles des témoins. 


L'auteur
Robert Mencherini est historien spécialiste de l'histoire du monde et du mouvement ouvrier et participe 
à plusieurs équipes de recherche régionales et nationales. Il a notamment publié, en 1988, Guerre froide,
grèves rouges. Parti communiste , stalinisme et luttes sociales en France. Les grèves « insurrectionnelles » de 1947 - 1948, 
Syllepse, et en 2004, Midi rouge, Ombres et lumières. Histoire politique et sociale de Marseille et des Bouches du Rhône,
(1) Les années de crises, 1930-1940, (2) Vichy en Provence, 1940-1942, (3) Résistance et Occupation, Syllepse. 
Contact auteur : robert.mencherini@wanadoo.fr

L'ouvrage fait suite à la Journée organisée par l'association PROMEMO avec le soutien du CG 13, de l'Office national 
des Anciens combattants Victimes de Guerre des BdR (ONAC - VG), de l'Ambassade du Mexique en France, en partenariat 
avec l'association des Amis du Musée virtuel de la Résistance en PACA (MUREL), de l'association des anciens combattants 
de la Résistance (ANACR Marseille), de l'association Solidarité Provence Amérique du Sud (ASPAS) et des enfants de 
Républicains espagnols de Meyreuil.


Paru en mars 2014
ISBN : 978-2-356980-73-1
240 x 280 mm, 152 pages, broché, couverture avec rabats 

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